Les enfants d'Israël avaient traversé le Jourdain. Moïse était mort et Josué était leur conducteur. Ils n'avaient pas de difficultés particulières à l'époque où Josué exprimait les pensées de ce texte. Apparemment, il crut que le moment était venu pour eux de prendre une décision - soit qu'il leur semblerait bon de continuer à avoir foi en Dieu, soit qu’ils se laisseraient égarer par l’idolâtrie du peuple qui vivait en Canaan. Josué les rassembla et leur rappela les bénédictions et les faveurs divines dont ils avaient joui jusque-là, et ensuite, s'exprima lui-même dans les grands et nobles sentiments de notre texte.
Aujourd'hui également, le Chrétien qui se rend compte que Dieu l'a béni, guidé et soutenu dans le passé, devrait arriver à une décision complète, positive touchant la ligne de conduite de sa vie. Le fait même d'en arriver à se décider d'une manière positive est une grande bénédiction et une grande aide pour la formation du caractère. A chaque fois que nous parvenons à prendre une sage décision sur n'importe quelle question, cela fortifie notre esprit et notre caractère, et nous prépare au mieux à un autre test - dans un autre ordre d'idées, peut-être.
Nous reconnaîtrons le fait que l'entière consécration du Chrétien ne laisse rien de côté ; mais nous avons besoin de quelque pierre de touche, de quelque chose qui rendra l'esprit capable de prendre rapidement une décision, et cette pierre de touche doit être la volonté de Dieu, de façon que discerner Sa volonté sur n'importe quel sujet permettrait de résoudre ce dernier sans aucun délai. En outre, il est tout à fait à propos que nous renouvelions notre consécration, notre détermination de faire la seule volonté de Dieu en toute chose, et ainsi de mettre en évidence devant d'autres - non comme un nouveau vœu, mais comme un renouvellement du vœu de consécration que nous avons déjà fait en tant que Chrétiens (Rom. 12 : 1).
Par exemple, si cela se passait le Jour du Nouvel An, et que nous participions à une réunion de témoignage, il n’y aurait rien de mal à dire : « Peu importe ce que quelqu’un d’autre peut faire, je reconnais Dieu, et Le servirai ! ». Ce n'est pas là un nouveau vœu, mais une confirmation de ce vœu de consécration fait auparavant.
Nous devons reconnaître la différence entre faire une nouvelle alliance chaque jour, et renouveler notre alliance journellement ; le premier cas serait illogique ; l’autre conviendrait. Si nous avons contracté une alliance qui nous lie pour la vie, nous ne devrions pas penser un instant à la rompre, tout comme ferait un homme qui a loué ou vendu une maison.
Chaque jour, nous devrions renouveler notre alliance avec Dieu - la renouveler et la rafraîchir dans nos pensées, démontrant par ce moyen qu'aucun changement n'est intervenu en nous, et que nous nous trouvons toujours dans le même état de cœur. C’est là la même pensée que celle que nous avions lorsque nous nous sommes consacrés ; nous sommes morts avec Christ – « Vous n'appartenez pas à vous-mêmes, car vous avez été rachetés à grand prix ». Nous sommes exhortés à accomplir cet examen de nos vies et ce renouvellement de notre consécration journellement ; et nous sommes exhortés à garder continuellement cette recommandation présente dans nos cœurs et nos pensées, et à présenter notre sacrifice au Seigneur. C'est là la signification du baptême en Sa mort ; et ce baptême durera jusqu'à la mort, tout comme il en fut de notre Seigneur. Il S’était consacré et Sa consécration demandait à être achevée ; il en est de même de nous ; notre vœu, notre alliance doit durer jusqu'à la mort.
Si ceux qui composent le peuple consacré de Dieu pouvaient être amenés au point où le but principal de leur vie, l’objet de toutes leurs prières serait de posséder une plus grande mesure de l'Esprit du Seigneur, de l’esprit de sainteté, l’esprit de la Vérité, l’Esprit de Christ, l'esprit de sobre bon sens, quelle bénédiction cela serait ! Si alors ils luttaient avec le Seigneur jusqu'au lever du jour, il est certain qu’un tel attachement à Lui apporterait la bénédiction désirée. Le Seigneur se révèle Lui-même dans le but d’accorder cette bénédiction, mais Il la retient jusqu’à ce que nous apprenions à l’apprécier et à la désirer.