- Marc 7 : 24-37 -
Cette leçon devrait être traitée du point de vue de la résurrection. C’est une bonne pensée, spécialement pour ceux dont les yeux de la compréhension se sont ouverts sur quelque nette conception des glorieuses choses du Royaume millénaire, pour lequel toute la création gémit et est en attente. Ceux-là, et pas les autres, peuvent convenablement établir une relation entre le miracle de notre Seigneur et la résurrection à la vie de l’Âge millénaire.
LES DROITS DE VIE POUR LE MONDE GARANTIS PAR LE PRÉCIEUX SANG.
De ce point de vue, nous comprenons que tandis que notre Seigneur Jésus vint dans le monde pour mourir en faveur de l'homme, afin de racheter Adam et sa race de la sentence du péché — à savoir, la mort — Il accomplit, en outre, deux autres œuvres importantes. L'œuvre rédemptrice fut la principale, sans laquelle il ne pourrait exister aucune vie future d'aucune sorte. Par conséquent, le dépôt de la vie, journellement, jusqu'à l'achèvement du sacrifice au Calvaire, peut être qualifié d’œuvre principale, ou fondamentale, accomplie par notre Seigneur. Sans cela, rien d’autre n’aurait pu être d’une quelconque efficacité, mais sur ce fondement les deux autres œuvres pouvaient se poursuivre. L’Apôtre déclare que le Seigneur fit luire la vie et l’immortalité par l’Évangile. Ceci signifie, qu’antérieurement, aucune espérance claire et précise relative à la vie éternelle n’avait jamais été donnée à quiconque — même aux Juifs. Tandis que les autres nations étaient sans Dieu, n’ayant pas d’espérance, les Juifs possédaient une révélation divine suffisante pour inspirer une espérance en la résurrection ; même s’ils n’étaient pas en mesure de discerner la philosophie de cela — comment Dieu pouvait être juste et cependant libérer ceux qu’Il avait justement condamnés à mort — car ce n’était pas le temps et, par conséquent, pas encore révélé.
Christ mit la VIE en lumière en expliquant à ceux qui avaient des oreilles pour entendre qu'Il était venu dans le monde « pour donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Marc 10 : 45). De plus, Il expliqua que le temps viendrait où tous ceux qui sont dans leurs tombeaux entendraient Sa voix d'une autorité royale et se réveilleraient du sommeil de la mort — sortiraient de la prison de la tombe. Même alors, les gens purent se demander quel avantage il y aurait dans une telle libération de la tombe s'ils étaient toujours soumis aux maux, douleurs et oppositions démoniaques du temps présent. Notre Seigneur étaya les témoignages des prophètes concernant l'Âge millénaire, dont ils déclarèrent qu'il serait une période de bénédiction universelle, sans rien pour faire du tort, ou détruire, dans tout le saint Royaume. Il montra comment cela était possible par les divers miracles qu'Il accomplit ; car, non seulement Il prêcha le Royaume de Dieu, enseigna Ses disciples de s'attendre à celui-ci et de prier pour sa venue, sa bénédiction et sa puissance, mais par les divers miracles qu'Il opéra, Il illustra que ses pouvoirs prévaudraient parmi les hommes pour les bénir.
Il guérit toutes sortes de maladies, chassa des démons, et témoigna ainsi qu'au temps voulu de Dieu, en qualité de grand Médecin, Il sera nanti du plein pouvoir qui entravera totalement Satan et tous les anges déchus pour toute œuvre de méchanceté envers la famille humaine, et aidera le pauvre, le boiteux, le sourd, l'aveugle, le muet, à se relever de leur affliction présente. Et, de plus, cette délivrance temporaire qu'Il apporta à ceux qui, par la foi, acceptèrent Sa faveur, illustrait à un degré encore plus haut les bénédictions, tâches et privilèges - comme l'ouverture des yeux de la compréhension, la guérison de la lèpre du péché, le rétablissement des pouvoirs atrophiés, de même que le réveil des morts — afin que tous puissent voir, entendre et connaître la justice que Dieu approuve et la vie éternelle qui en sera la récompense, et que tous soient aidés à sortir de l'esclavage actuel du péché et de l'imperfection, etc., vers la pleine liberté des fils de Dieu. Ainsi le Seigneur porta la vie — la vie éternelle — à la vue, à la connaissance de ceux qui entendent Son message du Royaume et des bénédictions qui en découlent.
L'IMMORTALITÉ, UNIQUEMENT POUR LE PETIT TROUPEAU.
Il mit aussi en lumière l'IMMORTALITÉ. Outre la vie éternelle pour le monde, Il ouvrit un chemin par lequel une classe spéciale de disciples marchant sur Ses traces pourrait partager avec Lui-même la gloire, l'honneur et l'immortalité de la nature divine. Il ne fallait pas s'attendre à ce que le monde en général comprenne ou apprécie cela. Au contraire, l'œil naturel n'a pas vu et l'oreille n'a pas entendu, et ne sont pas entrées dans le cœur de l'homme les choses que Dieu a en réserve pour ceux qui L'aiment — pour les Nouvelles-Créatures — pour ceux qui sont engendrés du saint Esprit, et qui rendent sûrs leur appel et leur élection au cohéritage avec Lui dans le Royaume.
Le ministère et les enseignements de notre Seigneur ne peuvent être justement appréciés que lorsqu'ils sont considérés d'après ces trois points de vue : (1) Son propre sacrifice comme le prix de la rédemption pour Adam et sa race — en déposant Sa vie jour après jour jusqu'à ce qu'Il S'écriât : « Tout est accompli » ; (2) Ses enseignements généraux — qui, au temps marqué, seront applicables au monde entier — relativement à l'aboutissement de l'œuvre rédemptrice, à la réconciliation du monde avec Dieu, au pardon complet des péchés du monde, à la grande épreuve, ou jugement, ou occasion favorable à venir pour le monde par le Royaume que le Rédempteur, en tant que Médiateur entre Dieu et l'homme, établira pour délivrer l'humanité des conditions adverses au-dedans comme au-dehors, et pour aider tous ceux qui le désirent à revenir en harmonie avec le Créateur ; (3) l'appel à une condition spéciale de disciple, à marcher dans le sentier étroit, à être baptisé du baptême à la mort par lequel Il fut baptisé et ainsi par la grâce divine, au moyen de cet arrangement, à être accompli et rendu propre à participer au Royaume céleste — à s'asseoir avec Christ sur Son Trône, et à contribuer à dispenser toutes les merveilleuses bénédictions du Millénium à toutes les familles de la terre.
C'est avec cette pensée que nous poursuivons la leçon qui suit. Jésus et Ses disciples, après avoir nourri les 5.000 personnes et passé la nuit orageuse sur la mer de Galilée, demeurèrent quelque temps à Capernaüm. Là, le Seigneur donna le sermon qui illustrait que Ses auditeurs devraient penser moins aux pains et aux poissons qu'Il leur avait procurés, et apprécier davantage les choses plus élevées. Ils devraient Le reconnaître comme le Pain de Vie qui descendit du ciel ; ils devraient se nourrir de Ses paroles et gagner ainsi la vie éternelle. Cependant, le temps n'était pas encore venu pour le don général de cette vie éternelle — cette œuvre appartient à l'Âge millénaire. Par conséquent, Il recherchait tout spécialement ceux qui avaient particulièrement faim et soif de justice. De cette classe faisaient partie les Apôtres qu'Il formait maintenant en vue de l'œuvre future qu'Il accomplirait par eux, après la nouvelle dispensation, en commençant à la Pentecôte.
LES FAVEURS DE DIEU POUR SON PEUPLE CONSACRÉ.
Accompagné de Ses disciples, notre Seigneur voyagea en direction du nord ouest, vers les frontières de la contrée appelée Tyr et Sidon, ainsi nommée du fait que ces villes, dont les noms étaient réputés, s'y trouvaient. Il ne S'annonça pas publiquement aux personnes de cette région, mais Sa présence ne tarda pas à être connue, montrant que la renommée de Ses miracles et de Ses enseignements s'était répandue dans toute la Palestine. Une femme cananéenne vivant comme une grecque fut parmi les premières à entendre parler de Sa présence et, venant au devant de Lui, elle pleura ou gémit afin d'obtenir de l'assistance pour sa fille. En cette circonstance, notre Seigneur agit très différemment de ce qu'Il faisait habituellement et, sans aucun doute, dans le dessein d’inculquer une leçon. D’ordinaire si prompt à écouter, à sympathiser et à guérir, en cette occasion Il n’accorda aucune attention à la femme, d’après le récit de Matthieu, qui nous dit que les disciples s’approchèrent de Seigneur et Le prièrent de la renvoyer — soit en exauçant sa requête et en la renvoyant, ou en refusant sa requête et en autorisant son expulsion.
La pauvre femme n’était pas importune pour elle-même, mais pour sa fille qui était possédée d’un démon, un esprit impur ; et, pour autant que nous en savons, la plupart de ces esprit déchus, ces démons, sont impurs, dépravés, et leur influence sur ceux qui en sont possédés est impure et nuisible. Ils simulent même parfois la pureté et, en de nombreuses occasions, nous avons entendu de leurs tentatives pour se faire passer pour des saints — même pour le Seigneur ; néanmoins, la tendance générale de ces esprits malveillants semble être dirigée vers l’impureté de la pensée et de conduite de la part de ceux qui sont possédés, et ceux-ci influent sur d’autres.
Finalement, en réponse aux pleurs de la femme et aux protestations des disciples, notre Seigneur parla, mais d’une manière très différente de Son message habituel. Il indiqua simplement à la femme que Ses miracles et services n’étaient pas destinés au monde en général, mais au peuple d’alliance de Dieu, les Juifs. Il suivait la coutume juive de l’époque qui était de parler des Gentils comme des chiens ; cependant, Il modifia l’expression, car au lieu d’employer le mot qui voudrait dire des bêtes détestables qui infestent l’Orient et sont des éboueurs des rues, il employa un autre terme signifiant les petits chiens ou chiens de compagnie de la famille. La femme, forte dans sa foi en la puissance du Seigneur, fut de taille à tourner la réponse défavorable à son propre avantage, et à insister en disant que, de même que les petits chiens domestiques recevaient quelques miettes tombant de la table des enfants, à elle aussi, en tant qu’étrangère, pouvaient être accordées quelques unes des faveurs du Seigneur sans causer le moindre désavantage aux Juifs auxquels le ministère de notre Seigneur était spécialement envoyé et dispensé.
SANS LA FOI IL EST IMPOSSIBLE DE LUI PLAIRE.
Cela démontre l’ardeur et la foi de la femme. Une telle démonstration serait certainement agréable au Seigneur. En vérité, nous pouvons constater dans nos expériences personnelles, comme chrétiens, que nombre des agissements du Seigneur envers nous sont en rapport avec le développement et la mise à l’épreuve de notre foi. Il est bon et miséricordieux de cœur, toutefois, il se peut que par le passé nous L’ayons mal compris, et que, de quelque manière, Son Plan et Son caractère aient pu être calomniés et dénaturés par l’Adversaire. Il nous est impossible de nous approcher du Seigneur, à moins que nous n'ayons foi et confiance en Lui, en Sa bonté, en Sa puissance, en Sa sagesse, en Son amour. Toutes choses sont possibles, croire seulement — c’est la leçon que l’Israélite spirituel d’aujourd’hui doit continuellement apprendre, comme les Apôtres priaient jadis : « Seigneur, augmente notre foi ». Dans le même ordre d’idées, il serait bien que nous priions, et nous efforcions continuellement d’accepter les leçons de la vie d’après ce point de vue — comme les leçons ou instructions dans la foi. En cela, nous n’ignorons pas la nécessité d’obéir à la Parole divine, mais soutenons que partout où la foi existe, les œuvres lui correspondront et se révéleront proportionnellement grandes ou petites. C’est pourquoi, plus notre foi est forte, plus nos œuvres sont assurées d’être sous l’arrangement divin. Notre Texte d’Or dit bien que, sans la foi, il est impossible d’être agréable au Seigneur.
La foi est une affaire de culture, de développement. Les mêmes Apôtres qui, dans leur terreur, poussèrent des cris lorsque la tempête sévissait sur la mer de Galilée, devinrent de plus en plus forts en foi, au point qu'ils furent capables, comme les récits le montrent, de se confier, et qu'ils le firent réellement, dans le Seigneur en Son absence et là où ils ne pouvaient pas Le comprendre. De même, une partie de notre étude journalière devrait être la culture de la confiance au Seigneur et la méditation des expériences de notre vie passée, ainsi que de toutes les leçons de Sa Parole, afin que notre foi en Lui puisse devenir enracinée et fondée.
LA FOI RÉCOMPENSÉE APRÈS ÊTRE MISE À L’ÉPREUVE.
Le Seigneur dit : « O femme, ta foi est grande » (Matthieu 15 : 28). Sa foi puissante avait sa manifestation dans son amour pour sa fille, dans sa persévérance et sa persistance, dans son humilité, sachant reconnaître les choses exactement comme le Seigneur les reconnaissait, et non d’après le sentiment général des Grecs et des Gentils – savoir que les Juifs étaient simplement prétentieux et n’étaient pas plus dans la faveur divine que d’autres peuples. Sa foi était forte pour surmonter de grands obstacles — même l’apparente répugnance de notre Seigneur. Nous ne considérerions pas que la conduite de cette femme païenne soit, dans toute l’acception du terme, un modèle pour le peuple du Seigneur consacré et éclairé. La force de la foi est la seule que nous devrions imiter. Quant à nous, qui sommes devenus le peuple du Seigneur, et ne sommes plus des étrangers, des forains, des chiens, mais des enfants adoptés dans la famille du Père et reconnus par le Seigneur comme des « frères », il ne serait plus convenable que nous pleurions, suppliions ou implorions de quelque manière pour obtenir des choses qu’il ne plaît pas au Seigneur de nous accorder.
Le maître Lui-même expliqua la différence entre les choses que les gentils pouvaient faire et celles que nous, en tant que disciples, pouvions faire, déclarant que nos requêtes et nos demandes ne devraient pas être simplement pour le pain qui périt, pour ces choses que recherchent les Gentils — simplement les choses terrestres, et avec insistance ; mais recherchez premièrement, principalement, le Royaume de Dieu et la justice qui est appropriée à celui-ci, et toutes ces choses de nature terrestre seront ajoutées pour vous — dans une mesure telle que ce sera pour vos meilleurs intérêts. Par conséquent, les prières, les requêtes, les cris que nous adressons au Seigneur doivent avoir pour objet la sainteté du cœur, l'effusion de Son Esprit, la nourriture spirituelle, le rafraîchissement et la force. Quant aux choses naturelles, Il connaît notre condition et sait ce que réclament nos meilleurs intérêts de chrétiens. Laissons cela à Sa décision. Il ne Lui serait pas agréable de nous voir L'importuner pour obtenir des choses qu'Il ne nous a pas données ; agir ainsi serait, en effet, non une preuve de foi en Lui, mais le contraire — une preuve de doute, une manifestation de crainte qu'Il oublie ou néglige Sa promesse de nous donner les choses nécessaires.
Notre Seigneur informa la femme que la foi manifestée par ses paroles était suffisante, que sa requête était exaucée, que le démon était sorti de sa fille. La foi de la femme se révéla ensuite par sa retraite immédiate. Elle acceptait la parole du Seigneur sans réserves : s’Il était ce qu’Il prétendait et avait le pouvoir qu’elle croyait, Il ne lui mentirait pas. De nos jours, nombreux sont les membres du peuple du Seigneur qui semblent manquer de foi à cet égard — qui semblent en posséder moins que cette pauvre femme païenne. Beaucoup d’entre eux entendent la parole du Seigneur les assurant que ceux qui viennent à Lui obtiennent le pardon de leurs péchés ; cependant, une « petite foi » leur commande de douter et de continuer à déplorer leurs péchés et à solliciter le pardon qui, le Seigneur le leur a assuré, serait accordé dès le moment où ils acceptent celui-ci. Ils négligent d’exercer la foi et, proportionnellement, la bénédiction, la paix et la joie leur font défaut.
JÉSUS GUÉRIT L’HOMME SOURD ET MUET.
Pour autant qu’en donne le récit, notre Seigneur ne fit rien en cet endroit, hormis pour cette pauvre femme, et les leçons spirituelles qui s’y rattachent s’adressaient manifestement moins à elle qu’aux disciples, car il n’est fait aucune mention qu’Il enseigna à cette femme ou à quiconque de cette contrée. Quittant ce lieu, notre Seigneur fit route vers l’est, le long des frontières septentrionales de la Palestine et, traversant le Jourdain, Il commença à se diriger vers le sud, vers la mer de Galilée. Matthieu dit qu’Il fit une halte dans la montagne, et qu’une grande multitude Lui amena ses malades. Elle conduisit aux pieds de Jésus, les boiteux, les aveugles, les muets, les estropiés et beaucoup d’autres, et Il les guérit ; et la foule s’émerveilla et glorifia le Dieu d’Israël.
Notre leçon fournit un exemple particulier tiré de cette multitude de guérisons. Un homme qui était à la fois sourd et muet fut amené à Jésus qui lui appliquait un traitement spécial ; le Seigneur l’emmena à l’écart, en privé, peut-être afin de lui faire bien comprendre la leçon. L’homme ne pouvait entendre, et c’est pourquoi le Seigneur lui communiqua la leçon par des signes, touchant sa langue et touchant ses oreilles, et ensuite avec un soupir Il jeta un regard vers le ciel, comme pour indiquer que la compassion du ciel intervenait pour assister l’homme, et immédiatement la bénédiction vint et il fut guéri. Il se peut que ce miracle fut le premier dans cette région et, comme le relate Matthieu, il est probable que la foule qui venait était attirée par cela. L’injonction de notre Seigneur qu’il devrait être gardé secret semble avoir été compris, non comme un commandement, mais plutôt comme une suggestion qu’Il ne recherchait pas de publicité. Néanmoins, lorsque la foi était manifestée et que les pauvres affligés se tenaient devant Lui, jamais le Seigneur ne refusait d’accorder la bénédiction. Ainsi, il nous est enseigné que lorsque viendra le temps convenable pour la bénédiction de toutes les familles de la terre, le Seigneur ne privera personne d’une bénédiction ; tous ceux qui désirent être bénis peuvent donc obtenir Sa faveur.
BÉNIS SONT NOS YEUX ET NOS OREILLES DE LA COMPRÉHENSION.
En tant que chrétiens qui, dans un sens figuré, sont déjà ressuscités en Christ pour marcher en nouveauté de vie, pour suivre Ses traces, nous avons les yeux ouverts, les oreilles débouchées et la langue déliée, de sorte que nous pouvons non seulement voir et jouir de la grâce de Dieu en nous-mêmes, mais nous sommes à même de parler de Sa bonté et de Son amour aux autres. À bien des égards, ceux à qui le Seigneur accorde la connaissance spéciale de la Vérité dans cette période actuelle ont l’idée qu’elle n’est pas pour tout le monde, mais que nous devons être pleins de discernement dans nos efforts pour dispenser la Vérité, et que certaines de ces grandes bénédictions du Seigneur qui, pour nous, sommes comme des perles, ne sont pas destinées à tous ; que nous ne devrions pas jeter nos perles aux pourceaux, ou à ceux qui ne manifestent aucun désir de connaître ou de recevoir les faveurs du Seigneur. Mais pour nous, comme pour celui qui fut guéri dans cette leçon, le message est trop bon pour être conservé ; nous aimons raconter l’histoire qui fit autant pour nous ; nous désirons que tous ceux qui sont aveugles et sourds puissent s’approcher du grand Médecin et être guéris ; nous désirons que tous ceux qui bégayent dans leurs tentatives pour annoncer la bonne nouvelle aient leurs lèvres touchées par le Maître, et puissent désormais parler distinctement des choses glorieuses de l’Évangile de Christ. Et, de même que le maître ne voulut pas réprimander l’homme de cette leçon, Il ne nous réprouve pas davantage si, dans notre zèle, nous allons parfois à l’extrême en essayant d’annoncer la bonne nouvelle à ceux qui n’ont pas une oreille pour entendre, ou lorsque nous nous évertuons à faire des disciples de ceux qui sont des pourceaux nullement portés vers les choses spirituelles, ou à suivre l’Agneau où qu’Il aille.
Le cœur de cette leçon est que nous, qui suivons Christ dans l’esprit de nos mentalités, devrions marcher en nouveauté de vie, aspirant à participer avec Lui à dispenser toutes ces bénédictions de vie et de guérison à quiconque acceptera ces faveurs durant la glorieuse période du Royaume que nous nous réjouissons de savoir tout proche.