R 4684 (VP 371 p.87 1989)
LA LECTURE DES « ETUDES DANS LES ECRITURES »
EST-ELLE L’ETUDE DE LA BIBLE ?

La méthode consistant à lire douze pages des ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES chaque jour, éprouvée par beaucoup, a pour résultat une plus grande étude de la Bible que n’importe quelle autre méthode dont nous avons connaissance. Nous croyons que ce qui compte n’est pas tellement le temps qui est consacré à l’étude de la Bible, mais la somme d’étude qui est faite et la masse d’information obtenue. Nous connaissons tous des personnes qui ont passé des jours, des semaines et des années à étudier la Bible et qui n’ont appris que peu ou rien du tout. Nous pensons que l’idée que l’étude de la Bible n’est simplement que le temps passé à tenir une Bible et à lire certains versets est une idée erronée.

Cela ressemble beaucoup à la chasse ou à la pêche. Certaines personnes vont chasser chaque année, et bien qu’elles passent beaucoup de temps à chasser, cela n’est pas une indication certaine qu’elles ont beaucoup de succès. Certains vont souvent à la pêche, mais n’attrapent pas beaucoup de poisson. Il en est de même pour l’étude de la Bible. Ce n’est pas le temps que nous passons, penchés sur un passage, mais la quantité d’information que nous obtenons de la Bible.

Les six volumes des ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES ne furent pas écrits pour supplanter la Bible. Il existe diverses méthodes que l’on peut suivre pour étudier la Bible, et ces aides à l’étude de la Bible sont dans une forme telle que, ensemble, elles contiennent les éléments importants de la Bible de même que les commentaires ou éclaircissements de ces déclarations de la Bible, exactement sur le même principe que notre Seigneur et les Apôtres citèrent des passages de l’Ancien Testament, et donnèrent ensuite des éclaircissements sur ces passages de l’Ancien Testament. Beaucoup de ces éclaircissements furent tels que si nous ne les avions pas eus, si nous n’avions pas eu des interprétations spécifiques, il se pourrait que nous n’aurions jamais pu discerner leur application convenable.

LA MOISSON : LE TEMPS CONVENABLE POUR UNE RÉVÉLATION CLAIRE DE LA VÉRITÉ.

Les applications des ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES sont, naturellement, basées sur celles de notre Seigneur et des Apôtres. Nous ne sentons pas qu’il est de notre compétence de donner une quelconque interprétation, hormis si elle a déjà été donnée par notre Seigneur et les Apôtres ou si elle s’ajuste et s’accorde avec leurs interprétations de telle sorte qu’elle ne laisse, dans notre jugement, aucun doute quant à l’application juste du passage des Écritures dont il est question et qui est expliqué.

Ces parties de la Bible que nous pensions autrefois avoir bien compris, nous trouvons que nous ne les comprenions pas du tout. Certaines des choses même ayant rapport avec la Rançon, ayant rapport avec le Salut, nous ne les comprenions pas. En regardant en arrière dans nos expériences, nous croyions pleinement qu’il y avait un Dieu et qu’il récompenserait ceux qui le recherchent assidûment, et qu’il avait envoyé Son Fils Jésus, mais nous ne pouvions pas comprendre comment et pourquoi. Nous avions des idées fausses sur ce qu’était la condamnation pour le péché ; des idées fausses sur la raison pour laquelle un Sauveur devait venir ; des idées totalement fausses sur ce que fit notre Sauveur ; des idées fausses sur ce qu’il devait faire dans le futur, et sur ce que serait notre relation avec le Père et le Sauveur.

Nous savions, dans un certain sens du mot, que nous avons été appelés pour être un fils, mais nous ne comprenions pas comment devenir un fils, ni ce qui était signifié par l’engendrement du saint Esprit et les liens de parenté et, dans notre expérience, nous n’avons trouvé personne qui n’ait jamais compris ces choses.

Ainsi nous croyons que nous devons penser en rapport avec ceci, que c’est parce que nous vivons dans cette période particulière, à la fin de cet Âge, que nous avons reçu la faveur d’une telle révélation claire des choses spirituelles. Nous pensons aussi que les bénédictions présentes d’un ordre temporel, telles que la lampe électrique, sont du temps convenable pour les mêmes raisons. Nous croyons que toute autre explication attribuerait un honneur trop grand à l’individu en rapport avec la production. Les esprits les plus capables de ce monde ont examiné ces sujets, mais maintenant, par la grâce de Dieu, nous sommes arrivés au point où le voile est retiré et où nous pouvons voir la signification réelle de la Parole de Dieu - et non seulement une personne peut la voir, mais des centaines, des milliers, la voient.

Nous pensons que nous obtenons la conception juste de la voir ainsi, plutôt que de penser que nous avons quelque grand pouvoir qui nous a permis d’assembler un grand système de théologie, plus merveilleux que tous les autres systèmes de théologie réunis - mille fois plus merveilleux. C’est pourquoi, la façon la plus simple d’expliquer le sujet est de reconnaître que le temps convenable du Seigneur est venu et qu’Il a guidé pour la meilleure compréhension.

Si, alors, le Seigneur nous a pourvus de quelque chose à notre époque, que des époques autres que celles des Apôtres ignorèrent, quel que soit leur degré de bonté ou de sagesse - si nous ignorions la ligne d’enseignement qui a été développée, cela reviendrait, d’après notre jugement, à ignorer les moyens providentiels du Seigneur. Il revient à chacun de penser pour soi, cependant, et de guider sa conduite dans toutes les voies en conséquence.

Si les six volumes des ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES sont pour ainsi dire la Bible arrangée par thèmes, dans lesquels on trouve des textes de la Bible comme preuves, il ne serait pas incorrect d’appeler les volumes la Bible sous une forme arrangée. C’est-à-dire qu’ils ne sont pas simplement des commentaires sur la Bible, mais ils sont pratiquement la Bible même, puisqu’il n’y a aucun désir d’édifier une doctrine quelconque ou une pensée sur la préférence de n’importe quel individu ou sur la sagesse de n’importe quel individu, mais de présenter le sujet tout entier selon les lignes de la Parole de Dieu. C’est pourquoi nous pensons qu’il est prudent de suivre ce genre de lecture, ce genre d’instruction, ce genre d’étude de la Bible.

De plus, non seulement nous trouvons que les personnes ne peuvent pas voir le Plan divin en étudiant la Bible en soi, mais nous voyons aussi que si quelqu’un met de côté les ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES, même après s’en être servi, après qu’elles lui sont devenues familières, après qu’il les ait lues pendant dix ans – si alors il les met de côté, les ignore et va vers la Bible seule, bien qu’il ait compris sa Bible pendant dix ans, notre expérience nous montre que, dans les deux ans, il entre dans les ténèbres. D’un autre côté, s’il avait simplement lu les ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES avec leurs références, et n’avait pas lu une page de la Bible comme telle, il serait dans la lumière à la fin des deux années, parce qu’il aurait la lumière des Ecritures.

Nous pensons, par conséquent, que ces ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES sont d’une grande aide, un secours très précieux, dans la compréhension de la Parole de Dieu. Si ces livres doivent avoir quelque valeur pour nous, ce doit être parce que nous voyons en eux la loyauté à la Parole de Dieu et, pour autant que nous puissions juger, nous les voyons en pleine harmonie avec la Parole et non pas opposés avec elle. Par conséquent, en les lisant la première fois, et peut-être la deuxième fois, et avant de pouvoir accepter quoi que ce soit comme étant notre propre foi et conviction personnelle, nous devrions dire, « Je n’accepterai pas ceci parce que ces études le disent ; je désire voir ce que dit la Bible » Et ainsi nous étudierions les Écritures à la lumière de ces ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES ; nous éprouverions chaque point, ou le désapprouverions, selon le cas. Nous ne devrions être satisfaits de rien moins que d’une investigation complète de la Bible de ce point de vue.

Si, après avoir fait cela, nous trouvions que les livres sont en accord avec la Bible, alors nous penserions qu’il serait logique de dire, « Je n’ai pas besoin d’utiliser cette méthode chaque fois que je lis les ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES, parce que j’ai examiné ces textes des Écritures, et j’ai la certitude que le Nouveau Testament appuie tous ces points ». Si, au même moment, dans une lecture future, nous arrivions à un point où quelque chose ne nous semblait pas clair et que nous pensions à certains passages des Écritures qui ne semblent pas être aussi en harmonie avec celui-ci que nous l’avions pensé précédemment, nous devrions penser qu’il est de notre devoir de nous référer tout de suite aux Écritures, parce que les Écritures sont l’étendard, et avec cette référence aux Écritures nous devrions chercher à discerner si oui ou non nous avons fait une erreur dans nos examens précédents.

« ILS SERONT TOUS ENSEIGNÉS DE DIEU »

En fait, nous en arriverions à la conclusion que nous ne pourrions comprendre quoi que ce soit sur la Bible si ce n’est ce qui fut révélé. Par conséquent, nous ne gaspillerions pas beaucoup de temps à faire ce que font d’autres personnes que nous connaissons, qui lisent chapitre après chapitre sans aucun profit. Il ne nous viendrait pas à l’idée de faire ceci. Nous ne penserions pas du tout que nous étudions les Écritures. Nous penserions que nous suivons la voie qui ne nous a pas apporté grand-chose - ni à nous-mêmes, ni à beaucoup d’autres dans le passé - une simple lecture des Écritures. Nous voudrions dire que si le même Père céleste qui nous a guidés comme Ses enfants, vers cette Vérité, vers cette compréhension des Écritures, avait de plus amples informations pour nous, Il attirerait notre attention sur elles d’une certaine manière ; et, par conséquent, nous ne verrions pas la nécessité de lire le Nouveau Testament chaque jour et chaque année ; nous ne considérerions pas cela comme étant nécessaire. Nous considérerions que le passage des Écritures qui dit, « ils seront enseignés de Dieu », impliquerait qu’en son propre temps Dieu attirerait notre attention sur tout trait de vérité divine qui serait « de la nourriture du temps convenable pour la maison de la foi ».

De plus, nous dirions que maintenant, étant donc satisfaits de ce qu’est le Plan divin, nous comprenons que nous avons atteint le point dont parle l’Apôtre comme celui d’être un ambassadeur qualifié de Dieu, un ministre qualifié de la Nouvelle Alliance et que, en tant que serviteur ou ministre de la Nouvelle Alliance, nous avons maintenant une responsabilité de faire connaître ces choses que nous avons apprises ; que nous n’avons pas été placés ici en premier lieu pour lire la Bible, mais en premier lieu pour servir le Seigneur et Sa vérité. Il était cependant tout à fait approprié que, avant de venir à une connaissance de la Vérité, et quand notre esprit était dans une certaine mesure mécontent de ce qu’était la Vérité, nous nous abstenions d’en parler à qui que ce soit d’autre.

Nous nous souvenons très bien de notre propre expérience personnelle selon laquelle, après avoir essayé de prêcher dans les rues, etc., nous en vînmes à la conclusion que quelque chose ne marchait pas, que nous ne comprenions pas ce que nous essayions de dire aux autres, que nous ne le comprenions pas suffisamment clairement pour le présenter adroitement et pour convaincre que nous représentions le Seigneur et Son message correctement ; aussi, nous nous dîmes, « Je vais cesser tout effort d’enseigner autrui jusqu’à ce que je connaisse ce que je crois ».

Nous pensons que ce devrait être l’attitude de chacun d’entre nous. Pourquoi devrions-nous essayer de prêcher ou d’enseigner quelque chose que nous ne comprenons pas ? Aussi, après que Dieu nous eut favorisé dans ce temps avec une compréhension de la Vérité Présente, Il nous a donné une connaissance bien plus grande de Vérité que celle que nous aurions pu acquérir durant mille ans si nous avions lu et étudié sans aide ; et maintenant nous pouvons essayer de la présenter à d’autres. Pourquoi nous a-t-Il donné une connaissance de cette Vérité ? Il veut que nous soyons « parfaitement accomplis, propre à toute bonne parole et œuvre ». C’est pourquoi nous devrions étudier afin d’être capables de parler librement de la Parole du Seigneur et de savoir que nous ne dénaturons pas le dessein, le Plan et le caractère divins ; et nous devrions par conséquent attacher la plus grande importance aux occasions favorables de service et considérer que l’information qui nous a été donnée l’a été dans le but même que nous la divulguions à d’autres - à ces frères et sœurs de la famille du Seigneur, dont certains sont encore dans Babylone, peut-être honnêtes de cœur, et très désireux de connaître la Vérité, bien que peut-être fortement aveuglés comme nous l’avons un jour été.

« LES ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES » NE SONT PAS UN SUBSTITUT DE LA BIBLE.

Ceci ne revient pas, par conséquent, à prendre les ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES comme substitut de la Bible, parce que pour ce qui est de se substituer à la Bible, les ÉTUDES, au contraire, se réfèrent continuellement à la Bible ; et si quelqu’un a un doute quelconque concernant une référence ou si son souvenir fait quelque peu défaut, qu’il se rafraîchisse la mémoire, et en fait, qu’il veille à ce que sa pensée même soit en harmonie avec la Bible - non pas simplement en accord avec les ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES, mais en accord avec la Bible.

Nous pourrions remarquer qu’un bon nombre des amis dans la Vérité prennent l’habitude de lire douze pages des ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES chaque jour, et nous n’en connaissons pas un seul qui a suivi cette méthode et a utilisé les divers moyens dont la grâce du Seigneur nous a pourvus (l’Aurore et les réunions de témoignages, les rassemblements du dimanche et les réunions de Pèlerins, les leçons béréennes et le texte de la manne, etc.) qui soit sorti de la Vérité. En revanche, nous en connaissons beaucoup qui croyaient qu’ils connaissaient ces choses depuis longtemps, alors qu’en fait ils ne connaissent pas la moitié de ce qu’ils savaient - ils ont oublié plus que la moitié de ce qu’ils ont lu, et ce sont eux qui trébuchent maintenant - qui entrent dans les ténèbres du dehors.

En ceci nous ne voulons rien dire contre celui qui se plonge dans les chapitres qu’il ne comprend pas, et que d’autres ne comprennent pas non plus, en espérant qu’il pourra découvrir quelque vérité. Nous n’avons rien contre cela. II a tout à fait le droit d’agir ainsi s’il le désire. Chacun a le droit de passer des semaines et des années de cette façon s’il le désire, mais il y a des chances alors, que s’il découvre quelque chose, ce sera une erreur.

De plus, nous voudrions suggérer que la simple lecture de douze pages des ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES n’est pas une étude dans le sens propre du mot - ni une étude de la Bible, ni une étude des ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES. Une étude convenable devrait surtout être de penser à la signification de chaque mot et de chaque phrase. La pensée est qu’il ne faut pas voir combien quelqu’un peut lire, mais s’assurer qu’il n’en lit pas plus qu’il n’en peut saisir ou comprendre, que ce soit une page ou vingt. Nous ne devrions pas considérer cela comme une étude des Écritures dans quelque sens que ce soit à moins que notre pensée ait saisi le sujet, c’est-à-dire qu’elle a cherché à savoir ce qu’enseignent les Écritures et a cherché à attirer l’esprit sur ces passages que l’on explique, et à attirer l’attention sur d’autres textes qui ne sont peut-être pas cités ou dont une petite partie est citée.

Si quelqu’un fait tout cela, ce ne sera pas une lecture, mais une étude et de ce point de vue, quiconque lit deux pages des ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES chaque jour et lit les passages suggérés en rapport avec ces deux pages, il fera plus d’étude des Écritures pendant ce temps qu’il ne pourrait le faire par n’importe quelle autre méthode. Chaque fois qu’il lit ces pages et fixe son esprit sur les passages correspondants ou en rapport, il profite de la Bible tout entière, de la Genèse à l’Apocalypse, avec, pour ainsi dire, toutes les pages qu’il lit. Maintenant, est-il possible de trouver une autre étude de la Bible qui accomplirait autant pour nous dans le même temps que celle-ci ? S’il en est une, nous devrions la prendre. Si non, alors nous avons notre choix.

Présent Truth septembre-octobre 1984, pp. 74-76 Réimpression de la Watch Tower du 15 sept. 1910, Reprints 4684.