R 5832 (EB 326 p. 13; EB 327,329)
« SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER ».
« Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses » - 1 Thessaloniciens 5 : 17,18.

Au commencement, Adam vivait en harmonie avec Dieu. Il se trouvait dans la condition qui, selon les Écritures, était une relation d’alliance avec Dieu. La Parole déclare qu’Adam rompit cette alliance sainte (Osée 6 : 7, marge) ; il devint un pécheur ; ses enfants, qui naquirent dans la suite, furent des pécheurs comme lui par hérédité. Au lieu de naître dans la relation d’alliance avec Dieu, les enfants d’Adam vinrent au monde comme des étrangers. Mais Dieu entra en relation avec quelques enfants d’Adam qui faisaient preuve d’une foi spéciale et d’un désir de vivre en harmonie avec Lui. Abel, le second fils d’Adam, fut l’un de ceux-là. Avec foi, il s’approcha de Dieu avec le sacrifice d’un animal et fut accepté. Hénoc et Noé entrèrent aussi dans une condition de communion avec Dieu par la foi, même s’ils étaient encore légalement sous le coup de la condamnation qui avait frappé Adam, puisque le prix de la Rançon n’avait pas encore été payé.

Un peu plus tard, Dieu entre en relation d’alliance avec Abraham à cause de sa grande foi et de son obéissance, puis avec son fils Isaac et ensuite avec Jacob le petit-fils d’Abraham. Plus tard encore, Dieu entra en relation avec les fils de Jacob, la nation juive par l’alliance de la loi au Sinaï. L’Éternel avait changé le nom de Jacob, l’avait nommé Israël, - « un prince avec Dieu » (Gen. 32 : 24-30), et les descendants de Jacob, la nation d’Israël tout entière, furent considérés comme s’ils étaient sans péchés. Les Israélites avaient le privilège de s’approcher de Dieu par la prière, mais les péchés de la nation juive n’étaient effacés que d’une manière typique chaque année (Héb. 10 : 4). Le sang des taureaux et des boucs ne pouvait pas véritablement effacer les péchés, et les Juifs n’eurent avec Dieu qu’une relation de serviteurs de Dieu.

Les Gentils vivaient sans Dieu. Ils n’avaient aucun privilège de prière. Nous en arrivons au commencement de l’Âge de l’Évangile et au cas de Corneille, un gentil, dont il est écrit qu’il était un homme juste, qui faisait beaucoup d’aumônes et priait sans cesse (Act. 10 : 1, 2), mais Dieu ne pouvait accepter aucune prière avant la mort de Jésus. La mort de Jésus n’amena pas Corneille en relation d’alliance avec Dieu, mais lorsque les soixante-dix semaines symboliques de faveur divine accordées aux Juifs furent accomplies, le temps convenable était venu pour que l’Évangile aille aux Gentils. Dieu fut alors prêt à le recevoir, et Il lui envoya un ange qui lui apporta ce message de l’Éternel : « Tes prières et tes aumônes sont montées devant Dieu et il s’en est souvenu » (v. 4). Les prières et les aumônes de Corneille étaient montées comme un encens devant l’Éternel. Dieu n’avait-Il pas accepté ces offrandes jusqu’alors ? Non. Dieu en avait pris note, mais elles n’avaient pas été acceptées. La manière de Dieu de recevoir - sauf d’une façon limitée ou typique avant l’Âge de l’Évangile - se fait par certains moyens définis qu’Il a fixés - par un Avocat pendant l’Âge de l’Évangile, et ce sera au moyen d’un Médiateur pendant l’Âge millénaire ; « Nul ne vient au Père que par moi », dit Jésus (Jean 14 : 6). Même au temps marqué, Corneille ne put venir avant que Dieu ne lui eût envoyé un message expliquant comment agir.

LA CONNAISSANCE DE LA VÉRITÉ EST NÉCESSAIRE.

L’ange de Dieu dit à Corneille : « Envoie à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre, qui te dira des choses par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison » (Act. 11 : 13, 14). Ces paroles étaient nécessaires à son salut - pour l’amener en relation d’alliance avec Dieu. Corneille, obéissant, envoya chercher Simon Pierre qui lui donna l’instruction nécessaire pour s’approcher de Dieu au moyen de Jésus. Si nous n’allons pas au Père céleste par Christ, nos prières ne peuvent être exaucées, pas plus que celles de Corneille ne l’avaient été.

St Pierre parla à Corneille en ce sens que Dieu avait pourvu à une grande Offrande pour le péché ; que Jésus avait goûté la mort pour tous ; que maintenant, avant de S’occuper du monde, Dieu choisissait d’abord les élus, pour s’unir à Christ dans la bénédiction du monde. Lorsque Corneille entendit ce message sublime, il crut de tout son cœur, et ceux qui étaient avec lui crurent aussi. Il avait sans doute entendu parler de Jésus auparavant, mais maintenant, il comprenait le sujet. Corneille avait toujours eu un cœur bien disposé. Il avait jeûné et prié mais, malgré tout, Dieu ne pouvait l’accepter que par Jésus. Christ devait être son Avocat.

JÉSUS, NOTRE AVOCAT.

Mais que signifie pour nous avoir Jésus comme Avocat ? Cela signifie que nous devons d’abord L’accepter comme prix de notre Rançon, hors du péché et de la mort. Ensuite, Il nous dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive ». Ce n’est pas en croyant simplement que Jésus mourut, qu’Il était saint, etc., que l’on peut devenir Son disciple. « Les démons aussi croient, et ils tremblent » (Jacq. 2 : 19). Mais la justification pour la vie est accordée lorsque nous acceptons le Seigneur selon Ses conditions. Alors Il devient notre Avocat.

Personne n’a le droit d’attendre l’exaucement de ses prières, s’il n’est devenu un disciple de Christ par une entière consécration. Et quiconque vient au Père par Lui ne sera repoussé en aucun cas (Jean 6 : 37). Une classe seule fait exception à cette règle, c’est celle des enfants mineurs, qui ne sont pas responsables, n’étant pas en âge de comprendre ces choses ; les enfants dont le père et la mère, ou seulement l’un des deux, sont disciples de Christ (1 Cor. 7 : 14). L’âge de responsabilité des enfants n’est pas le même pour tous ; certains enfants peuvent être responsables entre douze et quinze ans, tandis que d’autres le sont plus tard. Mais quiconque comprend pleinement la consécration et la responsabilité, et ne consacre pas tout son être au Seigneur, perd le privilège du parrainage qui lui vient de ses parents. Si donc un enfant mineur s’est consacré à Dieu et si ses parents sont aussi consacrés, il a le droit d’attendre l’exaucement des prières qu’il adresse au Seigneur.

Dieu ne défend à personne de plier les genoux. Beaucoup de païens le font bien, mais ils n’ont pas de relation avec Lui dans la prière. Israël reçut un arrangement typique avec Lui, et devint une exception en ce qui concerne la prière. Bientôt, dans le Royaume médiatorial millénaire, tous les humains recevront le privilège de la prière par le grand Médiateur de la Nouvelle Alliance. Mais Christ ne sera pas l’Avocat du monde, car cette disposition ne concerne que les consacrés de l’Âge de l’Évangile.

NOTRE VIE, UNE PRIÈRE

La prière semble être l’attitude naturelle de l’esprit humain envers le Tout-Puissant. Même les païens ont une disposition à la prière. Leurs craintes, leurs espérances, tout les conduit à invoquer quelque grande puissance supérieure. Mais les membres du peuple de Dieu, qui connaissent Sa sagesse, Sa puissance et Son amour et qui ont rempli les conditions pour que leurs prières soient agréées, sont les seuls à être autorisés à prier Dieu. Nous comprenons quelle bénédiction est-ce, d’avoir accès, par Christ, à Dieu, le Souverain Tout-Puissant de l’Univers. Nous savons qu’il est très difficile d’obtenir une audience auprès des empereurs et des rois de la terre ; et que, pour les personnes très éminentes, il n’est pas facile d’obtenir une audience. Pourtant, le Dieu souverain a pris des dispositions pour que les membres de Son peuple puissent s’approcher de Lui, par Christ, et Lui faire connaître leurs requêtes, à n’importe quel moment.

Le pécheur impénitent ne peut pas s’approcher de Dieu, mais la Sagesse divine a pris une disposition par laquelle le pécheur peut se libérer de son péché et s’approcher de Lui en prière et en communion. Les Juifs avaient des sacrifices typiques, un Jour typique de Réconciliation et un pardon typique des péchés ; mais le pardon de nos péchés par le mérite du sacrifice de Christ est réel, et nous amène à l’endroit où nous sommes agréables au Père. Il prend plaisir à voir Ses enfants venir à Lui en prière. C’est notre heureux privilège de Lui offrir adoration et louange - l’hommage de nos cœurs.

Nous voulons faire une distinction entre l’adoration et la prière. Adorer, c’est plier les genoux et reconnaître ainsi la majesté de Dieu, c’est un acte de révérence, d’adoration. Mais prier, c’est habituellement adresser une demande. Aussi, lorsque les membres du peuple du Seigneur sont encouragés dans Sa Parole de venir à Lui dans la prière, il est bien entendu qu’ils savent, avant de s’approcher, ce qui plaît à Dieu qu’ils demandent. Nous avons un exemple de ce qui serait une prière convenable dans celle que notre Seigneur enseigna à Ses disciples.

Le saint Esprit est la bénédiction qu’il est de toute importance de rechercher. On peut posséder l’Esprit de Dieu dans une mesure plus ou moins grande. Une mesure de l’Esprit nous est donnée lorsque nous sommes acceptés comme disciples de Christ ; et cette étincelle d’amour qui a commencé là, doit devenir une puissance dévorante dans notre vie. Elle doit brûler tout ce qui est contraire à Dieu, afin que notre vie puisse être une lumière brûlante et resplendissante.

Dans la proportion où nous reconnaissons que nous manquons d’Esprit de justice, d’Esprit de Vérité, dans la même proportion nous devrions persévérer dans la prière. Celui qui reconnaît ce dont il a besoin et connaît la Source de laquelle il peut obtenir ce dont il a besoin, s’approchera du Père céleste par Christ. Nous ne devons pas négliger nos devoirs et responsabilités de la vie de manière à passer davantage de temps chaque jour sur nos genoux, mais notre vie entière doit être une prière continuelle.

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Dès le jour où nous devenons les enfants du Seigneur, nous devons faire de plus en plus d’efforts pour parvenir à la ressemblance à Christ, et nous devons prier sans cesse et ne pas nous relâcher. Nous devons chercher à obtenir une mesure toujours plus grande de l’Esprit du Seigneur mais, pour cela, il nous faut aussi chercher à remplir toujours mieux les conditions qui nous permettront d’être remplis de l’Esprit. Dans ce sens du terme, nous devons prier sans cesse, en continuant d’adresser la demande jusqu’à ce que nous recevions ce que nous désirons. Nous n’obtiendrons cependant pas la totalité de ce que nous désirons avant la résurrection. En ce temps-là, nous ne prierons plus. En ce temps-là nous serons pleinement satisfaits. La prière se transformera en louange.

LA PRIÈRE DE NOTRE SEIGNEUR.

Dans la prière que nous enseigna notre Seigneur (Matth. 6 : 9-13), nous rendons premièrement honneur à Dieu, nous Le reconnaissons comme notre Père, nous reconnaissons Sa grandeur, et nous exprimons le désir que Son Nom soit sanctifié. Nous rappelons le Royaume qui est promis ; et nous Lui faisons part de notre désir de voir ce Règne venir. Nous prions que Sa volonté soit faite en toutes choses sur la terre. Ceci implique que nous avons abandonné notre propre volonté, que nous souhaitons que la volonté de Dieu s’accomplisse totalement dans nos corps mortels.

Cette prière mentionne brièvement nos besoins temporels quotidiens : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien » - il n’est fait aucune mention des fruits, des légumes ou des friandises, etc. - mais simplement ce dont nous avons besoin pour la journée. Nous ne demandons pas plus - nous ne désirons pas davantage. Ensuite, nous prions pour que nos offenses puissent être pardonnées, de même que, nous aussi, nous pardonnons. Enfin arrive la demande pour être protégés des mauvaises influences. Ceci exprime que nous avons conscience du fait qu’il y a des tentations qui viennent de la part des personnes avec lesquelles nous sommes en contact, de la part des puissances du mal - des puissances qui sont dans les airs - et de la part de notre propre chair, et que nous avons besoin de l’aide divine et d’être délivrés du Malin. Cependant, les demandes de cette prière sont très brèves.

LA MODESTIE DANS LA PRIÈRE.

Nombre de personnes, semble-t-il, ont une fausse conception de la prière. Nous entendons certaines personnes essayer de raconter à Dieu des choses qu’Il connaît bien mieux qu’elles-mêmes. Il n’est jamais convenable de dire à une personne plus instruite que nous-mêmes certaines choses qu’elle connaît bien mieux que nous. Jésus et les Apôtres ne se chargèrent jamais de donner au Père des instructions concernant Son Plan, pour autant que nous le sachions. Lorsque quelqu’un tente de donner des instructions au Seigneur, il ne trompe ni le Seigneur, ni ceux qui l’écoutent ; car Il sait, et les autres savent, qu’une telle personne ne s’adresse pas à Dieu, mais aux gens. Nous avons déjà mentionné un compte rendu d’un service religieux paru dans un journal de Boston, disant qu’en une certaine occasion « le pasteur prononça la plus sublime prière qui fut jamais adressée à un auditoire de Boston ».

Sans aucun doute, si nous avions une conception exacte de la prière - la conception de la Bible - nos prières en public seraient très brèves. Les Écritures sont le seul critère, le seul guide. Elles ne nous citent aucun cas où les saints du Seigneur ont adressé des prières qui traînent en longueur, en public. La prière prononcée dans une langue inconnue n’a de même aucune valeur, nous dit st Paul, à moins qu’une personne présente n’en donne l’interprétation ; et si quelqu’un prie d’une manière incohérente, de sorte que ceux qui l’entendent ne peuvent pas comprendre, cette prière pourrait tout aussi bien être prononcée dans une langue inconnue. « Comment celui qui occupe la place d’un homme simple dira-t-il l’amen à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ? » (1 Cor. 14 : 16). Alors que ceci montre que le Seigneur désire que nous prenions en considération les auditeurs, nous ne devons pas leur adresser nos prières, mais nous devons diriger les pensées de tous vers Dieu, pour une appréciation de Sa bonté, de Sa sagesse, de Son amour et de Sa miséricorde.

En excluant toute pensée d’enseigner les autres à ce moment, nous devrions chercher à les diriger, d’une manière pleine de révérence, vers Dieu en pensée, afin que tous puissent s’humilier devant Lui. Ce que les chrétiens essayent parfois d’accomplir par leurs prières devrait être accompli par la prédication. Selon la déclaration de la Parole, il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient, non par la prière, mais par la prédication (Act. 11 : 14 ; Rom. 10 : 14 ; 1 Cor. 1 : 21). Ceci ne signifie pas nécessairement les discours publics, mais renferme aussi plus de proclamation privée de la Vérité et également la prédication par les écrits. Nous devons suivre les directions de la Parole de Dieu en toutes choses.

Alors que nous parlons de la prière en public, de l’à-propos de la brièveté et des exemples des Écritures à cet égard, nous ne voudrions pas suggérer à quelqu’un l’idée qu’il doit se restreindre dans ses prières en secret. Lui qui était parfait nous laissa un exemple de prière faite dans le secret. Notre Seigneur priait quelquefois toute la nuit. Mais nous croyons que, pour le plus grand nombre d’entre nous, il serait mieux que nous ne le fassions pas, car nous serions plus faibles et notre travail s’en ressentirait le jour suivant. Dans notre faiblesse et nos imperfections nous ne sommes probablement pas à même de comprendre la position particulière dans laquelle se trouvait notre Seigneur. Nous n’avons pas tant de choses à dire à Dieu qui puissent nous retenir toute la nuit en prière, à moins que nous ne répétions les mêmes choses. Et le Maître nous a dit : « N’usez pas de vaines redites » - « Votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez » (Matth. 6 : 7, 8). Nous devons plutôt prier Dieu de nous accorder les dispositions du cœur qui nous permettent de recevoir ce qu’Il jugera bon de nous envoyer, qui nous permettront aussi de retirer une bénédiction de chacun de Ses moyens providentiels.

Ainsi donc, en résumé, nous disons que nous devons prendre pour modèle principal de nos requêtes en public, la prière que le Maître enseigna à Ses disciples - une expression en peu de mots du désir sincère que le Royaume de Dieu vienne, une constatation du péché, une requête pour obtenir le pardon divin et l’aide et le secours dans tous nos besoins, et que grâces soient rendues dans l’adoration et la louange. Nous pensons que c’est dans cette voie que nous devons prier, individuellement aussi pour ce qui nous concerne en général. Cependant, il est éminemment approprié que nous nous souvenions les uns des autres, aussi bien lorsque nous prions en secret que lorsque nous prions en public. Mais évidemment les Écritures nous disent que nous ne devons pas prier dans le but d’obtenir des faveurs terrestres, ou pour être entendus des hommes, ou pour expliquer à Dieu ce que nous voudrions qu’Il fît, mais nous devons demander premièrement les choses spirituelles, celles pour lesquelles nous avons été enseignés à prier.

CONDITIONS POUR UNE PRIÈRE ACCEPTABLE, EFFICACE.

Lorsque Jésus dit à ses disciples : « Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent » (Luc 11:13), Il a établi devant eux une représentation glorieuse du Père Céleste. Mais plus tard, ce modèle a été très largement perdu de vue. Durant les âges des ténèbres, le Dieu d’amour a été montré simplement comme étant aimant et bienveillant, n’ayant aucun réel intérêt dans la majorité de Ses créatures. Il a été montré comme n’ayant d’intérêt que dans ceux qui sont inflexibles, cruels et méchants envers toutes les personnes se trouvant hors de leur enclos.

Combien notre Dieu a été diffamé par ceux qui clamaient être Ses représentants spéciaux ! Combien a-t-Il été différemment dépeint par le Fils qui Le connaissait si bien ! Ecoutons-le : « Soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il est bon avec les injustes et les méchants ». Lorsque les Apôtres demandèrent à Jésus s’ils devaient commander que le feu descende du ciel sur les Samaritains qui refusaient de leur vendre du pain, quelle a été la réponse du Maître ? « Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés ! Car le Fils de l'homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver » (Luc 9 : 55, 56). Il était l’image du Père, et ne vint pas pour accomplir Sa propre volonté.

L’homme est dans une triste condition déchue et a besoin d’être restauré à l’image de Dieu, à Sa ressemblance, à la condition d’amour, de miséricorde et de sympathie qui sont propres à Dieu. Pourtant, malgré notre condition déchue, les parents aiment offrir de beaux cadeaux à leurs enfants. Quel parent, si son enfant lui demandait un poisson, lui donnerait-il un serpent ? Ou s’il demandait du pain, recevrait-il une pierre ? Comme nous avons reçu ces traits de caractère du Seigneur et les avons toujours dans une grande mesure malgré notre condition souillée, nous pouvons nous imaginer combien Celui qui est parfait, Celui qui est infini, serait enchanté d’offrir de beaux cadeaux à Ses enfants. « A combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ? » (Matth. 7 : 11). Et Ses meilleures choses sont spirituelles.

(EB 329) Nous devons nous souvenir que notre Seigneur, lorsqu'Il était sur la terre, était, au sens le plus large, le Représentant du Père dans la chair. Il était vraiment « Dieu manifesté en chair ». Et ceux qui étaient dans une attitude droite de cœur furent capables de voir le caractère du Père dans le Fils. Ceux qui crurent en Jésus furent, sous de nombreux aspects, acceptés et traités comme s’ils étaient déjà pleinement reçus par le Père. Les Écritures déclarent cependant que le saint Esprit n’était pas encore venu. Nous voyons que l’Esprit ne pouvait être donné dans sa puissance d'engendrement que lorsque Jésus mourut, et qu’Il fut entré en la présence de Dieu pour accomplir la réconciliation pour les péchés de l'Église. Quarante jours après la résurrection de Christ, Il monta au ciel pour présenter Son mérite, pour l’imputer en faveur de tous ceux qui deviendraient Ses disciples au cours de l'Âge de l’Évangile, la période du Haut-Appel.

Alors même que le saint Esprit n'était pas encore dispensé, Jésus dit à Ses disciples qu’ils pouvaient prier « Notre Père », ceci en vue de la condition de filiation dans laquelle ils seraient bientôt introduits. Dieu n'est le Père que de ceux qui viennent à Lui selon Son arrangement - par Son Fils comme prix de la Rançon de l'homme et qui ont fait abandon d’eux-mêmes et de leur tout à Dieu. Pendant que notre Seigneur était encore dans la chair, Ses vrais disciples étaient des fils en perspective. Pourtant, après la mort et la résurrection du Maître, Il leur dit de rester à Jérusalem jusqu'à ce qu'ils fussent revêtus de la puissance d'en haut. Le Père différa Sa réponse à certaines de leurs prières. Il ne voulait pas leur donner la bénédiction au moment même où elle était demandée. Il peut y avoir eu quelque bonne raison de l’ajourner jusqu’à un temps futur ; cependant, ils devaient se maintenir dans l’attitude convenable de la foi, afin d'être prêts pour la bénédiction quand elle viendrait d'en haut.

Leur prière peut convenablement avoir été : « nous comprenons que Tu as déjà donné Ton Esprit à Jésus notre Maître, aussi nous attendons le saint Esprit d’engendrement - nous attendons de recevoir cette onction, cette bénédiction de Ta part ». Ceux qui restèrent dans la chambre haute après l'ascension du Seigneur reçurent, à la Pentecôte, cette véritable bénédiction au temps convenable.

JÉSUS LE SEUL CHEMIN.

Si nous revenons au présent et que nous nous informons de ce pourquoi nous devons prier, le Seigneur répond par Sa Parole que nous ne pouvons prier que sur ces mêmes thèmes, à savoir la foi en Son Fils comme notre Rédempteur, et une pleine consécration, dévotion, de nous-mêmes pour marcher sur les traces du Maître – notre Exemple béni. Personne ne vient au Père que par Lui. Tous ceux-là seront acceptés. Par conséquent, il ne serait pas bien d'encourager quelqu’un à venir au Père par la prière jusqu’à ce qu’il ait fait une pleine consécration.

Dans le cas de Corneille, le centurion romain, nous avons vu que c’était un homme juste, un homme de bien. Mais il n'appartenait pas à la nation juive, à qui Dieu avait donné Sa loi. Le seul chemin que Corneille aurait pu prendre pour entrer dans la faveur de Dieu avant Son temps marqué - trois ans et demi après la croix - était de devenir un prosélyte juif. Mais quand ce fut chronologiquement le temps convenable pour l'Évangile d’aller aux Gentils, cet homme de bien fut averti et accepta joyeusement les conditions, et devint un fils de Dieu par la foi en Christ. Il reçut l’engendrement et l’onction du saint Esprit, de même que les Juifs les avaient reçus antérieurement. Tout ceci nous montre que Dieu a un ordre particulier arrêté par lequel quiconque peut devenir Son enfant. Cependant, nul ne pouvait être accepté comme fils du Très-Haut, s'il ne venait par le chemin approprié et dans le temps convenable.

LES PRIÈRES COMME UN MÉMORIAL.

La conduite de Dieu avec Corneille indique que dans le cas de ceux qui viennent maintenant à Dieu et Le prient, en ne connaissant pas le chemin désigné, leurs prières, comme celles de Corneille, monteraient comme un mémorial devant Dieu. De même que Dieu enregistra les prières de Corneille et les désirs de son cœur de L'adorer et de Le servir, ainsi nous pouvons supposer qu’Il le fait maintenant des prières et des désirs de s'approcher de Lui. Il ne pourrait envoyer quelqu’un comme Pierre pour leur donner des instructions en ce moment. Cela dépend de Sa décision : ou c’est la conduite de la sagesse, ou c’en est une adaptée à Son dessein présent. Mais toutes les prières offertes dans la sincérité ne passeront pas inaperçues, mais recevront leur récompense au temps convenable, soit maintenant, soit plus tard.

Supposons qu'une personne vivant dans un pays païen où Christ est inconnu, et supposons-la éprise de Dieu et priant selon la lumière qu’elle possède, Dieu ne peut l'accepter comme Son enfant dans ces conditions ; mais Il pourrait, si Sa sagesse l’approuvait, guider ce chercheur honnête vers la connaissance de Christ, soit par des tracts dans le courrier, par un sermon, par la rencontre avec un ambassadeur du Seigneur qui peut communiquer avec lui dans sa propre langue. Nous sommes assurés que toute âme affamée recevra, au propre temps de Dieu, la lumière et la connaissance nécessaires à son salut. Après avoir entendu parler de Dieu, de la manifestation de Son amour en Christ, il reste pour chaque individu à accepter ou à rejeter le message de l’Évangile. S’il manque ou refuse de se consacrer à Dieu quand il reçoit la lumière, aucune prière qu’il voudrait offrir ne serait acceptée.

LES DONS PRINCIPAUX.

Le Seigneur accordera les bénédictions temporelles qui seront dans les intérêts les meilleurs des nouveaux cœur, esprit et volonté. Tout ce qu'Il nous accordera sera un don de valeur. Nous ne savons pas toujours ce qui serait le mieux pour nous. Un parent qui s’occupe de son enfant pourrait, à certains moments, estimer nécessaire de lui donner un médicament au lieu de nourriture. Le parent le fait pour le bien de son enfant. Ainsi en est-il avec notre Père céleste ; quelquefois Il nous envoie des épreuves de foi, de fidélité ou d'amour ; toutes ces expériences ont pour but de développer en nous la force de caractère, et, par-là, à nous préparer pour des bénédictions nouvelles et supérieures.

Le Père céleste agit avec nous selon les nouveaux cœur, esprit et volonté. Si, par exemple, certains de Ses enfants sont surchargés par les bénédictions ou les soucis de cette vie, Dieu peut leur donner un genre de purgation quant aux choses terrestres. Certains peuvent se briser une jambe, ou avoir une autre calamité terrestre - quelque chose qui concourra à son bien, en tant que chrétien. Si tout le peuple consacré du Seigneur en venait au point où son principal désir, sa plus haute aspiration, le refrain de toutes ses prières serait d’être rempli de l’Esprit de Dieu, l'Esprit de la Vérité, l’Esprit de sobre bon sens afin qu’ils puissent connaître et faire Sa volonté, quelle grande bénédiction cela apporterait ! C’est la volonté de Dieu que Ses enfants reçoivent, dans une grande mesure, la principale de toutes les bénédictions, mais Il l’accorde seulement dans certaines conditions. Il la retient jusqu'à ce qu’ils apprennent à estimer sa valeur et à la désirer si sincèrement qu’ils s’appliqueront diligemment à remplir ces conditions et persévéreront dans la supplication jusqu’à ce que leur importunité amène la réponse.

L’INEFFABLE PRIVILÈGE DE LA PRIÈRE.

L’Apôtre Paul exhorte les saints à faire « en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance ». Ces paroles ne signifient pas que nous devrions être sans cesse à genoux ou continuellement en train de dire une prière. Mais nous ne devrions jamais cesser de prier, et nos prières devraient être dans l’esprit - sérieuses et sincères. Les enfants de Dieu ne doivent pas « dire des prières », mais ils doivent prier. Il y a beaucoup de prières formelles qui ne montent pas plus haut que la tête de celui qui répète ses paroles. Les Ecritures décrivent ceci comme s’approcher de Dieu avec les lèvres alors que le cœur est loin de Lui. Il serait alors mieux de ne pas s’approcher de Dieu du tout plutôt que de le faire d’une manière inconvenante.

C’est le plus merveilleux des privilèges que de s’approcher du grand Créateur et Seigneur des cieux et de la terre ; et nous devrions le faire dans un esprit de révérence et de dévotion. Notre Seigneur a déclaré que le Père désire qu’on Le vénère en esprit et en vérité. Nous ne devons-nous approcher de Lui qu’au nom de Christ qui est la seule voie d’accès auprès de Dieu. Et nous devons venir d’une façon réfléchie et sérieuse. Nous ne devrions pas dire le moindre mot à la légère, auquel nous n’aurions pas réfléchi. Nous croyons que beaucoup se sont fait du tort en utilisant certaines paroles d’une manière simplement formaliste. Cela n’est pas une prière. La véritable prière est le langage du cœur. C’est pourquoi, plus nous sommes sérieux, plus notre prière sera agréable, et plus grande sera la bénédiction que nous recevrons.

Nous ne devons pas venir à Dieu sans foi et sans un désir sincère d’obtenir Sa bénédiction. Nous devons entrer dans l’esprit de notre requête, afin que le Seigneur puisse constater le sérieux de notre cœur dans ce domaine. Il semble y avoir une différence entre l’idée de prière et d’actions de grâces. La prière, comme nous l’avons dit, est la présentation d’une requête. Personne ne peut venir à Dieu avec reconnaissance, excepté ceux qui sont venus en Christ. Les autres sont des étrangers. Mais chacun peut exprimer ses remerciements à Dieu ou Le vénérer, L’adorer, Lui rendre hommage.

LA PERSÉVÉRANCE EST NÉCESSAIRE DANS LA PRIÈRE.

Il y a également une différence entre la prière et la supplication. La prière serait une requête quelconque, grande ou petite ; alors que la supplication signifierait un désir particulier pour une certaine chose - un désir vif et profond. Que ce soit une prière ordinaire ou une supplication - une forme intense de prière - nous devrions toujours nous approcher par l’esprit, avec l’appréciation du fait que nous venons en présence du merveilleux Jéhovah, et que c’est un privilège accordé uniquement à peu de personnes actuellement.

Et nous devons « Veiller à cela avec une entière persévérance » (Eph. 6 : 18). Si nous croyons réellement que le Seigneur a indiqué que nous devrions prier, qu’Il désire nous accorder les choses nécessaires, et par-dessus tout Son saint Esprit, alors, nous devrions être vigilants et remarquer lorsque nous recevons la réponse à nos requêtes. Si nous ne faisons pas attention à nos prières après qu’elles ont été faites, si nous ne veillons jamais à leur accomplissement, cela indique que nous n’avons pas réellement apprécié notre besoin. Cela semblerait être la raison pour laquelle Dieu ne répond pas plus rapidement à beaucoup de nos prières. Nous devrions apprendre à surveiller la réponse à nos prières, et ainsi, apprendre la leçon d’appréciation et de gratitude envers Lui, réalisant qu’Il a exaucé notre requête.

Nous devons donc prier avec persévérance, en veillant non pas quelques heures uniquement à un accomplissement, ni même quelques jours ou une semaine. Le Seigneur pourrait juger utile de retarder l’accomplissement de notre requête, soit pour tester notre foi, soit également pour nous mener vers une condition plus apte à recevoir la bénédiction. Nous avons peut-être tous déjà eu de telles expériences et étions ainsi plus affamés de la réponse lorsqu’elle se présenta. Nous devons être convaincus que le Seigneur n’est jamais indifférent aux prières de Ses enfants, et qu’Il poursuivra la voie qui sera la meilleure pour nous, de la même manière que le ferait un fidèle enseignant pour son élève, et comme le ferait un parent affectionné pour son enfant. Notre Père Céleste désire nous donner ses biens les meilleurs, et ne refusera rien qui soit vraiment bon (Ps. 84 : 11). Mais Il exige quelquefois que nous attendions un temps considérable. A d’autres moments, il se peut que nous recevions une réponse très prompte à nos requêtes.

Que nous soyons à genoux ou dans nos occupations quotidiennes, nos cœurs devraient sans cesse être dirigés vers le Seigneur afin qu’Il nous dirige dans toutes les affaires de la vie et dans toutes nos expériences, pour que nous puissions Le servir d’une manière qui Lui soit agréable, pour que nous puissions être protégés contre les tentations qui seraient au-delà de nos forces sans Son aide, et pour qu’en Son propre temps, Il nous délivre de tout mal et de toute imperfection et nous assure une place dans Son Royaume céleste. Chers frères et sœurs, mettons constamment en pratique l’injonction de notre Maître : « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation » - Marc 14 : 38.

DEVRIONS-NOUS LUTTER DANS LA PRIÈRE ?

Bien que les Ecritures nous enjoignent de persister dans la prière, comme nous l’enseigne également la parabole de la veuve importune, rien dans la Parole de Dieu, selon nous, ne nous justifie de faire ce que certaines personnes appellent : « lutter contre Dieu dans la prière ». Nous croyons que notre Dieu est désireux de nous accorder ce qu’il y aurait de meilleur pour nous, et nous ne devrions rien désirer de ce qu’Il ne veut pas nous donner. Nous ne devrions pas nous efforcer d’amener le Seigneur à faire quoi que ce soit qu’Il ne veuille pas faire, mais nous devrions toujours désirer que Sa volonté soit faite. Lorsque Jacob lutta contre un ange, il fit très certainement une chose juste et convenable. Chacun d’entre nous, dans la même situation, aurait bien fait s’il avait suivi son exemple. C’était une occasion rare. Jacob rentrait chez lui pour la première fois depuis sa fuite à Paddan-Aram loin de son frère Esaü, et il craignait qu’Esaü en veuille toujours à sa vie. Et c’est alors que le Seigneur se manifesta à Jacob sous la forme de cet ange. L’ange aurait pu se dégager, mais il permit à Jacob d’en arriver à dire avec ferveur : « Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni » (Gen. 32 : 26).

Nous n’avons pas besoin de lutter contre Dieu pour Sa bénédiction particulière. Nous possédons déjà cette bénédiction. Nous ne sommes pas des serviteurs pleurant après une miette de pain. Le Seigneur nous a revêtus de Sa plus belle robe ; Il nous a accordé Son saint Esprit. Il nous a promis certaines choses à la condition que nous les Lui demandions, et Il désire que nous continuions de venir à Lui par la foi, dans une prière simple et profonde - et non pas en luttant dans la prière.

LE ROYAUME À LA PORTE.

Le monde est rempli de malheurs et de misère à cause du péché. Notre cœur crie : Combien de temps, O Seigneur, Combien de temps s’écoulera-t-il encore avant que Tu ne délivres Ton peuple et que Tu établisses la justice sur la terre ? Nous prions ainsi jour après jour, « Que Ta volonté soit faite sur la terre ! ». Devrions-nous nous lasser de cela ? Non ; car le Seigneur nous a commandé de continuer d’espérer et de prier pour cela.

Le Royaume viendra ! Et le Seigneur désire que nous ayons cette pensée - Ton Royaume vient ! Renoncer à la prière serait abandonner notre foi. Continuons d’espérer, continuons de croire, continuons de prier sans cesse ! Continuons de dire : « Que Ton Règne vienne ! ». Continuons de désirer ardemment le temps où ce Royaume bénira toutes les familles de la terre. Ceci est bien différent de la lutte, selon notre point de vue sur la signification de ce mot. C’est l’importunité, la persistance, la persévérance. Et en toutes choses, nous devons rendre grâces. Mais nous ne voudrions pas hâter le temps voulu par le Seigneur d’une seule minute. Bien que nous priions « Que Ton Règne vienne », cela ne signifie pas que nous désirons que le Royaume vienne avant le temps établi par le Père. Nous, dont les yeux sont oints, savons que le temps ne se fera pas attendre bien longtemps, mais qu’il est proche. Quels que puissent être nos penchants naturels concernant la régularité et la fermeté dans la prière, nous devons puiser notre instruction de la Parole de Dieu. Nous devons vaincre nos tendances naturelles sur toute la ligne. Conformons nos points de vue et notre conduite aux paroles de conseil que le Père nous a données, comme de véritables et obéissants enfants de Dieu. Souvenons-nous de la promesse du Maître : « Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite » - Jean 16 : 24.

« Souffle sur nous, Seigneur ! Ta chaleur se répand
Sur toutes les merveilles de Tes Ecrits vivants
Où, cachée, repose la science céleste
Qui bénit notre jeunesse et guide notre vieillesse.
Accorde-nous la foi, qui marche sur l’océan tumultueux
Si Ta voix ordonne, tout s’accomplit comme Tu le veux ;
Et le zèle, qui gravit la montagne escarpée, Peut chercher et ramener le vagabond dans son foyer.

Donne-nous la force, bienheureux Sauveur ; de Ta puissance
Illumine nos cœurs, et nous, par Ta providence,
Transformés à l’image brillante de Tes voies,
Enseignerons, aimerons et vivrons comme Toi ! »