À Son Premier Avènement, Jésus vint à la nation juive qui était une maison de serviteurs en relation d’alliance avec Dieu. A ceux-ci devait être accordé le premier privilège de devenir fils de Dieu (Jean 1 : 11, 12), et leurs bénédictions devaient être proportionnelles à leur preuve de fidélité à la lumière qu’ils recevraient. Avant qui ils puissent devenir fils de Dieu, cependant, il était nécessaire que Jésus devînt leur Rédempteur, qu'Il fît réconciliation pour leur iniquité et qu'Il leur ouvrît ainsi le chemin. Ceci, Il était venu pour le faire, mais Il ne l'avait pas encore fait. Quiconque viendrait à la connaissance des desseins et arrangements divins, et agirait en harmonie avec eux, serait affranchi, serait libéré de la condamnation (provenant des conséquences des faiblesses de sa chair) reposant sur lui en tant que Juif, et serait amené en plein accord avec Dieu.
Nous pouvons voir que ce grand privilège signifiait en outre quelque chose de plus que tout ceci. Il signifiait quelque chose de plus élevé encore - l'héritage même avec le Messie. Mais toutes ces choses étaient un mystère caché jusqu'alors. Jusqu'à cette époque elles ne furent connues que par notre Seigneur Lui -même ; elles Lui furent rendues claires parce qu'Il avait été engendré du saint Esprit de Dieu (Matt. 3 : 16). Beaucoup de choses étaient difficiles à comprendre. Jésus parlait en paraboles, en termes obscurs, dans ce but même de rendre le Chemin de vie alors ouvert un « chemin étroit ». Nous lisons aussi dans les Écritures que plusieurs disent des paroles prononcées par le Maître : « Cette parole est dure ; qui peut l'ouïr » ? (Jean 6 : 60). Qui pourrait croire en elle ?
La parole dure à laquelle il est fait particulièrement allusion était que la chair de Jésus était « en vérité, un aliment » et Son sang « en vérité, un breuvage », et qu’en mangeant et en buvant de ceux-ci, ils pouvaient gagner la vie éternelle. Et ainsi nous lisons qu'après cela, beaucoup Le quittèrent et abandonnèrent l'idée d'être Ses disciples, tant ils étaient aveuglés concernant leurs propres intérêts les plus élevés. Au lieu de poursuivre patiemment, ils dirent, tout ceci n'est que stupidité ! Nous ne comprenons pas !
Jésus anticipait cette condition de choses lorsqu'Il leur adressa ces mots. Il voulait les mettre sur leur garde. C'était comme s’Il voulait dire, vous avez déclaré que « jamais homme ne parla comme cet homme ». Vous avez déjà entendu des paroles très différentes des paroles prononcées par les scribes et les Pharisiens. A présent persévérez, tenez bon un petit moment encore. Si vous voulez faire cela, vous saisirez la situation au temps convenable. Exercez la foi - exercez la patience. Vous avez commencé à porter de l’intérêt à ces choses, et lorsque vous deviendrez pleinement Mes disciples, vous obtiendrez la connaissance de la Vérité. Et cette Vérité vous affranchira ; elle vous donnera toutes les bénédictions et les privilèges qui viennent aux enfants de Dieu. Grandement bénis furent les Juifs comparativement peu nombreux, les vrais Israélites (Jean l : 47) qui prirent garde au sage conseil du Maître !
Ces paroles de Jésus ne s'adressaient pas spécialement aux douze Apôtres, mais aux Juifs en général, qui étaient attirés par sympathie. Nicodème fut peut-être un de ceux-là ; il avait tendance à trébucher sur les choses spirituelles – il ne pouvait pas voir comment un homme pouvait naître de nouveau (Jean 3 : 1 à 9). Le saint Esprit n'était pas encore donné, nous lisons « parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié » (Jean 7 : 39). St. Paul nous dit que « l'homme animal [ou naturel - Trad.] ne reçoit pas les choses qui sont de l'Esprit de Dieu, car elles lui sont folie, et il ne peut les connaître parce qu'elles se discernent spirituellement » (1 Cor. 2 : 14).
Cependant quelques-uns virent suffisamment en Jésus pour être attirés par Lui et s'y attacher. Ceux-ci, en toute honnêteté de cœur disaient : Sûrement, Ses paroles sont vraies et Ses critiques concernant notre nation sont vraies. Nous ne voyons pas comment Il a accompli ces prophéties ; mais Il nous dit, tenez bon et vous comprendrez plus tard. Et quelques-uns tinrent ferme en effet – « plus de cinq cents frères » (1 Cor. 15 : 6). Comme Jésus l'avait promis, ils reçurent le privilège de devenir de vrais disciples.
LES BÉNÉDICTIONS COMMENCÈRENT À LA PENTECÔTE.
Lorsque vint la Pentecôte, le Père céleste reçut tous ceux qui avaient persisté dans la Parole de Jésus, et ils furent engendrés du saint Esprit dans la famille spirituelle du Seigneur. Alors ils commencèrent à discerner les choses profondes de Dieu - ils furent éclairés [ou illuminés - Trad.]. Toute la lumière ne vint pas d'un seul coup, mais ils progressaient en elle au fur et à mesure que les jours et les années passaient. Ils étaient en vérité de vrais disciples de Christ - des disciples de Jésus tels que le Père prit plaisir à les reconnaître. Ils étaient non seulement libérés de la condamnation de l'Alliance de la Loi, mais affranchis de la condamnation du péché et de la mort. Ils reçurent une nouvelle volonté, une nouvelle mentalité (mind), et le saint Esprit leur révéla « les choses profondes de Dieu » (1 Cor. 2 : 10).
Dans Sa prière au Père, notre Seigneur dit : « Sanctifie-les par ta vérité, ta parole est la vérité » (Jean 17 : 17). Par le mot vérité Jésus faisait ici allusion à la révélation par le Père de Son divin Plan au moyen du saint Esprit ; et l'influence sanctifiante viendrait par la connaissance de cette Vérité, reçue dans un cœur honnête. Cette sanctification, ou cette mise à part, strictement parlant, commença avec la bénédiction de la Pentecôte, et continue encore à opérer. Et cette sanctification progresse aussi longtemps que l'individu permet à la Vérité d’exercer l'influence qu'elle est destinée à avoir dans sa vie. Nous constatons une différence entre notre texte et le texte précité. Dans le dernier cas, il s’agit de la Parole de l'Eternel [Jéhovah], et dans le premier, de la Parole de Jésus. Jésus dit : Si vous persévérez dans Ma Parole, vous ferez de plus en plus connaissance avec le Père céleste, et vous connaîtrez Sa volonté, Son chemin, Sa méthode ; ainsi vous connaîtrez Sa Parole. Toutes choses accomplissent Sa volonté – la volonté du Père - et en discernant et en faisant la volonté du Père, le processus de sanctification suivra. Jésus déclare à tous : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14 : 6). Je suis le Seul par qui vous pouvez venir au Père et devenir Ses fils ; et si vous demeurez en Moi, vous atteindrez le grand but désiré.
LE CANAL DE TOUTES NOS BÉNÉDICTIONS.
Nous remarquons que Christ est la suffisance dont Dieu nous a pourvus à tous égards. « Or, vous êtes de Lui dans le Christ Jésus qui nous a été fait Sagesse de la part de Dieu, et Justice [justification] et Sainteté [Sanctification], et Rédemption [Délivrance] » (1 Cor. l : 30). Nous recevons d'abord en étudiant Son œuvre de sacrifice en notre faveur la sagesse, l'instruction et la direction nécessaires par lesquelles nous pouvons, grâce à Son mérite, venir au Père. Et Il est notre Sagesse tout au long du chemin. Le Père céleste avait un plan glorieux dès avant la fondation du monde ; il en fut fait allusion en Eden, juste après la chute. Au temps marqué Il donna une information complémentaire de ce Plan par l'intermédiaire d'Enoch et d'Abraham, et plus tard encore par Moïse et les Prophètes. Mais la manière dont le monde devait en bénéficier demeura bien cachée et conservée bien secrète.
Le chemin de vie ne fut pas ouvert et manifesté avant que Jésus ne vînt. « Mais qui a été manifesté maintenant par l'apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a annulé la mort et a fait luire la vie et l’immortalité par l'évangile » (2 Tim. l : 10 - v. Cr.). L'essence de l'Évangile ne fut même jamais exprimée, encore moins connue avant que Jésus ne vînt. L'Apôtre Paul déclare que ce grand salut : « Qui ayant commencé par être annoncé par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l'avaient entendu » (Héb. 2 : 3). Notre Seigneur commença à en parler ; mais le secret de l'Évangile, son Mystère, ne fut pas entièrement révélé jusqu'après la Pentecôte. Ce ne fut qu'après que Jésus fut engendré de l'Esprit Saint qu'Il commença à le comprendre Lui-même clairement - ce n'est donc qu'à ce moment-là qu'Il commença à montrer le chemin de la vie et de l'immortalité. Et même alors, Ses paroles étaient exprimées en paraboles, et ce ne fut pas avant que Ses disciples fussent engendrés de l'Esprit Saint qu'ils purent saisir et pénétrer dans « les choses profondes de Dieu ».
JÉSUS, NOTRE JUSTICE.
En plus d'être notre sagesse, Jésus devint notre Justice. Il couvre nos péchés. Il nous impute Sa propre justice, le mérite de Son propre sacrifice. Et cette imputation nous amène à cette condition de justice [droiture – Trad] complète - non réelle, mais considérée comme telle, que Dieu est heureux de reconnaître dans la voie qu'Il a préparée.
Notre Seigneur ne devient pas la Justice de tout le monde. Il ne devient pas pleinement la Justice même de ceux qui prêtent quelque attention à Sa Parole et qui croient en Lui comme leur Sauveur, et parviennent ainsi à la justification à l'essai, mais uniquement de ceux qui, en outre, arrivent au point de soumission complète (consécration) à la volonté du Père. Dès que le Royaume sera instauré sur terre, d'autres viendront à Lui et parviendront à la justification réelle. Mais seuls ceux qui viennent à Lui au cours du Haut-Appel de l'Âge de l'Évangile, pour marcher sur Ses traces, pouvaient obtenir une justification par la foi vitalisée.
JÉSUS, NOTRE SANCTIFICATION.
Le degré de consécration de la part de ceux qui deviennent des disciples de Jésus est aussi appelé dans les Écritures sanctification. Mais ce n'est pas la sanctification finale qui nous vient par Lui. Dieu dit : « Sanctifiez-vous vous-mêmes, et je vous sanctifierai », c'est-à-dire, « Mettez-vous à part vous-mêmes, et ensuite je vous mettrai à part ; je vous mettrai à cette place où vous désirez venir ». Ainsi, pour chacun de nous qui venons au Père par Lui, Jésus devient non seulement notre Justification, mais par Lui nous obtenons aussi la Sanctification - la mise à part complète pour la justice [ou droiture -righteousness - Trad.] et la Sainteté. Nous sommes acceptés en Lui, et Sa grâce et Son plaidoyer nous permettent d’atteindre une sanctification complète et finale. Dieu nous met à part en nous accordant de Son Esprit Saint et en faisant de nous des participants en perspective du Royaume.
JÉSUS, NOTRE DÉLIVRANCE.
Ceux des élus de Dieu qui font des progrès satisfaisants obtiendront à la résurrection la délivrance complète du péché et de toutes les imperfections de la chair, par la puissance de la résurrection. Christ devient ainsi notre Délivrance. En toutes choses, Christ est le centre ; ce n'est que par Lui que nous pouvons obtenir ces bénédictions. Bien que ce soit le Père qui les accorde, elles sont données par le moyen de Son Fils qui est le Représentant du Père. Jésus reçut l'Esprit du Père et Il l’a répandu sur nous.
« Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus [d'entre les morts] nous ressuscitera aussi par Jésus » (2 Cor. 4 : 14 – voir note D.) ; ce qui signifie que Jésus sera l'Agent actif (Jean 5 : 28,29). Cependant il existe certains traits du Plan Divin que Jésus accomplira en Son propre nom ; par exemple, la bénédiction et l'élévation du monde pendant « les temps du rétablissement de toutes choses » (Actes 3 : 21). Bien que le Père soit l'Auteur du Plan tout entier, cependant ces bénédictions viennent au monde exclusivement par le moyen du sacrifice du Fils. Christ exécutera le travail de l'Âge millénaire, et remettra ensuite les humains au Père.
Cependant Son œuvre pour l'Église est différente : la chose particulière que l'Église reçoit plus directement du Fils est la justification. Toutefois cette justification est celle du Père, et ce n'est pas une justification réelle, mais une justification imputée. C'est un arrangement spécial de la part du Père afin que nous puissions accéder à Sa faveur maintenant en avance sur le monde.
Notre Dieu est un Dieu merveilleux, et Son grand Plan des Âges est merveilleux au-delà de toute expression ! Nos cœurs se réjouissent que nos yeux aient été oints pour discerner ces glorieuses choses qui sont cachées à beaucoup durant cet Âge de l'Évangile, sachant que tous les yeux aveugles seront alors ouverts, et que toutes les oreilles sourdes seront faites pour entendre !
« ILS DÉTOURNENT LEUR ATTENTION DE LA VÉRITÉ ».
La prédication du Seigneur a toujours produit deux effets opposés sur les multitudes de tous genres qui L'entendaient ; Il attirait une classe et repoussait l'autre. Ceux qui étaient remplis d'orgueil et de vanité, et qui préféraient l'obscurité à la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises, et parce qu'ils se rendaient compte que s'ils admettaient la lumière de la Vérité, ils devraient obligatoirement y conformer leur caractère. Tous ceux-là étaient repoussés par les enseignements de Christ. Et si le Seigneur avait entrepris le travail du ministère selon les méthodes appliquées aujourd'hui, dépendant du soutien de la bonne volonté et des contributions des personnes, ce soutien aurait été souvent très maigre, ou tout au moins très variable.
A certaines occasions des multitudes reçurent Son témoignage, mais plus tard L'abandonnèrent, ne marchant plus avec Lui, car Il continuait à exposer vigoureusement les leçons de la Vérité divine (Luc 4 : 14-29). Parfois, les multitudes s'accrochaient à Ses enseignements et « s'émerveillaient des paroles de grâce qui sortaient de Sa bouche », cependant encore et toujours beaucoup L'abandonnèrent jusqu'à n'en rester qu'une simple poignée (Jean 6 : 60-69).
Quelle consternation s'en suivrait dans les diverses églises d'aujourd'hui, si les prétendus pasteurs de l'Évangile suivaient l'exemple du Maître en déclarant de la même manière tout le conseil de Dieu ! Comme ils deviendraient bien vite impopulaires et seraient accusés de détruire les églises ! Les congrégations des grands temples modernes voués ostensiblement au service de Dieu et aux enseignements de Christ, ne supporteraient pas cela. Ils vont là où on les distraits par des discours agréables et éloquents prononcés par des hommes titrés qui connaissent probablement les goûts et les idées de l'assemblée, et prêchent pour lui plaire. Ils sont tout à fait consentants de payer pour ce qu'ils veulent, mais ils ne désirent pas la Vérité.
Ceux qui ne suivirent le Seigneur que pour une courte durée, et Le quittèrent ensuite, cessèrent alors bien entendu d’être Ses disciples, et ne furent plus reconnus par Lui comme tels. Un disciple est un élève, un étudiant ; et quand un homme cesse d'être un étudiant et un disciple de Christ, le Grand Professeur, il n'est plus Son disciple. Ceci fut très manifeste lorsque notre Seigneur fut présent, et lorsque Son nom était un nom d'opprobre parmi les hommes ; mais plus tard, quand Il se retira, et que Ses doctrines furent, sans scrupules, mêlées aux philosophies humaines dans une mesure telle qu'elles furent dépouillées de tout reproche et rendues réellement sans valeur, alors les hommes en général commencèrent à prétendre être Ses disciples. Ce fut longtemps après que Ses doctrines eurent été largement rejetées.
LA RÉCOMPENSE DE LA VRAIE QUALITÉ DE DISCIPLE.
L'expression du Seigneur « Alors vous êtes vraiment mes disciples », implique une distinction entre les disciples réels et les disciples purement et simplement de nom. Et puisque nous désirons continuer d'être de sincères disciples de Jésus, notons bien la condition expresse : « Si vous persévérez dans ma parole, alors vous êtes vraiment mes disciples ». L'hypocrisie de la simple qualité nominale de disciple est en abomination à l'Éternel.
C'est une chose bénie de faire les premiers pas dans la vie chrétienne – acceptant Christ comme notre Rédempteur et Seigneur, et nous abandonnant pleinement au Père par Lui. Mais la récompense dépend essentiellement de notre persévérance dans Sa Parole, dans l'attitude de vrais disciples. La disposition de l'orgueil humain est de s'écarter de la simplicité de la Vérité divine et de découvrir de nouvelles théories et philosophies bien à nous, ou de fouiller dans celles des autres qui veulent être considérés comme sages et grands à la vue des hommes.
La récompense de la qualité de disciple persévérant est : « Vous connaîtrez » - non pas, vous serez « apprenant toujours et ne pouvant jamais parvenir à la connaissance de la vérité » (2 Tim. 3 : 7). Voici l'erreur que font beaucoup : négligeant de persévérer dans la Parole du Seigneur, ils se plongent dans diverses philosophies humaines qui ignorent ou faussent la Parole de l'Éternel et avancent des théories opposées. Pour ceux qui recherchent la Vérité parmi ces théories humaines, il n'existe aucune promesse qu’ils ne puissent jamais la trouver, et ils ne la trouvent jamais.
On trouve la Vérité divine uniquement dans les canaux divinement désignés - notre Seigneur, les Apôtres et les Prophètes. Persévérer dans les doctrines exposées dans les écrits inspirés des Prophètes et des Apôtres, étudier et méditer sur celles-ci, croire implicitement en elles et y conformer fidèlement nos caractères, est ce qui est impliqué dans le fait de persévérer dans la Parole de l'Éternel. Et cela est entièrement compatible avec la mise en garde de tous les assistants que le Seigneur a suscités de parmi nos frères, comme les énumère l'Apôtre Paul (Eph. 4 : 11-15 ; 1 Cor. 12 : 28). Le Seigneur a toujours suscité et suscitera jusqu’à la fin de tels aides pour l'édification de Ses consacrés qui Le suivent ; mais c'est le devoir de chacun d'éprouver avec soin leurs enseignements par la Parole infaillible (Actes 17 : 11 ; 1 Thess. 5 : 21 ; l Jean 4 : l ; Esaï 8 : 20).
Si nous persévérons de cette manière dans la Parole de l'Éternel comme des disciples zélés et sincères, vraiment : « nous connaîtrons la vérité », nous serons « affermis dans la vérité présente [la vérité du temps convenable] », et « enracinés et édifiés dans la Vérité » ; nous serons affermis dans la foi et capables de donner raison de l'espérance qui est en nous ; pour « combattre avec ardeur pour la foi qui fut transmise une fois aux saints »; pour « combattre un bon combat » ; pour « témoigner une belle confession » et pour fermement « endurer les souffrances comme un bon soldat de Jésus Christ », même jusqu'à la fin de notre lutte (2 Pi. 1 : 12 ; Col. l : 23 ; 2 : 7 ; l Pi. 5 : 9 ; 3 : 15 ; 1 Tim. 1 : 18 ; 6 : 13 ; 2 Tim. 2 : 3).
Nous n'arrivons pas à la connaissance de la Vérité d'un seul bond, mais d'une manière graduelle, pas à pas, nous sommes conduits dans la Vérité. Chaque pas assure un progrès certain conduisant à un terrain plus favorable pour d'autres acquisitions à la fois de connaissance et d'affermissement de caractère. La Vérité ainsi acquise, degré par degré, devient un pouvoir sanctifiant, produisant dans notre vie ses fruits bénis de justice, de paix, de joie dans l'Esprit Saint, d'amour, de mansuétude, de foi, de patience et chaque autre vertu et grâce que le temps et la culture amènent à une glorieuse maturité.
Non seulement les vrais disciples connaîtront ainsi la Vérité et seront sanctifiés par elle, mais notre Seigneur disait également « la vérité, vous affranchira ». Ceux qui ont reçu la Vérité savent par expérience bénie quelque chose de son pouvoir libérateur. Dès que la moindre mesure de celle-ci est reçue dans un cœur bon et honnête, elle commence à abattre les entraves du péché, de l'ignorance, de la superstition et de la crainte. Ses rayons qui guérissent pénètrent dans les plus sombres recoins de notre cœur et de notre esprit, et ainsi fortifient l'être entier ; ils raniment même notre corps mortel.
« L'ENTRÉE DE TES PAROLES ILLUMINE » [Ps. 119 : 130].
Le péché ne peut soutenir la lumière de la Vérité, et ceux qui continuent de vivre dans le péché alors qu'une quantité suffisante de lumière a été reçue pour manifester sa difformité doivent inévitablement perdre la Lumière parce qu'ils n'en sont pas dignes. L'ignorance et la superstition doivent disparaître devant cette Lumière. Et quelle réalisation bénie d'être ainsi libéré ! Des millions, cependant, subissent encore l'influence aveuglante de l'erreur. Sous ses tromperies, ils craignent et révèrent quelques-uns des plus vils instruments de Satan pour leur oppression et leur dégradation, parce que ceux-ci prétendent hypocritement être désignés par Dieu ; et ils ont été amenés à craindre Dieu tel un tyran vindicatif, livrant la vaste majorité de Ses créatures à une éternité de tourment. Nous qui avons reçu la Vérité, sommes réveillés de cet horrible cauchemar, et l'esclavage de Satan sur nous est brisé. La Lumière a dissipé notre obscurité. Dieu Merci !
Nous sommes affranchis, en outre, de l'angoisse que nous voyons désormais sur le monde entier, car les grands systèmes civils et ecclésiastiques qui ont si longtemps trompé le monde sont en train d’être terriblement ébranlés (Luc 21 : 25, 26). Les gens réfléchis qui ne saisissent pas le Plan de Dieu sont dans la crainte de l'issue possible de l'anarchie et de la terreur ; leur alarme s’accroît tandis que nous approchons de l'apogée redoutable du grand Temps de Détresse dans le monde (Dan. 12 : 1 ; Matt. 24 : 21), point culminant vers lequel nous avançons rapidement.
Pourtant, au milieu de tout cela et avec la plus complète assurance de la Parole infaillible de Dieu quant aux terreurs du conflit que traverse le monde en ce moment, les vrais disciples de Christ qui demeurent dans Sa parole ne sont pas effrayés mais se réjouissent, car ils savent que le but de Dieu en permettant cette violente tempête de détresse est d'éclaircir l'atmosphère morale du monde, et qu'après l'orage, viendra, par Sa Providence, une paix durable. Instruits dans la Vérité, ils discernent les nécessités de la situation, et ont confiance en la Providence divine qui peut même tourner la colère de l'homme à Sa louange et fait concourir toutes choses pour le bien.
Promesses bénies ! – « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira ». Ayant reçu cette merveilleuse faveur de l'Éternel, ne persévérons-nous pas en elle, en ne prêtant pas attention aux doctrines séduisantes, mais en produisant les fruits bénis de cette faveur dans notre vie ? Et ne lui serons-nous pas fidèles en toutes circonstances, la défendant contre toutes les attaques et en supportant son blâme ? Prouvons notre appréciation de la glorieuse Lumière par notre loyauté, travaillant à notre salut avec crainte et tremblement « car c'est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire selon son bon plaisir » (Phil. 2 : 12, 13). (B.S. N° 422)