Les paroles de notre texte font partie du dernier entretien de notre Seigneur aux douze avant Sa crucifixion. Lorsque Jésus dit, « celui qui a mes commandements », Il parle de celui qui a reçu Ses commandements et veut devenir Son disciple ; entendre ces commandements et les comprendre ne veut pas dire les recevoir. Beaucoup de personnes ne font pas cette distinction. Un grand nombre d'individus entendent les commandements de Jésus et y obéissent partiellement mais ne les reçoivent pas véritablement. Un engagement solennel avec le Seigneur est une chose très sérieuse ; ceux qui ne peuvent l'accomplir ne sont pas de véritables disciples, ils ne se sont pas remis entre Ses mains réellement et ils sont exposés à faire naufrage.
Nous pouvons avoir la connaissance de certaines bénédictions divines, mais si nous sommes engagés avec le Seigneur, nous devons accomplir entièrement notre contrat. Une personne qui se borne à dire : je ne veux rien faire de contraire à la volonté du Seigneur, je ferai tout ce qu'Il m'imposera, n'a pas une bonne disposition d'esprit pour entrer à l'école de Christ. Il faut franchir un certain nombre d'étapes si l'on veut entrer à l'école de Christ. Une personne peut visiter une école, mais cela ne lui confère pas le titre d'écolier, car il faut se soumettre aux conditions imposées, il faut accepter les règlements et la discipline qui règnent dans cette école.
LA LOI D'AMOUR DE NOTRE SEIGNEUR
L'Apôtre Paul nous dit : « Vous êtes non sous la loi, mais sous la grâce » ; le Seigneur nous dit cependant que nous devons observer Ses commandements. Comment pouvons-nous concilier ces deux pensées ? Nous devons faire une distinction entre la loi ou les commandements de Christ et l'alliance de la loi mosaïque à laquelle l'Apôtre fait allusion. Nous ne sommes pas soumis à la loi mosaïque qui exigeait une obéissance stricte en tous points de ceux qui voulaient en retirer les bénédictions promises, sinon ceux qui étaient sous la loi restaient soumis à la malédiction, à la mort adamique. Avec notre Seigneur Jésus, il en est autrement : Ses disciples, ceux qui ont déjà revêtu Sa robe de justification, doivent s'efforcer d'accomplir Ses commandements, de faire Sa volonté de tout leur cœur, et ils auront alors la vie éternelle par Lui. Le médiateur de l'alliance de la loi ne fut pas autorisé à prendre la plus petite disposition conciliante à l'égard des imperfections des Juifs.
Notre Seigneur parle ici de « commandements » au pluriel ; nous devons donc admettre que, par ces paroles, Il nous dit autre chose que ce qu'il nous enseigna ailleurs lorsqu'Il dit : « Je vous donne un commandement nouveau ». Notre Seigneur ne veut certainement pas non plus nous donner le sommaire des dix commandements de la loi, résumés comme suit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et ton prochain comme toi-même ». Nous croyons que notre Seigneur veut nous dire que celui qui reçoit Ses enseignements et qui veut Le suivre a ainsi fait la preuve de son amour pour Lui, et ce sont ceux-là que Jésus aimera. Nous pensons que les « commandements » dont il s'agit sont les enseignements généraux du Seigneur relatifs à tous les détails de la vie. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse de certains enseignements spéciaux, tels que ceux du cinquième chapitre de Matthieu où Il nous indique quelques qualités indispensables : la douceur, la soif de la justice, etc., ces dernières qualités ne sont pas des commandements.
L’AMOUR PREND PLAISIR À SERVIR
Les commandements de notre Seigneur ne renferment rien qui ressemble à de la contrainte, mais tous ceux qui L'aiment veulent Le servir. Dans les épîtres des Apôtres et dans l'Apocalypse, Jésus nous a montré sous des formes diverses ce qu'est la justice et ce qu'est l'amour. Tous ceux donc qui désirent être avec Jésus et régner avec Lui ont certainement le désir d'obéir à toutes les indications qui nous viennent de Lui. Ses commandements ne renferment rien d'arbitraire, ce sont simplement des énoncés de principes qui deviennent néanmoins pour nous des commandements. Pour tous ceux qui aiment Jésus, connaître Sa volonté, voilà la loi, leur désir ardent est de Le servir ; telle est, pensons-nous, la dispensation divine qui régit l'Âge de l'Évangile. Nous sommes en effet laissés à nous-mêmes sans qu'il nous soit dit : Tu feras ceci et tu ne feras pas cela, afin que nous puissions montrer le degré de notre attachement et de notre fidélité au Maître.
Des amis nous disent parfois : Pensez-vous que je serai rejeté par le Seigneur si je ne quitte pas l'église nominale ou si je n'accomplis pas le baptême symbolique d'eau ? Nous devons alors leur dire qu’ils ne comprennent rien du tout à ce sujet. Le Seigneur nous montre simplement quels sont nos devoirs et nos privilèges : ceux qui, maintenant, n'accomplissent pas la volonté du Seigneur avec joie font mieux d'y renoncer complètement : car les adorateurs que le Père demande sont ceux qui l'adorent en esprit et en vérité. Pendant l'Âge millénaire, par contre, le Seigneur gouvernera l'humanité à coups de verge d'une part et avec des bénédictions d'autre part; une obéissance absolue sera imposée à tous. Actuellement, le Seigneur nous dit : Voici quelle est ma volonté ! Il est aisé de lire entre les lignes si vous en avez le désir. Je ne vous impose pas une loi par un traité, mais Je vous offre une grande faveur ; si vous appréciez la valeur de ce privilège, devenez Mes disciples ; ne vous en glorifiez pas, mais montrez votre obéissance, et votre manière d'apprécier cette offre. Prenez une décision prompte et ferme. Je ne veux rien imposer à personne, mais je vous offre une perspective grandiose.
Le Seigneur saura reconnaître ceux qui savent estimer la valeur de Son offre magnifique, et quand Il viendra chercher Son Epouse ce sont ces derniers qui régneront avec Lui.