Nous comprenons que la bergerie était l'arrangement de l'Alliance de la Loi sous lequel Israël a été placé au Sinaï, qu'ils étaient heureux d'être ainsi placés ou confiés aux soins spéciaux du Seigneur, et que Moïse a fait tout ce qu'il pouvait pour eux comme un genre de berger, mais n'a pas été capable de leur donner la liberté de la Loi dont ils avaient besoin. D'autres prétendants au titre de bergers vinrent ensuite. Le Seigneur dit que tous ces faux bergers qui sont venus avant Lui étaient des voleurs et des brigands. Ils ne sont pas entrés par la porte. Ils cherchaient à profiter des brebis ; ils étaient donc égoïstes. Celui qui est le Bon Berger est prêt à donner Sa vie pour les brebis. Il fallait le vrai berger pour créer les conditions et la relation exprimées ici. « Lorsqu'il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles ». Elles avaient besoin d'être conduites dans de verts pâturages. La bergerie est un lieu de repos et de protection, mais pas un lieu pour la nourriture.
Il en est de même pour la Loi. L'Apôtre dit que les Juifs étaient enfermés sous la Loi. Jusqu'à ce que le temps soit venu, il n'y avait aucun moyen de s'échapper. Il n'y avait qu'une seule porte, qui n'avait pas été ouverte, et qu'aucun de ces conducteurs potentiels ne pouvait ouvrir. Cette porte était la porte de la Rédemption. Notre Seigneur, en donnant Sa vie pour les brebis, pouvait ouvrir cette porte.
Ayant fait satisfaction pour les péchés de Son peuple, notre Seigneur a obtenu le droit d'être son Berger ou son Conducteur. Lorsqu'Il les fait avancer, Il leur montre le chemin qu'ils doivent suivre. Il n'est pas seulement le Conducteur, mais aussi le Berger qui veille sur eux et prend soin d'eux. C'est ainsi qu'Il les conduit dans de verts pâturages et les amène finalement au bercail céleste. Jésus est devenu la porte de sortie de la bergerie Juive, et il n'y a pas d'autre sortie. Tous les Juifs qui sont sortis sont passés par le Christ. Ceux d'entre eux qui ne sont pas sortis par le Christ sont toujours enfermés sous la Loi - pour y demeurer jusqu'au règne du Médiateur. D'autres peuvent profiter de l'offre faite par le Christ maintenant, afin d'avoir la vie et de l'avoir plus abondamment. Il est le Bon Berger. Les brebis ne suivront pas un étranger, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Cela indique que dans la voix du Vrai Berger, il y a quelque chose qui sonne juste. Et les brebis ne suivront pas un autre ayant une voix différente - un son ou un message différent.
C'est maintenant le temps de la Moisson. Les voix des faux bergers qui ont temporairement désorienté certaines « brebis » perdent leur influence, et un plus grand nombre d'entre elles écoutent la Voix du Vrai Berger, qui ne ressemble à aucune autre voix, et qui est inimitable. Dans le son se trouve l'accord de la Justice mêlé à ceux de l'Amour, de la Sagesse et de la Puissance. Toutes les autres théories et doctrines n'ont pas la même puissance ni le même son harmonieux que le glorieux message de « bonnes nouvelles » que le Père nous a envoyé par Son Fils. La voix du Vrai Berger satisfait les désirs des brebis comme rien d'autre ne peut le faire.
« Envoie ta lumière et ta vérité, ô Seigneur ;
Qu'ils soient nos conducteurs
Pour nous guider vers ta sainte colline,
Où nous te rendrons hommage ».
La question a été suggérée : de quelle manière pourrions-nous appliquer la déclaration de notre Seigneur aux Gentils : « Mes brebis écoutent ma voix et elles me suivent » ? Notre réponse est que le Seigneur avait des brebis parmi les Gentils, à savoir ceux qui cherchaient à Le servir. Mais à cette époque, il n'avait reçu personne parmi les Gentils - le mur de séparation était encore debout. Mais par la suite, ils ont eu l'occasion d'entendre Sa voix et de Le suivre, le mur de séparation étant alors détruit. Un peu plus tard après avoir prononcé les paroles ci-dessus, il dit :
« J'ai d'autres brebis, il faut que je les amène, elles aussi, et il y aura un seul troupeau, un seul berger ». Bien que cela s'applique particulièrement aux brebis de l’Âge prochain, il n'est peut-être pas inapproprié de l'appliquer maintenant à ceux qui sont reçus parmi les Gentils. Dans l'Âge prochain, il recevra des brebis de la maison naturelle d'Israël et des brebis des nations. À l'heure actuelle, il reçoit les uns de la maison naturelle et d'autres des Gentils. Au cours de l’Âge prochain, il n'y aura qu'un seul troupeau et un seul Berger, et toutes les brebis seront mises en pleine harmonie avec Dieu. Pour suivre la pensée d'Apocalypse 7, et en considérant le nombre du peuple du Seigneur du « petit troupeau » comme cent quarante-quatre mille, cette offre ayant été faite à l'origine aux douze tribus de l'Israël naturel, d'autres ont été autorisés par la suite à prendre la place de ceux qui ont été appelés ou reconnus comme brebis en premier lieu, et qui se sont montrés indignes.
Lorsque le Christ dit : « Tous ceux qui sont venus avant moi étaient des voleurs et des brigands », nous comprenons que ceux auxquels notre Seigneur fait ainsi référence sont ceux qui ont tenté frauduleusement de se faire passer pour les conducteurs du peuple juif. Gamaliel y fait particulièrement référence dans son discours au Sanhédrin, lorsqu'il leur dit : « Hommes d'Israël, prenez garde à vous-mêmes par rapport à ces hommes, et voyez ce que vous allez faire. Car, avant ces jours-ci, Theudas se leva, se disant être quelque chose, auquel se joignit un nombre d'environ quatre cents hommes ; et il fut tué, et tous ceux qui lui obéissaient furent dissipés et réduits à rien. … Et maintenant je vous dis : Ne vous mêlez plus de ces hommes, et laissez-les ; car si ce dessein ou cette œuvre est des hommes, elle sera détruite » - Actes 5 : 35-38.