Le Psaume 107, en indiquant dans une mesure considérable les expériences du peuple du Seigneur, à travers cet Âge de l’Évangile, semble être prophétique. Il peut être appliqué individuellement, et aussi d’une façon internationale touchant le monde entier. La cause de tout le trouble dans le monde est le péché. Il pourrait y avoir des voies différentes pour essayer de faire disparaître la difficulté, mais Dieu, dans Sa sagesse, pourvut au Plan unique. Il permettra au péché d’amener des tempêtes et des difficultés de vie, de sorte que l’humanité sera secouée en divers sens, et qu’elle apprendra, de cette manière, à apprécier notre Sauveur, auquel Dieu a pourvu pour être le grand Libérateur de l’Église et du monde. Le sujet entier a été organisé d’une manière juridique et, en temps voulu, Christ aura plein droit pour commander à toutes les tempêtes de cesser, et pour faire sortir l’ordre de la confusion. Ceci, cependant, doit attendre le décret divin. Au cours de l’Âge actuel, la classe de l’Église a été sélectionnée, et les tempêtes et difficultés de vie lui ont été précieuses dans le développement de la foi, de l’espérance, de la patience, et dans la préparation de ses membres pour les honneurs, les privilèges et les occasions favorables du Royaume.
Les tempêtes du monde, selon les Écritures, ont été variées et sont survenues à des époques différentes, selon les conditions dans lesquelles se trouvait le genre humain - le péché et l’égoïsme soulevant toujours une tempête à chaque occasion possible. Il y eut beaucoup de tempêtes dans le passé - des guerres, des invasions, des tumultes, etc. - toutes issues de mobiles envieux, égoïstes, ou à cause d’une grande injustice de la part des autres. De grandes nations se sont réciproquement envié leur accroissement de richesses, et ont fait leur proie des faibles. Colère, malice, haine, conflits, les œuvres de la chair et du diable, ont été cultivés. Maintenant, ayant semé pour l’égoïsme, le genre humain fait l’expérience d’un puissant tourbillon sur la mer sociale. Cette grande tempête n’a pas encore atteint son apogée final. Notre pensée est qu’elle sera beaucoup plus grande avant que le Seigneur intervienne et dise : « Silence ! tais-toi ! ». Il permet cette terrible tempête car il sait comment la faire aboutir pour le bien de l’humanité.
C’est à nous, en tant que peuple de Dieu, de favoriser la paix et la justice, et de vivre en harmonie avec ces conditions. Mais c’est à nous aussi de savoir ce qui vient sur le monde - mieux, c’est à nous d’en connaître le résultat, d’avoir quelque connaissance de la Vérité de Dieu. Le Seigneur nous a déjà donné une paix intérieure qu’aucune tempête extérieure ne peut affecter. Nous avons confiance dans les promesses qu’Il a données. Nous nous rendons compte de ce qu’est la situation présente, et nous nous réjouissons de ce que l’Église a été glorifiée. Quelle paix et quelle joie permanentes sont maintenant les leurs, à eux qui sont désormais au-delà du Voile ! Cette compréhension fait pénétrer dans nos cœurs, même maintenant, un grand repos, un grand calme ! Nous nous souvenons que Dieu est capable de faire concourir toutes choses à notre bien, et Il a promis de le faire ; c’est pour cette raison que des expériences bénies pour nous peuvent résulter de ces temps houleux et des épreuves de la vie.
Le Seigneur possède un moyen particulier pour apporter la paix à Son peuple - Il ne l’apporte pas ordinairement en portant atteinte aux gens du monde. Les tempêtes de la vie peuvent se poursuivre exactement comme depuis toujours ; notre chemin peut être épineux comme jamais, mais le Seigneur nous parle de paix ! Nous entendons Sa Voix, la Parole de Dieu ! Par la connaissance qu’Il nous donne, par Ses précieuses promesses, Il nous assure de Sa sagesse, de Son amour, de Sa puissance et de Son dessein aimant à l’égard de Son peuple. Ces choses nous donnent la paix et le repos du cœur au milieu des épreuves et tourments extérieurs. Il nous fait aussi connaître Son grand Plan concernant le monde en général. Il nous informe maintenant de la signification des conditions présentes et du glorieux résultat de la grande détresse qui est sur le point d’envahir le monde entier.
LE DERNIER GRAND JOUR.
Nous sommes dans les « derniers jours » mentionnés par l’Apôtre Paul. Celui-ci dit : « Dans les derniers jours, il surviendra des temps fâcheux. Les hommes seront ... avares, vantards, hautains ... traîtres, téméraires, enflés d’orgueil, amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu ... détourne-toi de telles gens » (2 Tim. 3 : 1-5, Syn.). Notre Seigneur Jésus fit mention, à plusieurs reprises, du « dernier jour », et déclara que certaines choses se produiraient dans le dernier jour. D’après notre compréhension, il faisait référence ainsi au Septième grand Jour, au Jour de mille ans de Son Royaume. Il déclara, par exemple, en parlant à Ses disciples individuellement, les paroles de Son Père, Jéhovah : « Et je le ressusciterai au dernier jour ».
Les Écritures parlent du dernier jour comme étant la fin de la Dispensation présente, la fin du règne actuel du mal. Notre Seigneur faisait allusion aux jours de clôture de cet Âge lorsqu’Il disait : « Comme il arriva aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il aux jours du fils de l’homme ». Tous les passages des Écritures se rapportant à ce Jour paraissent faire ressortir le grand ébranlement devant se produire à cette époque. Le prophète Daniel semble parler de la Dispensation présente comme d’un « temps de détresse tel, qu’il n’y en a pas eu depuis qu’il existe une nation ». Cela devait avoir lieu, déclara-t-il, « dans le temps de la fin ». Notre Seigneur en parle, disant : « car alors il y aura une grande tribulation, telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, et qu’il n’y en aura jamais. Et si ces jours-là n’eussent été abrégés, nulle chair n’eût été sauvée ; mais, par les élus, ces jours-là seront abrégés » (Matth. 24 : 21-25). Saint Paul nous dit que le feu de ce jour éprouvera ce que vaut l’œuvre de chacun. L’Apôtre Pierre le décrit d’une manière frappante dans sa seconde épître. Ce Jour de détresse, et la gloire qui suivra, constituent le thème de tous les saints Prophètes.
Les afflictions de ce Jour ne sont pas toutes de la même nature. Jésus nous dit que certains de Ses disciples seront estimés dignes d’échapper aux afflictions venant sur le monde et qui, comme le dit st Pierre, engloberont la terre entière. Dans le feu de ce Jour-là, il sera révélé que certains, qui sont enfants de Dieu, auront bâti leur maison avec du bois, du foin et du chaume, même s’ils ont construit sur le véritable fondement, Christ. Tout leur édifice sera brûlé, mais eux-mêmes seront « sauvés comme à travers le feu », ainsi que nous le dit l’Apôtre Paul. Pour d’autres, également enfants du Seigneur, on constatera qu’ils auront bâti sur le véritable fondement, avec « de l’or, de l’argent et des pierres précieuses » ; et leurs ouvrages résisteront. Ils auront un édifice de Vérité et de loyauté envers le Seigneur, bâti sur le fondement, et cet édifice-là ne sera pas brûlé. Leur construction résistera au « feu » de ce grand Jour.
Puisque l’Apôtre Paul s’adresse, dans toutes ses Épîtres, aux saints en Christ Jésus, nous comprenons que ces paroles (1 Cor. 3 : 11-15) se réfèrent uniquement à ceux qui, à ce moment, professent une pleine consécration au Seigneur, à l’Église de Christ. Les véritables saints durent tous souffrir ; car, selon l’avertissement de l’Apôtre Paul, ils entreraient « par beaucoup de tribulations … dans le royaume de Dieu » (Act. 14 : 22). « C’est à cela que vous avez été appelés », nous assure st Pierre (1 Pi. 2 : 21). Mais toutes ces choses ne firent que produire, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire, en eux qui se hâtèrent fidèlement jusqu’à la fin de leur course.
LES SYSTÈMES DES PRINCIPALES ÉGLISES.
Comme nous l’avons déjà indiqué, nous trouvons aujourd’hui une très importante classe de personnes professant être des vrais chrétiens, et dépensant de l’argent par millions pour le culte de Dieu, rendu selon les idées erronées de ces systèmes religieux. De magnifiques édifices sont construits et dédiés au Seigneur. Ces églises possèdent d’immenses chœurs, de grands orgues, des groupes de rock, des médiathèques. Elles proposent des installations pour les repas, des représentations théâtrales et les sports. Ces églises sont soutenues par des gens dont un grand nombre sont très nobles à beaucoup d’égards.
D’un certain point de vue, il semblerait que des gens, qui dépensent tant d’argent chaque année pour les usages de l’église, doivent être tout à fait religieux et très désireux d’accomplir la volonté de Dieu. Nous apprenons par la presse combien de millions de dollars la ville de New York dépense annuellement pour ses ministres de culte, ses églises, etc., etc... Mais nous nous rendons compte que, dans toutes ces églises, il y a beaucoup de formalisme. Ceux qui chantent leurs cantiques sont engagés pour le faire, et ils disent n’avoir aucun intérêt particulier pour la religion ; mais ils le font, simplement parce qu’ils reçoivent une rémunération pour le faire. Peu de ministres de culte admettront que leur service est, pour beaucoup, de la même nature, mais il y a ceux qui pensent que la majorité d’entre eux sert d’une manière similaire. Est-ce que le Seigneur reconnaît et accepte ce service ? (Voyez Amos 5 : 20-23 ; És. 1 : 13-15). Il ne nous appartient pas de juger le cœur ; mais, de tous côtés, nous trouvons de l’obstination, de l’arrogance, de l’orgueil.
Nous ne savons pas comment l’Apôtre Paul aurait pu mieux décrire les conditions présentes s’il avait vécu parmi nous aujourd’hui. Si l’on dit quelque chose à ces zélés travailleurs des églises de notre époque, au sujet de la mondanité, de l’orgueil et des erreurs des églises, on provoque un mouvement de tête impatient, même si certains d’entre eux reconnaissent qu’il y a beaucoup de choses qu’ils n’approuvent pas. Il est jugé nécessaire d’organiser des concerts, des thés, des divertissements, etc. dans les églises pour se procurer de l’argent ; car, prétend-on, sans cela, personne ne viendrait à l’église, si ce n’est le prédicateur et ceux qui remplissent une charge, et qui assistent pour accomplir les tâches pour lesquelles ils sont payés. Un tel titulaire dans une église déclara : « par ma charge, je suis obligé d’aller si souvent à l’église, mais je vais échapper à la charge dès que je le pourrai ». Ayant été obligé d’accepter la charge d’ancien, il avait l’intention de s’en libérer aussitôt que possible.
à suivre ... Bible Standard N° 866 — Septembre-octobre 2011
[Remarque : Il semble que la suite annoncée de l’article n’ait pas été publiée dans un numéro ultérieur de l’EB. A partir d’ici est donnée la traduction nouvelle du Reprint.]
L’IDOLE ACTUELLE DE LA CHRÉTIENTÉ.
L’amour de l’argent, le penchant qui porte à acquérir, semble être aujourd’hui le facteur dirigeant. Bien des gens, il est vrai, possédant beaucoup d’argent, le dépensent par millions ; toutefois, notre époque est une époque où l’argent est aimé. Et ce n’est pas seulement les riches qui ont cet amour de l’argent. Nous le trouvons partout. Le désir le plus grand est de gagner de l’argent - non pas pour le placer dans les banques, mais pour le dépenser. Les gens aiment les plaisirs que l’argent procure. Notre temps est un temps où l’on dépense l’argent, aussi bien qu’un temps où l’on aime l’argent. Les plaisirs vont jusqu’aux excès, aujourd’hui, et l’argent est honoré et partout cherché. En Amérique, nous avons été délivrés dans une large mesure de nos idées superstitieuses d’autrefois qui nous faisaient croire que certains avaient un sang meilleur que d’autres - « le sang bleu ». Nous n’avons pas, pour cette raison, cet amour de l’aristocratie et de la prétendue « noble naissance », qui prévaut dans l’ancien monde. Les gens, autrefois, croyaient que les rois et la noblesse étaient d’une race entièrement différente du commun peuple. Mais actuellement, l’amour de l’argent et de ce que l’argent permet d’acquérir - les plaisirs, la puissance, l’influence - a fait perdre la tête au monde. L’argent est adoré comme une idole. Si quelqu’un a de l’argent, il peut se procurer presque tout ce qu’il désire. De telles personnes, en grand nombre, ont une forme de piété, sans avoir ce qui en fait la puissance. « Détourne-toi de telles gens », dit l’Apôtre - 2 Tim. 3 : 4, 5.
Cet état de choses s’est développé par degrés. Comment nous détournerons-nous de ceux qui adorent ces faux dieux ? Nous nous en détournons dans le sens que nous ne marchons pas dans la même direction. Nous gardons nos cœurs de l’amour du plaisir et de la mondanité, et nous les gardons de la cupidité de gain. Nous nous détournons de toutes ces choses, et allons dans une direction différente. Ceci semble correspondre à ce que le Seigneur exprime en Apocalypse 18 : 2,4, lorsqu’Il révèle à l’Apôtre Jean la condition de la Sion Nominale de notre temps et S’exprime prophétiquement, comme s’Il parlait à notre époque, Il dit : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ... Sortez du milieu d’elle, mon peuple ». Sortez de sous son influence, quittez-là ! Le véritable peuple du Seigneur doit suivre la direction du Seigneur en ce monde. Il doit se tenir dégagé de cet esclavage, de l’erreur et de la mondanité et donner un bon exemple à d’autres également et ensuite, il doit attendre de nouvelles instructions du Seigneur et l’accomplissement de ses glorieux desseins. Nous n’avons pas du tout besoin d’espérer de retourner le courant - un homme, ou mille hommes, ou un million d’hommes seraient impuissants à retourner le courant qui, aujourd’hui entraîne Babylone. Elle est tombée ; c’est pourquoi, abandonnez-la ! – Jér. 51 : 6-9.
NOTRE TRANQUILLITÉ, UNE SÛRE FORCE.
Dieu entra dans Son repos lorsque Ses œuvres créatrices concernant la terre furent terminées ; de même nous, la véritable Église, devons bientôt entrer dans notre repos, le repos parfait au-delà du voile. Dieu a placé l’affaire entière entre les mains de Christ en vue de son accomplissement au temps fixé. Nous avons confiance dans le Seigneur et dans Ses temps et Ses saisons ; c’est pourquoi, nous sommes absolument tranquilles et, en sortant de Babylone, nous ne sommes pas tracassés, ni inquiets, ni affligés au sujet des autres. Dieu fera sortir l’ordre de toute la confusion qui prévaut. Tous ceux qui se montreront dignes de la vie éternelle seront finalement heureux d’entrer dans le chemin que le Seigneur indiquera.
Le monde, aujourd’hui, est enivré par certaines fausses doctrines, et il ne sait pas ce qu’il fait. Si nous étions avec des gens joyeux, enivrés, nous ferions mieux de ne pas essayer de les calmer, mais de cesser nos relations avec eux. Cependant, il se pourrait qu’il y ait, dans cette société, certaines personnes qui aimeraient être telles que nous - libres, pour servir le Seigneur. Notre devoir est d’aider tous ceux qui se sentent attirés par le Seigneur et qui sont, à quelque degré que ce soit, responsables envers la Parole de Vérité. Nous devons faire du bien à tous les hommes, selon que nous en avons l’occasion, « principalement à nos frères en la foi » (Gal. 6 : 10). C’est dans ce but que nous avons fait circuler les Études Dans Les Écritures, Le Périodique Mensuel Des Étudiants De La Bible, que nous avons tenu des réunions et avons montré le Photo-Drame De La Création, afin que d’autres âmes ferventes puissent, comme nous-mêmes, demeurer dégagés de la tendance générale de notre temps, et afin qu’elles puissent vivre une vie de sacrifice et, de cette manière, être préparées pour la haute élévation qui vient pour ceux qui sont fidèles à Dieu - récompense que, nous le croyons, est maintenant toute proche. Ceux qui sont ainsi préparés et revêtus de toute l’armure de Dieu seront gardés dans une condition de tranquillité et de confiance que personne d’autre ne connaîtra dans ce grand jour de violence, d’agitation et d’ébranlement.
LES PRÉSENTS « SIGNES DU FILS DE L’HOMME ».
Le moyen par lequel le Seigneur informe ceux qui Lui sont fidèles, et qui veillent, de l’importance des conditions présentes dans le monde et de la proximité du glorieux règne de Christ, est par les signes extérieurs corroborant ce qu’indique, comme nous le voyons maintenant, la chronologie de la Bible. Un signe est une indication. L’installation d’une enseigne (ou signe) de boulanger indique que l’on peut acheter du pain en cet endroit ; celle d’une enseigne (ou signe) de boucher, que la viande est à vendre en ce lieu, etc. Nous avons ensuite le signe, ou l’indication des tempêtes qui viennent, ou du beau temps. Nous ne devons pas nous attendre à voir des lettres brillantes en travers du ciel, ou quelque chose de ce genre, indiquer la présence du Seigneur ; mais il y a eu un signe dans l’Église, voilà maintenant un certain temps de cela - environ quarante ans (écrit en 1915) - la moisson du blé mur. Ceci a été un signe de la Parousia - Présence - du Fils de l’Homme. Il n’a pas été possible au monde de discerner ce signe. Nous avons également le signe du figuier séché - la nation juive -donnant naissance à ses feuilles. Nous voyons la mondanité prédite des systèmes d’églises. Nous voyons le commencement du frappement des nations.
Lorsque le grand temps d’affliction éclatera, le monde commencera à voir qu’un nouvel ordre de choses se produit d’une certaine façon, qu’un grand changement est imminent. Les conditions n’ont pas été ainsi auparavant. A mesure que les hommes verront que le Fils de l’Homme est sur le point de saisir Sa grande puissance et que le Royaume Messianique fait son entrée, ils seront craintifs, n’appréciant pas le fait que ce Royaume est désigné pour la bénédiction de tous. Pendant un certain temps, ils ne saisiront pas la situation complète. Ils verront l’affliction, la paralysie des affaires, la détresse des nations, le socialisme, l’anarchisme, et leurs cœurs leur feront défaut de la peur de ce qui s’approchera.
Mais toutes ces choses sont maintenant des signes pour nous, indiquant que le Seigneur est en train de faire les préparations pour établir Son royaume, et est en train de préparer la chute du royaume des Gentils. Ceci, cependant, ne sera pas d’abord tel que cela pourra être distingué par le monde en général se trouvant dans le feu brûlant de l’affliction. Le monde ne saura que faire de ces choses. Nous pensons que la majorité des gens sont quelque peu perplexes aujourd’hui. Les hommes qui sont très éminents dans les affaires sociales dans les affaires financières, dans les affaires religieuses, se trouvent dans une grande perplexité. Un grand nombre d’entre eux commencent à discuter l’idée que le Royaume de Dieu est réellement en train de s’approcher.
Certains de nos amis, qui ont assisté à la grande Conférence de la Paix tenue ici, à New-York en automne dernier, nous disent que les éminents orateurs qui y ont participé, parmi eux le Vice-Président des États-Unis, ont fait de nombreuses références au Prince de la Paix, comme étant juste à la porte. Il a été fait mention du Millénaire de la même manière. Nous ne savons pas ce que cela signifie, si ce n’est qu’ils pensent que le Fils de l’Homme entre maintenant dans Son royaume. Nous pensons que leur perplexité augmentera à mesure qu’ils verront des difficultés plus grandes encore - des difficultés financières, des difficultés sociales - et à mesure que nous entrerons dans le grand temps de détresse - « un temps de détresse tel qu’on n’en aura jamais vu de pareil depuis qu’il existe des nations ». Un gentilhomme hébreu disait à l’Editeur que les Juifs, à Jérusalem, mouraient de faim (écrit en 1915). Aux quatre millions de Juifs vivant en Galicie et en Autriche, il semble ne faire aucune différence si c’est une armée ou l’autre qui traverse le pays ; car les Juifs souffrent toujours. Partout où les armées ont passé, les habitations ont été dévastées et la contrée ravagée. Récemment, les Juifs ont tenu un meeting monstre à New-York pour collecter de l’argent pour leurs frères de Galicie et de Palestine.
Si l’un de vous rencontrait un banquier, et si vous engagiez une conversation avec lui, vous verriez son visage devenir très sérieux. Dans certains cas, les larmes lui viendraient aux yeux lorsqu’il parle des conditions alarmantes de la finance d’aujourd’hui. Beaucoup de gens riches diront que lorsque cette guerre se déclara, ils étaient riches d’une centaine de milliers de Dollars, mais qu’ils ne savent pas maintenant quelle est leur richesse. Leurs titres et obligations ne sont pas vendables. Il y a ainsi aujourd’hui une affliction qui s’étend d’une manière grandissante d’un bout à l’autre de la terre, affectant non seulement toute la chrétienté, mais aussi les peuples païens.
VUE DE LA FISSURE DU ROC.
A mesure que les yeux de notre compréhension se sont ouverts, nous avons cherché à montrer à l’Église et au monde, autant que possible, le grand Plan Divin des Âges - plan merveilleux, magnifique, de beaucoup supérieur à toute chose humaine ! Les étudiants de la Bible, dans le monde entier, étudient la Bible et les signes des temps sous un nouveau jour, car le propre temps de Dieu est arrivé pour lever le voile de l’ignorance et des ténèbres, que pendant si longtemps Dieu a permis à Satan de placer devant nos yeux. Selon notre compréhension, la guerre actuelle (1914-1918) est décrite dans la Bible comme ayant dû commencer en 1914. C’est un grand « vent ».
Venant après cette grande guerre, la Bible enseigne qu’un grand tremblement de terre - une révolution sociale - aura lieu. En connections avec ce tremblement de terre, viendra une élévation des sectes religieuses, catholiques et protestantes, du côté des rois et des princes - politiques, sociaux, financiers, religieux. Ensuite, viendra la chute de tous les systèmes religieux actuels. Rapidement, le « feu » symbolique de la Bible - l’anarchie - consumera la terre. Venant après l’anarchie, viendra de suite le royaume de Dieu promis depuis longtemps, pour lequel les Chrétiens ont prié, disant, « Que ton règne vienne », la plupart d’entre eux n’ayant toutefois qu’une faible conception de la véritable signification de leurs paroles. Durant le règne de ce royaume, « un murmure doux et léger », le Message de la Vérité et de la grâce, parviendra à tout le genre humain. Le relèvement du monde progressera ; et la connaissance de la gloire de l’Éternel remplira graduellement la terre entière. Le port de repos, ardemment désiré, sera alors atteint, « le désir de toutes les nations ».
« MES BREBIS ÉCOUTENT MA VOIX » ET ME SUIVENT.
Tous les véritables disciples de Jésus verront et écouteront dans ce présent « temps convenable ». « Mes brebis écoutent ma voix », dit le Maître. S’il en est, par conséquent, qui se trouvent dans Babylone et qui n’écoutent pas la voix du Seigneur les appelant maintenant à sortir de ce grand système apostat, nous en concluons, purement et simplement, qu’ils ne sont pas Ses véritables brebis. Ceci ne veut pas dire que tous écouteront au même moment. Certains sont durs d’oreille ; il se peut qu’ils ne vivent pas très près du Seigneur. Mais, aussi sûrement qu’ils sont Ses brebis, ils écouteront ; et, aussi sûrement qu’ils marchent sur Ses traces, ils entendront clairement et obéiront promptement. Ils brûleront de sortir de Babylone avant que n’arrivent ses plaies, pareilles à un déluge, car c’est ainsi qu’elles viendront bientôt. Nous qui actuellement avons la lumière, devrions exposer le message du Seigneur et attirer l’attention des autres Chrétiens sur les conditions des choses présentes ; nous devrions les laisser écouter le Seigneur et ensuite prendre leur décision.
LES « PLAIES » SUR BABYLONE.
Les « sept dernières plaies » devant s’abattre spécialement sur la chrétienté ne signifient pas une maladie particulière comme la plaie noire ou choléra ; mais ce mot représente des afflictions. Les Ecritures indiquent ce qu’elles sont - la mort, la famine, les révolutions, la détresse, la ruine. Ces détresses seront à la fois physiques et mentales. Ce sera une grande affliction et une grande détresse pour Babylone quand elle réalisera que ses murs sont tombés. Elle s’est rendu compte, depuis quelque temps, qu’un danger d’écroulement existait, et elle s’est efforcée de repousser tout ce qui pourrait s’approcher pour endommager ses murs. Beaucoup de bonnes gens ont combattu pour ces dénominations, pensant que celles-ci représentent le peuple du Seigneur - étant eux-mêmes plus ou moins liés par les institutions du temps présent.
Nous ne pensons pas que l’Âge de l’Evangile se termina complètement en septembre 1914, mais seulement les Temps des Nations. L’Âge de l’Evangile ne se terminera pas complètement, nous le croyons, avant que se termine le message de l’Évangile ; et cela aura lieu lorsque la porte sera fermée, lorsque le dernier membre des élus mêmes aura passé au-delà du voile. Notre compréhension est que l’Église élue de Christ, l’Épouse, ne demeurera pas dans la chair pour accomplir une grande part de l’enseignement du monde, mais elle sera glorifiée dans le Royaume soit avant, soit durant le grand temps d’affliction, et sera prête pour superviser, du plan spirituel, l’instruction du monde. Le grand conflit est devant nous. Le prophète Esaïe (Es. 63 : 1-6) dépeint, en un langage très fort, l’œuvre de notre Seigneur Jésus parmi les nations, accomplie en ce temps-ci, et dans les jours se trouvant juste devant nous. « Il a été seul à fouler au pressoir, et tous ses vêtements sont tachés de sang », la colère de Dieu. Nous croyons que cette œuvre a déjà commencé dans la guerre d’Europe actuelle qui, de jour en jour, grandit en violence et en effroi.
Après que l’Église aura été glorifiée au-delà du voile, et après que le Messie aura commandé « Paix » aux nations irritées et ordonné aux flots déchaînés d’être calmes, les Anciens Dignes doivent être les représentants de l’Église dans le monde, exerçant la surveillance de l’instruction des peuples et gouvernant les affaires des hommes. Mais il se peut qu’il y ait, cependant, pendant un espace de temps court - dont nous ne pouvons pas connaître, à coup sûr, la durée exacte - un certain travail que l’Église aura, de ce côté-ci du voile, à accomplir quant au monde, avant que le temps d’affliction ne commence pleinement, ou bien au temps de son commencement. S’il en est ainsi, nous croyons que cette instruction au monde est maintenant en cours. « Que celui qui est sage prenne garde à ces choses et qu’il sache comprendre les bontés de l’Eternel », même si, pendant une brève durée, Sa juste épée doit être dégainée pour punir l’iniquité et renverser le grand empire de Satan.