R 5517 (VP 485 p.82 2008 ou EB 39 p.309 1963)
LE CONTRÔLE DE LA LANGUE, UNE NÉCESSITÉ.
« Et je vous dis que, de toute parole oiseuse [inutile ou pernicieuse] qu'ils auront dite, les hommes rendront compte au jour du jugement » - Matthieu 12 : 36.

[Cet article est tiré des « reprints » de la Watch Tower, pp. 5517-5519 (15 août 1914). Des changements mineurs ont été faits afin de correspondre à notre style actuel, et plusieurs mots obscurs ont été remplacés. L'article fut écrit en ayant la Nouvelle-Création à l'esprit et devrait être lu à cette lumière, et dans le contexte de l'époque.].

Notre Seigneur s'adressait à quelques-uns des scribes et des Pharisiens qui essayaient de « Le surprendre dans [Ses] paroles » - de tirer profit des technicités de langage. Dans leurs efforts pour s'opposer à Lui, ces scribes et Pharisiens faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour Le décontenancer ou Le vaincre dans Son raisonnement, allant même jusqu'à employer des arguments auxquels ils ne croyaient pas vraiment. Ceci est un procédé très dangereux. Aussi juste dans sa totalité que notre cause nous paraisse, nous ne devons recourir à aucun abus de langage pour soutenir ce que nous croyons être la Vérité.

Peut-être ces Pharisiens s'étaient-ils dit entre-eux, « Nous devons employer des arguments frappants pour avoir le dessus sur ce Nazaréen. Lui-même utilise un langage fort. Nous devons tenir jusqu'au bout dans la controverse, et ne pas laisser voir que nous avons peur ». Mais cette position ne justifiait pas leur conduite. Puisque la justice est le fondement du Trône de Dieu, toute tentative pour l'emporter sur un autre, de quelque manière que ce soit, attirera certainement son propre châtiment.

D'après les commentaires que fit notre Seigneur à plusieurs reprises sur le sujet de la langue, nous comprenons qu'à Son époque il devait exister une condition sérieusement mauvaise parmi ceux avec qui Il était en contact. Les scribes et les Pharisiens Lui attribuaient une puissance malfaisante, et déclaraient qu'Il était l'instrument de Satan - que Satan parlait par Son intermédiaire, etc. D'abord, notre Seigneur leur déclara de manière générale qu'ils se séduisaient eux-mêmes. Plus tard, Il les réprimanda sévèrement et leur montra le sophisme de leurs arguments. En rapport avec notre texte, Il déclara que par leurs paroles ils seraient condamnés - seraient traités, corrigés en droiture et amenés à une véritable réformation, sinon ils périraient dans la Seconde-Mort.

LE POUVOIR DE LA LANGUE.

Les êtres humains sont les seules créatures terrestres qui peuvent parler - soit oralement, soit par écrit ou autrement. De plus en plus, le peuple de Dieu prend conscience de la sagesse de la déclaration de l'Apôtre Jacques qui dit que même si la langue n'est qu'un petit membre, néanmoins elle est la plus dangereuse de tous, parce qu'elle a la plus grande influence. Si un homme ne pèche pas avec sa langue, il est parfait (Jacques 3 : 2). Nous ne pouvons pas calculer les conséquences possibles de nos paroles. Cette influence peut même atteindre les extrémités de la terre. Donc, nous devons réfléchir soigneusement à ce que nous pouvons dire, afin de décider si nos paroles vont glorifier Dieu ou si elles vont Le déshonorer – si elles vont susciter des bonnes pensées et impulsions dans l'esprit des autres, ou si elles vont agiter ce qui est mal.

Dans Sa sagesse, Dieu jugea bon de nous créer de sorte que notre conduite d'aujourd'hui a beaucoup à voir avec notre caractère de demain. Ainsi donc, nous édifions ou détruisons continuellement le caractère. Il est bon que tous connaissent ce fait. Non seulement les gens du monde, mais aussi les chrétiens, devraient comprendre ce principe ; car les chrétiens sont maintenant à l'épreuve pour la gloire, l'honneur, et l'immortalité [écrit en 1914 - Trad.]. Par conséquent, en négligeant de peser soigneusement leurs paroles, ils pourraient perdre le grand prix pour lequel ils luttent.

LE JOUR DU JUGEMENT.

De façon à bien y mettre l'accent, notre Seigneur déclara que toute parole oiseuse - toute parole inutile - devrait être justifiée au jour de rendre des comptes. Pour l'Église, nous comprenons que les Écritures enseignent que ce jour de rendre des comptes est cet Âge de l'Évangile. Journellement nous sommes tenus d'aller à notre Père céleste et de dire, « Pardonne nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Non seulement nous devons rendre nos comptes quotidiennement, mais à la fin de notre course il y aura une évaluation générale. Par cela nous ne voulons pas dire qu'à la fin de notre course nous serons alignés et interrogés sur chaque parole de notre expérience, mais que tous ceux qui viennent en contact avec la Vérité édifient un caractère ou bien le détruisent, et que ce caractère, à la fin de la période d'épreuve, déterminera leur récompense. De même qu'un élève apprend chaque jour ses leçons et se prépare pour l'examen final de fin d'année, lorsque sa connaissance est soumise à un test général, ainsi en est-il pour les étudiants à l'école de Christ. Jour après jour, notre Maître S'occupe de nous ; mais à la fin de notre course, il doit y avoir une évaluation.

Sans aucun doute il existe en chacun de nous certaines choses que le Seigneur désapprouve ; car tous nous avons le trésor de la nouvelle disposition dans des vases de terre, et, par conséquent, nous ne pouvons faire comme nous le voudrions. Mais nous nous sommes engagés à servir le Seigneur et à être loyaux en faisant Sa volonté. Par conséquent, Il S'occupe de nous maintenant. Ce faisant, Il nous avertit que la langue est un membre très important de notre corps, et que nous devons être prudents quant à la façon dont nous l'utilisons ; car cela aura une portée sur la décision finale à la fin de cet Âge de l'Évangile, quand les comptes seront rendus. Alors il sera décidé si nous sommes dignes de l'honneur le plus élevé - le cohéritage avec notre Sauveur - ou si nous serons les serviteurs de cette classe, ou si nous serons indignes de la vie sur n'importe quel plan d'existence.

LA CALOMNIE DANS L'ESTIMATION DE NOTRE SEIGNEUR.

Mais il y a aussi une estimation pour nous maintenant. Notre Seigneur déclare que la langue est un membre tellement important qu'elle est une représentation de notre cœur plus précise que toute autre chose. La main peut faire une bonne action, pourtant le cœur peut être très différent de la main. En fait, la main peut ne pas exprimer du tout le véritable sentiment du cœur. Mais il est certain que la langue exprimera ce qui est véritablement dans le cœur. Donc, chaque jour nous construisons ou détruisons notre caractère avec nos paroles.

Il y a un esprit qui lance des paroles acerbes. Du point de vue du Seigneur, cela est un meurtre. Ainsi donc, à la fin de l'Âge judaïque, les scribes et les Pharisiens critiquèrent et calomnièrent notre Seigneur. Même si, d'après leur connaissance de la Loi, ils savaient qu'ils auraient à rendre compte de leurs actions, néanmoins ils ne se rendaient pas compte qu'ils seraient jugés par leurs paroles.

Ainsi en sera-t-il au Jour de Jugement du monde - le Millénium. Les humains seront tenus responsables pour l'œuvre de leurs langues. Mais alors ils auront une occasion plus favorable que s'ils étaient jugés maintenant ; des influences agiront alors, leur permettant un jugement plus prompt ; et, par conséquent, ils apprendront leurs leçons rapidement. Ils seront responsables de leurs paroles. Celui qui « ne l'a point connue ... sera battu de peu de coups » ; mais celui qui « a connu ... et n'a point » agi selon sa connaissance, « sera battu de plusieurs coups ».

DES MORS SPÉCIAUX POUR LA LANGUE.

Sous la pression d'une tentation soudaine, les membres du peuple du Seigneur, qui sont maintenant en jugement, peuvent impulsivement dire ce qui déplaît au Maître. Mais nous devons apprendre à ne pas parler sans réfléchir ; nous devons apprendre à mesurer nos propos. Puisque nous sommes des serviteurs de Dieu, nous devrions toujours faire attention à nos voies afin de rendre le meilleur service possible. Il ne nous faut pas seulement avoir la bonne volonté de faire ce qui est juste ; nous devons nous efforcer de brider notre langue. Quelles que soient les promesses, résolutions ou entraves que nous pouvons chercher à imposer à notre langue, elles peuvent être considérées comme des brides avec lesquelles nous sommes déterminés de nous assujettir entièrement nous-mêmes à la volonté de Dieu.

Aussi longtemps que Satan et son armée de démons sont en liberté, les membres du peuple du Seigneur feront bien de prendre garde à leurs voies, afin de ne pas pécher avec la langue. Satan et ses anges cherchent à renverser ceux qui se sont donnés au Seigneur et à les surprendre dans leurs paroles. Aussi, pendant que nous sommes en leur présence, nous devons être tout particulièrement sur nos gardes, afin qu'ils ne nous prennent pas au piège. Comme le dit le Psalmiste : « je garderai ma bouche avec une muselière pendant que le méchant est devant moi ».

Même si notre Seigneur déclara que les hommes auraient à rendre compte pour toute parole pernicieuse, néanmoins Il faisait allusion aux pensées derrière les paroles. C'était l'attitude du cœur qui L'affligeait. Il savait que l'attitude de cœur manifestée par les scribes et les Pharisiens leur causerait préjudice.

Au sein des membres du peuple du Seigneur, il n'est rien de plus important que le fait qu'ils devraient apprendre à être très justes. Alors qu'il est bien d'avoir de l'amour, d'être bon, généreux, c'est cependant la justice qui est le fondement même du caractère. Tout amour et toute bonté qui ne sont pas fondés sur la justice ne sont ni satisfaisants ni agréables au Seigneur. Dans ses relations avec les autres, un enfant de Dieu ne pensera pas : qu'est-ce que mon prochain me laissera lui prendre ? Mais, quels sont les droits des autres, et qu'est-ce que mon Père céleste aimerait que je fasse ?

Il est très naturel que l'on reconnaisse ses propres droits dans toutes les affaires, mais la nature déchue ne perçoit pas aussi rapidement les droits des autres. Par conséquent, l'une des leçons les plus importantes que le peuple du Seigneur ait à apprendre est de faire aux autres comme il aimerait qu'il lui soit fait - simple justice. Nous craignons que beaucoup parmi le cher peuple du Seigneur n'aient pas vraiment compris que l'obéissance aux lois qui gouvernent la nouvelle nature signifie de façon absolue la « Règle d'Or » de leur part envers tous les autres. Ils ne doivent pas faire aux autres ce qu'ils ne voudraient pas que les autres leur fassent. C'est le devoir de la Nouvelle-Créature d'assujettir le corps à un point tel que la justice régira toutes les actions et toutes les paroles et, autant que possible, toutes les pensées. On doit être juste dans ses pensées avant de pouvoir être véritablement juste dans ses agissements. Quiconque pense injustement agira injustement en dépit des efforts à faire le contraire.

LE TRÉSOR EMMAGASINÉ DANS NOTRE CŒUR.

Lorsque nous disons que l'Église se tient à la Barre du Jugement divin, sous l'inspection personnelle de notre Seigneur, et qu'à Son avis nos paroles sont un critère de jugement, nous ne pouvons que considérer très minutieusement les principes sous-jacents sur lesquels Il prendra Sa décision. Les paroles de notre Seigneur, relatées en Matthieu 12 : 34-36, indiquent que le cœur et la bouche sont soumis à un examen minutieux particulier. Comme il est donc nécessaire d'avoir une condition de cœur juste, afin que les paroles qui sortent de notre bouche soient acceptables par notre Seigneur et Rédempteur !

Selon la déclaration de notre Seigneur, le cœur est représentatif du caractère, et la bouche est l'indice révélateur de ce caractère. Le mot cœur est parfois employé dans les Écritures dans le sens du mot esprit. C'est de l'abondance de l'esprit que la bouche parle. Du trésor de son esprit un homme bon produit de bonnes choses. Mais, par nature, tous les humains sont pécheurs donc par nature tous sont méchants dans une certaine mesure. Dieu n'approuve aucun de ceux qui sont sous la peine de mort. Néanmoins il y a ceux parmi la race condamnée d'Adam qui sont relativement bons - ceux qui, malgré les imperfections sous lesquelles ils sont nés, les souillures de leur nature déchue, sont désireux d'être en harmonie avec Celui qui est infiniment bon.

Nous ne trouvons rien dans les passages des Écritures qui soutienne la doctrine de la dépravation totale - qui implique qu'il n'y a absolument rien de bon dans la nature humaine. Bien que personne ne soit parfait, cependant, certains ont au moins une bonne volonté, des bonnes intentions. De tels caractères supérieurs des temps anciens sont représentés par les Anciens Dignes - Abel, Énoch, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, les prophètes d'Israël, etc., qui démontrèrent pleinement leur obéissance à Dieu et leur loyauté aux principes de droiture.

LA CLASSE APPROUVÉE DE DIEU.

Pendant cet Âge de l'Évangile aussi, il existe des gens qui sont bons. Dans les pays païens, aussi bien que dans les pays chrétiens, il y a ceux qui sont bien disposés, bien intentionnés, pas malveillants, qui ne cherchent pas à faire le mal, mais s'efforcent de faire le bien. Afin d'obtenir l'approbation divine dans cet Âge, toutefois, il faut être l'un de ceux qui viennent au Père par Jésus ; car personne d'autre n'est accepté de Dieu. Le Père ne recevra personne dont le cœur n'est pas sincère, qui n'a pas de bonnes intentions, qui ne manifeste pas de loyauté envers Lui et les principes de justice.

Par conséquent, ceux dont nous avons raison de croire qu'ils sont acceptés de Dieu, engendrés du saint Esprit, ne sont plus considérés comme des « enfants de colère, comme les autres », mais comme la famille de la foi. Malgré les faiblesses de leur chair, ils ont le cœur bon ; autrement Dieu ne les accepterait pas. Il y a en eux un conflit permanent entre la nouvelle volonté et les désirs de la chair.

Lorsque nous en venons à considérer ceux qui sont bons de cœur, nous trouvons que tous ont des corps imparfaits - certains plus que d'autres. Abandonnerons-nous la lutte pour le prix parce que nous ne pouvons pas agir parfaitement ? Non ! L'Eternel nous assure qu'Il regarde au cœur, pas à la chair ; qu'Il a pourvu un arrangement très miséricordieux par notre Seigneur Jésus grâce à qui nos imperfections sont lavées. « Le sang de Jésus-Christ son Fils nous purifie de tout péché ». Donc, tous Ses enfants peuvent venir avec courage au Trône de Grâce céleste, pour y obtenir miséricorde et aide à tout moment de besoin.

COPEAUX OU DES POMMES – LESQUELS ?

Les bonnes choses provenant du trésor du cœur d'un homme bon seront ces choses qu'il a emmagasinées de temps en temps. Comme le Psalmiste dit de l'homme pieux qu'il « a son plaisir en la loi de l'Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit ». Et de lui-même il déclare, « mes yeux ont devancé [anticipé] les veilles de la nuit pour méditer ta parole », loi, préceptes - l'esprit, le but de cette loi, pas seulement l'apparence extérieure. Ainsi devrions-nous méditer sur l'esprit de la loi de Dieu. Le sentiment de notre cœur devrait être le désir d'obtenir le plus possible l'esprit divin sur tous les sujets. Tous ceux qui brûlent d'être en harmonie avec Dieu et d'acquérir la ressemblance à Son caractère méditeront sur les choses qui sont bonnes, pures, saintes (Ps.1 : 2 ; 119 : 148 ; Phil. 4 : 8).

Pendant que l'on réfléchit sur les choses qui sont bonnes, l'esprit s'enrichit de ce qui est bon. Là où il y a une bouche prête à parler de ce qui est mal, il y a une disposition malveillante - un esprit dans lequel le mal a été emmagasiné. Tout ce qui a été enregistré dans l'esprit dominera et sera sûrement proféré. Un mauvais trésor se manifestera, malgré tous les efforts pour le cacher ; et c'est de la même manière qu'un bon trésor se manifestera ; car l'esprit ne peut contenir qu'une certaine mesure (Luc 6 : 45).

Un père vit son fils en train de lire un roman. Il savait que son fils avait l'habitude de lire ce genre de choses. Appelant le garçon, il dit : « Jean, j'aimerais que tu enlèves les pommes de ce panier, et qu'ensuite tu ailles dans la remise à bois et que tu remplisses ce panier de copeaux ». Le fils fit ce qui lui avait été ordonné. Quand il revint, le père dit : « Maintenant mets-y les pommes ». Le fils répondit qu'il ne pouvait pas le faire, parce qu'il n'y avait pas assez de place dans le panier pour les copeaux et les pommes. Alors le père dit : « C'est exactement ce que tu es sur le point de faire avec ton esprit. Tu as rempli ton esprit de copeaux ; et quand tu essaieras d'y mettre les pommes, il n'y aura pas de place ». Il en est ainsi pour chacun de nous. Si nous remplissons notre esprit de plaisanteries, de paroles insensées, etc., nous serons incapables de le remplir avec les choses du saint Esprit (Éph. 5 : 1-7).

Beaucoup parmi le peuple de Dieu trouvent que, alors que leur cœur est bon, il existe dans leur chair une tendance vers certaines choses qui ne sont pas satisfaisantes. Aussi, il y a une lutte continuelle entre la chair et l'esprit, quant à savoir si le trésor emmagasiné se composera de copeaux ou de pommes, pour ainsi dire. Il revient à chaque Nouvelle-Créature de décider ce qui remplira son esprit - quel genre de société elle choisira, où elle ira, ce qu'elle lira, à quel genre d'influences elle sera soumise, à quel genre elle résistera, etc. Si, dans le passé, elle a, dans une mesure quelconque, gardé soigneusement des mauvaises choses, elle devrait maintenant essayer de s'en débarrasser. Si son esprit a été rempli de plaisanteries et de frivolités, choses non appropriées pour l'enfant de Dieu, elle devrait s'efforcer de les chasser.

COMMENT LE CARACTÈRE EST ÉDIFIÉ.

Finalement, il existe un rapport entre cette mise en réserve d'un bon trésor dans notre esprit et ce dont notre Seigneur parlait quand Il dit : « Amassez-vous des trésors dans le ciel ». En amassant un trésor dans notre esprit et notre cœur, nous édifions notre caractère. Quiconque entre dans la maison d'un homme et voit ce qu'il a amassé en matière de trésors peut aisément deviner dans quelle direction l'esprit de cet homme penche. Ses préférences témoignent de son caractère. Il en est donc ainsi pour chacun de nous ; les choses que nous cultivons sont un indice de notre caractère.

Lorsque nous en viendrons à rendre nos comptes en tant que Nouvelles-Créatures, le caractère déterminera si nous serons estimés dignes de faire partie du Petit Troupeau élu du Seigneur. Seuls ceux qui ont amassé le trésor d'un caractère comme celui du Seigneur Jésus-Christ, notre Modèle, seront dignes d'un héritage dans le Royaume des cieux. Par conséquent, notre destinée éternelle sera décidée par la manière dont nous utilisons maintenant notre esprit, et par les pensées que nous amassons à présent. Quiconque cultive de bonnes pensées recevra une bénédiction, non seulement dans la vie présente, mais à travers tout l'avenir.

Notre premier souci doit donc être pour le cœur - que ses affections et dispositions puissent être entièrement sous le contrôle de la grâce divine ; que tout principe de vérité et de droiture puissent y régner; que la justice, la miséricorde, la bienveillance, la douceur, le contrôle de soi, la foi, la bonté envers les frères, l'amour, la révérence suprême pour Dieu et pour Christ, et un amour fervent pour toutes les beautés de la sainteté, puissent être fermement fixés comme principes dominants de vie. Si ces principes sont établis dans le cœur, nous n'aurons pas de difficulté à contrôler notre langue ; car du bon trésor de notre cœur, la bouche prononcera des paroles de vérité, de modération, de sagesse et de grâce.

P.T. N° 699 - Été 2002