MANNE DU 11 JUIN
Frères, je ne pense pas l'avoir saisi - Philippiens 3 : 13.
COMMENTAIRES
Si quelqu'un pense qu'il a atteint un état spirituel satisfaisant, il peut dater de ce moment-là le commencement de son déclin spirituel. Rien de ce qui est atteint ici-bas ne peut satisfaire un sincère disciple de Christ qui s'efforce de copier le Modèle Parfait. Ce n'est que lorsque nous détournons nos yeux de Christ que nous devenons satisfaits de nousmêmes car, lorsque nous avons les yeux fixés droit sur le Modèle, nos manquements sont toujours manifestes. Si, par l'orgueil de notre coeur nous les perdons de vue, c'est alors qu'ils deviennent plus manifestes pour d'autres. Ce n'est que dans une croissance continuelle à la ressemblance à Christ que le chrétien devrait trouver la satisfaction.
Le Seigneur se saisit de Paul afin qu'il pût acquérir et maintenir sous les plus dures épreuves un caractère à la ressemblance à Christ. Au moment où il écrivait ces paroles, Paul n'avait pas encore cristallisé un tel caractère. Plus d'une personne ayant une bien maigre proportion du caractère de Paul aurait été satisfaite d'elle-même ; il n'en était pas ainsi de l'Apôtre dont la sobre estimation de soi-même le rendait capable de reconnaître humblement ses manquements et de s'efforcer d'atteindre et de maintenir son idéal.
Job 25 : 5 ; Ps. 131 : 1 ; Prov. 15 : 33 ; És. 57 : 15 ; Jér. 45:5; Mich. 6 : 8 ; Matth. 5:3; 23:12; Luc 10 : 21 ; 17 : 10 ; Rom. 12 : 3,10,16; 1 Cor. 13:4; 9:24-27; 15:58 ; Phil. 1:21; Rom. 7:1; 2 Cor. 7:1; Héb. 5:14.