Ayant appris la mort de Jean-Baptiste, Jésus traversa le lac de Galilée, en dehors de la domination d'Hérode. Peut-être pensait-Il que Son ministère n'était pas encore terminé, et qu'Hérode, ayant fait preuve d'une telle audace à l'égard de Jean, pourrait chercher à entraver Ses œuvres et l'achèvement de Son ministère. Ou bien Il craignait qu'un esprit de rébellion ne s'éveille parmi le peuple - et Ses enseignements semblaient le favoriser. Une indication de ce genre est donnée par le fait qu'à la suite du miracle, le peuple a cherché à faire de Jésus un roi. Encourager une telle démarche aurait été S'opposer à ce qu'Il reconnaissait comme étant l'arrangement divin.
Il est possible, comme semblent l'indiquer certaines épîtres, que Jésus ait cherché à S'isoler avec Ses Apôtres afin de pouvoir examiner le caractère de l'œuvre qu'Il devait accomplir. La preuve de Sa popularité croissante à cette époque est donnée par le fait qu'une multitude si nombreuse parcourut à pied plusieurs kilomètres autour de la rive du lac afin d'être avec Lui et d'entendre Ses précieuses paroles de vie, Ses paraboles, etc. concernant le Royaume qu'Il proposait d'établir et auquel tous Ses Apôtres et tous Ses fidèles devaient participer.
INSISTE EN TEMPS ET HORS DE TEMPS.
Lorsque Jésus a vu la foule, Son cœur a été rempli de compassion, et Il n'a pas pu S'empêcher d'aller vers elle. En temps et hors de temps, en ce qui concernait Sa convenance, Il devait accomplir les œuvres de Dieu, donner Sa vie petit à petit, heure par heure. Nous lisons qu' « Il fut ému de compassion envers eux », car ils étaient comme des brebis sans berger. Ils avaient une faim de cœur, bien qu'ils ne sachent pas ce que c'était réellement, car ils aspiraient à des conditions plus élevées, meilleures, plus nobles que celles qui les entouraient, et ce grand Maître semblait avoir des mots tels qu'aucun autre n'en avait pour eux - des mots d'espoir, de réconciliation avec Dieu, de providence et de soin divins. Ceux qui étaient assis dans la chaire de Moïse (les scribes et les pharisiens, Matth. 23 : 2) étaient tellement remplis d'une fausse conception de l'attitude qu'ils devaient avoir envers Dieu, tellement induits en erreur, qu'ils se sont simplement associés pour profiter des promesses divines et se les approprier, et ont abandonné le reste de leur nation comme des publicains et des pécheurs, les considérant comme trop dépourvus de piété pour avoir la faveur divine ou une part ou un lot dans les privilèges du Royaume. Jésus, cependant, passa à côté de ces moralisateurs qui Le rejetaient, Lui et l'unique moyen de s'approcher de Dieu, et montra Sa faveur particulière aux pauvres plus humbles, qui écoutèrent Son message avec joie et s'étonnèrent des « paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche » - des paroles qui leur disaient que Dieu ne méprise pas les imparfaits et les faibles s'ils sont sincères et Lui sont consacrés.
C'est après trois heures de l'après-midi, en début de soirée, que les disciples suggérèrent qu'il était temps de renvoyer la multitude afin qu'elle puisse trouver à manger et à se loger dans les villages environnants. Jean et Marc rapportent un dialogue à ce sujet entre Jésus et Philippe, ce dernier étant domicilié dans la ville voisine de Bethsaïda, et connaissant donc bien la région, ses ressources, etc. Jésus demanda à Philippe : « Où achèterons-nous des pains, afin que ceux-ci mangent ? ». Philippe répondit qu'il faudrait deux cents deniers de pain pour en donner un peu à chacun d'eux. Cela représenterait environ deux cents dollars de pain, selon nos estimations actuelles. Tous les Apôtres semblèrent alors se rallier à la suggestion de renvoyer la multitude afin qu'elle puisse acheter ses propres provisions et s'assurer un logement, alors que les gens de l'Est ne se soucient guère du logement. Ils campent presque n'importe où et, enroulant leurs manteaux autour d'eux, s'allongent dans les champs ou au bord des routes pour dormir - dans tout endroit qui n'est pas considéré comme dangereux.
CHERCHANT D'ABORD UN APPROVISIONNEMENT NATUREL.
C'est alors que Jésus dit à Ses disciples : « Donnez-leur à manger ». Marc rapporte qu'ils s'enquirent : « Irons-nous leur acheter 200 pains et leur donner à manger ? ». Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? Allez et regardez ». C'est l'Apôtre André qui revint en annonçant qu'un garçon de la foule avait cinq pains et deux petits poissons qu'il avait mis à leur disposition. Jésus accepta la situation et donna l'ordre de faire asseoir la foule par groupes. On suppose qu'ils se disposaient par groupes de cinquante, et qu'il y avait 100 groupes, soit 5.000 personnes en tout. Il semble qu'ils aient adopté la forme d'un carré à trois côtés, d'après la forme d'une table de chevet romaine, les disciples qui les servaient passant par le côté ouvert et pouvant ainsi atteindre toute la foule. Nous ne sommes pas informés de la manière dont les cinq pains d'orge et les deux petits poissons ont été multipliés afin de suffire aux cinq mille personnes, avec un reste de douze paniers pleins. Il est fort probable que l'augmentation s'est faite pendant que les pains étaient rompus entre les mains du Seigneur, mais il est également possible que l'augmentation se soit poursuivie entre les mains des Apôtres lorsqu'ils distribuaient à leur tour la nourriture aux gens.
Si on nous racontait une telle histoire à propos d'une personne ordinaire, nous ne pourrions pas la croire. En effet, ce ne serait pas de la foi mais de la crédulité de notre part que de la croire. Il en est de même pour ceux qui nient l'origine céleste de notre Seigneur Jésus : ils ne croient pas qu'Il ait pu faire ou qu'Il ait fait les œuvres racontées dans les Écritures. Nous ne pourrions pas non plus croire la chose de leur point de vue. C'est parce que nous croyons que Jésus était l’unique engendré du Père, venu dans le monde pour être notre Rédempteur - parce que nous croyons que le Père a déversé sur Lui l'esprit ou la puissance divine - que nous pouvons aussi croire qu'Il avait le pouvoir d'apaiser la tempête ou de multiplier la nourriture par Sa bénédiction.
LES MIRACLES QUOTIDIENS SONT MÉCONNUS.
Mais, malgré tout, les plus grands sceptiques du monde croient aux miracles : ils en voient partout autour de nous, dans toutes les affaires de la vie. Ils savent bien que la même quantité d'orge qui composait ces cinq pains, si elle avait été plantée, aurait pu donner une récolte suffisante pour les cinq mille ; ils savent aussi que les deux poissons, dans le cours normal de la nature, auraient pu donner en peu de temps une quantité suffisante de poissons pour les cinq mille. Il est facile de voir que Celui qui a arrangé les dispositions de la nature avait le plein contrôle de la situation, et pouvait aussi bien fournir la nourriture nécessaire de la manière dont Il l'a fait que par une autre méthode. Qui niera que c'est un miracle, du point de vue de l'homme, que le grain pousse et que les poissons produisent leur espèce ? Ces miracles de la nature se produisent tous les jours autour de nous, et c'est pourquoi ils nous sont communs, et nous oublions que ce sont des miracles. Il n'en reste pas moins que, si nous pouvions analyser le poisson et en déterminer exactement les éléments constitutifs, et si nous pouvions rassembler ces mêmes éléments dans un plat et leur donner la forme d'un poisson, nous ne pouvions pas donner la vie au poisson ni lui faire produire des descendants de son espèce. Pour nous, cela relèverait du miracle.
Il est vrai aussi que nous pourrions analyser l'orge et en déterminer avec certitude les éléments constitutifs et que nous pourrions les réunir dans les mêmes proportions et formes, mais il est hors de notre pouvoir de faire germer ou croître les produits. Que ces miracles permanents qui nous entourent chaque jour convainquent tous ceux qui font confiance au Dieu omnipotent qu'Il est capable de faire tout ce qu'Il est censé avoir fait par Son Oint. Et souvenons-nous que ces choses que Jésus a faites, comme l'Apôtre l'a déclaré, « ont manifesté sa gloire à venir » - ont illustré et exemplifié la puissance et la gloire à venir du grand Roi du monde, qui doit bénir, nourrir et élever la race d'Adam et donner la vie éternelle à tous ceux qui la recevront selon Ses conditions.
Si nous ne pouvions pas accepter ces témoignages scripturaires concernant le pouvoir de Jésus sur les choses naturelles, nous ne pourrions pas non plus accepter les déclarations des prophètes et des Apôtres concernant Son pouvoir à venir dans le Royaume. Si nous pouvons accepter la déclaration scripturaire Le présentant comme le grand Restaurateur de toutes choses, le représentant de Dieu, l'Emmanuel, qui dans l'avenir bénira le monde entier de l'humanité, alors, avec la même convenance et avec le même type de foi, nous pouvons Le reconnaître comme Celui en qui la puissance du Père a opéré d'une manière encore limitée en relation avec les miracles considérés et d'autres au Premier Avènement.
L'UTILISATION RESPECTUEUSE DES BIENFAITS DIVINS.
La leçon est renforcée par l'ordre donné par le Seigneur aux disciples de ramasser les restes ; et, en outre, une autre leçon est donnée, à savoir que, si grandes et généreuses que soient les provisions de Dieu pour le peuple, aucune d'elles ne doit être gaspillée. Nous ne pouvons voir la prodigalité chez aucun de ceux qui se sont consacrés au Seigneur sans éprouver que, si grand que soit, à certains égards, leur progrès dans la compréhension de la pensée du Seigneur, ils sont encore déficitaires sur ce point particulier. L'appréciation du don et le respect du donateur impliquent l'attention et le sens de l'administration en ce qui concerne tout ce qui nous vient de notre Père céleste - les choses temporelles comme les choses spirituelles. Selon Ses paraboles, le Seigneur mesure à un degré considérable notre amour et notre zèle par l'usage ou l'abus que nous faisons des talents, occasions et bénédictions de nature temporelle et spirituelle qui nous sont maintenant accordés (Manne du 18 octobre).
Nous pouvons être sûrs que, dans ce miracle comme dans les autres, notre Seigneur avait l'intention d'inculquer quelque importante leçon de foi ou de pratique, non pas tant pour le public que pour ceux qui le suivaient plus particulièrement, Ses disciples. Nous pouvons donc présumer qu'Il avait un double objectif en les renvoyant par bateau tandis qu'Il restait et congédiait la multitude, leur disant que Ses discours et Ses miracles étaient terminés. L'un de ces buts était sans doute la communion avec le Père sur la montagne, à l'écart de la multitude, à l'écart même de Ses douze Apôtres bien-aimés. Il y a des moments où nous aimons joindre nos cœurs et nos voix à ceux des autres au trône de la grâce céleste, et où nous venons en tant que communauté du peuple du Seigneur en communion avec Lui, et il y a d'autres moments où nous semblons avoir besoin d'une communion individuelle, personnelle, privée avec Dieu, comme notre Seigneur semble l'avoir demandé en cette occasion.
Le second but de Notre Seigneur était, sans doute, de donner à Ses disciples l'occasion de réfléchir au miracle et d'en parler entre eux en Son absence. Ils pourraient ainsi parler plus librement les uns avec les autres, et en tirer plus de profit que s'Il avait été avec eux, et ils auraient été soumis à une certaine retenue en Sa présence. Le Seigneur voulait que cette grande leçon soit bien imprimée dans leur esprit : il leur serait utile, dans les années à venir, de se rappeler comment Il avait le pouvoir d'augmenter leur nourriture temporelle sans intervention humaine et indépendamment des conditions humaines. Ce serait une leçon aussi en ce qui concerne la nourriture spirituelle, qu'ils ne devraient pas mépriser le jour des petites choses ; que s'ils étaient envoyés par Lui pour rompre le pain de la vie au peuple, ils ne devraient pas être craintifs et gênés à cause des conditions peu propices qui prévaudraient, mais qu'ils devraient avoir pleine confiance en Lui, qu'Il avait le pouvoir de dominer dans toutes les affaires de la vie, de sorte que tous Ses desseins gracieux puissent être accomplis.
NOUS POUVONS DISTRIBUER LE PAIN DU CIEL.
Il y a là une leçon pour nous aussi, aujourd'hui, comme il y en a eu une pour l'Église tout au long de cet Âge de l'Évangile. Nous pourrions avoir l'impression que la multitude est grande et que les moyens dont nous disposons pour lui apporter le pain de vie sont limités. Nous pouvons être enclins à dire qu'ici, nous avons telles ou telles choses, mais « que sont-elles pour tant de monde ? ». Écoutons la parole du Seigneur : « Donnez-leur à manger ». Il devrait nous suffire de savoir qu'il y a là quelqu'un qui a faim et soif de la justice. « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ». Dites-lui la bonne nouvelle, quelle que soit la forme sous laquelle elle doit être présentée, peu importe les conditions intolérables. L'important, c'est qu'il y a ici des personnes qui ont faim de la Vérité, et que si nous le voulons, le Seigneur nous bénira en la leur apportant.
Cette parabole nous a parfois été rappelée alors que nous rédigions nos rapports annuels sur le travail accompli par la WATCH TOWER BIBLE & TRACT SOCIETY - et que nous nous efforcions de réaliser l'immense quantité de nourriture spirituelle apportée aux gens dans tout le monde civilisé, et nos privilèges liés à sa diffusion. Nous nous sommes émerveillés de la façon dont le Seigneur a béni une somme d'argent relativement modeste pour qu'elle atteigne une telle portée ; elle semblait se multiplier sous la bénédiction du Seigneur. Il en est de nous comme il en était des Apôtres. Le Seigneur Lui-même pose la question de savoir combien il faudra. Nous regardons autour de nous et voyons combien peu ont faim et soif de la Vérité, combien s'accrochent à une multitude d'erreurs, de faux évangiles, de nouvelles lumières, etc. et nous entendons la parole du Seigneur : « Donnez-leur à manger ». Il faut de la foi pour aller de l'avant et espérer accomplir le grand travail de la Moisson dans les conditions limitées actuelles, mais aussi sûrement que le Seigneur est le Chef Moissonneur, Sa bénédiction sur ce qu'Il nous a donné à dispenser le rendra suffisant, de sorte que tous ceux qui ont vraiment faim puissent être nourris.
Que la leçon s'enfonce profondément dans nos cœurs ; ayons d'autant plus confiance en Celui qui, non seulement a fourni la nourriture temporelle il y a des siècles, mais qui maintenant, conformément à Sa promesse, est sorti une seconde fois et distribue à nouveau la nourriture spirituelle, la nourriture de saison, les choses nouvelles et anciennes du trésor de Sa Parole. Approprions-nous rapidement ces promesses à nos cœurs, en veillant à ce que nous ayons toujours faim et soif de vues plus claires du caractère et du plan divins. Soyons prompts à donner à tous ceux qui ont faim et soif la nourriture bénie qui nous a si grandement rafraîchis et fortifiés. S'ils ne l'obtiennent pas, ils languiront sur le chemin à la recherche d'autres provisions. Nous avons la chose même dont tous ceux de la maison de la foi ont besoin ; sans elle, ils ne peuvent se tenir debout ni aller de l'avant et se décourageront sûrement (Manne du 19 octobre). Mille tomberont à nos côtés et dix mille à notre droite sans cette nourriture si nécessaire. Soyons vigilants.
UTILISER LES MOYENS - HIER ET AUJOURD'HUI.
Le garçon qui avait les pains et les poissons et qui les a mis à la disposition du Seigneur, nous pouvons être sûrs qu'il a été grandement béni, bien que nous n'entendions rien d'autre de lui que ce qui est mentionné ici. C'était un cas d'opportunité, et nous pouvons être sûrs que le garçon ainsi disposé à mettre tout ce qu'il avait à la disposition de notre Seigneur, au lieu d'essayer de le vendre aux affamés à des prix de misère, a reçu une bénédiction correspondante. La leçon pour tous est que tous les moyens financiers dont nous disposons pour envoyer le pain de vie aux autres ou la connaissance que nous pouvons avoir de la Vérité ne doivent pas être égoïstement amassés ou employés pour nous-mêmes. Tout doit être consacré au Seigneur ; de cette consécration, le Seigneur retirera des bénédictions pour les autres et en déversera de plus grandes sur nos propres têtes et nos propres cœurs (Manne du 19 octobre).
Le texte d'or de notre leçon peut être considéré comme le cœur même de celle-ci à certains égards. C'est après que Jésus eut passé la nuit à prier et que, vers le matin, Il se fut rendu auprès de Ses disciples encore sur le lac dans la barque - la tempête ayant cessé - et après qu'ils eurent accosté sans encombre, et que quelques-uns de ceux qui avaient été avec Lui et qui avaient mangé le pain et le poisson miraculeux furent retournés dans les environs de Capharnaüm et cherchèrent de nouveau Jésus, que Celui-ci les réprimanda et les accusa de Le chercher plus pour les pains et les poissons que pour les vérités qu'Il proclamait ; et, Se servant de ce texte, Il leur a parlé de Lui-même comme du Pain de la Vie Éternelle descendu du ciel, dont l'homme, s'il en mangeait, ne mourrait jamais - le pain de la vie pour toujours.
Heureux nos oreilles car nous avons entendu ! Heureux les yeux de notre intelligence car nous L'avons vu ! Heureux sommes-nous d'avoir goûté à ce pain de vie ! Heureux sommes-nous si nous avons encore faim et soif de la justice, et si nous sommes jour après jour de plus en plus rassasiés selon la promesse.
UNE FAMINE POUR LA PAROLE DE DIEU - AMOS 8 : 11.
Nous vivons une époque très agitée, une époque où la soif de connaissance, de richesse, d'influence, de pouvoir, de tout, est plus grande que jamais auparavant. Tout le monde semble avoir faim. Pourtant, notre époque est si pleine de philosophies, d'inventions, de sciences (vraies et fausses), de plans pour gagner de l'argent, de plans financiers, de plans théologiques, etc. que le monde entier est absorbé par les tentatives de satisfaire ces diverses faims de l'âme. Pourtant, ces choses ne satisfont pas même les mondains ; ils ont toujours faim et soif ; et rien ne les rassasiera jamais si ce n'est le pain vivant - la Vérité. Le moment est venu pour nous, qui sommes devenus « de Nouvelles-Créatures dans le Christ Jésus », de veiller à ce que nous dispensions aux autres le vrai pain et l'eau de la vie ; et que notre propre faim terrestre pour les choses terrestres ne soit pas entretenue ou satisfaite aux dépens de notre faim spirituelle pour les choses spirituelles, mais que ces dernières fassent l'objet d'une attention, d'un soin et d'un approvisionnement particuliers.
Plus les gens sont satisfaits des choses terrestres, moins ils auront d'inclination pour les choses célestes, et plus nous sommes satisfaits des choses célestes, moins nous aurons d'appétit pour les choses terrestres. La nouvelle nature s'épanouit aux dépens de la vieille nature, et les nouvelles ambitions, les nouveaux espoirs et les nouveaux désirs aux dépens des anciens. De même, lorsque la vieille nature s'épanouit, c'est au détriment de la nouvelle dans toutes les affaires de la vie. Alors, conscients de la différence entre la nourriture qui périt et la nourriture qui apporte la bénédiction divine - la vie éternelle - choisissons cette dernière, nourrissons-nous de plus en plus du Seigneur et de Sa Parole, et ainsi devenons forts dans le Seigneur et dans la puissance de Sa force, et soyons de plus en plus dessaisis du monde, de son esprit, de ses espoirs, de ses ambitions. Nous cherchons un pays céleste, un Royaume céleste, une nature céleste, et des qualités célestes, adaptées et préparées pour cette nature céleste. Nous avons trouvé le grand dispensateur de vie, Celui qui peut fournir et fournit ce pain du ciel. C'est notre grand privilège d'être les distributeurs de ce pain – « Donnez-leur à manger ». « Que celui qui a des oreilles entende ».