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« DONNE-NOUS CE PAIN » - JEAN 6 : 1-14.
« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel » - Jean 6 : 51.

Des périodes considérables sont parfois couvertes par l'expression introductive de cette leçon, « Après ces choses ». Le temps écoulé après notre précédente leçon dépend de la fête à laquelle il est fait référence. S'il s'agissait de la fête de Pourim, un mois seulement s'était écoulé ; s'il s'agissait de la Pâque, une année. Comme nous l'avons déjà souligné, l'Évangile de Jean, écrit après les autres, a manifestement été conçu moins pour donner une histoire de la vie de notre Seigneur que pour évoquer des événements omis dans les autres Évangiles. Le miracle de la distribution de nourriture aux cinq mille personnes, qui est à la base de cette leçon, se présente à nous comme le seul miracle qui est décrit en détail dans les quatre évangiles. Le récit qu'en fait Jean attire notre attention sur des aspects qui ne sont pas aussi clairement présentés dans les autres évangiles.

D'autres récits nous apprennent que la traversée de la mer de Galilée par notre Seigneur à cette occasion était destinée à un repos dont Il avait besoin. Sa prédication, Son enseignement et Ses déplacements étaient pratiquement continus ; Ses auditeurs, qui allaient et venaient du matin au soir, Lui laissaient peu d'occasions de Se retirer et de Se reposer, et Il était tout à fait disposé à donner Sa vie pour nourrir les brebis - non seulement en épuisant Sa vitalité par la guérison des maladies du peuple, mais aussi par les exhortations et les discours publics, qui sont particulièrement épuisants en plein air et lorsqu'ils sont prolongés.

Une autre raison de quitter la Galilée était que Ses disciples, qu'Il avait envoyés deux par deux dans les différentes villes pour enseigner et guérir comme Il le faisait, étaient à présent revenus auprès de Lui, et sans doute désirait-Il pour eux aussi du repos, et une certaine mesure de calme et d'intimité dans laquelle Il pourrait entendre leurs rapports et leur donner les instructions nécessaires concernant leur travail. La troisième raison est qu'à ce moment-là, la Galilée venait d'apprendre qu'Hérode avait fait décapiter Jean-Baptiste, et que l'armée d'Hérode avait été vaincue par celle d'Arétas. Cette nouvelle avait incontestablement agité le peuple et excité son imagination quant à l'avenir, et dans une certaine mesure l'avait rendu peu disposé à entendre le message du Seigneur. Certains avaient même dit à notre Seigneur et aux Apôtres : « Quittez le territoire d'Hérode, pour qu'il ne vous fasse mourir comme il a fait mourir Jean le Baptiseur ». Une autre raison encore était probablement celle de fournir l'occasion de ce miracle.

Toutes ces raisons ont peut-être contribué à rendre ce changement souhaitable, et plusieurs des Apôtres étant des pêcheurs, dont les bateaux étaient à leur disposition, et la mer de Galilée étant petite, cette démarche n'avait rien d'extraordinaire. La traversée de la mer amena Jésus et les Apôtres en un lieu tranquille et isolé, où ils passèrent probablement un jour ou deux dans le repos et l'intimité relative, en communiant sur les intérêts de l'œuvre. Camper ainsi à l'extérieur, sans tentes, etc., ne semble pas avoir été une chose inhabituelle dans ce climat et à cette période de l’année ; en effet, aujourd'hui encore, on peut trouver les Arabes de ce pays dormant la nuit au bord de la route, enveloppés dans leurs manteaux ou leurs vêtements de dessus et, comme Jacob, avec une pierre pour oreiller.

À LA RECHERCHE DU MESSIE.

Un autre récit nous apprend que, lorsque les foules qui avaient écouté les enseignements de Jésus, assisté à Ses miracles, etc., apprirent qu'Il était parti de l'autre côté du lac, certains parmi eux partirent à pied et d'autres dans de petites barques dans la direction générale où Il était parti, à Sa recherche. En cette période de l'année, beaucoup avaient prévu de faire un voyage de détente et de monter à Jérusalem pour la fête. En de telles occasions, il y avait une affluence inhabituelle sur toutes les routes menant à Jérusalem, et les gens, excités par la conduite d'Hérode, déconcertés et s'interrogeant sur le Messie, se détournaient de leur voyage pour entendre davantage des lèvres de ce grand Prophète, Jésus, et pour voir par eux-mêmes s'ils croyaient ou non qu'Il possédait les attributs qui Le rendraient apte au Messie, à la délivrance de leur nation, à l'établissement du Royaume de Dieu promis depuis longtemps. Jésus était assis sur le versant de la montagne avec Ses disciples lorsque cette grande foule de gens qui le cherchaient est arrivée ; très probablement, Lui et les Apôtres ont enseigné la multitude pendant un certain temps avant que le miracle de les nourrir ne soit accompli. Il faut se rappeler que les récits évangéliques sont très brefs et passent sous silence des détails sans signification particulière.

Notre Seigneur, qui avait déjà prévu le miracle, avait conduit l'esprit de Ses disciples jusqu’à ce stade en leur demandant : « Où pourrons-nous acheter du pain pour que ceux-ci puissent manger ? ». Cette question était adressée à Philippe, l'un des Apôtres qui vivait non loin de là. Il était la personne appropriée à ce sujet, mais le Seigneur avait probablement une autre raison de l'interroger. Philippe semble avoir été d'un esprit plutôt calculateur et commercial, et bien que cette disposition soit excellente à avoir parmi les disciples du Seigneur, elle est néanmoins encline à penser aux moyens terrestres plutôt qu'à exercer la foi dans le Seigneur. Probablement le Seigneur a voulu éveiller la pensée de Philippe et spécialement lui apporter une instruction profitable et la foi par ce miracle. La réponse de Philippe, selon laquelle il faudrait avoir du pain pour deux cents pence (environ 32,00 $) pour fournir à la multitude ne serait-ce qu'un léger repas, montre son sens des affaires. Bien que l'on puisse trouver toutes les formes d'esprit parmi le peuple du Seigneur, l'esprit d'entreprise est l'un des plus utiles s'il est gardé sous les contraintes appropriées de l'amour et de la foi ; l'amour, afin qu'il ne permette pas aux instincts commerciaux de prendre en charge les affaires spirituelles ; et la foi, afin qu'elle puisse se rendre compte que si les méthodes commerciales sont excellentes dans toutes les affaires de la vie, elles ne doivent pas ignorer la foi dans le Seigneur et la puissance de Son pouvoir, et l'intérêt affectueux qu'Il porte à toutes les affaires de Son Église, la Nouvelle-Création.

L'UTILISATION DES RESSOURCES.

André, dont l'esprit semble avoir été moins pratique que celui de Philippe, remarqua que l'un des membres de la foule avait cinq petits gâteaux d'orge et deux petits poissons ; mais à peine eut-il formulé cette remarque qu'il en eut honte, et ajouta : « Mais que représentent-ils par rapport à un si grand nombre ? ». Philippe était trop pratique, trop homme d'affaires pour avoir même envisagé ou mentionné une telle petite quantité de nourriture en rapport avec le ravitaillement d'une si grande multitude ; mais notre Seigneur S'est servi non seulement de l'esprit plus large de Philippe, mais aussi de l'esprit plus simple et moins logique d'André, et a utilisé la suggestion de ce dernier en lui demandant la petite provision. Il y a là une leçon pour nous : elle illustre ce que beaucoup d'entre nous ont vu en rapport avec les affaires du peuple du Seigneur, à savoir que toutes les bonnes suggestions, toutes les suggestions utiles, toutes les suggestions qui servent l'intérêt de l'Église, ne viennent pas toujours de la même source - que souvent le Seigneur utilise les lèvres trébuchantes et les raisonnements illogiques de certains de Ses disciples comme base de bénédictions pour eux-mêmes et pour les autres, tout comme Il a utilisé la remarque apparemment insensée d'André.

Une autre réflexion à ce sujet est que notre Seigneur semble avoir toujours utilisé ce qui était à portée de main. Il aurait pu transformer les pierres en pain et ainsi nourrir la multitude ; il aurait pu ignorer le peu de provisions à portée de main comme étant insignifiantes ; mais ce n'était pas Sa méthode. Tous Ses disciples devraient apprendre de cette expérience à ne pas mépriser les petites choses, mais à les utiliser autant que possible. Il y a là aussi un principe en jeu : comme l'exprime notre Seigneur, celui qui est fidèle dans ce qui est le plus petit, sera fidèle aussi dans ce qui est le plus grand. Une autre leçon est que les miracles ne sont à attendre qu'après avoir fait tout ce qui est en notre pouvoir avec les moyens à notre disposition. L'homme de couleur a eu la juste réponse lorsque, après avoir exprimé sa foi dans le Seigneur, quelqu'un lui a dit : « Maintenant, George, si le Seigneur t'ordonnait de sauter à travers ce mur de pierre, le ferais-tu ? ». Sa réponse fut que s'il était certain que le Seigneur l'avait ordonné, il sauterait par le mur de pierre et laisserait au Seigneur tout ce qui dépassait son pouvoir. Si le Seigneur voulait en faire un miracle, Il était capable de le faire, mais le fait de sauter appartenait à Georges. Il en va de même pour nous dans toutes les affaires de la vie : nous devons nous assurer que nous sommes sur la voie du Seigneur, que nous suivons Ses directives, puis nous devons Lui laisser tous les résultats, rassurés de Sa capacité à accomplir les plus grands miracles. Néanmoins, les plus grands miracles auxquels chacun d'entre nous a affaire sont d'un genre discret et non spectaculaire. Dans la nature, nous voyons ces miracles dans le grain qui se développe et qui, sous la providence du Seigneur, satisfait nos besoins en réponse à notre travail. La multiplication des cinq pains d'orge et des deux petits poissons, nous pouvons en être sûrs, n'était pas un miracle plus grand que celui qui se produit continuellement dans la nature, seulement qu’il s’agit d’un genre différent, auquel nous ne sommes pas habitués. Néanmoins, de même que le Seigneur a utilisé les pains d'orge et les poissons comme étant le noyau de ce miracle, de même, dans la nature, Il utilise le grain de blé comme base du miracle de la moisson. En d'autres termes, Il utilise toujours des moyens pour arriver à Ses fins, et le fait que nous puissions voir et comprendre les moyens ne rend pas le miracle plus grand ou moins grand. Une vision correcte de la vie relie le Seigneur à toutes les affaires de cette vie ainsi qu'à tout ce qui concerne la vie à venir.

« APRÈS QU'ILS FURENT RASSASIÉS ».

La multitude s'assit en groupes ou en compagnies de cinquante et de cent, nous dit-on, et les disciples leur distribuèrent les cinq petits gâteaux et les deux poissons en morceaux, qui apparemment croissaient à mesure qu'on les brisait, à la manière de la fiole d'huile de la veuve, qui coula sans cesse jusqu'à ce que tous les pots fussent remplis. Ainsi, cette petite réserve de nourriture, sous la bénédiction du Seigneur, se multiplia, non seulement pour donner un léger repas à la multitude, mais jusqu'à ce que tous soient « rassasiés », satisfaits, ne désirant plus rien. Ce fut un miracle qui stupéfia non seulement les disciples, mais aussi les milliers de personnes ; c'était ce que Jean appelle un signe, une évidence et une preuve de la puissance et de l'autorité surnaturelles de notre Seigneur - une preuve qu'Il était bien l'Envoyé de Dieu, le Messie. C'était là la finalité du miracle, et non pas de nourrir la foule. Au même moment, il y avait sans doute, dans diverses parties du monde, des affamés que le Seigneur aurait pu nourrir sans Se donner de peine ; mais Il ne venait pas pour nourrir le monde, Il ne venait pas pour mettre fin à la douleur, au chagrin et à la mort, mais pour racheter le monde et donner des preuves qui permettraient aux Apôtres et à tous les Israélites en qui il n'y avait aucune fraude de L'accepter par la foi comme le Messie - des preuves qui, parvenant jusqu'à nous et à d'autres de cet Âge de l'Évangile, ont été le fondement de notre foi.

Certains ont dit : « O que nous aurions pu être là et être témoins du miracle des pains et des poissons ! Notre foi aurait été rendue si forte que nous aurions pu être les disciples de Jésus en toutes circonstances et conditions ». Quel miracle qu'aucun de ces cinq mille personnes n'ait jamais douté de la qualité de Messie de notre Seigneur ! Nous répondons que ceux qui sont vraiment le peuple du Seigneur ont des miracles similaires aujourd'hui, parce qu'Il nous les communique par la Parole, et parce qu'en mangeant la Parole nous participons à l'esprit de notre Seigneur, l'esprit de la Vérité.

Dans ce contexte, qui parmi le peuple du Seigneur peut contester le fait qu'Il accomplit continuellement, dans ses propres expériences et dans celles d'autres Chrétiens, un miracle plus grand que celui raconté dans notre leçon ? Qui parmi le peuple du Seigneur, qui a goûté à Sa bonté, qui a eu faim et soif de la justice - la Vérité - et qui a bénéficié à maintes reprises de Son réconfort, pourrait encore penser que leur préférence aurait été de vivre à l'époque du Premier Avènement de notre Seigneur et d'avoir vu et goûté les miracles alors accomplis ? Pour notre part, nous préférons de beaucoup les miracles supérieurs, et nous considérons que nous avons une base de foi plus solide que celle que les pauvres Juifs pouvaient avoir dans toutes les faveurs qui leur étaient accordées, si grandes qu'elles fussent.

RICHESSE ET ÉCONOMIE MÉLANGÉES.

Bien que notre Seigneur ait été riche avant de venir au monde, et bien qu'Il Se soit rendu compte que, par la puissance de Dieu en Lui, Il pouvait encore avoir tout ce qui était nécessaire à Son bien-être et qu'Il pouvait aussi subvenir aux besoins de Ses disciples, comme le montre non seulement le miracle que nous avons devant nous, la multiplication des pains et des poissons, mais aussi lorsque, en une autre occasion, Il a accordé à Ses disciples la grande pêche du lac même sous leurs yeux - avec toute cette richesse à Sa disposition, notre Seigneur était un grand économe ; de Son point de vue, rien ne devait être gaspillé. C'est en harmonie avec cela que, après que la multitude eut été nourrie, le Seigneur ordonna aux Apôtres de ramasser les restes afin que rien ne soit perdu, et ils prirent douze sacs à dos pleins, chacun d'eux ramassant le plein de son sac, de sa sacoche ou de son sac à dos, appelé panier dans notre texte.

Il y a deux leçons à en tirer, l'une est une leçon pratique d'économie, selon laquelle aucune des bénédictions et des miséricordes du Seigneur ne doit être gaspillée. Pour certains, cette leçon est plus facile que pour d'autres, mais c'est une expérience habituelle dans la vie que le gaspillage volontaire entraîne un manque affligeant. Il est fort probable que certains des chers disciples du Seigneur ont actuellement besoin d'apprendre la leçon d'économie autant que les disciples et la foule en cette occasion. Il ne s'agit pas non plus d'enseigner la leçon de l'avarice, car les Écritures déclarent : « Tel disperse, et augmente encore ; et tel retient plus qu'il ne faut, mais n’en a que disette » (Prov. 11 : 24). La première leçon était la générosité, la seconde l'économie. Il devrait en être de même pour nous : notre générosité devrait être à la mesure de notre disposition à économiser. Le Seigneur n'est pas avare, mais généreux ; et aucun de Ses disciples ne devrait être avare. Le Seigneur était économe, et Ses disciples devraient l'être aussi. Ce sont ceux qui ont donné aux autres qui ont vu leurs sacs à dos remplis à la fin et qui ont obtenu le ravitaillement pour eux-mêmes.

Nous pouvons appliquer la même leçon aux choses spirituelles : le peuple du Seigneur doit être un distributeur. Nous avons reçu de la générosité du Seigneur, la grâce et la vérité gratuitement ; nous devons distribuer gratuitement. Ceux qui distribuent auront le privilège d'amasser pour eux-mêmes, afin que chacun ait plus que ce qu'il a donné. Combien il est vrai que ceux qui sont les plus déterminés à nourrir les autres avec le pain de la vie sont eux-mêmes les plus généreusement pourvus. Veillons donc à être généreux en ce qui concerne la nourriture spirituelle et naturelle. Donnons la parole de vie et l'eau de vie. Si nous le faisons avec un cœur bon, honnête et sincère, avec le désir d'honorer le Seigneur et de bénir les autres, et sans égoïsme ni orgueil de notre part, nous pouvons être sûrs qu'Il nous donnera de plus en plus de nourriture pour notre propre croissance spirituelle et notre subsistance.

La multitude prit conscience du miracle et acclama notre Seigneur comme le grand Prophète. Pour beaucoup d'entre eux, cependant, le miracle n'était que partiellement apprécié. Ils y voyaient sans doute la preuve que, si Jésus était proclamé roi, Il pourrait nourrir Ses soldats sans avoir besoin d'un service de distribution ; et que, s'Il pouvait ainsi nourrir Ses adeptes et Ses partisans, Il serait également capable de leur donner la victoire en toutes circonstances et conditions. Ces choses sont vraies, mais pas de la manière dont les Israélites naturels le supposaient. Notre Seigneur nous donne maintenant la victoire sur le péché et l'égoïsme, et nous conduit d'une étape à l'autre alors que nous cherchons à marcher dans Ses pas, et tout au long du chemin Il nous nourrit avec le pain vivant du ciel. En temps voulu, Il deviendra le grand Roi du monde, et Son pouvoir de contrôler, de nourrir et de faire tomber Satan et toutes les puissances du mal sera pleinement manifesté. Alors s'ouvriront les yeux de beaucoup d'aveugles, des yeux qui ne peuvent voir les choses de la foi, des oreilles qui ne peuvent entendre le message de la foi. Rendons de plus en plus grâce au Seigneur pour que nos yeux voient et que nos oreilles entendent le message que le monde ne voit pas encore, n'apprécie pas encore. Alors que cet Âge de l'Évangile ne peut apporter des bénédictions particulières qu'à ceux qui ont l'oreille attentive, le cœur compréhensif et l'œil de la foi, il y aura, grâce à Dieu, un autre Âge à venir dans lequel toutes les familles de la terre seront abondamment bénies, guidées et aidées par ceux qui sont maintenant capables de marcher par la foi. Seule une classe à part peut maintenant apprécier le pain qui est descendu du ciel. Peu à peu, sous les influences et les dispositions bénies du Royaume, tous pourront avoir le privilège de manger du pain de vie et d'atteindre ainsi la vie éternelle. Combien nos cœurs vont vers ceux qui sont maintenant affamés de ce pain, non seulement les païens qui n'ont jamais entendu parler du Christ, mais aussi beaucoup de gens dans les pays civilisés qui, bien qu'ils aient entendu, ne saisissent pas, ne voient pas, ne comprennent pas et ne peuvent pas comprendre jusqu'à ce que, au moment voulu par le Seigneur, leurs yeux de compréhension et leurs oreilles d'appréciation s'ouvrent, comme cela a été promis par les prophètes – Es. 35 : 5 ; 42 : 7 ; 49 : 9.

« Seulement cinq pains d'orge !
Seulement deux petits poissons !
Et puis-je offrir ces pauvres cadeaux
Au Christ, le Seigneur de tous ?

A Lui dont la parole puissante
Peut calmer la mer en colère,
peut purifier les lépreux, ressusciter les morts ?
Il n'a pas besoin de moi. »

« Si, Il a besoin de toi !
Alors, apporte tes pains ;
Regarde, avec eux, quand Jésus parle,
La multitude est nourrie. »