La Loi de Dieu représente la volonté de Dieu. Tous ceux qui ont l'esprit droit, qui sont bien disposés, se réjouiront de voir la volonté de Dieu bien accomplie. À l'origine, la volonté de Dieu était inscrite dans la nature de l'homme. Après que le péché l'y ait effacée, Dieu l'a écrite sur des tables de pierre pour Israël. C'est à la justice de cette Loi que les Chrétiens obéissent (les règlements divins, les exigences divines, quelles qu'elles soient) dans la mesure du possible. Nous nous réjouissons de faire la volonté de Dieu.
Aimer la Loi de Dieu, c'est donc apprécier le fait que Dieu a un grand dessein, prendre plaisir à découvrir quelle est la volonté de Dieu et avoir une confiance totale en Sa Justice, Sa Sagesse, Son Amour et Sa Puissance. Tous ceux qui agissent ainsi jouissent d'une grande paix. Ils ne comprennent pas tous les rouages de la justice divine, mais leur foi les conforte dans le fait que Dieu est trop sage pour Se tromper. Ils ont donc la paix en Lui confiant leurs intérêts.
Dans ce texte, l'Apôtre fait la différence entre l'esprit et le cœur. Le cœur représente les affections. L'Apôtre insiste non seulement pour que nous ayons de bons sentiments à ce sujet, mais aussi pour que notre esprit soit en paix. Si, après nous être consacrés au Seigneur, nous devions faire quelque chose qui viole notre conscience à quelque égard, nous nous sentirions éloignés de Lui. Notre cœur devrait alors savoir que nous pouvons nous rapprocher à nouveau du Seigneur, et nous devrions nous efforcer par la prière de nous remettre en harmonie avec Dieu et d'effectuer ainsi une réconciliation. Notre Seigneur a pris des dispositions en notre faveur, afin que nous ayons un Avocat auprès du Père (1 Jean 2 : 1). Celui qui est apparu pour nous dans la présence de Dieu au début est le même qui vit toujours pour intercéder en notre faveur. Ainsi, nous venons au Seigneur par l'intermédiaire de l'arrangement qu'Il a fait ; et nous nous réjouissons de pouvoir obtenir le pardon et la grâce pour nous aider dans le temps du besoin.
Le texte ne fait pas référence à notre propre paix, mais à la paix de Dieu, la paix qui nous vient par la réalisation de la puissance de Dieu, de Sa bonté et de Sa volonté de nous tenir par Sa main droite en tant que Ses enfants. Cette paix monte continuellement la garde, comme une sentinelle, pour contrer toute pensée ou crainte hostile ou inquiétante. Elle garde l'esprit du Chrétien de telle sorte qu'il a au fond la paix avec le Seigneur, la communauté, la communion ; et elle garde aussi son esprit, ses facultés de raisonnement, l'instruisant et l'assurant de la puissance, de la sagesse et de l'amour divins.
Nous devrions demander de plus en plus la grâce, la sagesse et les fruits de l'Esprit, des occasions de servir le Seigneur et les frères, et de grandir de plus en plus à la ressemblance du cher Fils de Dieu. Dans ces conditions, la « paix qui surpasse toute intelligence » promise gardera nos cœurs et nos pensées. L'égoïsme et l'ambition trouveront peu de place dans des cœurs ainsi remplis. Même dans les « eaux profondes », la paix divine peut habiter dans nos cœurs et les garder.
La pensée de l'Apôtre semble être que ceux auxquels il s'adresse sont entrés en harmonie avec Dieu par l'acceptation de Ses conditions. Se détournant de toute opposition, ils sont devenus les enfants de Dieu par la foi, l'obéissance, l'abnégation et la consécration jusqu'à la mort. L'Apôtre exhorte à ce que la paix de Dieu soit en eux et qu'elle se maintienne. Ils doivent être gardés par cette paix. L'expression « dans le Christ Jésus » suggère que, de même que nous sommes entrés dans cette paix par notre grand Avocat, de même nous ne pouvons continuer dans cette paix que par le fait qu'Il continue à être notre Avocat ; autrement, par les imperfections de la chair, nous serions continuellement en désaccord.
« Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour avoir du secours au moment opportun » (Héb. 4 : 16). Ainsi, lorsque nous venons chaque jour et disons : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », nous demeurons dans la paix, car nous avons ce grand Avocat. Par conséquent, cette paix demeure - un apport continu de grâce par le grand Avocat.