Celui qui cherche à connaître Dieu, commence par comprendre quel est le véritable caractère du Père céleste, et à avoir confiance en Lui ; si cette personne se consacre au Seigneur, elle reçoit l'engendrement du saint Esprit, et fait partie de l'Église dont les membres sont sanctifiés en Jésus-Christ, mis à part par le saint Esprit. L'Apôtre Paul dit, en parlant de ces véritables disciples : « Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte ». La Nouvelle-Créature doit repousser toute crainte servile qui essaye de l'assujettir, car cette crainte-là vient de la chair, de la chute. Le nouvel esprit doit triompher de cette tendance naturelle ; il doit cultiver la confiance en Dieu.
Personne ne peut nous enlever quelque chose de plus que notre vie terrestre ou charnelle ; personne ne peut nous enlever notre vie future. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme, craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps ». L'enfant de Dieu doit donc être très courageux, sachant que personne ne peut lui faire du mal, sachant aussi que tout ce qui lui arrivera, Dieu le permettra pour son bien. L'enfant de Dieu éclairé n'a aucune crainte, aucune terreur des tourments éternels ; il aura toujours une crainte révérencielle de Dieu, comme des époux doivent avoir l'un pour l'autre, c'est-à-dire la crainte de déplaire ou d'être désapprouvé et ainsi de perdre la confiance et l'estime réciproque.
Nous devrions avoir une crainte semblable à l'égard de tous les frères ; nous devrions aussi avoir une crainte filiale à l'égard de Dieu, mais nous ne devons pas avoir la pensée qu'il voudrait nous faire du mal, nous tourmenter ou être violent envers nous ; nous devons craindre de perdre notre communion avec Lui. La crainte servile ne vient donc pas de Dieu ; une telle crainte tend un piège ; mais l'amour, inspiré par une véritable connaissance de Dieu et par l'engendrement de l'esprit, nous délivre de la crainte des hommes dans la proportion où l'amour de Dieu abonde en nous.
Dieu nous a donné l'esprit d'amour, l'esprit de sobre bon sens, l'esprit de puissance. Le chrétien sait que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu ». Ce sentiment est pour lui une source de puissance, de force . Il peut s'attendre à être un jour dans des circonstances et des conditions qui seraient insurmontables pour d'autres personnes. L'esprit que Dieu donne est, non seulement un esprit de puissance, mais aussi un esprit d'amour, un esprit de bonté et de douceur ; cet esprit aime à faire le bien, à agir avec justice, à secourir son prochain. Le chrétien qui possède l'esprit d'amour et de sobre bon sens ressemble donc de plus en plus à Dieu ; cet esprit le rend toujours plus compatissant pour ceux qui ne sont pas sur le bon chemin. Dieu envoya Son Fils, le Fils vint et prépara les bénédictions de la vie pour tous à un prix élevé pour Lui-même ; tous ceux qui possèdent Son esprit s'efforceront de même d'être en bénédiction à leurs semblables.
LES PREUVES D’UN ESPRIT DE SOBRE BON SENS
La chute d'Adam a amené la ruine de l'humanité, si bien que, « de la plante du pied jusqu'à la tête, il n’y a rien en lui qui soit sain » (Ésaïe 1 : 5, 6). Nul n’est sain de corps et d’esprit. Tous se sont détournés. « Il n'y a point de juste, pas même un seul » (Romains 3 : 10). Si cependant nous recevons l'esprit du Seigneur et si cet esprit fait son œuvre en nous, développe nos facultés, influence toute notre conduite et notre vie, nous recevons aussi de plus en plus l'esprit de sobre bon sens.
Cet esprit de sobre bon sens nous enseignera quelle est la meilleure manière de traiter notre corps. Une personne qui n'a pas l'esprit de sobre bon sens mangera trop ou mangera ce qui ne lui convient pas. Plus nous posséderons l'esprit de sobre bon sens, plus cet esprit nous guidera dans ce que nous devons manger et boire et dans tout ce que nous ferons ; cet esprit nous aidera à régler et à gouverner toute notre vie ; il nous donnera une vue étendue sur toutes les choses de la vie ; il nous donnera des sentiments plus généreux à l'égard de l'humanité. Nous reconnaîtrons que les humains sont sous le coup de la malédiction et nous aurons compassion d'eux. Nous aurons les plus grands avantages, Dieu ayant ouvert les yeux de notre compréhension.
L'esprit de sobre bon sens nous rend plus serviable ; nous savons mieux comment agir à l'égard des frères, à l'égard de nos enfants, de nos voisins, de l'épicier, du boulanger, à l'égard de tous. Ceux qui parviennent à la connaissance de la vérité ne sont pas tous nés avec un esprit de sobre bon sens, et il faut un temps assez long à la vérité pour les rendre sages dans une certaine mesure. Nous remarquons que si quelqu'un reçoit la vérité dans l'amour, cette vérité vivifie son esprit, il commence à avoir des pensées plus correctes et à agir plus sagement.
C'est alors qu'il désire proclamer la vérité, qui doit être annoncée humblement, mais sans crainte ; le chrétien n'est pas libre de dire des paroles contraires à la vérité. S'il est un ministre de l'Évangile, il n'a plus la liberté de prêcher des erreurs pour la simple raison que la confession religieuse qui l'emploie ne désire pas entendre annoncer la vérité. Un homme du monde, en ce cas, n'aurait aucun scrupule de le faire ; il dirait qu'il annonce à ces gens qui lui payent un salaire, les choses qu'ils désirent entendre ; il agirait de cette manière parce qu'il n'a pas reçu l'esprit de la vérité.
Celui qui a reçu l'esprit de la vérité dira : Certaines choses que j'ai prêchées pendant des années font du mal, je le comprends ; elles déshonorent Dieu, ne font pas voir Son caractère tel qu'il est, elles détournent plus ou moins les gens de la vérité. J'ai annoncé des erreurs et ce n'est pas ce que je désire faire ; je ne puis pas prêcher plus longtemps ces choses-là. Je ne suis pas l'ambassadeur et le serviteur d'une confession religieuse, mais je suis l'ambassadeur et le serviteur de Dieu et de la vérité. Si je prêche des erreurs, des choses contraires à la vérité, je serai coupable devant Dieu, je dois cesser immédiatement d'agir de cette manière.
Cet homme perdra certainement sa place, il ne sera plus honoré des hommes, il perdra leur faveur et sa propre autorité. Il ne doit cependant pas s'arrêter à ces choses. L'Apôtre Paul dit qu'il considère tout cela comme une perte, comme de la boue ; des choses sans valeur, en comparaison du bonheur d'obtenir une place dans le Royaume. S'il en est ainsi, cet homme aura un jour « la perle de grand prix ». Il est donc nécessaire au chrétien de parler de la vérité, qu'il doit posséder au plus profond de son cœur ; lorsqu’il a reçu la vérité dans son cœur, il pense que c'est un privilège d'en parler.
La langue est le membre le plus puissant de notre corps ; son influence est grande, aucun autre membre n'a autant de pouvoir. La langue peut exercer son influence pour le bien ou pour le mal. L'Apôtre dit qu'avec la même langue, nous pouvons louer Dieu et faire du mal aux hommes. Parler de la vérité et confesser Christ devant les hommes, publiquement ou en particulier, est un privilège inestimable. Si nous voulons être un serviteur qui plaît au Seigneur, nous devons parler de la vérité dans l'amour et sans crainte.
Dans le même ordre d'idées, l'Apôtre nous fait comprendre que nous ne devons pas penser arriver à maturité au début de notre vie chrétienne. Lorsque nous entrons dans la famille de Dieu, l'on ne peut pas exiger de nous ce qu'on pourrait exiger lorsque nous y avons passé un certain temps. Nous, qui sommes les enfants bien-aimés de Dieu, devons croître à la ressemblance de notre frère aîné, de notre Modèle, de notre Chef, Jésus. Nous devons « croître à tous égards en celui qui est le chef, Christ ». Nous devons reconnaître que Jésus est le Chef ou la Tête de l'Église et, si nous voulons être membres de Son corps dans la gloire, nous devons nous développer ; les fruits de l'esprit doivent mûrir en nous, afin que nous soyons qualifiés et préparés pour avoir part à ce Royaume de gloire qui doit bénir le monde.
L’EXPRESSION INTENSIFIE L’IMPRESSION
Nous devons exercer nos fonctions d'ambassadeurs ; nous devons « annoncer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ». En proclamant ce message courageusement et avec amour, nous devons croître en grâce et en connaissance ; nous devons annoncer la vérité et en même temps développer notre caractère. Pourquoi faut-il que notre caractère grandisse ? Parce que nous serons ainsi plus semblables à Dieu. « Dieu est amour » ; Il a d'autres qualités, mais l'amour prédomine, c'est la qualité qui gouverne Son caractère. La justice de Dieu agit en accord avec Son amour ; Sa sagesse n'essayera pas d'accomplir des plans que Son amour n'approuverait pas.
Au fur et à mesure que nous croissons, l'amour se manifestera davantage. La vérité doit être annoncée dans l'amour ; c'est un état d'esprit que nous devons acquérir le plus tôt possible. Nous devons maîtriser, brider notre langue ; nous devons prendre garde à nos paroles qui doivent être pleines d’amour, de bonté et de douceur. Si nous parlons de la vérité dans l'amour, nous accomplirons de plus grandes choses pour notre prochain et, d'autre part, la leçon nous profitera et sera imprimée profondément dans notre esprit. On peut bien dire que si une chose est dite dans l'amour, elle produit une impression profonde. Celui qui apprécie la valeur de la vérité et qui parle de Dieu dans l'amour, sera béni dans son cœur et dans son esprit ; s'il aide les autres, il s'aide lui-même. « Celui qui arrose sera lui-même arrosé ».
QUALITÉS NATURELLES QUI NÉCESSITENT DE LA RETENUE
Nous voyons que, dans ce domaine-là, plusieurs des caractères les plus éminents parmi les disciples de Christ ont eu de sérieuses difficultés. Certains caractères sont naturellement moins combatifs que d'autres, moins enclins à vouloir convaincre à tout prix leurs auditeurs, lorsqu'ils remplissent leurs fonctions d'ambassadeurs. Si l'on ne reçoit pas volontiers leur message, ils penseront probablement que si leurs auditeurs n'aiment pas cela, ils ne parleront plus sur ce sujet. Ceux qui ont l'esprit plus combatif manifesteront plus facilement la force de leurs dispositions dans leur manière de présenter la vérité ; ils pourraient la présenter avec trop d'insistance, c'est-à-dire faire comprendre que c'est une obligation de l'accepter.
Nous devons nous rappeler que la consécration ne nous est pas imposée actuellement. C’est une invitation. Prochainement un effort sera exigée. Il la fait à ceux qui ont des oreilles pour entendre, car ceux-là seuls désirent recevoir des conseils. Si quelqu'un annonce le message avec trop d'insistance, il ne sert pas le Roi suprême comme il devrait Le servir, et le Roi ne sera pas très content de lui.
D'autres aiment peut-être recevoir l'approbation des hommes ; ils sont orgueilleux et aiment faire parade de leur langue ou de leur adresse dans le maniement de l'épée de l'esprit ; il se pourrait qu'ils annoncent le message avec l'idée de faire naître dans l'esprit de leurs auditeurs la pensée qu'ils connaissent bien la Bible et qu'ils sont des chercheurs admirables dans les Écritures. C'est là, semble-t-il, une tentation pour beaucoup de frères ; ils aiment paraître à la lumière, tandis que d'autres aiment rester dans l'ombre. L'un doit se faire violence pour se présenter en public comme ambassadeur pour parler de la vérité, tandis que l'autre doit mettre un frein à ses qualités naturelles ; la seule voie à suivre pour ce dernier est d'apprendre à parler de la vérité dans l'humilité, dans l'amour, dans l'amour de la vérité, dans l'amour pour les frères. Ce sont les plans de Dieu que nous enseignons, nous n'avons pas de quoi nous enorgueillir ; nous devons toujours expliquer les plans de Dieu dans l'humilité, la douceur, l’amour pour les frères, la charité.
L'Apôtre Paul nous recommande de « veiller les uns sur les autres pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres ». Le terme exciter ici est mis pour stimuler. L'amour ne fait pas facilement naître la colère ; il souffre patiemment. Nous pouvons dire avec assurance que ce n'est pas le véritable amour qui peut se laisser aller à la colère, cependant une juste indignation peut n'être pas incompatible avec l'amour. Dieu est le plus haut modèle que nous avons de l'amour, « Dieu est amour » ; cependant les Écritures nous disent que « Dieu s'irrite tous les jours contre le méchant » ; Sa colère est une juste indignation contre le péché.
Si nous regardons à Dieu, notre exemple suprême, nous reconnaissons que Son amour fut manifesté à l'égard de Ses créatures au commencement. Ce fut par amour que Dieu prépara pour l'humanité le jardin d'Éden avec toutes sortes de bénédictions et la vie parfaite ; ce fut par amour aussi qu'Il prépara des bénédictions pour les anges. Lorsque le péché entra dans le monde, l'amour se retira ; en d'autres termes, la justice fut l'attribut de Dieu spécialement manifesté ; le châtiment de l'humanité pour son péché fut un bien pour elle. Même lorsque Dieu punit les hommes, Son amour demeura ; l'homme par son péché, était devenu l'ennemi de Dieu, l'amour du Père s'irrita.
Le Seigneur, l'Éternel dit par la bouche du prophète : « Pourquoi m'ont-ils irrité ? » (Jérémie 8 : 19). Les Écritures parlent souvent de la colère de Dieu. La colère de Dieu se révèle contre toute injustice des hommes, cette colère repose sur le monde, depuis six mille ans. L'amour de Dieu ne s'est pas éteint pour cela, cependant le Dieu d'amour s'est irrité. « L'amour ne s'irrite point ». L'acte intentionnel de désobéissance de notre premier père Adam vint pour irriter Dieu. La sentence de mort ne fut pas prononcée sur le monde par le fait que notre première mère Ève fut séduite ; Dieu s'irrita et prononça la sentence de mort à cause du péché d'Adam commis avec une pleine connaissance. Pendant le règne du péché, c'est-à-dire pendant les six mille ans écoulés, l’amour de Dieu a été suspendu si l'on peut s'exprimer ainsi, il a retenu ses manifestations.
Pendant ce temps néanmoins le caractère de Dieu n'a pas changé ; Dieu ne fut pas la cause de l'état de choses si mauvais (diabolique) qui exista pendant l'âge des ténèbres. L'amour ne pourrait jamais approuver le péché. « Le salaire du péché c'est la mort ». Toutes les souffrances qui accompagnent la mort constituent une partie de ce châtiment. Dieu a permis cet état de choses pour le bien futur de l'homme. L'amour de Dieu suspendu pendant un certain temps, a attendu le jour marqué pour se manifester aux humains. Au temps marqué, Dieu envoya Son Fils pour racheter l'homme ; Jésus vint et donna Sa vie volontairement en sacrifice pour racheter l'homme pécheur. Au temps marqué, l'appel se fit entendre pour rassembler les membres de l'Église ; ces membres-là ont été rassemblés au cours de l'Âge Évangélique ; au temps marqué, l'Église sera élevée dans les gloires du Royaume. Au temps marqué aussi, dans le Royaume, tous les humains qui désireront obtenir la vie en se soumettant aux conditions posées par Dieu, seront régénérés, retirés du péché.
LA CULTURE DE L'AMOUR EST PARTICULIÈREMENT NÉCESSAIRE
Il est nécessaire que nous veillions et priions en y apportant tout le sérieux possible, afin que nous soyons vraiment prêts pour l'accomplissement de notre œuvre grandiose future. Il est à craindre que l'amour ne soit pas assez grand en nous, car la chute, le péché et l'égoïsme ont exercé une grande influence sur nous. Les mauvais principes ont eu toujours plus de pouvoir sur les humains et ont fait leur œuvre néfaste pendant six mille ans, c'est pourquoi l'homme manque tellement d'amour, de sympathie, d'amour pour les frères, d'endurance dans la souffrance. Actuellement, les hommes, par nature, sont plus portés à la colère, à la malice, aux querelles, à la haine qu'à l'amour ; c'est pourquoi Dieu exige de nous surtout l'amour, lorsqu'Il nous accepte dans Sa famille. L'amour doit croître dans notre corps et dans notre esprit ; il doit imprégner et guider toutes nos pensées, toutes nos paroles et tous nos actes.
L’Apôtre, en parlant de l'Église et de l'amour, nous dit que si nous voulons plaire au Seigneur, nous devons croître grandement dans cette grâce. Ceux qui possèdent cette qualité dans une grande mesure ne se mettront pas facilement en colère, tandis que ceux qui ont peu d’amour s'irriteront facilement. Le Seigneur apprécie aussi particulièrement l'amour qui se manifeste par l'endurance dans la souffrance. Nous croyons cependant qu'il est des occasions où les enfants de Dieu peuvent montrer une juste indignation, par exemple lorsqu'ils reconnaissent une injustice. Pourquoi cela ? Parce que l'injustice est un acte mauvais. Dieu est irrité contre l'injustice ; les enfants de Dieu, de même, ne doivent avoir aucune tendance à commettre l'injustice sous aucune forme.
Si les enfants de Dieu ne cultivent pas la justice dans leur cœur, ils ne pourront bientôt plus reconnaître la justice. Si nous reconnaissons le bien et le mal, la justice et l'injustice, nous devons aussi cultiver l'amour. Personne ne peut être assuré que sa propre estimation de la justice est tout à fait juste et que celle d'un autre homme est entièrement fausse. Nul ne peut dire qu'il ne lui est pas nécessaire de cultiver les sentiments de justice, mais que son frère doit le faire ; chacun doit se dire : Celui-là est un frère ; peut-être travaille-t-il dans des conditions défavorables et a-t-il plus de luttes que moi-même, mais il est cependant un frère, selon l'esprit. Il me semble que ce frère agit mal, mais je dois néanmoins avoir de la sympathie pour lui et penser qu'il ne voit pas de mal à ces choses ; d'autre part, il est possible que je me trompe et agisse mal moi-même.
AIMONS TOUS LES HOMMES
Dieu n'aime pas le péché, mais Il aime tellement les pécheurs, Il a une telle compassion pour eux, qu'Il a envoyé Son Fils pour les régénérer, et Il a fixé mille ans pour accomplir cette œuvre. Nous remarquons l'injustice des hommes, nous devons reconnaître l'injustice, mais nous ne devons pas fouetter ceux qui la commettent ni leur infliger des châtiments, nous devons laisser le Tout-Puissant les punir ; nous ne devons donc « rien juger avant le temps ». Si nous voyons quelqu'un commettre le mal, nous devons penser que nous n'avons rien à régler avec le criminel ; nous ne savons pas jusqu'à quel point il est responsable, mais Dieu le sait. Notre devoir est de le considérer avec compassion, de prier pour lui et de l’aider de tout notre pouvoir à sortir de la mauvaise voie et à voir les choses à un juste point de vue ; mais nous devons être prudents comme des serpents et simples comme des colombes. Nous devons savoir que la conduite du méchant est mauvaise, mais nous ne savons pas jusqu'à quel point il est coupable.
L'amour considère et voit que le monde est dans de grandes difficultés à cause de la chute. L'homme dont le cœur est rempli d'amour dit : Je serai doux envers tout le monde, je serai humble ; je dois me souvenir que je suis dans un monde rempli de péchés, de maladie et de mort. Ainsi l'amour ne s'irrite point, mais il aura des bonnes pensées à l'égard de tout le monde, et sera rempli de compassion. Chers frères, croissons donc en Christ notre Chef glorieux, croissons en toutes choses, jusqu'à ce que nous arrivions à être parfaits et accomplis, alors nous paraîtrons « devant sa gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse » — Jude 24.