Le mot minister [en anglais] a la même signification que le mot serve [en anglais], servir [en français]. Le Maître nous dit que le but de Sa venue dans le monde n’était pas égoïste. Il était pleinement satisfait de la gloire et de l’honneur dont Il jouissait avec le Père avant que le monde fût (Jean 17 : 5). Bien qu’il soit vrai que le Seigneur est à présent élevé à une position bien supérieure à la précédente, néanmoins Il nous assure qu’Il ne vint pas dans le monde avec un esprit, un désir d’élévation. Au contraire, notre Rédempteur désirait servir. Il déclare « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Ps. 40 : 8 ; comparer Héb. 10 : 7-9).
Obéissant à cette volonté divine, notre Seigneur Jesus abandonna la gloire qui était Sienne auprès du Père, vint sur la terre et Se donna jusqu’à la mort, jusqu’à la mort sur la croix. La nuit où Il fut trahi et arrêté Il dit « La coupe que le Père m’a donnée, n la boirai-je pas ? » (Jean 18 : 11). II fut obéissant jusqu’à la fin.
Avant de venir dans le monde notre Seigneur comprit que la race humaine avait besoin d’un Sauveur et ceci contribua sans doute à Lui faire accepter joyeusement l’arrangement divin. Il entrevit le Plan du Père pour la race humaine déchue. Et, pendant Sa vie terrestre, voyant ces pauvres créatures dans le péché, la dégradation et la faiblesse, Il ne tenta pas d’en faire des esclaves. Il n’essaya pas d’exploiter Son pouvoir, Son intelligence, égoïstement à Son profit ; mais Il déposa Sa vie sans aucune considération égoïste. Il S’appliqua à exécuter le Plan élaboré par le Père.
Notre Seigneur ne vint pas pour être servi. Il ne vint pas dans le monde pour acquérir des serviteurs ou quoi que ce soit en échange pour un peu de Sa propre énergie. Il ne vint pas pour quelque mobile égoïste, mais pour servir les autres – pour faire du bien. Tout comme Il l’attesta Lui-même, « Personne n’a un plus grand amour que celui-ci, qu’il laisse sa vie pour ses amis » (Jean 15 : 13). Et Il le fit en harmonie avec le Plan du Père.
Néanmoins, nous ne croyons pas que notre Seigneur refusa de Se laisser servir. Il accepta les services d’autrui. La pensée de notre texte est qu’Il vint pour rendre un service, non pour qu’il puisse être servi et, afin d’atteindre Son but, il Lui était nécessaire de devenir serviteur. Si ce service n’avait pas été nécessaire nous ne pensons pas qu’Il Se serait humilié Lui-même et eût pris la forme d’esclave, ou qu’Il eût subi les terribles épreuves de Son existence terrestre. Mais Il vint pour rendre un service qui était nécessaire au bien-être, au bonheur, oui, à la vie même de la race humaine tout entière.
Par la désobéissance d’Adam le péché entra dans le monde. La loi de Dieu exigeait la sentence de mort pour ce péché. En conséquence, la race humaine tout entière périssait ; et pour qu’elle puisse être sauvée, pour qu’elle ne périsse pas comme les bêtes brutes, son rachat était nécessaire. Selon la Loi divine il devait y avoir un prix en rançon pour le premier homme parfait qui avait péché. L’Unique Engendré était prêt à satisfaire à cette exigence. Il Se réjouissait à l’idée d’accomplir cette tâche, d’être un serviteur, ministre de Dieu, à cette fin, pour la nécessité de la cause, ceci devant apporter la bénédiction à d’autres.
L'ATTITUDE DE LA VRAIE CONSÉCRATION
C’est cet esprit qui devrait animer tous ceux qui professent être consacrés à Dieu. Nous devrions être désireux d’intégrer à nos caractères ce principe de service. Nous ne devrions pas servir uniquement par amour pour le travail, aimant à être occupés, mais parce que nous comprenons qu’il y a un travail à faire, et que nous sommes heureux de laisser nos vies dans ce service béni.
Certains pensent qu’il est nécessaire de laver cérémonieusement les pieds des autres. Mais puisqu’il n’y a pas vraiment de bien notable à en retirer - rien qui soit désirable - il n’y a aucune raison de le faire. Nous ne voyons pas pourquoi Jésus aurait lavé les pieds de Ses disciples inutilement. Mais si, à quelque moment, il nous est possible de rendre un service véritable, chacun d’entre nous devrait se réjouir de l’opportunité de servir un ami chrétien - en lui lavant les pieds, ou de toute autre manière.
La pensée est celle d’une appréciation du privilège d’un service véritable, plutôt que l’occasion de faire quelque chose simplement parce qu’elle est domestique. Jésus fit ce qu’Il fit parce que c’était un service utile, et que c’était la volonté du Père. Il désirait également enseigner à Ses disciples qu’ils ne devraient pas mésestimer le fait de rendre les services les plus humbles les uns envers les autres en tant que frères. De plus, les paroles de Jésus en cette occasion sembleraient renforcer l’idée que les disciples avaient besoin de se purifier journellement des impuretés terrestres (Jean 13 : 6-15).
Le don de la vie de notre Seigneur s’accomplit moment après moment, jour après jour, en enseignant, en guérissant les malheureux, les sourds, les aveugles, et en instruisant Ses disciples. Il ne chercha en aucune façon à Se servir Lui-même. Ainsi est-il écrit, « faisant du bien » (Actes 10 : 38). Nous devrions appliquer ce principe à nous-mêmes ; car « comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde » (1 Jean 4 : 17). L’attitude de la vraie consécration est de marcher dans les traces de Jésus (1 Pi. 2 : 21), et de chercher à connaître la volonté du Père afin de la faire. Ceci implique que nous soyons des Etudiants de la Bible, comme les Béréens d’antan, « examinant chaque jour les écritures » (Actes 17 : 11).
Si nous possédons l’esprit du Maître, nous désirerons « comme nous en avons l’occasion, [faire] du bien à tous, mais surtout à ceux de la maison de la foi » (Gal. 6 : 10). Ceci est le conseil de st. Paul qui nous encourage à être ses imitateurs, comme lui-même l’était de Christ (1 Cor. 11 : 1). La vie de Jésus et celles des Apôtres se distinguent très nettement dans les pages de l’histoire, remarquables à cause de leur service désintéressé envers autrui.
Nombreux sont ceux qui ont dominé sur l’héritage de Dieu. Le contexte de notre texte prouve que notre Seigneur avait cette classe à l’esprit. Il déclarait que les chefs des Gentils usaient d’autorité envers leur peuple ; et que c’était aux dépens des sujets, et rarement accompagné d’un désir de servir le peuple.
L’EGOISME REND IMPROPRE AU ROYAUME
Nous voyons comment notre Maître en arriva à prononcer les paroles de notre texte. Les disciples étaient affligés d’un mal commun - l’amour de l’honneur des hommes et aussi l’amour de l’honneur du Seigneur. Deux d’entre eux avaient expressément demandé une place spéciale honorifique dans Son Royaume (Marc 10 : 35-37). Leur requête provoqua un esprit d’indignation parmi les dix autres, et une controverse en découla. Ils avaient une idée fixe, à savoir la part que Jésus leur avait promise dans le Royaume (Matth. 19 : 27-29). S’il avait été mal de leur part d’avoir cette promesse à l’esprit, il aurait été mal de la part de notre Seigneur de leur avoir fait une telle promesse. Mais ils n’arrivaient pas à comprendre que le Père ne donnerait pas cette position à quiconque ne manifesterait pas la plus entière loyauté envers Lui-même et envers Sa Parole.
A cette époque, les disciples avaient une certaine dose de fausse dignité, ou d’orgueil, les rendant impropres à une place sur le Trône. C’est pourquoi le Seigneur leur rappela que pour qu’un siège sur le Trône soit accordé à quelqu’un, les conditions étaient que ce quelqu’un devrait faire preuve d’une loyauté si grande aux principes du gouvernement de Dieu, et une humilité d’esprit si profonde, qu’il se réjouirait de rendre service à n’importe qui se trouvant dans le besoin. Et Il en donna l’exemple.
Paraphrasons les paroles de notre Seigneur : croyez-vous que J’ai quitté le Paradis pour venir sur terre afin d’être servi ? Non. Les conditions présentes sont de loin bien inférieures à celles que J’ai quittées. Mais le Père M’a donné le privilège de servir ainsi, et Je Me réjouis de ce service, parce que c’est la volonté de Dieu. Je suis venu pour pourvoir aux besoins, pour servir, pour donner Ma vie en Rançon pour tous.
Donc, Il leur mit cette pensée à l’esprit - à savoir de se réjouir du privilège de service - se réjouir du privilège de faire quelque chose de vraiment utile aux autres, particulièrement aux frères. En appliquant ce principe dans un sens large, nous voyons son illustration dans le monde, dans la vie de tous les jours. La famille humaine tout entière est composée de serviteurs. L’un sert comme bijoutier. Un autre comme fabriquant de lainages ; il sert en achetant de la laine, la convertissant en tissu puis en vêtements. Un autre sert comme fermier et produit des denrées alimentaires. Certains sont pédicures ; certains coiffeurs ; d’autres couturiers ; certains médecins, etc. Dans tous les cas c’est un service envers autrui.
Allant encore plus loin nous voyons que le principe s’applique jusqu’au service même de l’espèce animale. Le cheval ne peut pas s’étriller lui-même ; même le porc a besoin d’être servi - il lui faut une auge, une litière, et de la nourriture. En retour, nous sommes nous-mêmes servis par la création animale. Quiconque se détache de cet ordre de service le fait à son détriment, et enfreint une loi de l’univers. Quiconque arrive au point où il ne rend aucun service, mais se fait servir en toutes choses, mérite notre pitié. Il sera malheureux, aussi riche soit-il. Quiconque adopterait cette attitude serait arrogant et égoïste, et sa vie serait vide de beauté et de valeur.
LE SERVICE, UNE GRANDE JOIE POUR LE CHRÉTIEN
Le véritable chrétien entre dans l’esprit de service, comme le fit son Maître, se réjouit de faire du bien autour de lui selon qu’il en a l’occasion. S’il y a des faibles et des malades, ceux-là sont des appels à ses services selon ses capacités et aptitudes. Nous devons rendre service à tous « comme nous en avons l’occasion, mais surtout à ceux de la maison de la foi ».
Où tirer la ligne ? La réponse est de faire intervenir la modération. Nous trouvons que chaque jour nous laissons passer des occasions de service envers d’autres qui en avaient besoin, et que nous n’avons pas été capables de rendre. Comment donc remédier à cela, sachant que nous ne pouvons pas faire tout ce que nous aimerions faire ? Notre propre famille devrait être notre première charge, ou responsabilité. Celui qui néglige les siens est pire qu’un incrédule (1 Tim. 5 : 8). Charité bien ordonnée commence chez soi. Si nous avons des charges, nous ne pouvons donner à autrui autant de bien-être, de temps, d’argent, qu’à ceux de notre propre famille.
LA PARESSE NE DOIT PAS ÊTRE ENCOURAGÉE
Ceux qui ont de l’argent possèdent un talent qu’ils peuvent faire servir pour le bien. En ce qui concerne le monde, ils ne trouveront pas tellement d’occasions. Quand bien même nous aurions des millions de dollars, l’esprit de sobre bon sens devrait nous guider pour les dépenser. Donner de l’argent qui encouragerait un manque d’économie, la paresse, l’oisiveté, serait en faire un mauvais usage, et non pas faire du bien. Dieu Lui-même déclara, « à la sueur de ton visage tu mangeras du pain » (Gen. 3 : 19). Les gens les plus heureux sont ceux qui ont un emploi ; les plus malheureux sont ceux qui n’ont rien à faire, ceux qui n’ont aucune ambition.
Même envers les membres de notre famille nous ne pouvons pas faire ce que nous aimerions faire car, dans le cas des nôtres, il existe souvent un manque d’appréciation. Certains de nos parents n’en auraient jamais assez. Nous ne pourrions jamais en faire assez pour eux. En conséquence, nous devrions exercer un esprit de sobre bon sens lors de notre décision. Souvenons-nous que lors de notre engagement au service du Seigneur il nous fut donné un nouveau commandement, un travail spécial à faire dans le monde.
Quel genre de travail nous est-il donc donné de faire ? C’est de servir comme « ambassadeurs pour Christ » (2 Cor. 5 : 20). Il nous faut prêcher la Vérité partout où il y a une oreille pour entendre et un œil pour voir. Ceux qui n’ont pas l’oreille de l’entendement et l’œil du discernement pourraient nous déchirer, comme le prédit le Maître (Matth. 7 : 6). Il nous faut donc user d’un esprit de sobre bon sens en faisant une discrimination entre ceux qui sont des bons sujets pour la Vérité, et ceux qui ne le sont pas.
Nous disons au Maître, Seigneur, nous allons Te donner, à Toi et à Ta Vérité, tout notre temps. Alors, Il répond, mais ne va pas en haillons ou dénudé, afin de pouvoir prêcher l’Evangile. Il est normal de pourvoir aux choses nécessaires. Mais ne fais pas le projet de mettre de l’argent de côté pour toi-même dans un premier temps et après cela d’aller annoncer le Royaume.
Nous pouvons demander, ceci nous empêche-t-il, Seigneur, de faire quelque chose envers notre prochain et notre propre famille ? Il répond que nous ne devrions pas négliger notre propre famille, mais que nous devrions nous en occuper selon ses besoins. Néanmoins, nous devons diriger nos affaires avec économie. Si des membres de notre famille manquent de faire leur part, et ne font aucun effort lorsqu’ils ont atteint un âge raisonnable et sont capables de gagner leur vie, alors nous ne devons rien faire pour eux car, ayant leur propre force, ils n’ont pas besoin de notre assistance. Nous devons faire envers eux uniquement les choses indispensables. Nous croyons que ceci est l’esprit du Seigneur.
NOTRE RESPONSABILITÉ D'INTENDANTS
Bien que nous devrions faire le bien envers tous, néanmoins notre service particulier doit être accompli dans l’œuvre du Seigneur, dans l’œuvre du Père - en répandant la Vérité. Mais, en même temps, il nous sera peut-être possible de dire une parole aimable envers ceux avec qui nous serons en contact. Si nous possédons de l’argent nous pouvons le faire servir. Mais souvenons-nous qu’un seul centime ne nous appartient, ni un seul moment de notre temps. Tout est au Seigneur et devrait être utilisé conformément aux choses spirituelles, sauf où il y a réel besoin du point de vue terrestre. Pour sûr, le monde ne nous estimera pas autant que si nous en faisions davantage sur un plan terrestre, mais nous n’avons pas reçu nos instructions du monde.
Nous comprenons que l’Esprit de notre Seigneur Jésus a eu une grande influence dans le monde. Il a fait une profonde impression sur les âmes nobles, et les a amenées à établir des orphelinats, des hôpitaux pour aveugles, des résidences pour incurables, etc., et ces institutions sont entretenues par le public. De nos jours il est reconnu qu’il est normal de pourvoir aux besoins de ceux qui ne peuvent faire face à leurs propres besoins. Puisque le monde a résolu cette affaire du point de vue commercial, le peuple du Seigneur est dispensé de la responsabilité personnelle qu’il a comme ambassadeur de Dieu. Il est bon de prendre soin des malades, des affligés et des nécessiteux, mais comme les gouvernements locaux, nationaux, fédéraux [ou régionaux - Trad.] y pourvoient, la responsabilité individuelle est en grande partie levée.
Il existe dans le monde des gens riches qui disent, je préfère m’occuper moi-même de mes amis malades, et les envoyer dans une institution très coûteuse. Et si certains le font, c’est leur affaire. Peut-être disent-ils aussi, je préfère vivre dans une maison valant un million de dollars, entouré de luxe hors prix. C’est aussi leur affaire. Ils peuvent aussi avoir un yacht privé et dépenser leur argent comme ils le veulent sans compter, pour leur bon plaisir, etc. Mais pour le chrétien c’est différent. Tout ce qu’il possède appartient au Seigneur. Sa position est donc différente de celle des autres. Il ne doit pas être comme le monde. Tout ce qu’il fait est pour Dieu - à cause de ses rapports avec Lui dans une entière consécration (1 Cor. 10 : 31).
L’HUMBLE SERA ÉLEVÉ
Selon les paroles de notre texte, le Maître enseignait à Ses disciples de ne pas désirer diriger qu’Il ne veut pour disciples que ceux ayant Son Esprit d’humilité et de service. Si quelqu’un s’élevait lui-même, ils devraient, en conséquence, l’estimer moins car « quiconque s’élèvera sera abaissé et quiconque s’abaissera sera élevé » (Matth. 23 : 12 ; Luc 14 : 11 ; 18 : 14). Le Seigneur donnera les expériences qui élèveront ou qui abaisseront, et c’est à nous de montrer notre appréciation là où nous constatons les principes justes en opération. Quiconque manifeste le plus de l’Esprit de Christ est le plus digne de notre estime. Quiconque a une mesure moindre de l’Esprit de Christ doit être plus bas dans notre estime. Nous devons observer discrètement ces caractéristiques.
Le principe régissant le monde est l’égoïsme. C’est le secret des guerres, rébellions, révolutions, etc. - un parti ou un autre cherchant égoïstement à contrôler les richesses, l’honneur, le pouvoir ou l’autorité. Nous sommes heureux, comme chrétiens, de remarquer la différence de l’esprit duquel nous sommes. Nous devons nous souvenir que, par nature, nous sommes « des enfants de colère, comme aussi les autres » (Eph. 2 : 3). Nous ne devons pas supposer que nous serons transformés instantanément mais l’esprit [mind] sera transformé et, graduellement, notre conduite, et nous croîtrons dans la ressemblance à Christ. En outre, en tant que serviteurs de Christ, nous devons monter une garde vigilante de peur que le service que nous désirons tant rendre au Seigneur ne devienne plus ou moins vicié, à la manière de l’esprit du monde.
LE RÈGNE MILLÉNAIRE : UN SERVICE
Notre Seigneur, lors de Son Règne Médiatorial, n’aura pas les motivations animant les dirigeants du temps présent simplement pour prendre le pouvoir afin de satisfaire à Sa gloire personnelle et Se mettre en valeur. En réalité, Il aura un grand pouvoir et une grande autorité, mais ceci en harmonie avec les arrangements du Père céleste. Ce sera une manifestation de gloire et de puissance, non pas pour accabler le monde, mais pour le bénir et l’élever. Ce travail sera accompli du point de vue de service (Matth. 25 : 34-40), dans le but d’aider les humains à devenir les véritables dirigeants du monde, car le Royaume messianique cessera quand le monde sera capable de prendre soin de lui-même.
Nous comprenons que c’était prévu dès le début. Le Père céleste fit l’homme roi sur la terre. Dieu couronna l’homme de gloire et d’honneur, le fit dominer sur l’œuvre de Ses mains (Ps. 8 : 5, 6 ; Héb. 2 : 7). Il n’a pas l’intention de garder l’homme sous la verge de fer à tout jamais. La verge ne sera utilisée uniquement que de façon provisoire, pour le développement réel de l’homme, afin que les membres de la race puissent être ramenés à la pleine bénédiction de leur privilège originel comme rois de la terre.
Le Royaume de notre Seigneur, voyons-nous, sera très différent de tout autre ayant jamais été établi. Notre service dans le Royaume de Christ sera le même que le Sien. Nous participerons avec Lui au relèvement de l’humanité. Quel merveilleux privilège est le nôtre, de servir le Dieu Très-Haut, non seulement dans cette vie, mais aussi dans le Royaume sur terre très proche, pour rétablir le genre humain, et ensuite à travers l’éternité selon des voies devant encore être révélées !
(P.T. - juillet-août 1995)