Au milieu des « temps périlleux » de ce « jour mauvais », et des mises en garde données par les voix des saints prophètes et des Apôtres faisant ressortir des pièges et des dangers subtils de toutes parts, et au cœur aussi du discernement de l’existence réelle de ces mauvais points faibles et périls - combien sont précieuses, pour le peuple de Dieu, les assurances de la protection, du soin et de l’amour personnel divins.
Il est évident que la personne dont il est question dans notre texte comme donnant un ordre, ou message, est Jéhovah, le Père céleste. Le prophète David prophétise à l’égard d’autres dans le futur. Il s’agit en premier, nous le pensons, du Seigneur Jésus-Christ ; et, en second lieu, de tous ceux qu’Il a acceptés comme membres de Son Corps durant le temps où le Haut-Appel était en vigueur pendant l’Âge de l’Évangile - pour la classe de l’Église, la Tête et les membres du Corps. Les paroles impliquent un soin spécial que Dieu a exercé sur ces frères, depuis la Pentecôte jusqu’à la Moisson. Dans toutes les Écritures ils sont désignés comme ceux que Dieu a aimés spécialement et dont Il S’est particulièrement occupé. Notre Seigneur Jésus est l’Unique Engendré, le Fils Bien-aimé, et tous ceux qui sont avec Lui, dans la condition glorifiée, sont aimés de façon spéciale et même davantage maintenant. Jésus a dit à quelques-uns de Ses fidèles disciples, « le Père lui-même vous aime » (Jean 16 : 27).
Nous comprenons que l’ordre donné aux anges doit avoir une très large application. L’Apôtre Paul nous assure que les anges de Dieu étaient les anges spirituels secourables envoyés pour s’occuper de l’Épouse et de la Grande Foule, pendant qu’elles étaient encore ici sur la terre, encore ici dans la chair, mais qui, pour les membres du Petit Troupeau, sont maintenant entrés dans la gloire pour être avec leur Seigneur sur le Trône, et pour la Grande Foule, pour être sur un plan inférieur dans le Royaume spirituel, devant le Trône (P.T. Apoc. 7 : 3, 4 ; G.F. 9-17).
Mais ces mêmes anges spirituels, qui ont pris soin des deux classes spirituelles, aident maintenant ceux d’entre nous qui sont en préparation pour une installation finale dans la phase terrestre du Royaume. Il y a deux groupes qui travaillent dans ce but. Le plus éminent des deux est celui des Jeunes Dignes qui constituent la quatrième et dernière classe élue, et qui seront associés avec leurs pairs, les Anciens Dignes, en tant que princes sur la terre, pour aider le monde non élu - les Restitutionnistes - à obtenir le salut humain durant le Millénium. Ils sont désignés dans la Bible comme les « vieillards » et les « jeunes hommes » de Joël 2 : 28 (E. Vol. 17 « Le Millénium » pp 31-36). C’est ainsi que tous ceux-ci, parce qu’ils croient en Christ, parce qu’ils sont fidèles dans leur cœur, parce qu’ils sont pleinement consacrés au Seigneur, sont aussi les objets de Sa grâce secourable et servis par ces messagers invisibles. Notre Seigneur Jésus expose pratiquement la même pensée dans Sa déclaration : « leurs anges voient continuellement la face [faveur] de mon Père » (Matth. 18 : 10). Les paroles du Maître semblent impliquer qu’au moins l’un de ces anges gardiens fournira un soutien à chaque membre des classes célestes ou terrestres, pendant qu’ils sont en préparation pour leur place dans le Royaume. Maintenant que l’Église et la Grande Foule sont dans le Royaume spirituel, les anges gardiens assurent une protection secourable envers les classes terrestres qui sont en préparation pour le Royaume millénaire.
Même si le Père fait cet emploi des messagers célestes, ceci n’invalide en aucune façon la pensée que les frères terrestres du Seigneur sont employés fréquemment par Lui comme ministres, les uns envers les autres. En effet, nous pouvons être sûrs que les messagers invisibles sont requis, généralement pour agir au moyen d’intermédiaires humains. Nous en avons des illustrations dans l’œuvre de la Moisson, dirigée par notre Seigneur présent et Ses armées célestes ; et, en général, exercée par les membres de l’Église pendant qu’ils étaient encore dans la chair.
L’Apôtre Paul a déclaré que le Seigneur fait de Ses ministres, ou serviteurs, une flamme de feu, et nous laisse entendre que tout agent et toute puissance que la Providence divine utilise, est une partie de cette attention spéciale sur Son peuple (Héb. 1 : 7). En d’autres termes, tout agent utilisé par Dieu - qu’il soit inanimé ou une personne vivante, ou autre - serait un messager de Dieu. Par conséquent, tout instrument qui ne serait pas à Sa louange et qui ne mènerait pas à bien ce qu’Il désire, Il peut le freiner, ainsi qu’Il nous dit : « Car la colère de l’homme te louera ; tu te ceindras du reste de la colère » (Ps. 76 : 10). Ces diverses manifestations de progrès que nous voyons aujourd’hui, dans les nuées de Détresse, se sont développées et quand elles cesseront, le Rétablissement de la race humaine commencera (Matth. 24 : 21-22 ; Act. 3 : 19-21).
LA PRÉSENCE DE CHRIST - UNE PIERRE D’ACHOPPEMENT.
Le texte fait supposer que le peuple de Dieu serait, à ce moment, dans une position d’épreuve spéciale, comme une pierre d’achoppement parmi nous. Les Écritures font allusion au fait que Jésus-Christ fut une épreuve spéciale pour les Juifs au temps de Sa Première Venue ; ce fut à la clôture de l’Âge judaïque, quand Il Se présenta Lui-même comme leur Messie ; mais la manière de Sa présence était si éloignée de leurs attentes - venir en tant qu’humble et obscur prédicateur de droiture - alors qu’ils espéraient un grand libérateur, tel un Moïse ou un Josué, avec une grande armée pour les délivrer du joug romain. Ceci remet en mémoire ce que le Seigneur annonçait prophétiquement Le concernant, en disant : « Il sera … pour pierre d’achoppement et rocher de trébuchement aux deux maisons d’Israël » (És. 8 : 14). Ces deux maisons étaient, le peuple Juif, dans la Moisson de l’Âge judaïque, et la famille chrétienne dans la Moisson actuelle de l’Âge de l’Évangile. Cette pierre symbolique, comme le fait ressortir l’Apôtre, a fait achopper à la fin de l’Âge judaïque (1 Pi. 2 : 8). Les Écritures énoncent que Jésus était la seule voie pour acquérir le salut : « Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14 : 6 ; Act. 4 : 11, 12). Le Seigneur est maintenant une « pierre d’achoppement », sur le sentier de beaucoup, dans la Moisson de l’Évangile actuelle. Ces passages ne s’appliquent pas au monde. Ce ne furent pas les nations des Gentils qui achoppèrent sur Jésus à Sa Première Venue, mais ce fut certains des vrais Israélites qui trébuchèrent là. Le texte implique aussi l’achoppement de quelques chrétiens de notre époque, au temps de la Seconde Venue de notre Seigneur, en raison du fait que la venue du Seigneur se fait d’une façon totalement différente de celle qui a été imaginée, à l’exemple des fausses attentes de ceux de la Moisson judaïque. Ainsi, nous pensons qu’il y a aujourd’hui beaucoup de bons chrétiens, qui achoppent sur la Présence de Christ. Ils ont pensé, et quelques-uns croient encore, que Christ va venir avec un corps de chair et que « tout œil le verra » ; mais les conditions du monde sont tellement différentes de ce qu’ils avaient imaginé et espéré, et cela ressemble à ce que ce fut à la fin de l’Âge judaïque, quand les dirigeants religieux juifs achoppèrent au moment de la crucifixion.
Il en a été de même à la fin de cet Âge chrétien dans sa Moisson. Beaucoup d’auteurs et de prédicateurs religieux font valoir, depuis des années, l’idée que lorsque Christ sera de retour à Sa Seconde Venue, Il emportera rapidement les saints vers la sécurité dans la gloire céleste, et qu’ensuite, dans Sa colère, Il détruira la terre et les mauvais pécheurs qui y auront été laissés. Certains commencent à rejeter cette perspective erronée car la Détresse devient, d’année en année, de plus en plus sévère, et que le monde chrétien n’a pas été libéré ; mais il est encore sur terre à faire l’expérience de cette détresse. Ils ont dormi si longtemps sous cette nuée d’erreur, et ne sont pas au courant que tous les membres de l’Église ne sont plus là et qu’ils ont obtenu leur libération. Le problème est que ces frères ont eu des idées fausses, non scripturales, quant à la manière de la Seconde Venue de notre Seigneur, et qu’ils s’attendaient à ce qu’Il revienne sous une forme humaine, négligeant de noter l’instruction des Écritures qu’Il déposa Son corps humain comme prix de la rédemption pour Adam et sa race. Sa nature humaine était le prix de la Rançon. L’Apôtre Jean rapporte les propres paroles de Jésus sur ce point : « le pain que moi je donnerai, c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde » (Jean 6 : 51). Il ne peut plus jamais reprendre cette forme d’existence, sinon Il nierait la rédemption donnée sur la Croix du Calvaire. Donc, depuis Sa résurrection au troisième jour, Il est un être-esprit divin, avec un corps spirituel qui est invisible à l’œil humain physique. Ceux qui s’attendent à voir Jésus tel qu’Il fut, et non comme Il est, seront déçus - s’ils n’ont pas déjà perdu leurs illusions - car nul ne Le verra plus vivant de nouveau dans un corps humain. Ainsi que Paul déclare : « si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi] » (2 Cor. 5 : 16 ; Héb. 2 : 9).
Comment expliquez-vous le texte : « Voici, il vient avec les nuées, et tout œil le verra, et ceux qui l’ont percé » (Apoc. 1 : 7). Vous remarquerez que ce passage vient du livre de l’Apocalypse qui est un écrit hautement symbolique. Nous notons que le verset déclare que, quand Jésus vient, « Il vient avec les nuées ». Ce ne sont pas des nuées littérales dont il est question ici, mais plutôt les nuées symboliques de colère et de détresse qui sont maintenant évidentes partout sur la terre. Le prophète Daniel et notre Seigneur ont prophétisé cette tribulation en disant : « Car alors il y aura une grande tribulation, telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde » (Matth. 24 : 21 ; Dan. 12 : 1). Ce grand Temps de Détresse est l’un des signes que Jésus donna pour indiquer que, dorénavant, Il est présent sur la terre accompagné de Son Épouse élue pour œuvrer à la destruction du mauvais empire de Satan. Satan ne va pas tomber sans un combat, d’où toute l’agitation sociale causée par les calamités, la guerre, la révolution, l’Anarchie et la famine, etc.
Considérons cette partie du verset qui dit « tout œil le verra ». Si nous réfléchissons à ces mots d’une manière logique, raisonnable, nous devons reconnaître que le mot « voir » a plus de significations qu’apercevoir avec l’œil physique. La seconde définition de Webster pour le mot « voir » est la suivante : « Déduire mentalement après réflexion ou par information ; comprendre ». Nous croyons qu’il s’agit de ce sens dans la phrase « tout œil le verra ». L’humanité, dans la phase terrestre du Royaume millénaire, en viendra à reconnaître notre Seigneur Jésus-Christ comme le juste souverain de ce jour de mille ans, pas en Le voyant avec leurs yeux physiques, car Il est maintenant un esprit et invisible à l’œil physique, mais avec leurs yeux de la compréhension. En écrivant à propos de ce temps, Jérémie dit : « Après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, et je l’écrirai sur leur cœur, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; et ils n’enseigneront plus chacun son prochain, et chacun son frère, disant : Connaissez l’Éternel ; car ils me connaitront tous, depuis le plus petit d’entre eux jusqu’au grand, dit l’Éternel » (Jér. 31 : 33,34).
Revenons au sujet de nos anges gardiens. La question se pose : pourquoi les anges ne devraient-ils pas avoir la garde de toutes les bonnes personnes, de sorte qu’elles ne trébucheraient pas ? N’est-ce pas la promesse ? Nous répondons que la promesse est faite à tous ceux qui font partie des classes consacrées. Mais, afin de demeurer fidèles à leur appel, ils doivent tous endurer divers tests et mises à l’épreuve. Sont-ils volontaires pour surmonter ces difficultés et demeurer sur le chemin ? Certains seront dans une condition pour accepter les épreuves, se développer et progresser dans leur course chrétienne en dépit des obstacles, tandis que d’autres ne le feront que partiellement, et d’autres encore se décourageront, lâcheront la charrue et repartiront totalement dans le monde, en recevant le déplaisir du Père (Luc 9 : 62). Beaucoup cessent de servir le Seigneur et la Vérité parce qu’ils n’approuvent pas le message ou les messagers que Dieu emploie pour dispenser la Vérité qui est maintenant du temps convenable.
UN PARALLÈLE ENTRE L’ÂGE JUDAÏQUE ET L’ÂGE DE L’ÉVANGILE.
Dans l’Âge judaïque le Seigneur a employé certains instruments humains pour annoncer la venue du Royaume que les scribes, les docteurs de la Loi et les principaux sacrificateurs ne purent pas du tout accepter. S’Il désirait utiliser des agents, ou canaux, ou messagers, pour enseigner le peuple, pourquoi ne choisit-Il pas les scribes instruits ou les Pharisiens généralement acceptés à cette époque ? Pourquoi le Seigneur a-t-Il employé comme Ses messagers des hommes qui étaient des pêcheurs, des collecteurs d’impôts - des personnes que les savants estimaient complètement inaptes en tant qu’instructeurs, ou enseignants ? Nous rappelons qu’à la fin de l’Âge judaïque, il était écrit à propos de deux d’entre eux que le peuple s’aperçut qu’ils étaient « des hommes illettrés et du commun » (Act. 4 : 13). Comment aurait-il été possible que Dieu passe par les plus savants d’alors ? Les Écritures déclarent : « Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » (Matth. 11 : 25, 26).
Par conséquent, dans cette Moisson, le Seigneur a utilisé des canaux, des intermédiaires, des messagers et des instructeurs qui ne sont pas acceptables pour beaucoup de ceux qu’ils ont approchés. Tandis que ces derniers préparaient leur esprit pour croire, et ceci lentement, parce qu’ils étaient surchargés de vues non bibliques et des soucis de cette vie, ceux de la classe véritablement élue ont tous été choisis et la classe est au complet. Ces autres disent « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ». Mais le Seigneur déclare qu’Il ne peut les reconnaître comme Son peuple véritablement élu (Matth. 25 : 11,12). Ils n’ont pas fait preuve d’un esprit disposé à être enseigné, plein de douceur, de patience et d’amour, ce qui est nécessaire pour leur fournir une place parmi les élus. Ainsi, seuls les chrétiens pleinement fidèles ont été sélectionnés. Ceux qui n’ont pas été choisis feront partie d’une autre classe, de nature terrestre.
Pour ceux d’entre nous qui demeurent, nous conseillons de ne pas perdre espoir, car Dieu a de nombreux postes pour utiliser nos services dans la phase terrestre du Royaume, en encourageant et en instruisant les Restitutionnistes dans leur course vers le « grand chemin de sainteté », vers la perfection et la vie éternelle (És. 35 : 8). Jésus prononça ces paroles à propos de la disponibilité de postes dans lesquels nous pourrons servir dans le Royaume : « Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s’il en était autrement, je vous l’eusse dit, car je vais vous préparer une place » (Jean 14 : 1, 2 ; Act. 3 : 19-21). Quel merveilleux privilège ce sera de servir dans l’Âge millénaire, en aidant le monde à apprendre de Christ, et à les aider à vaincre le péché, l’erreur, l’égoïsme et la mondanité qui les ont affligés dans cette vie. Remercions notre Père céleste pour Son merveilleux divin Plan des Âges par lequel toutes les familles de la terre seront finalement bénies (Gen. 22 : 17, 18).