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« L’AMOUR CHASSE LA CRAINTE ».
« Il n'y a pas de crainte dans l'amour, mais l'amour parfait chasse la crainte, car la crainte porte avec elle du tourment » - 1 Jean 4 : 18.

On aurait pu mieux exprimer la pensée du texte en disant : « Il n'y a pas de peur dans l'amour ». Nous n’avons pas peur de ce que nous aimons. Dans un sens, pourtant, plus on aime, plus on craint. Nous ne ferions pas autant attention à plaire à une personne que nous n'aimons pas ainsi. Ce n'est cependant pas le genre de crainte que l'Apôtre souhaite que nous chassions. Au contraire, il faut la renforcer. Par conséquent, le mot peur exprimerait plus exactement la pensée de notre texte.

Les Écritures parlent de certains qui n'ont « point de crainte de Dieu devant leurs yeux » (Rom. 3 : 18). Il s'agit évidemment de personnes non engendrées. Souvent, chez les hommes, il y a une insouciance à l'égard de Dieu et de l'avenir. L'Apôtre, dans ce texte, ne dit pas que tous les cœurs ont de la peur, mais que si un cœur a de la peur, l'amour parfait la chassera. A mesure que la connaissance et l'amour augmentent, la peur diminue. Nous pouvons dire que ceux du monde qui ont une crainte révérencielle sont ceux qui sont dans une attitude d'esprit préférable ; ils sont dans une meilleure condition que les irréfléchis. Dans la vie, certaines conditions qui nous entourent appellent à la révérence ; et le cerveau de l'homme est ainsi constitué que la révérence fera partie de son attitude mentale s'il n'est pas dépravé. C'est pourquoi les Écritures disent que « la crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse » (Prov. 9 : 10). La crainte du Seigneur, la révérence du Seigneur, apportera une bénédiction. Cette crainte du Seigneur augmente plutôt à mesure que l'enfant de Dieu apprend à connaître son Créateur ; mais c'est un processus graduel.

Il y a une certaine forme de peur qui résulte d'une connaissance imparfaite. Nous n'attribuons pas à l'Adversaire la production de toutes les mauvaises pensées de l'esprit humain, mais nous croyons qu'il a beaucoup à voir avec les mauvaises influences qui entourent notre race. Les gens peuvent être sans crainte de Dieu ; et nous pensons que même après qu'ils soient venus au Seigneur, et qu'ils apprennent à Le révérer et à mieux Le connaître, ils peuvent manquer de la bonne sorte de crainte. Le plan de l'Adversaire sera alors de semer la peur dans leur esprit.

C'est ce que nous trouvons chez tous les peuples païens. Dès qu'ils ont la moindre connaissance de Dieu, l'Adversaire semble susciter une peur servile qui évince l'amour et produit la crainte. Nous lisons que « le dieu de ce monde a aveuglé les pensées des incrédules » (2 Cor. 4 : 4). Nous pensons que cette mauvaise influence est responsable de beaucoup de choses qui nous semblent si remarquables. Elle explique le fait que les païens ont des doctrines diaboliques mêlées à la crainte de Dieu ; et que tous les mondains qui ont la connaissance de Dieu, tant les juifs que les chrétiens, ont aussi la crainte - la peur. Pourtant, les chrétiens sont beaucoup plus éclairés sur le caractère de Dieu que les autres, et devraient donc avoir moins de crainte que les païens.

UNE CERTAINE FORME DE CRAINTE APPROPRIÉE.

Il est évident que notre texte n'a pas pour but de montrer que le Chrétien ne doit pas avoir de sentiment de crainte. Ce fait est démontré par l'expérience du premier Chrétien, notre Seigneur Lui-même, dans le jardin de Gethsémané. Là, il a craint, comme nous le dit l'Apôtre en parlant de cette occasion, et il a été entendu en ce qu'il a craint. Il poussa de grands cris et des larmes vers Celui qui pouvait le sauver de la mort (Héb. 5 : 7). Si le Maître a craint, alors Ses disciples le doivent aussi. L'Apôtre dit : « Craignons donc qu'une promesse ayant été laissée d'entrer dans son repos, quelqu'un d'entre vous paraisse ne pas l'atteindre » (Héb. 4 :1). Comment pouvons-nous harmoniser ces craintes avec notre texte ? Le texte n'est, évidemment, pas destiné à contredire les grandes leçons enseignées par ailleurs. Notre Seigneur Jésus a fait appel au Père qui, Il le savait, L'aimait ; mais Il savait aussi que le Père était absolument parfait, juste, équitable ; et Il craignait d'avoir manqué à certaines de Ses exigences.

Ainsi en est-il de nous. Sachons que « Dieu est amour » (1 Jean 4 : 8), mais craignons par rapport à nous-mêmes, et ayons une telle attention, un tel désir de plaire à Dieu, que nous devrions avoir la crainte de manquer à quelque degré que ce soit. L'ignorance engendre la crainte ; mais l'amour de Dieu nous permettra de chasser cette crainte, et nous permettra aussi de venir à Dieu avec une grande confiance. Approchons-nous donc de Dieu (Jacq. 4 : 8) avec la pleine confiance qu'Il nous bénira. Cette pensée est tout à fait opposée à celle de l'esprit païen. Leur conception d'un dieu est celle d'un démon. Le Chrétien, par contre, qui marche sur les traces du Maître, apprend à aimer son Dieu et à vouloir faire uniquement la volonté du Père. Rien n'est acceptable dans la nature d'un sacrifice qui ne soit pas motivé par cet amour. « Le Père cherche à être adoré par ceux qui l'adorent en esprit et en vérité » (Jean 4 : 23,24).

FAIRE FACE AUX TROUBLES.

Tu es en face du trouble,
Et les cieux sont sombres et gris ;
Tu ne sais plus où donner de la tête,
Tu es presque assommé, dis-tu.
Et la nuit, tu te réveilles en te demandant
Ce que les nouvelles du jour suivant apporteront ;
Ton oreiller est couvert d'une attention fantôme.
Avec une aile sinistre et effroyable.

Tu es en face du trouble ;
Un enfant s'est égaré ;
Un navire fait naufrage sur une mer hostile ;
Il y a une note que tu ne peux pas payer ;
Ta main droite courageuse est faible ;
Ta vue devient aveugle ;
Peut-être qu'un ami est froid et sévère,
Qui a toujours été chaleureux et gentil.

Tu es en face du trouble ;
Pas étonnant que tu ne puisses pas dormir ;
Mais reste, et pense à la promesse,
que le Seigneur gardera en toute sécurité,
Et te conduira hors du fourré,
Et dans les terres de pâturage ;
Vous avez seulement à marcher droit devant,
en tenant la main du Seigneur.

Tu es en face du trouble ;
Et tu as oublié de regarder,
comme le Père te l'a appris,
pour trouver de l'aide dans le bon vieux Livre ?
Tu as entendu le tentateur chuchoter,
Et tu n'as pas eu le cœur de prier,
Et Dieu a disparu de ton plan de vie,
Pour... oh, combien de jours fatigués !

Puis en face du trouble ;
C'est ainsi qu'Il t'appelle à revenir
Du pays de la disette et de la famine
Au pays qui ne manque de rien.
Tu ne veux pas entendre dans le soleil ;
Tu entends dans l'obscurité de minuit.
Voici que Ses flambeaux s'allument
Comme des étoiles dans la chambre tranquille.

Oh ! en face du trouble,
Ami, je me suis souvent trouvé,
Pour apprendre que la douleur a de la douceur,
Pour savoir que Dieu est bon.
Lève-toi et affronte la lumière du jour ;
Sois fort et fais de ton mieux !
Avec un cœur honnête, et une foi d'enfant
Que Dieu fera le reste.