Le prophète Jérémie emploie ici une comparaison très énergique. Il avait dans son cœur un zèle ardent, un sentiment consumant de l'importance du message donné à lui pour être répandu. La proclamation qu'il avait faite antérieurement de la Parole de Dieu concernant Israël avait été si méprisée et rejetée qu'il en était devenu découragé. Il déclara lui-même : « La Parole de l'Éternel m'a été à opprobre et à moquerie tout le jour. Et j'ai dit : Je ne ferai plus mention de lui et je ne parlerai plus en son nom. Mais elle a été dans mon cœur comme un feu brûlant, renfermé dans mes os ; et je fus las de la retenir, et je ne l’ai pu » (Jér. 20 : 8, 9). Son message devait être proclamé. L’Éternel lui avait donné des instructions pour qu’il annonce à Israël qu'il était sur le point d'être abandonné aux mains de ses ennemis.
Cette parole de l'Éternel au prophète Jérémie avait été donnée antérieurement aux soixante-dix années de captivité des Juifs. Parmi eux, il y avait de faux prophètes qui déclaraient que le roi de Juda devait gagner une victoire sur leurs ennemis. Le peuple était content d'écouter cette assurance ; il méprisait le véritable prophète de l’Éternel qui leur donnait le vrai message de Dieu. Jérémie dit aux Juifs qu'ils avaient manqué de garder l’alliance avec l'Éternel ; qu'ils avaient failli dans leurs responsabilités envers Jéhovah, dont ils confessaient être le peuple et qu'ils avaient promis de servir fidèlement ; qu'il n'était pas trop tard même alors pour que quiconque se repentirait fût sauvé ; mais que la nation serait certainement abandonnée à ses ennemis et emmenée en captivité à Babylone.
ÉPREUVE CRUCIALE POUR JÉRÉMIE.
Jérémie savait que les faux prophètes encourageraient le roi, et que lui-même amènerait la colère du roi sur sa tête en réitérant le message que Jéhovah l'avait chargé de proclamer. Il hésita devant l'infamie, le reproche et la persécution lesquels, il savait par expérience, résulteraient à cause de la fidélité au Seigneur. Mais il vainquit la tentation de garder la paix. Il parlerait comme le lui avait ordonné Dieu, quel qu'en serait le prix. Il redirait à Israël les paroles qui lui avaient été données. Il leur donnerait un nouvel avertissement.
Sans aucun doute, si Jérémie avait permis aux craintes de l'accabler et de lui faire retenir le message, il aurait été rejeté comme porte-parole de Dieu, et un autre aurait été envoyé pour proclamer le message. Le feu brûlant au cœur du prophète se serait refroidi et finalement se serait éteint. Lorsqu'un feu est privé quelque temps de tirage, il s'éteint. Il en est de même dans le domaine des forces morales et spirituelles comme dans celui de la nature physique. C'est pourquoi l'Apôtre Paul demandait avec insistance : « N'éteignez pas l'Esprit ». Nous pourrions laisser disparaître le saint Esprit de Dieu de nos cœurs en n'accomplissant pas notre tâche, en n'observant pas fidèlement notre alliance. La lumière au-dedans de nous, le feu sacré, couverait pendant quelque temps, et s'éteindrait finalement. Le prophète Jérémie ne pouvait retenir ce que Dieu lui avait ordonné de dire ; il ne pouvait pas éteindre le feu au-dedans de son âme sans perdre sa parenté avec Jéhovah, ce que, bien entendu, il ne désirait pas.
LE MESSAGE DE DIEU QUI NOUS EST DONNÉ AUJOURD'HUI.
Ainsi en est-il de nous aujourd'hui. Dieu nous a fait entrer dans le secret de Ses desseins. Il nous a accordé une merveilleuse illumination spirituelle. Il nous a donné un message de la plus haute importance à communiquer à Son peuple. Il nous a été donné [texte original :] un message de la plus haute importance à délivrer à Son peuple déclaré. Nous avons été informés par le Seigneur qu'un grand changement est imminent - que le bail du pouvoir accordé aux nations païennes est sur le point d'expirer. Nous sommes instruits que les systèmes religieux actuels de la chrétienté doivent tomber, que le gouvernement du présent ordre touche à sa fin, et que la domination est sur le point d'être donnée « à Celui qui a le droit » de régner. Les royaumes de ce monde sont sur le point de « devenir le Royaume de notre Seigneur et de son Christ, et Il régnera pour toujours et à jamais » - Apoc. 11 : 15. [remplacé par : le travail de résister par le Parole de Dieu au révolutionnisme des Lévites de la Vérité et de révéler le caractère de Dieu en le dégageant des calamités répandues sur Lui par les Lévites de l'église nominale par le tourment éternel, la conscience des morts et l'union et la collaboration de l’église et de l'état. Il nous a été donné la mission de bénir nos frères sacrificateurs et nos frères Jeunes Dignes par la Parole de Dieu.]
Ce Message ne doit pas être exprimé d’une manière grossière, mais néanmoins il doit être proclamé. Le Grand Roi que Dieu a désigné est sur le point d'entrer. Au temps de Jérémie, le message était que le Royaume de Dieu, Son Royaume typique, était sur le point d’être renversé. Le bail du pouvoir des Gentils, sous la domination du Prince de ce monde, était sur le point d'être inauguré. Il fut permis à cet ordre de choses de durer pendant un temps déterminé. Ce temps est maintenant expiré. Le fils du Roi doit bientôt recevoir Son héritage promis depuis longtemps (Ps. 2 : 7-9). Nous sommes heureux que notre message ne soit plus maintenant le renversement du Royaume de Dieu, [Texte original :] mais tout le contraire – le renversement du royaume des ténèbres et l’établissement du Royaume de Dieu. [Remplacé par : mais qu'une de ses parties est le renversement du mauvais lévitisme, à la fois parmi le peuple de la Vérité et parmi le peuple de l'église nominale.]
Ainsi nous devons proclamer ce message. Nous devons le révéler dans nos actions, dans nos paroles, par les écrits et sous tous les rapports selon l'occasion que le Seigneur nous en donnera. Si, par crainte de la persécution, de la perte du prestige aux yeux des hommes, pour l’amour l'aise, ou pour toute autre raison que ce soit, nous manquions de proclamer le message de Dieu, il nous serait enlevé et donné à celui qui en est digne. Le Seigneur cherche ceux qui sont vaillants pour Lui, pour la justice, pour la Vérité. Si nous prouvons que nous sommes faibles, nous ne sommes pas propres au Royaume.
ACCOMPLISSONS-NOUS NOTRE MISSION ?
Ce message brule-t-il au-dedans de nous ? Le faisons-nous entendre de manière que son inspiration puisse faire enflammer d'autres cœurs ? Pouvons- nous chanter avec le poète :
« J'aime à raconter l'Histoire,
Qui me fit tant de bien !
C’est la raison péremptoire
Pourquoi je veux le tien » ?
Si nous nous abstenons de la raconter, le résultat sera que le feu du saint Esprit de Dieu s'éteindra au-dedans de nous. Et si la lumière qui est au-dedans de nous devient ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! (Matth. 6 : 23). La possession de la Vérité - le Message de Dieu – apporte avec elle une grande responsabilité. Nous prouverons-nous fidèles envers elle ? Montrerons-nous à notre Dieu notre profonde appréciation de Sa bonté pleine d'amour en nous accordant la connaissance de Son merveilleux message de salut, Son glorieux plan avec ses temps et ses saisons ?
Il y a une différence entre l'opération de l'Esprit de l'Éternel en Ses enfants maintenant et son opération aux jours du prophète Jérémie et des autres saints prophètes. Pendant l'Âge juif, le saint Esprit agissait sur les serviteurs et les porte-parole de Dieu d'une manière mécanique. A présent, le peuple du Seigneur a, à la fois, Son message dans Sa Parole écrite et l'engendrement de l'Esprit, ce qui nous donne une compréhension spirituelle alors impossible à Son peuple des Âges passés. Les mystères de Dieu sont maintenant révélés à Ses fidèles enfants, ceux qui veillent ; il nous est accordé une compréhension claire des « choses profondes de Dieu » ; quelques-uns de leurs aspects ne furent jamais révélés auparavant, même aux plus fidèles des saints du Seigneur (1 Thess. 5 : l-6).
« LE JOUR APPROCHE ! » - Romains 13 : 12.
Nous avons aussi appris par l'Apôtre Paul que les choses qui furent écrites concernant les serviteurs du Seigneur dans les dispensations passées furent écrites pour notre avertissement, notre instruction et notre réconfort, « à nous que les fins des siècles ont atteints » (1 Cor. 10 : 11). Voyant toutes ces choses chers bien-aimées « quelles [gens] devriez-vous être en sainte conduite et en piété ? » (2 Pi. 3 : 11). Avec quelle ardeur et avec quel soin diligent devrions-nous prendre garde à la Parole qui nous est proclamée ! Soyons fidèles en proclamant le Message de notre Seigneur, maintenant au temps convenable. Annonçons les paroles qu'Il a mises dans notre bouche, que d'autres les entendent ou s'en gardent - que notre fidélité nous apporte la faveur ou la disgrâce du monde, de l'Israël nominal selon l'esprit et des Lévites de la Vérité et de l'église nominale. Mais annonçons Sa Parole avec douceur et amour, réservant les résultats à notre Grand Souverain Sacrificateur.
« Le jour est proche » !
« Il vient pour les Siens – le Roi glorieux !
Quel humain pourrait narrer telle gloire ?
Clamons Sa louange à la terre, aux cieux !
O vous, saints de Dieu, contez-en l’histoire ! »
« Il vient pour régner. Quelle joie à l’âme
Dans le monde entier ! En Te confessant,
Ô cher Fils de Dieu, notre voix proclame
Ta gloire en tous lieux - Ton Règne puissant ! »