Dans ce chapitre duquel notre texte est tiré, l'Apôtre Paul rend un bel hommage à l'Église de Philippes. Il parle en termes touchants et affectueux de leur obéissance constante à son instruction et à son conseil, non seulement lorsqu’il était avec eux, mais aussi en son absence. Il les incite à continuer avec fidélité et zèle dans cette bonne voie. Il désire qu'ils fassent toujours de plus grands progrès dans la ressemblance du Maître, travaillant en eux-mêmes par l'humilité et l'obéissance au développement du caractère nécessaire, avec crainte et tremblement, faisant leur part pour acquérir le salut auquel ils avaient été appelés en Christ.
Cette exhortation de St. Paul est également destinée aux sanctifiés de nos jours dans le Christ-Jésus. Il nous fait souvenir, comme il le fit à l'Église de Philippes, que nous devons travailler à notre salut. Ailleurs les Écritures nous font connaître que notre salut est par grâce - que « non sur le principe d'œuvres (accomplies) en justice, que nous eussions faites, mais selon Sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération et le renouvellement de l'Esprit saint » (Tite 3 : 5). Ces Ecritures ne se contredisent pas. Notre salut n'est pas « de nous-mêmes, afin que personne ne se glorifie ». Le Père a établi le Seigneur Jésus pour être notre Sauveur ; c'est par Lui que notre salut doit être accompli.
Nous ne pouvons pas opérer notre propre justification ; mais étant justifiés par le sang de Christ et appelés par l'Appel céleste, nous pouvons faire notre part dans ce grand travail de notre propre préparation en vue de notre future situation et de notre gloire à venir. Nous le faisons en prenant garde aux instructions de notre Seigneur, en suivant l’exemple qu'Il a placé devant nous. Nous ne pouvons jamais atteindre la « perfection dans la chair ; mais dès le début notre cœur - notre intention – doit être tout à fait loyal, et jour après jour cette intention du cœur doit devenir de plus en plus cristallisée, établie, dans la voie de la droiture. Nous devons continuer l'œuvre d'assujettissement de notre corps et l'engager au service du Seigneur.
COMMENT NOUS DEVENONS FILS DE DIEU ?
Il est encourageant de savoir que ce combat n’en est pas un que nous devions affronter seuls. Toutes les puissances du ciel sont engagées de notre côté. Ainsi notre Dieu nous a conduits jusqu'ici dans le vouloir et le faire selon Son bon plaisir, et Il continuera à nous conduire, à nous aider et à opérer en nous par Sa Parole de Vérité, si nous continuons à prendre garde à Son conseil. L'Évangile est « la puissance de Dieu en salut à quiconque » l’accepte ; nous ne pouvons trouver un plus grand stimulant que les excellentes grandes et précieuses promesses données, que par elles nous deviendrons « participants de la nature divine ».
Notre salut est un salut de la mort à la vie, du péché à la droiture. De plus, c'est une transformation de la nature humaine à la nature divine - notre « si grand salut » ! Le premier pas à notre salut fut l'œuvre accomplie par notre Seigneur Jésus au Calvaire. « Il mourut pour nos péchés ». Cette mort pour nos péchés fut d'abord nécessaire ; car il n'y avait personne sur terre qui pouvait payer le salaire du péché d’Adam. La Loi de Dieu exigeait « œil pour œil, dent pour dent, vie pour vie ». Il n'y avait aucun homme parfait ; aussi Dieu fit en sorte que Son Fils, l'Unique Engendré, répondit aux exigences de la peine de mort sur l’homme. Le Père aurait pu en décider autrement, mais Il ne le fit pas ; ainsi savons-nous que c'était là la meilleure voie.
Néanmoins, la mort de Christ n'était pas tout ce qui était nécessaire. « Il ressuscita pour notre justification ». Sa mort eut lieu pour l'annulation de nos péchés ; mais elle ne pouvait pas réaliser notre justification tant qu’Il était dans les chaînes de la mort – tant qu'Il n'était pas ressuscité et même, tant qu'Il n'était pas monté au ciel et même encore qu’Il n'avait pas présenté Son mérite en notre faveur – en faveur de l'Église. Et même encore, notre justification n'est pas accomplie jusqu'à ce que, dans chaque cas individuel, les pas nécessaires de la foi et de la pleine consécration n'ont pas été faits, ce qui a pour résultat que le mérite de notre Rédempteur est réellement imputé.
Ce mérite de Christ n'a pas encore été présenté pour le monde, parce que le moment n'est pas encore venu. Jusqu'ici, il n'a été présenté que pour l'Église - ceux qui sont appelés à devenir cohéritiers avec Christ et qui acceptent l'appel. Lorsque Jésus comparut en présence de Dieu pour nous, ce fut alors un arrangement réalisé par lequel nous pouvions devenir justifies. Il y a certaines conditions inflexibles à ce que Dieu désire imputer ce mérite de la mort de Christ. Ce n'est qu'à ceux qui désirent se détourner du péché, être justifiés du péché, et servir Dieu, que cette faveur est offerte. Ceux-ci uniquement peuvent maintenant devenir fils de Dieu.
Que ces pas demandent des armées ou des jours ou quelques minutes, tous ces pas doivent être faits avant d'être dans la position où nous pouvons être acceptés de Christ et présentés par Lui au père. Lorsque notre Rédempteur nous impute Son mérite, couvrant nos imperfections, cela nous amène à la position de justification vitalisée. Nous n'avons rien fait pour accomplir cette justification. Nous nous sommes simplement présentés afin de devenir des serviteurs de la justice. Nous nous sommes simplement placés dans la condition de bonne volonté pour recevoir la bénédiction. Lorsque le mérite de notre Sauveur a ainsi été imputé, tout notre passé est pardonné, nos imperfections couvertes, le Père a accepté 1'offrande et notre Souverain Sacrificateur nous a sacrifiés comme humains justifiés. A ce moment, nous étions engendrés, du Père par Son saint Esprit, « pour un héritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour nous » (1 Pi. 1 : 4). Nous sommes devenus de Nouvelles-Créatures embryonnaires qui devaient alors croître et se développer continuellement jusqu'à ce que, au moment opportun, nous naissions comme êtres-esprits sur le Plan divin, si nous sommes fidèles.
LA GRÂCE MERVEILLEUSE DE DIEU.
C'est une œuvre étonnante, une merveilleuse transformation ! Choisis d'une race esclave du péché, êtres d’une nature charnelle, dépravée, moribonde, maudite par le péché, nous sommes sortis de la fange boueuse ; nous sommes lavés, purifiés de notre souillure, de nos haillons souillés, et une nouvelle nature a été commencée en nous. Par suite nos tendances terrestres laissent graduellement place à des tendances célestes. Nous sommes jour après jour transformés, nous élevant plus haut, toujours plus haut, jusqu'à ce que, notre résurrection réalisée, l'œuvre de transformation pleinement accomplie, nous soyons exaltés à des hauteurs inimaginables - au-dessus de la nature et de la position des anges, des chérubins, des séraphins et de tout nom qui est mentionné, et assis sur le trône du Messie , à côté du Fils Infini de Dieu, participants de Sa glorieuse nature - la nature de l'Éternel (Jéhovah) Lui-même - la nature divine !
L'homme mortel peut-il concevoir une gloire aussi merveilleuse ? La pensée même d'un tel appel devrait faire incliner notre cœur dans la poussière devant notre Dieu, réalisant notre grande indignité d'une telle étonnante grâce - d'une félicité si extraordinaire ! Que pouvons-nous rendre au Seigneur qui puisse prouver d'une manière convenable notre gratitude, notre reconnaissance pour une faveur si ineffable ? Assurément le service le plus fidèle que nous puissions rendre n'est une très faible marque en retour à Celui qui nous a tant aimés, tant bénis et acceptés à un tel degré !
Nous serons cohéritiers avec le Seigneur de Gloire à ce merveilleux héritage si nous sommes fidèles jusqu'à la mort et gardons nos vêtements blancs. Pour nous « les choses vieilles sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles ». Comme vieilles créatures nous ne pouvions paraître devant Dieu ; nous nous nourrissions des éléments misérables du monde. Nous étions morts dans nos fautes et nos péchés. Ce n'est que comme Nouvelles-Créatures que nous avons une position quelconque, que nous pouvons être agréables à Dieu, que nous pouvons travailler pour Lui. C'est à cette Nouvelle-Créature que l'Apôtre s'adresse dans notre texte.
NOTRE GRANDE RESPONSABILITÉ.
Si nous avons fait la consécration de nous-mêmes à Dieu, nos péchés sont tous sous le sang et la nouvelle vie a commencé en nous. Nous sommes sous un contrat solennel pour voir que le travail de transformation progresse constamment. Lorsque le père a accepté notre offrande et nos vœux, nous a accordé Son saint Esprit, Il ne nous a pas donné le plein accomplissement de nos espérances, mais simplement une « promesse d'héritage ». Nous étions d'accord pour être morts au monde, morts aux choses terrestres et vivants pour Dieu. En conséquence, il s'agit pour chacun de nous de montrer par nos paroles, par nos actions et par nos pensées que dans ce contrat toute chose est digne de foi de notre part - que nous entendions par-là chacun des termes de ce contrat. Lorsque nous sommes devenus enfants de Dieu, notre seule ambition fut de prouver notre loyauté à Dieu, notre loyauté à notre alliance de sacrifice. N'en fut-il pas ainsi pour notre Seigneur Jésus ?
Notre Seigneur vint dans le monde pour être notre Rédempteur. Mais Il n'était pas le Rédempteur lorsqu'Il naquit, ni lorsqu’Il fut âgé de trente ans, jusqu'à ce qu’Il fît Sa consécration. Il fut, dès Sa naissance, appelé le Sauveur, en perspective seulement. Il devint notre Rédempteur au sens réel, officiel, lorsqu’Il fut baptisé par Jean au Jourdain, et que le saint Esprit descendit sur Lui en puissance engendrante. Alors il demeura sur Lui pendant les trois ans et demi de Son ministère pour achever cette consécration. Chaque acte de Sa vie pendant cette période cruciale fut l’accomplissement de Son alliance de sacrifice. Il s'était engagé à sacrifier Sa nature humaine avec toutes ses conditions et ses possibilités, afin qu’Il puisse mettre à exécution le dessein du Père. Pour cette cause Il vint dans le monde et accomplit fidèlement Son alliance. Sa glorieuse récompense fut la nature divine et l'autorité pour exécuter tous les grands plans du Père jusqu'à l'éternité.
NOUS DEVONS ÊTRE FIDÈLES JUSQU’À LA MORT.
Il doit en être de même pour nous, Ses disciples. Nous sommes entrés sous le même arrangement, nos faiblesses et nos imperfections étant couvertes par la robe de justice de notre Rédempteur, qui constitue notre « robe nuptiale ». Ainsi nous nous tenons devant le Père, parfaits dans le Bien-aimé. Sa Parole nous dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans l'infirmité » (2 Cor. 12 : 9). Tous les enfants de Dieu qui sont fidèles à leur alliance travaillent jour après jour à leur salut. C'est une œuvre de sacrifice, une œuvre quotidienne de crucifixion de la chair. Dès le début de notre vie consacrée nous sommes considérés comme étant pleinement « crucifiés avec Christ ; mais la crucifixion réelle est un processus graduel, pénible, lent et ne se termine qu'avec l'achèvement de notre sacrifice dans la mort. « Assemblez-moi mes saints, qui ont fait alliance avec moi par un sacrifice », est le commandement de l'Éternel (Ps. 50 : 5).
Jusqu'à quel point accomplissons-nous cette œuvre de sacrifice de nous-mêmes ? Jusqu'à quel point cherchons-nous à aider les saints de Dieu vers Lui dans l'œuvre de rassemblement ? Sommes-nous fidèles jusqu'au point extrême de notre habileté et de nos occasions de service ? Sommes-nous certains que nous prenons soin de noter les occasions de service, grandes ou petites, qui sont à notre portée ? Si nous ne distinguons pas les occasions favorables de service, le Seigneur en emploiera un autre à l'œuvre qui était pourtant la nôtre ; nous perdrons la bénédiction et la récompense du service que nous aurions pu rendre. Alors, combien y devrions-nous être attentifs !
« ACCOMPLIS LE VŒU QUE TU AS FAIT ».
Mais ceci n'est pas un sujet où nous devons nous juger les uns les autres. Il ne nous appartient pas de nous dire mutuellement : « Vous n'êtes pas suffisamment fervents dans votre sacrifice ». Pour son propre Maître chacun se tient debout ou tombe. C'est au Seigneur et à nous-mêmes de fixer cet important sujet dans notre cas individuel. Et même nous ne pouvons pas nous juger pleinement. Nous devons nous efforcer à faire de notre mieux et laisser au Seigneur le soin de déterminer les résultats. Le père répartira à chaque fidèle membre du Corps de notre Seigneur sa propre place dans le glorieux Temple.
Les frères peuvent suggérer une parole les uns aux autres sous ce rapport, mais c'est tout. Le Seigneur seul doit décider si, oui ou non, nous vivons chacun à la hauteur de notre alliance. Il attend la fidélité de chacun de ceux qui ont pris Son alliance sur eux. Il vaut beaucoup mieux ne jamais avoir promis de sacrifier notre vie terrestre et ses intérêts que de faire un vœu et ne pas accomplir ce que nous avons voué (Eccl. 5 : 4-6). C'est un sujet des plus solennels, et le Seigneur nous demandera certainement l'accomplissement de nos vœux. Si la mort n'est pas volontaire, Il détruira notre chair. Si nous résistons à ceci, cela signifiera la mort sans espérance de notre être.
NOTRE DIEU, FIDÈLE ET IMMUABLE.
« C'est Dieu qui opère en nous », déclare l'Apôtre Paul. Nous n'avons pas commencé nous-mêmes cette œuvre. Il ne nous serait jamais venu à l'idée, si nous n'y avions pas été invités d'essayer d’obtenir une part dans la gloire, l'honneur et l’immortalité du Seigneur Jésus. C’eût été là la plus grande présomption pour nous d'agir ainsi, sans invitation expresse. C'est Dieu qui a arrêté le plan de toute l'affaire. Il opère en nous par Ses promesses, Ses moyens providentiels dans nos expériences quotidiennes, toutes les instructions, les leçons et les conseils de Sa Parole, et nous nous en réjouissons. Il n'y a pas d'ombre de changement en Dieu ; une fois cette proposition faite, Il veut l'accomplir intégralement. Cela ne voudra jamais dire autre chose. Il ne fait jamais un arrangement qu'Il désire abroger ou modifier.
Nous sommes assurés par l'Apôtre Paul que « Celui qui a commencé en nous une bonne œuvre l’achèvera jusqu'au jour de Jésus-Christ ». La seule condition est notre propre fidélité. Dieu ne fera jamais défaut. « Nous sommes son ouvrage ». Il fait réellement l’œuvre. Nous nous soumettons afin que Dieu opère en nous à la fois le vouloir et le faire selon Son bon plaisir. Il est le grand Maître ouvrier. Ainsi l’œuvre de grâce continue dans nos cœurs et nos vies, nous rendant prêts pour la haute position à laquelle nous sommes appelés. Ce n'est que si des frères négligent ces grands privilèges accordés que Dieu les reprend et les donne à d’autres.
Ceux qui construisent un bel édifice ont besoin d'une puissance spéciale pour accomplir le travail – pour hisser les grandes pièces de la charpente métallique, les blocs de pierre, les briques, etc... A présent Dieu se propose de donner le pouvoir par lequel nous pouvons accomplir le travail d'édification de notre caractère, cette merveilleuse structure que nous dressons. Mais le Seigneur n'accomplira pas ce travail en nous si nous ne coopérons pas diligemment avec Lui. Il nous a fait connaître l'appel, l'inspiration et nous fournit toute l'aide nécessaire jour après jour ; ainsi devons-nous persévérer dans l'édification de ce caractère qui est essentiel et qu'Il Se propose d’établir dans tous ceux qu'Il fera cohéritiers avec Son Fils.
« FAITES TOUTES CHOSES SANS MURMURES » - PHILIPPIENS 2 : 14.
En suivant les pas de notre Seigneur Jésus, nous ne devons pas murmurer le long du chemin, nous plaignant de ses difficultés et de son étroitesse ; nous ne devons pas non plus discuter à savoir comment et où nous devons être conduits, ni chercher à prendre un autre chemin que celui que la providence divine nous trace, réalisant et comptant que l'Éternel connaît exactement les expériences nécessaires à notre développement du caractère à la ressemblance de Christ. Nous devrions nous rendre compte aussi que si notre obéissance était possible pendant que nos bouches sont remplies de lamentations et de mécontentement envers l’Éternel et notre lot qu’Il a permis, cela indiquerait que nous ne sommes pas en sympathie avec l'esprit de Son arrangement.
Une telle obéissance, si elle était possible – et elle ne l’est pas – ne trouverait pas l'approbation divine ni n'obtiendrait le prix. Aussi, comme l'Apôtre nous exhorte, nous devrions « faire toutes choses sans murmures et sans raisonnements, afin que nous soyons des enfants de Dieu irréprochables au milieu d'une génération tortue et perverse, parmi laquelle nous reluisons comme des luminaires dans le monde, présentant la Parole de vie ».
COMMENT DEVONS-NOUS AVOIR DE LA CRAINTE ET TREMBLER ?
Dans l'expression de notre texte : « Travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement » - nous ne devons pas comprendre que le Seigneur désire que Ses enfants tremblent littéralement de crainte devant Lui. Nous devons exercer le même jugement en interprétant les paroles et expressions des Écritures que nous le ferions en lisant tout autre livre ou en comprenant les paroles de nos amis. Une personne appelée à une situation de grande responsabilité dira parfois : « J'ai accepté cette situation avec crainte et tremblement ». Elle ne veut pas dire qu'elle tremblait réellement de crainte ; mais c'est une expression employée pour indiquer qu’elle éprouve le besoin d'une grande vigilance - qu'elle discerne sa grande responsabilité et la possibilité de manquer de remplir toutes les conditions requises sans l'attention la plus soutenue. Cela signifie qu'elle discerne que le sujet ne doit pas être pris à la légère, comme s'il s'agissait d'une simple bagatelle, mais qu'un échec apporterait de sérieuses conséquences.
Il en est précisément ainsi lorsque nous lisons ce passage biblique : nous ne devons pas penser que nous devons trembler de crainte devant notre Dieu ; mais nous croyons que la pensée de l'Apôtre est que dans ce grand travail que nous avons entrepris - de marcher dans les empreintes des pas de Jésus afin de pouvoir atteindre le prix de notre Haut-Appel – cette part de choses dépend de notre fidélité, de notre diligence. Nous n'avons pas entrepris une chose légère. C'est une très lourde responsabilité. Nos intérêts éternels sont dans la balance - une question de vie ou de mort. Ceux qui gagnent le prix seront héritiers de Dieu aux plus hauts honneurs et à la plus grande gloire qui aient jamais été offerts - à une gloire et à un honneur au-delà de ce que la puissance humaine puisse imaginer. Nous croyons qu'aucune telle offre ne sera plus jamais faite.
Le Fils de Dieu occupe une position après celle de l'Eternel (Jéhovah) et ne peut avoir qu'une Épouse. Dès lors, nous avons sûrement besoin de travailler à notre salut avec crainte et tremblement - avec grande vigilance, avec zèle fervent, relativement à tout ce qui s'y rapporte ! Nous devrions apprécier ardemment le fait que c'est la chose la plus merveilleuse dans tout l’Univers de Dieu ! Nous croyons que si nous n'assurons pas notre appel et notre élection et ne gagnons pas ce combat, l’occasion favorable sera perdue à jamais. Lamentations et grincements de dents à quelque degré qu'ils se fassent entendre seront inutiles alors. Lorsque quelqu'un a perdu une fois le Haut-Appel, il ne lui sera jamais plus offert de nouveau. De même qu’Esaü, ceux qui tombent ne trouveront « aucune place pour la repentance », bien qu'ils la recherchent « soigneusement avec larmes ». Le glorieux patrimoine aura échappé à jamais à leur atteinte.
Mais, bien-aimés collaborateurs, qui combattez avec zèle jour après jour, « courant ainsi pour le remporter », « nous sommes persuadés en ce qui vous concerne de choses meilleures, quoique nous parlions ainsi ». Mais il est convenable que nous ayons nos « esprits purs stimulés le chemin du souvenir » afin que nous gardions les yeux sur la cité céleste et le prix placé devant nous. Nous croyons que la marche fatigante sera bientôt terminée. Tout au plus, encore un peu de temps. Ainsi, avec des cœurs résolus, courons avec patience et persévérance jusqu'à la fin de notre course.
Que ta devise soit : « Joyeux dans l'espérance » ;
L'Aurore est là !
Des gloires ses rayons te versent l'abondance !
Sois sans émoi !
Que tes reins soient bien ceints ; ton pied chaussé enfin !
Le dur chemin est long, mais douce en est la fin !
(P’ 1er septembre 1938)