R 5555 (VP 497 p.82; nov-déc. 2010)
NE PAS NOUS PLAIRE À NOUS-MÊMES.
« Or nous devons, nous les forts, porter les infirmités des faibles, et non pas nous plaire à nous-mêmes. Que chacun de nous cherche à plaire à son prochain, en vue du bien, pour l’édification. Car aussi le Christ n’a point cherché à plaire à lui-même » - Romains 15 : 1-3.

En tant qu’enfants de Dieu, chacun de nous devrait être attentif à ce que les autres ne soient pas blessés par notre emploi de la liberté en Christ, car ceci serait condamné par la Loi d’Amour. L’Apôtre souligne nettement cette pensée dans son épître à l’Église qui est à Rome. Il fait remarquer (Rom. 14) que tous, parmi les enfants de Dieu, ne sont pas pareillement « forts dans la foi ». Certains, qui sont faibles dans la foi, peuvent comprendre que Jésus est notre Rédempteur, mais ne peuvent pas discerner encore, cependant, la liberté dont nous jouissons en Christ en tant que fils. L’un se rend compte qu’il est libre de manger tout ce qui lui convient, alors que l’autre, qui est faible, ne mangera que des légumes par crainte de violer quelque loi sous laquelle il croit se trouver. Certains chrétiens condamnent leurs frères qui mangent de la viande, semblant ainsi oublier que notre Seigneur en mangeait. Nous devrions apprendre à nous accorder mutuellement pleine liberté de conscience ; les plus forts ne devraient pas mépriser les plus faibles, tout comme les plus faibles ne devraient pas non plus juger les autres d’après eux-mêmes. Il devrait être suffisant, pour chacun de nous, de savoir que Dieu accepte les autres aussi bien que nous-mêmes, et qu’Il manifeste Son approbation en les bénissant dans Son service.

Il en est de même en ce qui concerne l’observance de jours. Comme le déclare l’Apôtre, l’un estime un jour plus qu’un autre jour, alors que l’autre estime tous les jours de la même façon. Que chacun s’acquitte pleinement de ce qui est sa propre conviction d’esprit - tout ce qu’il croit être la volonté de Dieu le concernant. Quand st Paul insiste vivement pour que chacun « soit pleinement persuadé dans son esprit », il ne veut pas dire que chacun devrait décider quelle est la volonté de Dieu pour tous Ses enfants, pour ensuite s’en tenir à cette opinion personnelle, qu’elle soit bonne ou mauvaise, sans être disposé à écouter ou considérer l’avis, le sentiment de l’un ou l’autre des frères sur le sujet. Ce qu’il recommande au contraire avec insistance, c’est la croissance dans la pleine liberté de Christ, conseillant la patience et la considération de la part du plus fort pour le plus faible. Il approuve le plus fort et déclare clairement que le frère faible est celui qui se croit soumis à des règles en matière de consommation de viande, d’observance de sabbat, etc.

L’AMOUR ET LA CONSIDÉRATION ENVERS LE PLUS FAIBLE

La recommandation de l’Apôtre, cependant, est que si le frère faible observe un tel asservissement non pas en cherchant à « garder la Loi » et pour ainsi se justifier lui-même devant Dieu, en ignorant le sacrifice rédempteur de Christ, mais parce qu’il pense que notre Rédempteur souhaite qu’il soit lié par ces ordonnances et observances, alors, les plus forts ne devraient pas railler sa faiblesse de conscience, ni y attacher peu d’importance, mais ils devraient le recevoir comme un frère, confiants que la discipline, l’expérience et la croissance en grâce et en connaissance, l’amèneront, graduellement, à se rendre compte de la liberté que d’autres, parmi les frères, atteignent plus rapidement.

Ce sont ceux-là, les forts, ceux qui participent pleinement à l’esprit exprimé par l’Apôtre, quand celui-ci déclare « Il est bon de ne pas manger de chair, de ne pas boire de vin, et de ne [faire aucune chose] en laquelle ton frère bronche, ou est scandalisé, ou est faible » (Rom. 14 : 21), et qui se privent de ce que leurs consciences permettent, qui obtiennent la bénédiction plus grande. Ils peuvent se rendre compte davantage encore du fait qu’ils suivent bien les traces du Maître : « Car aussi le Christ n’a point cherché à plaire à lui-même ». Mais si les frères plus forts, par le sarcasme ou l’influence, cherchaient à forcer les plus faibles à user d’une liberté dont ils n’ont pas pris conscience, ce serait les pousser dans le péché. Aussi, devrait-on laisser les frères plus faibles agir selon la liberté de leurs propres consciences. Seules les influences de l’amour et de la Vérité devraient être amenées à les persuader, dans l’espoir de les instruire progressivement, dans une appréciation de tous leurs complets privilèges en tant qu’hommes libres en Christ.

Ainsi donc, les disciples de Christ peuvent être remplis de charité et d’harmonie, chacun mettant en pratique ce qu’il pense être la volonté du Seigneur, et chacun s’efforçant de croître en grâce et en connaissance, hors de la faiblesse de l’enfance pour acquérir la force de l’homme fait, et étant développé aussi rapidement que possible en se nourrissant de la Parole de Dieu.

L’Apôtre fait particulièrement allusion à l’observance de jours comme à un manque de développement, disant (Gal. 4 : 10, 11), « Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années. Je crains, quant à vous, que peut-être je n’aie travaillé en vain pour vous ». Il s’adresse ici à ceux qui, auparavant, avaient connu la liberté des fils de Dieu, mais qui, maintenant, rentraient de nouveau en esclavage à travers le faux enseignement. Il discernait en eux les signes montrant qu’ils ne croissaient pas dans la liberté des fils de Dieu, mais qu’ils retournaient en arrière, vers la condition de serviteurs ; et il craignait que cette faiblesse et cet échec à rester dans la liberté en tant que fils puissent les conduire même à rejeter l’Évangile - que Christ S’est donné Lui-même pour nos péchés - et à accepter comme évangile un substitut sans issue, à savoir que Christ les sauverait s’ils gardaient la Loi.

Mais, glorieuse est la liberté des fils de Dieu ! Aussi, tenons ferme en elle, alors que le Seigneur nous permet de la saisir dans sa plénitude, tout en offrant en même temps, néanmoins, de la sympathie et de l’amour à ceux qui n’ont pas atteint la position avantageuse et élevée à partir de laquelle ils peuvent avoir une vue large et de grande portée de notre position bénie en Christ. C’est ainsi que nous portons les infirmités des frères faibles, nos compagnons dans le Chemin chrétien, et c’est ainsi que nous sommes en harmonie avec la Loi d’Amour.

LA BEAUTÉ DE L’ABNÉGATION

L’Apôtre paraît attirer notre attention sur l’idée que l’égoïsme est le principe prédominant du monde. Les gens cherchent généralement à faire comme bon leur semble - souvent injustement, parfois à juste titre, mais en ignorant les autres, tout simplement. Il fait remarquer que le chrétien doit adopter une autre ligne de conduite. Nous sommes enrôlés sous la bannière de Christ, qui est la bannière de l’Amour. Nous devons bien veiller aux règles qui appartiennent à ce nouvel ordre de choses dont nous sommes devenus membres. Au lieu de rechercher leurs propres intérêts égoïstes, les disciples de Christ doivent avoir égard aux intérêts des autres. Au lieu de rechercher leur propre plaisir, ils doivent chercher à faire plaisir aux autres, là où cela ne s’opposera pas à leur vœu de consécration.

Ceci ne veut pas dire que les disciples de Christ doivent chercher à se faire souffrir eux-mêmes. Mais ils doivent utiliser leur réflexion et leur temps à satisfaire les autres plutôt qu’eux-mêmes. L’Apôtre nous dit que c’est là l’exemple placé devant nous par notre Chef, notre Modèle – « Car aussi le Christ n’a point cherché à plaire à lui-même ». Il ne Se trouvait pas dans le monde pour chercher à faire les choses qui plaisaient à Sa propre chair. Bien au contraire, Il renonça à Sa propre satisfaction et Ses propres intérêts charnels au profit de l’humanité. C’est ce que nous nous engageons à faire lorsque nous tentons de marcher sur Ses pas. L’oubli de soi, le port de la croix signifie le renoncement à notre volonté personnelle et la conduite d’une vie désintéressée, en accord avec le Modèle divin et le divin Plan.

NOS FRÈRES SONT NOS PROCHAINS AU SENS LE PLUS STRICT

Avec les paroles de l’Apôtre ainsi éclairées, notre réflexion est que le sens premier du mot prochain tel qu’il est employé par st Paul signifie ceux qui nous sont les plus proches. C’est-à-dire que, dans l’Église de Christ, nos frères sont nos prochains ; ce sont eux qui sont les plus proches, les plus intimes dans notre cœur. Tous les enfants de Dieu sont nos frères ; ils sont particulièrement nos prochains parce qu’ils se trouvent au même niveau que nous. Nous devrions chercher en particulier à plaire à ceux-ci pour leur édification. Ceci ne signifie pas que nous devrions nécessairement leur plaire selon la chair ; car dans bien des cas, ce serait tout à fait l’opposé de leur édification. Si nous cherchons à plaire aux frères à juste titre, alors plutôt nous « réveillerons leur pure intelligence », leur disposition spirituelle, à l’amour, la foi et le zèle, aux bonnes œuvres. Ceci signifie que le mot plaire est employé ici dans un sens restreint.

Il ne nous est pas possible de plaire à tout le monde. Le sens de nos efforts devrait avoir comme but leur bien, selon que nous en avons l’occasion. Même s’ils ne sont pas des saints, nous devrions les « exciter » - les stimuler – « à l’amour et aux bonnes œuvres » dans la mesure du possible, et non pas à la colère, à la malice, au péché ou à tout autre chose indigne. Nous ne pouvons pas toujours réussir à plaire aux autres pour leur édification. Il peut y avoir des moments où, même les frères se sentiront mécontents plutôt qu’heureux de nos efforts pour les servir. Nous pensons cependant que si nous cherchons à leur plaire pour l’édification, nous efforçant d’exercer l’esprit de sobre bons sens, notre ligne de conduite recevra l’approbation et la bénédiction du Seigneur, qu’elle ait l’approbation des autres - même des frères - ou non.

Ainsi, que chacun de nous cherche à « plaire à son prochain, en vue du bien, pour l’édification ». Cette question de la condition de proximité dans nos liens s’étend, après nos frères, à nos propres familles. Bien entendu, pour ce qui a trait aux obligations terrestres et aux besoins temporels, nos familles ont le droit en premier, et sont nos prochains, très directs, selon la chair. Nous devrions chercher à leur plaire pour leur édification – chercher à leur faire du bien, comme cela est suggéré ici. Le même principe pourrait s’étendre, comme nous pouvons facilement le comprendre, au boucher, au boulanger, à l’épicier, etc. Il ne nous appartient pas de plaire à aucun de ceux-ci à leur détriment, ou de quelque manière que ce soit qui ne serait pas pour leur édification. Nous ne devons pas nous abaisser aux méthodes du monde. S’ils désirent raconter des histoires qui ne sont pas convenables, pas pures, nous ne devons pas nous joindre à eux. Si nous ne pouvons leur plaire par ce qui est bien, nous devons éviter un contact qui n’est pas nécessaire. Nous devons ne faire que du bien et seulement édifier.

LE MONDE RECONNAIT QUELQUE BIEN

Nous devrions nous efforcer d’être aussi agréables que possible envers chacun de nos prochains. Si nous les réprimandons de façon brutale, cela ne leur serait ni agréable, ni propre à les édifier. Il y a un moyen de faire un reproche approprié même aux personnes très mondaines. Les personnes du monde, dans leur ensemble, possèdent un niveau moral et religieux plus élevé que ce qu’elles veulent bien reconnaître. Même si extérieurement elles se moquent avec mépris, dans leur cœur elles reconnaissent ce qui est bien. Nous trouvons souvent des personnes impures dans leur propre vie, qui aiment la compagnie de ceux qui sont purs. Elles ont une certaine appréciation du bien, même si, étant souillées elles-mêmes, elles risquent de rendre impur tout ce qu’elles touchent.

Il ne conviendrait pas que nous nous attendions à pouvoir faire beaucoup de bien aux personnes du monde - tout au moins à ce que beaucoup de fruits soient généralement manifestés - au temps présent. Notre but devrait toujours être de plaire dans la mesure du possible, autant que la loyauté envers Dieu et la Vérité le permet. Nous ne devrions pas être de ces « grincheux », qui ont toujours quelque chose à redire à ceux du monde. Nous devrions plutôt laisser briller notre lumière, de sorte qu’ils puissent voir nos bonnes œuvres et ainsi « glorifier Dieu au jour de la [leur] visitation » (1 Pi. 2 : 12). Un esprit doux et bienveillant est la meilleure recommandation de la puissance de la Vérité que nous pouvons maintenant donner au monde. Les membres du peuple du Seigneur devraient faire preuve de bienveillance envers chaque homme - particulièrement dans l’Église, mais aussi envers tous ceux avec lesquels ils entrent en contact.

UNE PAROLE DE MISE EN GARDE

Disons ici que nous craignons que certains membres du peuple de Dieu, qui ont un époux ou une épouse qui n’est pas en harmonie avec la Vérité, ou qui est peut-être plus ou moins en harmonie mais non pleinement consacré(e) au Seigneur, commettent une erreur et peut-être empêchent, par leur exemple, le développement d’un plus grand intérêt chez leur conjoint. Si, par exemple, un mari est pleinement consacré alors que son épouse ne l’est pas, l’époux devrait exercer une grande vigilance afin que son zèle pour la Vérité ne le conduise pas à négliger son devoir d’aider à alléger les charges domestiques, etc., qui pèsent sur l’épouse. Le travail volontaire, les réunions, etc., ne devraient pas occuper son temps libre au point de lui faire oublier qu’il se doit tout spécialement de pourvoir aux besoins ou au bien-être de son épouse.

Nous craignons que quelques-uns aient été remplis d’amertume et empêchés d’accepter pleinement la Vérité, ou aient été conduits à s’y opposer à cause d’un manque de considération affectueuse et prévenante de la part du conjoint qui se déclare pleinement consacré au Seigneur. Si vraiment nous appartenons entièrement au peuple du Seigneur, notre foyer est le premier lieu où cela devrait se manifester. Tout le zèle déployé dans le service pour la Vérité en dehors de nos foyers ne nous dispensera pas des obligations que nous nous devons de remplir à l’égard de nos familles, et qu’elles sont en droit d’attendre. Remplir nos obligations constitue un véritable service pour la Vérité, et souvent des plus efficaces. S’il y a de véritables services qu’un époux peut et doit rendre à son épouse, aucun de ceux-ci ne devrait être négligé pour un autre service. Si l’épouse est disposée à assister à l’une des réunions, qu’il lui manifeste une appréciation de sa compagnie, et son plaisir de la voir venir.

La même règle s’applique à l’épouse consacrée. Du temps et un service personnel sont des exigences légitimes du mari ; et la femme devrait, à cet égard, exercer l’esprit de justice, d’amour et de sobre bon sens à cet égard, et ne pas donner à son conjoint le sentiment qu’il est oublié, qu’il n’est pas aimé, et qu’il est négligé à cause des nouveaux centres d’intérêt de sa femme. Le mari est le chef légitime du foyer. Il y a des devoirs qui sont des obligations pour chaque enfant de Dieu, et négliger ou ignorer ceux-ci peuvent causer un mal incalculable. Les vrais devoirs d’un mari, d’une épouse, d’un parent, ou d’un enfant ne sont jamais annulés quand nous nous donnons au Seigneur. Chaque saint consacré devrait, à travers la prière et par l’étude de la Parole et des moyens providentiels divins dans nos vies, chercher à discerner la volonté de Dieu nous concernant, de sorte que nous puissions être des « épîtres vivantes », qui glorifieront Dieu, et ne jetteront pas l’opprobre sur Sa cause ou sur notre propre profession de foi chrétienne.

NOTRE MISSION SPÉCIALE

La leçon pour tout disciple du Seigneur est que le devoir spécial attaché à sa charge, à sa vocation, à son appel actuel est de renoncer à nous-mêmes, de prendre notre croix et de suivre notre Maître (Matth. 16 : 24). Une forme de service qui, fréquemment, n'est pas discernée par les disciples du Seigneur est l'opportunité de renoncer à nos voies et plans personnels, à nos propres méthodes et préférences et d'accepter à leur place, dans l'intérêt de la paix, les plans et préférences des autres lorsqu'il ne s'agit que d'une simple question de choix personnel et quand nous croyons que la chose plaira au Seigneur aussi bien d'une manière que de l'autre. Nous pouvons, dans l'intérêt de la paix, sacrifier nos préférences aux désirs des autres si nous voyons qu'en agissant ainsi il peut en résulter quelque bien (Manne du 24 avril), à la fois pour celui qui renonce et pour celui qui fait l’objet de bienveillance et de la considération. Il s’agit de l’esprit d’amour, l’esprit du Maître.

Parmi les disciples de Christ, plusieurs d’entre eux ont hérité de diverses faiblesses contre lesquelles ils doivent mener un combat de toute une vie ; et ces faiblesses sont parfois de telle nature qu’elles affectent dans une certaine mesure les droits et le bien-être des autres aussi bien que les leurs. Et, à ce sujet, l’Apôtre nous donne le conseil suivant, « Or nous devons, nous les forts, porter les infirmités des faibles, et non pas nous plaire à nous-mêmes ». Ceci n’implique pas que nous ne devons pas leur faire des remontrances, ni nous efforcer de les aider à se débarrasser de leur infirmité. Nous devrions faire cela dans un esprit de douceur et de bienveillance tout en endurant humblement l’épreuve de notre patience. C’est leur bien que nous devons rechercher, et non pas principalement notre plus grand bien-être mental et physique. Nous devons leur plaire pour leur édification, non pas en ignorant simplement leur faute, comme si nous la considérions comme n’en étant pas une, mais si une opportunité convenable survient, en leur recommandant vivement et avec bienveillance de lutter contre elle, toujours en endurant humblement et patiemment l’inconfort que cela nous apporte.

Si cet esprit prévaut, l’Apôtre montre plus loin (1 Cor. 12 : 24-26) qu’il n’y aura « point de division dans le corps ». Car tous doivent avoir, les uns envers les autres, à la fois un soin et un amour mutuels - une attention qui cherche à encourager et à renforcer tout ce qui est bien, et à décourager, par notre exemple et quelquefois par une parole bienveillante, tout ce qui est inconvenant – et avoir un amour qui, de son manteau, recouvre une difformité et s’efforce de tenir secrète une faute plutôt que d’exposer le frère ou la sœur plus faible aux reproches des autres frères. Ainsi, dans la véritable Église de Christ, unie dans l’amour, la règle est que, si un membre souffre, tous les autres membres souffrent avec lui ; ou si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui et, dans une certaine mesure, partagent l’honneur ; exactement comme dans une famille terrestre lorsqu’un membre s’élève jusqu’à une distinction honorable, tous les membres de la famille participent à cet honneur et à cette joie.

LAISSEZ BRILLER VOTRE LUMIÈRE !

Pour obtenir un tel amour plein d’abnégation, combien est nécessaire l’esprit d’humilité, de douceur, de patience et de foi ! Les paroles du Maître sur cette même ligne de pensée sont très puissantes – « Si vous ne vous convertissez [de l’esprit de volonté personnelle et de l’esprit du monde vers l’Esprit de Christ] et ne devenez comme les petits enfants [dans l’humilité et la docilité], vous n’entrerez point dans le royaume des cieux » (Matth. 18 : 3). Cette Loi bénie de Christ, la Loi de l’amour, devrait régner en tous ceux qui ont pris le nom de Christ dans la consécration. Son influence bénie devrait irradier de nous, non seulement parmi les frères, mais au-delà aussi, vis-à-vis du monde, comme un témoignage convaincant de l’effet de la grâce de Dieu dans le cœur. Ainsi nous leur démontrerons que l’amour de Dieu, lorsqu’il est reçu dans une vie, apporte paix, harmonie et bonheur ; qu’il produit des maris généreux, dévoués et fidèles ; des femmes plus attentionnées, plus dévouées et plus tendres ; des enfants plus obéissants et plus aimants ; des voisins meilleurs, plus aimables ; et qu’il « apaise les esprits » dans toutes nos expériences, apportant une bénédiction en quelque endroit où il s’exerce.

Present Truth N° 479 - septembre-octobre 1965