Tenter, comme l’a fait l’humanité, de décrire l’Amour paraît être une chose impossible. Nous pouvons considérer quelques suggestions courantes pour notre compréhension : (a) Une émotion très vive d’affection, intensément pleine d’ardeur, de tendresse et d’estime envers une personne ou une chose. (b) Une affection profondément tendre et passionnée pour une autre personne, particulièrement quand elle est fondée sur l’attirance sexuelle. (c) Un sentiment d’attachement personnel chaleureux ou de profonde affection. (d) La disposition de l’homme faite de dévotion pleine de vénération envers Dieu. (e) La disposition bienveillante de Dieu envers l’homme. (f) Un fort sentiment d’affection et de sollicitude envers une autre personne, comme celui qui provient des liens de parenté ou d’une étroite amitié. Cependant, ces descriptions sont insuffisantes lorsque nous voulons considérer notre position devant Dieu. Nous devons nous demander : pourquoi devrions-nous L’aimer ou pourquoi L’aimons-nous ? Nous, nous L’Aimons parce que Lui nous a Aimés Le premier !
Notre texte nous demande « examinez-vous vous-mêmes » - considérez vos conditions actuelles comparées à celles du passé en vue du témoignage d’avoir été ciselés, polis, taillés, disciplinés, corrigés ! Nous devons nous demander : suis-je dans la foi ? Oh, que je sois quelque chose ou rien dans l’estimation de Dieu doit être déterminé par l’amour que j’ai pour Lui, Ses frères, Sa cause et même mes ennemis. Oui, mon Amour plutôt que ma connaissance.
Est-il impossible de décrire l’Amour ? Cette merveilleuse qualité sans laquelle rien n’est acceptable aux yeux de Dieu ! L’Apôtre ne tente pas de définir l’Amour, mais il se borne à nous donner quelques-unes de ses manifestations. Ceux qui possèdent un Amour avec de telles caractéristiques sont capables de l’apprécier, mais sont incapables, par ailleurs, de l’expliquer. Le fait est que l’Amour, comme la vie et la lumière, est difficile à définir ; et nos meilleurs efforts pour le comprendre sont issus, en droite ligne, de ses effets. Il vient de Dieu ; c’est la ressemblance à Dieu dans le cœur, dans le langage, dans les actes, dans les pensées - soumettant tous les attributs humains et cherchant à les contrôler. Là où l’Amour fait défaut, les résultats sont plus ou moins mauvais ; là où l’Amour est présent, les résultats sont différents suivant le degré d’Amour, et sont proportionnellement bons.
Chez le chrétien, une manifestation extérieure d’amabilité, de douceur, de gentillesse, de patience, etc., n’est pas suffisante, que ce soit aux yeux de Dieu ou aux siens propres. Ces grâces doivent être produites par l’esprit d’Amour, comblant son propre cœur et s’y développant. Beaucoup de grâces de l’Esprit sont reconnues par les non-régénérés et font l’objet d’imitation comme marques du bon savoir-vivre, et dans beaucoup de cas sont portées avec succès comme un manteau ou un masque, couvrant les cœurs et les sentiments totalement opposés au saint Esprit d’Amour.
La mesure de notre appréciation de l’Amour divin sera la mesure de notre zèle à conformer nos caractères sur le modèle de Dieu. Une disposition naturellement rude, grossière, dépravée peut demander une longue période après que la grâce de l’Amour divin soit entrée dans le cœur, avant que cette grâce ne soit évidente dans tous les pensées, actes et paroles de l’homme extérieur. D’autres, au contraire, bien nés et d’éducation meilleure, mais sans la grâce de Dieu en eux, peuvent avoir bon nombre de raffinements extérieurs. Par conséquent, personne d’autre que Lui, qui lit les cœurs, n’est compétent pour juger qui a ou qui n’a pas reçu cette grâce, et du degré de développement dans leurs cœurs ; mais chacun peut en juger pour lui-même, et avec le saint Esprit stimulant et chaleureux, l’Amour, chacun devrait chercher à laisser briller sa lumière, dans toutes les voies de communication avec ses prochains, en sorte de glorifier son Père dans les Cieux et « annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pierre 2 : 9).
D’un cœur inspiré par l’espérance glorieuse montrée aux saints consacrés provient la salutation éloquente et pleine d’ardente ferveur que l’Apôtre Pierre adresse à d’autres ayant la même foi précieuse, et chaque ligne de son épître est remplie d’instruction. Parmi les « dons » des premiers temps apostoliques, il y avait celui de prophétie, lequel, en tant qu’art d’enseigner avec éloquence, l’art oratoire, était fortement recommandé. La connaissance des mystères de Dieu était aussi hautement recommandée, et une grande foi était comptée comme étant parmi les principales exigences chrétiennes ; pourtant, l’Apôtre déclare que s’il possédait toutes celles-ci dans la plus grande mesure, et que l’Amour était absent, il ne serait rien – zéro - en aucun cas un membre de la Nouvelle-Création, puisque l’Amour est l’esprit même de l’engendrement à la nouvelle nature.
Que ce test est merveilleux ! L’Apôtre Paul conseille : « Examinez-vous vous-mêmes, [et voyez] si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes ». Que chacun de nous s’applique le test : Si je suis ou non quelque chose aux yeux de Dieu doit être déterminé par mon Amour pour Lui, pour les frères, pour Sa cause, pour le monde en général, et même pour mes ennemis, et non mon savoir, ma renommée ou mon éloquence !
Toutefois, nous ne devons pas comprendre que quelqu’un pourrait avoir une connaissance des profonds mystères de Dieu sans avoir été engendré du saint Esprit d’Amour ; car nul homme ne connaît les choses profondes de Dieu, si ce n’est par l’Esprit de Dieu ; mais quelqu’un peut perdre [et certains ont perdu] l’Esprit avant d’avoir perdu la connaissance qu’il leur a apportée. Dans l’évaluation du caractère, nous devons donc placer l’Amour en premier lieu, et le considérer comme le critère principal de notre acceptation par le Seigneur et de notre intimité avec Lui.
L'AMOUR EST LE SECRET DE LA VRAIE POLITESSE.
Nous ayant donné une telle idée de l’importance de l’Amour, l’Apôtre poursuit en décrivant ce qu’il est et ce qu’il n’est pas - comment il agit et comment il n’agit pas, ou se comporte. Que chacun de nous, à ce propos, applique ce questionnement à lui-même et se demande : Est-ce que j’ai un tel Amour, particulièrement pour la maison de la foi, qui me pousse à souffrir beaucoup et pour une longue durée, et tout en étant, pourtant, bienveillant ? Suis-je patient avec les faiblesses et les imperfections de ceux qui ne donnent aucune preuve de bonnes intentions ? Suis-je patient même avec ceux qui sont hors du chemin, comprenant que le grand Adversaire aveugle les esprits des masses et me rappelant que cette manifestation d’Amour a été des plus remarquables chez notre Seigneur Jésus qui a été patient avec Ses adversaires ?
Notre texte ne demande pas seulement de nous examiner nous-mêmes mais il exhorte les consacrés, leur disant, éprouvez-vous vous-mêmes ! Aussi, nous devons nous demander : suis-je doux dans mes méthodes, cherchant à surveiller ma manière et mes intonations, sachant qu’elles interviennent beaucoup dans chaque affaire de la vie ? Ai-je cette marque d’Amour animant mes actes, paroles et pensées ? Est-ce que je pense aux autres et suis-je prévenant pour eux ? Est-ce que je ressens et manifeste de la gentillesse envers eux en paroles, en apparence, en actes ? Bien plus que tous les autres, un chrétien devrait être doux, courtois, gentil chez lui, au travail, à l’église - partout. A mesure que l’Amour parfait est atteint, l’effort constant du cœur fera que chaque parole et acte, comme la pensée qui les inspire, soient empreints de patience et de gentillesse. Chez l’enfant de Dieu, ces qualités ne peuvent être de simples parures extérieures, elles ne le peuvent pas ; au contraire, elles sont des fruits de l’Esprit - lesquels croissent ou résultent du fait de la venue en communion avec Dieu, d’avoir appris de Lui, d’avoir reçu de Son Esprit de Sainteté, d’Amour.
Est-ce que j’ai l’Amour qui « n’est pas envieux », l’Amour qui est généreux, pour que je puisse regarder les autres réussir et me réjouir de leur prospérité, même si, pendant un temps, mes propres affaires ne sont pas aussi favorables ? C’est la vraie générosité, tout le contraire de la jalousie et de l’envie qui proviennent d’une nature dépravée. La racine de l’envie est l’égoïsme ; l’envie ne croîtra pas sur la racine de l’Amour. L’Amour se réjouit avec ceux qui se réjouissent, dans le résultat abondant de chaque bonne parole et œuvre, dans le progrès en grâce chrétienne et dans le service divin de tous ceux qui sont mus par l’Esprit de justice de Dieu.
Est-ce que j’ai l’Amour humble, qui « ne se vante pas, ne s’enfle pas d’orgueil » ? L’Amour qui produit la modestie, qui n’est pas vantard, ne s’élève pas ? Est-ce que je possède l’Amour qui incite aux bonnes œuvres, non pour être vu des hommes, mais qui agit de la même façon même si personne ne le voit ou le sait, sauf Dieu, qui ne se vante ni de sa connaissance ni de ses grâces, mais qui, dans l’humilité, reconnaît que tout don parfait et bon vient du Père ? Et pour chaque miséricorde, est-ce que je le Lui rends en Amour et en service ? La vantardise fondée sur sa propre estime a conduit plus d’un non seulement à la folie, mais quelquefois à de graves péchés en s’efforçant de réussir ses fanfaronnades. L’Esprit du Seigneur est l’Esprit de sobre bon sens qui cherche non seulement à considérer les autres avec générosité, mais aussi à se considérer avec modération, et à ne pas penser trop hautement de son caractère et de ses acquisitions en connaissance. « Que votre conduite soit sans avarice ; étant contents de ce que vous avez présentement » (Hébreux 13 : 5).
Est-ce que je possède l’Amour qui est courtois, « qui n’agit pas avec inconvenance » ? L’orgueil est la racine de beaucoup d’attitude inconvenante, d’impolitesse, ces choses si communes chez ceux qui pensent qu’ils sont quelqu’un, soit intellectuellement soit financièrement. La politesse a été définie comme l’Amour dans les futilités ; la courtoisie comme l’Amour dans les petites choses. Le secret de la politesse est soit un vernis de surface soit l’Amour dans le cœur. Comme chrétiens, nous devons avoir cet amour venant du cœur qui nous incite à des actes de gentillesse et de courtoisie, non seulement dans la maison de la foi, mais chez soi et dans nos relations avec le monde. Proverbes 16 : 18 déclare très clairement que « l’orgueil va devant la ruine, et l’esprit hautain devant la chute ».
Est-ce que j’ai l’Amour qui n’est pas égoïste, qui « ne cherche pas son propre intérêt » exclusivement, qui pourrait même être disposé à laisser certains de ses propres droits être sacrifiés dans l’intérêt des autres ? Ou ai-je, au contraire, l’égoïsme qui non seulement réclame mes propres droits à chaque occasion, mais qui aussi les exige sans se soucier des convenances, du confort et des droits des autres ? Avoir l’Amour, dans ceci en particulier, signifie que nous prendrons garde à ne pas tirer injustement profit des autres, et préfèrerons souffrir un mal que de faire du mal ; souffrir pour une injustice plutôt que de faire une injustice.
L’AMOUR COMMENCE CHEZ SOI.
La Parole de Dieu déclare avec une grande clarté qu’on n’a pas le droit, dans le but de pouvoir faire du bien aux autres, de négliger de prendre soin et de pourvoir, de toutes les façons, aux besoins de ceux qui dépendent de soi par les liens naturels. En tous points « l’Amour commence chez soi ». La pensée juste, si nous la résumons, est que l’homme et la femme qui possèdent l’esprit d’Amour parfait, ne penseront pas exclusivement à leurs propres intérêts dans chacune des affaires de la vie. Quand un mari très dévoué regarde les yeux doux, agréables et consacrés de son épouse, des émotions inconnues sont suscitées. Mis en exercice, cet élément de l’Amour aura une grande influence sur toutes les affaires de la vie, à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur du foyer et de la famille. « Mais si quelqu’un n’a pas soin des siens et spécialement ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un incrédule » (1 Timothée 5 : 8).
Rien dans tout cela ne signifie que l'on doive négliger de prendre soin et de pourvoir de toutes les manières à ceux qui dépendent de nous par les liens de la nature, afin de pouvoir faire du bien aux autres. Dans tous les sens du terme, « l'Amour commence à la maison ». La pensée appropriée, telle que nous la comprenons, est que les hommes et les femmes, possédés par l'esprit du parfait Amour, ne penseraient pas exclusivement à leurs propres intérêts dans aucune des affaires de la vie. Mis en pratique, cet élément d'Amour aura une grande influence sur toutes les affaires de la vie, à l'intérieur comme à l'extérieur du foyer et de la famille.
Est-ce que j’ai un Amour qui a bon caractère, qui « ne s’irrite pas » - l’Amour qui me permet de voir les deux côtés d’une question et me donne l’esprit de sobre bon sens, me permet de m’apercevoir que l’exaspération et la colère violente sont non seulement déplacées mais pires encore, blessantes pour ceux sur qui elles sont dirigées et préjudiciables aussi dans leur effet à la fois sur mon propre cœur et mon propre corps ? Comme enfants consacrés de Dieu, nous avons le privilège d’entendre l’appel de Dieu : « Il m’invoquera, et je lui répondrai ; dans la détresse je serai avec lui ; je le délivrerai et le glorifierai » (Psaume 91 : 15). Le Dieu de justice sait comment ôter l’amertume des chagrins de la vie. Il le fait en nous montrant, par l’expérience, la vanité de toutes les choses terrestres et leur incapacité absolue à satisfaire les désirs de l’âme ou à réconforter les esprits malades. Si nous acceptons volontiers la bienveillance aimante de Dieu, Il produira en nous les fruits paisibles de la justice et développera en nous des caractères forts et nobles, disciplinés par la maîtrise de soi, la loyauté, la fidélité et la confiance en Dieu.
Il peut y avoir des moments où l’Amour a besoin d’être ferme, presque jusqu’à la sévérité et l’inflexibilité, quand des principes sont engagés, quand des leçons très utiles doivent être inculquées ; et cela peut arriver sous le coup de la colère, mot à utiliser dans un sens approprié, par rapport à une juste indignation, exercée dans un but d’amour, pour faire le bien ; mais cela doit alors être exercé seulement pour un temps. Si c’est une colère justifiée, nous devons veiller à ce que nous ne pêchions pas, soit avec nos lèvres, soit dans nos cœurs, dans lesquels, à aucun moment, nous ne pouvons nourrir autre chose que des sentiments généreux et d’amour envers ceux qui sont nos ennemis, ou envers ceux de nos amis que nous voulons aider ou instruire.
Être facilement irrité, c’est avoir un mauvais caractère, une susceptibilité, une rapidité à s’offenser. C’est tout à fait contraire à l’esprit d’Amour ; et quiconque est du côté de Dieu et cherche à Lui plaire et à atteindre une position de vainqueur devrait, avec un soin jaloux, se protéger lui-même contre ce comportement général de nos jours. Dans n’importe quelle mesure où cette disposition est développée, ou volontairement entretenue, on non combattue, cela devient une preuve d’une faiblesse et d’une imperfection de notre développement dans le saint Esprit de notre Père, et d’une déficience dans notre ressemblance à notre Seigneur Jésus, notre Modèle.
Parmi les marques en soi-même d’un mauvais esprit évident, très peu sont reçues avec autant de bienveillance et autant d’excuses pour leur persistance que celles, précisément, de la susceptibilité. Mais quels que soient la dépravation naturelle, l’hérédité et les désordres nerveux qui peuvent le porter à l’esprit de mauvaise humeur, de taciturnité et de susceptibilité, le cœur rempli de l’Esprit du Seigneur doit s’opposer à cette disposition au mal de sa chair et engager contre elle un bon combat.
Il n’y a pas à dire « C’est ma manière de faire », parce que toutes les « manières » de faire, les voies de la nature déchue sont mauvaises, et il appartient aux nouveaux cœur, esprit et volonté de vaincre la vieille nature dans cette œuvre de la chair et du diable comme dans toutes les autres. Rien de mieux que cela ou presque ne peut montrer à nos amis et aux nôtres la puissance de la grâce de l’Amour. Au fur et à mesure que croît cette grâce, elle adoucit le caractère de l’enfant de Dieu. Il n’y a pas de meilleure façon pour que nous puissions montrer nos louanges pour Lui qui nous a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière que par la démonstration de l’Esprit d’Amour dans les affaires quotidiennes de la vie.
L'AMOUR NE PENSE PAS AU MAL.
Est-ce que j’ai l’esprit de l’Amour qui « n’impute pas le mal », qui est sans malice, ne soupçonne pas le mal et ne recherche pas les fautes chez les autres, ne leur attribuant pas de mauvais mobiles ? Ai-je l’Amour qui cherche toujours à interpréter avec charité la conduite des autres, cherchant à accorder toute l’indulgence possible pour les erreurs dans le jugement plutôt que de mettre en doute les mobiles du cœur ? L’Amour parfait est lui-même bien intentionné ; il préfère et, autant que possible, s’efforce de considérer les paroles et la conduite des autres du même point de vue. Il ne chérit ni ne garde précieusement les animosités et les soupçons, ni ne fabrique quelque enchaînement de preuves fondées sur des présomptions de mauvaises intentions à partir d’affaires insignifiantes. « Les fautes sont lourdes quand l’Amour est léger » est un proverbe très sage.
Il y a des moments où l’Amour passe au-dessus des offenses et n’en tient pas compte, ne gardant aucune rancune, mais, cela ne veut pas dire que l’Amour doit traiter les pécheurs exactement de la même manière qu’il traiterait ses amis. Il serait peut-être approprié ou même nécessaire de tenir quelque peu compte des offenses au point de ne pas témoigner la même proximité qu’auparavant, mais aucune haine ne devrait se manifester - rien que de la gentillesse et de la douceur, en laissant la porte de l’opportunité ouverte pour une complète réconciliation aussi vite que possible, faisant tout ce qui peut être fait pour favoriser celle-ci et manifester une volonté de pardonner et d’oublier le mal.
« L’AMOUR NE SE RÉJOUIT PAS DE L'INJUSTICE ».
Est-ce que j’ai l’Amour sincère qui « ne se réjouit pas de l’injustice » mais plutôt avec la Vérité ? Les principes du bien et du mal sont-ils si fermement ancrés dans mon esprit, et suis-je si complètement ami du bien et tellement en désaccord avec le mal que je suis attristé par tous les maux rencontrés et je sympathise avec tous ceux qui tombent dans le mal ou qui sont assaillis de tentations ? Suis-je tellement opposé au mal et tellement en accord avec le bien, avec la Vérité que je ne pourrais manquer de me réjouir de la Vérité et de sa prospérité, même si cela renversait quelques-unes de mes opinions préconçues ou était au détriment de certains de mes intérêts terrestres ?
[Ce paragraphe du texte du Reprint R 4917 ne figure pas dans l’article de l’EB : Toute personne qui cherche à développer dans son cœur l'Esprit Saint, l'Amour parfait, doit veiller attentivement sur ce point de la sincérité des motifs et de la droiture de la conduite. La moindre suggestion de se réjouir de la chute d'une personne ou d'une chose qui représente à un degré quelconque la droiture ou la bonté doit être déplorée et surmontée. L'amour parfait « ne se réjouit pas de l'injustice », quelles que soient les circonstances ou les conditions, et il n'éprouverait aucune sympathie, mais seulement de la peine, pour la chute d'un autre, même si celle-ci devait signifier son propre avancement.]
L’Amour de Dieu, décrit ici par l’Apôtre comme l’esprit du peuple du Seigneur, est un Amour de loin supérieur à tout égoïsme, et qui est basé sur des principes fixes qui devraient être, jour après jour, discernés de plus en plus clairement et adoptés fermement, toujours et à tout prix. Cela profitera beaucoup à l’enfant consacré qui sera grandement avantagé étant donné qu’il prend plaisir dans la Vérité - la Vérité sur tout sujet, et spécialement dans la Vérité de la révélation divine, si impopulaire que puisse être la Vérité ; même si sa défense peut entraîner beaucoup de persécution ; même si cela peut coûter cher en perte d’amitié de ce monde et de ceux qui sont aveuglés par le dieu de ce monde mauvais. L’esprit d’Amour a une telle affinité pour la Vérité qu’il se réjouit de prendre part à la perte, la persécution, l’affliction ou tout ce qui peut arriver contre la Vérité ou contre ses serviteurs.
Est-ce que j’ai l’Amour qui « supporte tout » ? Ai-je l’Amour inattaquable contre les assauts du mal ? Ai-je l’Amour qui résiste au mal, à l’impureté, au péché et à toute chose contraire à l’Amour ? Ai-je l’Amour qui est à la fois capable et volontaire pour supporter, pour la cause de Dieu, l’opprobre, les reproches, les insultes, les pertes, les faux rapports et même la mort ? « C’est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir notre foi » - la vie même et dont le centre, précisément, la foi, est le saint Esprit d’Amour pour Dieu et pour ceux qui sont Siens et, avec compassion, pour le monde. L’Amour parfait peut supporter en toutes circonstances et, par la grâce de Dieu, nous faire réussir comme vainqueurs et « plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (1 Jean 5 : 4 ; Romains 8 : 37).
[Les paragraphes suivants sur la JOIE, qui ne figurent pas dans le R 4917, ne sont pas repris ici]
[Ce paragraphe du texte du Reprint R 4917 ne figure pas dans l’article de l’EB :
L'AMOUR N'EST PAS MÉFIANT.
Ai-je l'Amour qui « croit tout » ? qui n'est pas disposé à imputer le mal à un autre à moins d'y être contraint par des preuves indiscutables ? qui préfère croire au bien plutôt qu'au mal de tout le monde ? qui ne prendrait aucun plaisir à entendre le mal, mais serait disposé à l’endurer ? L'Amour parfait n'est pas méfiant, mais il est, au contraire, disposé à être confiant. Il part du principe qu'il vaut mieux, s'il le faut, être trompé cent fois que de traverser la vie aigrie par un esprit soupçonneux, bien mieux que d'accuser ou de soupçonner injustement une seule personne. C'est la disposition miséricordieuse, telle qu'elle s'applique aux pensées ; et le Maître a dit à son sujet : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Matth. 5 : 7). L'esprit non miséricordieux, qui pense mal, engendre une conduite non miséricordieuse envers les autres.]
Est-ce que j’ai l’Amour qui « espère tout », qui persévère sous des conditions défavorables, et continue à espérer et à travailler pour ceux qui ont besoin de mon aide ? Ai-je l’Amour qui « endure tout », qui continue à espérer le meilleur pour tous et essaie de l’obtenir, et avec persévérance ? L’Amour parfait ne se décourage pas facilement. C’est le secret de la persévérance de l’Amour : ayant appris de Dieu, et étant devenu participant de Sa sainteté, il Lui fait confiance et sans se laisser décourager espère l’accomplissement de Sa gracieuse alliance, aussi sombre que soit l’environnement immédiat.
L’espérance, comme élément de l’Amour est un des caractères remarquables et essentiels dans la persévérance des Saints, un trait qui les rend capables d’endurer, de souffrir comme de bons soldats. L’espérance de l’Amour l’empêche d’être facilement offensé, ou de s’arrêter au plus léger obstacle dans l’œuvre du Seigneur. Là où d’autres se décourageraient ou seraient mis en fuite, l’esprit d’Amour donne l’endurance pour que nous puissions mener le bon combat et plaire au Capitaine de notre Salut. L’espérance de l’Amour ne connaît pas le désespoir, car son ancre est fermement attachée au Roc des Âges.
Bien-aimés, au prix de toutes nos acquisitions, acquérons l’Amour - pas simplement en paroles mais dans l’Amour pour la Vérité et dans la joie que nous trouvons en elle - l’Amour qui s’enracine dans les nouveaux cœur et esprit, l’Amour qui nous est donné par l’Amour et la Justice de notre Père céleste et démontré dans les paroles et les œuvres de notre cher Rédempteur. Toute autre chose, tout ce qui est recherché et gagné, ne sera que perte et scories à moins que, ensemble avec cela, assurément nous obtenions L’AMOUR !
Bible Standard N° 902 — Septembre-octobre 2017