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LE BON MÉDECIN
- MARC 1 : 21-34 -
« Ayant imposé les mains à chacun d'eux, il les guérit » - Luc 4 : 40.

Bien que Simon Pierre et André fussent originaires de Bethsaïda, à quelques kilomètres au nord de Capharnaüm (Jean 1 : 44), ils s'étaient manifestement installés dans cette dernière ville, peut-être parce qu'elle était plus grande et plus favorable à leurs affaires. Lorsque Pierre, André, Jacques et Jean ont accepté l'invitation du Seigneur à devenir pêcheurs d'hommes, ils ne sont pas partis immédiatement de chez eux. Quelques heures, voire quelques jours, se sont écoulés entre l'expérience de la pêche et le récit de cette leçon. Le jour du Sabbat était arrivé, et Jésus, avec les quatre disciples, Se rendit à la synagogue où Il fut reconnu et où on Lui donna l'occasion d'enseigner. Dans les synagogues de l'ancien temps, quiconque avait l'éducation et la foi nécessaires dans les saintes Écritures avait une grande liberté pour discuter de leurs messages. À certains égards, cette plus grande liberté était plus favorable à la Vérité que les méthodes actuelles de la chrétienté, dans lesquelles chaque parti ou secte exerce un contrôle absolu et refuse la liberté de discussion de ses propres principes ainsi que des Écritures. Le peuple du Seigneur devrait garder jalousement les occasions du jour du Seigneur, afin qu'elles ne soient pas des occasions de renverser la foi par ceux qui rejettent la Parole de Dieu. En même temps, la bénédiction du jour du Seigneur, la pureté de la Vérité et la clarté de la foi seraient certainement grandement stimulées par une pleine liberté de discussion du sens des Écritures d'une manière respectueuse.

Dans très peu de réunions d'église d'aujourd'hui, notre Seigneur Jésus aurait l'occasion d'exposer Ses doctrines. Il ne pourrait pas et ne voudrait pas accepter l'autorité d'aucune des dénominations de la chrétienté, parce qu'Il ne pourrait pas et ne voudrait pas endosser aucun de leurs crédos dans leur ensemble ; Il serait donc privé de toute occasion de promulguer la Vérité de cette manière dans notre vingtième siècle éclairé. De même, ceux qui suivent Sa parole de près et qui, pour des raisons analogues, ne peuvent adhérer pleinement à aucun des crédos de la chrétienté, sont privés des occasions de présenter la Vérité dans les synagogues d'aujourd'hui ; ils sont obligés d'adopter d'autres méthodes pour faire parvenir aux brebis du Seigneur le message du grand Roi, qui doit maintenant être compris. Cependant, le Seigneur a grandement béni et utilisé ces efforts en dehors des synagogues - en particulier la page imprimée, les AURORES, les Tracts, les TOURS DE GARDE, etc.

L'enseignement de notre Seigneur a impressionné Ses auditeurs comme étant raisonnable et positif ; et c'est l'une des caractéristiques de la Vérité aujourd'hui. Le message du Seigneur est si clair et si fort qu'il ne peut être contesté. Il fait appel à l'esprit et au cœur des personnes raisonnables, aujourd'hui comme hier. Au contraire, la mixture générale d'erreurs, telle qu'elle était présentée à l'époque par les scribes, les pharisiens et les docteurs de la loi, et telle qu'elle est présentée aujourd'hui par les diverses dénominations de Catholiques et de Protestants et leurs docteurs en théologie, est confuse, vague, contradictoire et généralement insatisfaisante.

LE DIABLE VA À L'ÉGLISE.

Le diable allait à l'église à l'époque, comme il y va souvent aujourd'hui, et il était aussi opposé à ce que la Vérité soit prêchée qu'il l'est aujourd'hui. Les serviteurs de la synagogue de Capharnaüm, cependant, étaient apparemment d'un type plus noble que ceux de Nazareth, qui s'acharnaient sur notre Seigneur et cherchaient à Lui ôter la vie. La plupart de ceux-là étaient moins sous l'influence de Satan, mais l'un d'entre eux était plus particulièrement possédé par un démon, appelé ici « esprit immonde ». Nous ne savons rien du discours de notre Seigneur, mais du fait que ce démon devint si excité par la prédication, nous pouvons en déduire que notre Seigneur expliquait au peuple l'origine du péché et le pouvoir de Satan et des anges déchus sur l'humanité, comment toutes ces tendances vers le bas étaient de plus en plus nuisibles aux hommes et devaient être combattues, comment la communauté et la communion divines devaient être recherchées, et comment la repentance, la réforme et la résistance au malin étaient nécessaires à la santé physique aussi bien qu'à une approche plus étroite de notre Dieu.

Le démon - l'un des anges déchus de l'époque du déluge, mentionné par Jude et par Pierre (Jude 6,7 ; 2 Pi. 2 : 4) - a cru que les enseignements du Seigneur étaient une condamnation de lui-même et de ses associés dans le mal, et a crié, utilisant la bouche de l'homme possédé. Il est incontestable que les anges déchus, bien qu'empêchés par les chaînes des ténèbres de se manifester à l'humanité avant un certain temps, sont en contact les uns avec les autres et sont bien au courant des événements en général. De même que Satan a reconnu Jésus lors de la tentation, de même tous les anges déchus savaient que le Saint de Dieu S'était fait homme dans le but de racheter, de redresser et de restaurer l'humanité de la condition déchue induite par l'ambition mensongère de Satan. Apparemment aussi, ces démons avaient une certaine connaissance des temps et des saisons divins, bien que nous ne devions pas supposer qu'ils avaient une connaissance précise ou détaillée, car notre Seigneur a déclaré qu'à cette époque, ni Lui-même ni les saints anges ne connaissaient le jour et l'heure de Sa venue dans la gloire et de l'établissement de Son Royaume. Pour cette raison, on ne saurait supposer que les anges déchus en savaient plus sur ce sujet. Cependant, il y a une grande différence entre ne pas connaître le jour ou l'heure exacte de quelque chose et ne pas avoir la moindre idée à ce sujet. Apparemment, ce démon avait conscience que le moment était encore lointain où le pouvoir de Satan et de tous les anges déchus était voué à être renversé.

« SOYEZ PURS, VOUS QUI PORTEZ LES VASES DE LA MAISON DE L'ÉTERNEL ».

Le témoignage du démon semblait être révérencieux, et pourrait être interprété par certains comme un témoignage en faveur du Seigneur. Jésus, cependant, n'était pas disposé à accepter un tel témoignage d'une telle source, de même que l'Apôtre Paul n'était pas non plus disposé à recevoir le témoignage de la femme possédée, qui déclara à propos de Paul et Silas : « Ce sont les serviteurs du Dieu Très-Haut, qui nous annoncent la voie du salut » (Actes 16 : 17). La méthode divine semble être de faire une séparation nette entre les serviteurs de Dieu et les serviteurs du mal. Le privilège de rendre témoignage pour Dieu, ou d'être ambassadeur de la Vérité, est une faveur réservée au peuple du Seigneur. Il ne cherche pas le malin, ni les démons déchus, ni des hommes ou des femmes pervers pour en faire les pionniers de la bonne nouvelle. Le peuple du Seigneur doit noter attentivement ceci et refuser les services de tous ceux qui ne donnent pas des preuves d'une union sincère avec le Seigneur. Dieu dit au méchant : « Qu'as-tu à faire de redire mes statuts, et de prendre mon alliance dans ta bouche ? Toi qui hais l'instruction, et qui as jeté mes paroles derrière toi » (Ps. 50 : 16, 17) (Manne du 11 octobre). Les spiritistes, les médiums de transe, les hypnotiseurs, les Scientistes Chrétiens, etc., voudraient bien s'associer plus ou moins au nom de Jésus et faire semblant d'être des serviteurs de la lumière ; mais tous les enfants de la lumière devraient se méfier de ceux qui, si sincères qu'ils puissent parfois paraître, sont sans aucun doute les instruments du prince des ténèbres, qui se déguiserait lui-même en ange de lumière pour tromper et égarer les enfants de la lumière, les enfants de Dieu.

Mais quelqu'un dira : Jésus n'a-t-Il pas dit : « Vous ferez des œuvres plus grandes que celles-ci, parce que je m’en vais au Père », et ces paroles ne sont-elles pas authentiques ? Oui, répondons-nous, ce sont des paroles authentiques et très précieuses ; mais comment se sont-elles accomplies ? Est-ce qu'un des disciples du Seigneur a fait de plus grands miracles que Jésus en ce qui concerne la guérison des maladies physiques ? Assurément non. Nous n'avons aucune trace d'œuvres de ce genre plus importantes que celles relatées dans les Évangiles. Y a-t-il des disciples du Seigneur qui ont fait, à un moment donné, d'aussi grandes œuvres selon la chair que Jésus ? L'un d'entre eux a-t-il déjà réveillé les morts ? Assurément aucun, à l'exception des Apôtres, n'a accompli cette œuvre merveilleuse. Que pouvait donc vouloir dire notre Seigneur par cette expression ?

« VOUS FEREZ DES ŒUVRES PLUS GRANDES QUE CELLES-CI ».

Nous répondons que, dans notre dernière leçon, nous avons vu que Jésus, dans Son ministère, n'a traité qu'avec l'homme naturel, et qu'Il ne pouvait communiquer à l'homme naturel des choses spirituelles ou célestes que par des paraboles et des paroles obscures, qui ne pouvaient être qu'imparfaitement comprises jusqu'à ce qu'après la Pentecôte, l'Esprit Saint ait donné son illumination. C'est pourquoi, à notre avis, les plus grandes œuvres accomplies par les disciples du Seigneur depuis l'ascension ont été celles qui concernaient le cœur des hommes plutôt que leur corps. La création entière gémit et souffre dans des conditions physiques inconfortables, mais le pire de tous les gémissements et douleurs provient de l'angoisse de l'âme - des cœurs brisés.

Les disciples du Seigneur, même les plus humbles d'entre eux, dans la mesure où ils reçoivent de Son Esprit, peuvent le communiquer par Sa parole et apporter aux cœurs blessés et brisés la paix, la joie et la bénédiction, indépendamment des conditions physiques d'inconfort, de sorte que, comme l'explique l'Apôtre, ils peuvent se réjouir même dans la tribulation, sachant ce que les tribulations leur apportent en vue d'une plus grande gloire et bénédiction et d'une association avec le Seigneur dans Son Royaume (Rom. 5 : 3). Celui à qui l'on a ouvert les yeux de son intelligence pour qu'il puisse voir avec clarté les longueurs, les largeurs, les hauteurs et les profondeurs de l'amour de Dieu, ne considérerait-il pas cette bénédiction comme ayant une valeur et une importance bien plus grandes que le simple rétablissement de la vue naturelle ? Celui qui a goûté à la bonté du Seigneur n'a-t-il pas participé à un plus grand miracle que ceux qui ont goûté aux pains et aux poissons que notre Seigneur a si miraculeusement augmentés pour nourrir les cinq mille personnes ? Il est donc vrai que le Seigneur a permis à Ses serviteurs les plus humbles, dans les milieux les plus modestes et avec peu de capacités naturelles, mais possédant Son Esprit et Sa Parole, d'accomplir des œuvres puissantes, même aujourd'hui – « puissantes par Dieu pour abattre les forteresses » de l'erreur et du péché.

LA NÉCESSITÉ DES MIRACLES EST PASSÉE.

Il y avait une raison pour laquelle les miracles étaient nécessaires au début de cette dispensation de l'Évangile. Si notre Seigneur Jésus n'avait accompli aucun des miracles rapportés dans les Écritures, comment pourrions-nous aujourd'hui ressentir la confiance, l'assurance, que nous ressentons à Son égard ? S'Il s'était contenté de prêcher la justice et d'exposer la Parole divine, et s'Il était mort comme Il est mort, la preuve aurait-elle été aussi suffisante qu'elle l'est maintenant qu'Il était bien le Fils de Dieu et que Sa mort était bien le sacrifice d'un être parfait pour un être imparfait et sa descendance ? Notre Seigneur, en prêchant aux Juifs, aurait-Il accompli une quelconque œuvre sans l'utilisation de miracles ? Ne Lui étaient-ils pas nécessaires pour démontrer Son droit à prendre la place de Moïse en tant que conducteur antitypique des Israélites ? Assurément, cela est vrai. Mais nous n'avons pas besoin de telles manifestations de puissance miraculeuse aujourd'hui. Au contraire, nous voyons le chrétien déjà trop populaire dans le monde. En l'état actuel des choses, trop d'ivraie se fait passer pour du blé. Les conditions semblent donc être tout à fait inverses de celles qui, au Premier Avènement, exigeaient des miracles pour établir l'Église sur une base de foi correcte.

« QUI GUÉRIT TOUTES LES INFIRMITÉS ».

Mais quelqu'un insistera : Ne semble-t-il pas plus raisonnable que le peuple du Seigneur s'adresse à Lui dans la prière ou aux anciens pour être guéri par une puissance miraculeuse, que d'utiliser des drogues, des médicaments ou des opérations chirurgicales ? Oui, répondons-nous, c'est tout à fait naturel. C'est justement ce que l'esprit naturel attend et désire, mais le Seigneur ne traite pas avec Son peuple d'aujourd'hui comme avec des hommes naturels. Nous ne sommes pas des Israélites naturels, mais des Israélites spirituels. C'est à la Nouvelle-Créature que le Seigneur s'adresse maintenant ; c'est la Nouvelle-Créature qui a maintenant le privilège de faire l'expérience de la guérison par les mains du Seigneur, du pardon des péchés, du recouvrement par la robe de la justice du Christ, de sorte que nous avons devant le Père la position de la justice absolue, sans tache, sans ride, ni rien de tel ; nous ne connaissons pas l'homme selon la chair, nous ne connaissons pas la perfection selon la chair, mais nous connaissons la perfection et les miracles selon l'esprit ; et maintes fois le peuple du Seigneur s'est émerveillé de la merveilleuse guérison de l'esprit, de la foi et de l'espérance, et des merveilleux rafraîchissements, avec une joie indicible - l'huile sainte d'onction reçue de notre Chef spirituel et glorifié.

« NOUS DEVONS MARCHER PAR LA FOI ET NON PAR LA VUE ».

Non seulement c'est la déclaration claire de la Parole, mais la logique de la proposition doit être évidente pour quiconque. Quant aux saints du Seigneur, n'ont-ils pas pris leurs droits et privilèges physiques, humains, terrestres, assurés par la mort du Christ, et ne les ont-ils pas échangés avec le Seigneur contre les choses célestes, le corps céleste qui sera reçu à la première résurrection, les espoirs célestes et les joies célestes qui sont déjà les prémices de l'Esprit en nous ? Oui, en vérité, ils l'ont fait. N'ont-ils pas sacrifié ainsi les intérêts terrestres, les espoirs, les droits, les privilèges, pour les intérêts célestes ? Comment donc pouvons-nous, nous qui avons ainsi dévoué ou consacré nos avantages terrestres pour les célestes, demander à avoir de nouveau les avantages terrestres ? Une telle prière, une telle demande présentée de façon réfléchie, ne signifierait-elle pas un retrait de notre consécration, une préférence pour les dons, les privilèges et les avantages terrestres plutôt que célestes ? Et en tant qu'Israélites spirituels, serions-nous prêts à faire à nouveau un tel échange si le Seigneur nous laissait faire ? Certainement pas. Celui qui apprécie le privilège de sacrifier les intérêts terrestres avec le Christ, de déposer la vie terrestre et ses privilèges dans la participation avec le Seigneur et dans l'espoir d'être cohéritier avec Lui dans la nature et le Royaume divins, souhaiterait-il un instant que le Seigneur annule cet arrangement et lui rende les droits terrestres, les privilèges de restitution ?

En ce qui concerne le monde, nous reconnaissons que le Seigneur a obtenu pour eux des privilèges et des bénédictions de restitution, et qu'en temps voulu ils les auront - qu'en temps voulu Satan sera lié et tous ses collaborateurs seront retenus, et qu'alors le bon Médecin, avec toute Son équipe de collaborateurs, les membres de Son corps, Son Épouse, participera au grand relèvement de l'Âge millénaire, en administrant les bénédictions de restitutions mentales, morales et physiques, à tous les volontaires et obéissants de cette glorieuse époque (Actes 3 : 19-23). Mais le temps de la restitution n'est pas encore venu. Il ne viendra pas avant la fin de cet Âge de l'Évangile, avant que l'Église n'ait achevé sa course, marchant par la foi et non par la vue, jouissant des miracles spirituels et non des miracles naturels.

Le démon sortit de l'homme et le déchira, c'est-à-dire qu'il provoqua une convulsion, une crise. Luc, décrivant l'événement, dit qu'il jeta l'homme au milieu de la foule, c'est-à-dire qu'il tomba en crise sur le sol de la synagogue, mais qu'il fut par ailleurs indemne, le démon n'ayant pas le pouvoir de lui faire du mal, sous l'ordre du Seigneur. La foule rassemblée fut étonnée, et demanda : Quel est ce nouvel enseignement qui a le pouvoir de chasser les mauvais démons ? Les ennemis de notre Seigneur, on s'en souvient, l'ont ensuite accusé de chasser les démons par Béelzébul, le prince des démons, Satan ; nous voyons donc la sagesse de Son refus de recevoir le témoignage de ce démon. Recevoir leur témoignage aurait été en quelque sorte les reconnaître et leur donner crédit de véracité, alors que les Écritures représentent partout Satan et ses esprits déchus comme des esprits menteurs, trompant le peuple.

Il ne fait aucun doute qu'il existe aujourd'hui des cas de possession démoniaque, d'obsession. Selon la coutume de notre époque, ces personnes sont envoyées dans des asiles, où elles sont appelées des malades mentaux. Nous ne pensons pas que tous les détenus des asiles d'aliénés soient possédés par des démons, mais que beaucoup d'entre eux le sont. Pour autant que nous soyons en mesure de tirer une conclusion à ce sujet, il est probable que plus de la moitié d'entre eux sont possédés par des démons, et que moins de la moitié sont frappés de folie par une maladie du cerveau. Dans toutes les parties du monde, cette possession démoniaque semble prévaloir, et la tendance semble toujours être tournée vers le bas - ce sont des esprits impurs, qui ne se plaisent pas dans les choses saintes, pures et bonnes, mais dans l'impureté et l'impiété. Leur influence s'exerce non seulement sur les possédés, mais aussi sur les autres, dans une direction mauvaise.

NOUS N'IGNORONS PAS LES STRATAGÈMES DE SATAN.

Même les médiums spirituels sont conscients du danger qu'ils courent en agissant en tant que médiums. Ils s'avertissent mutuellement de ne pas trop céder leur volonté, de se contrôler dans une certaine mesure, de ne se soumettre au contrôle de ces esprits que dans une mesure très limitée, de peur de devenir obsédés, car si le mauvais esprit prend le contrôle total, la volonté humaine est alors impuissante à expulser l'intrus et se trouve à la merci du démon, et du point de vue de l'homme, elle est qualifiée de folle, surtout si plusieurs démons prennent possession de la même personne et que plusieurs volontés cherchent à contrôler la même entité. Dans la mesure où la connaissance de Dieu et des principes de la justice progresse et ouvre les yeux de l'entendement humain, dans cette même mesure les mauvais esprits trouvent nécessaire d'être prudents dans leurs tromperies, et proportionnellement le peuple du Seigneur a besoin de la protection que le Seigneur a prévue pour lui, à savoir, l'Esprit Saint, l'esprit du sobre bon sens, l'esprit d'amour, la joie et la paix dans l'Esprit Saint du Seigneur.

Apparemment, cependant, les masses populaires étaient moins trompées à ce sujet à cette époque qu'elles ne le sont aujourd'hui. Aujourd'hui, Satan, agissant avec plus d'habileté que par le passé, se présente comme un savant et balaie d'un revers de main les suggestions selon lesquelles il existerait des esprits mauvais, un Béelzébul ou un prince des démons. A tel point qu'un grand nombre des principaux théologiens du monde, dans toutes les dénominations de la chrétienté, s'accordent à dire qu'il n'y a pas de diable, qu'il n'y a pas de démons et que notre Seigneur n'a pas accompli de miracles tels que ceux qui sont rapportés ici. Ils prétendent que les pauvres ignorants de l'époque de notre Seigneur ne comprenaient pas de quoi ils parlaient, et disaient qu'un homme était possédé par un démon alors qu'il souffrait simplement d'une maladie nerveuse, d'une crise, etc. La Science Chrétienne est l'une des dernières lubies de Satan qui, sous une couverture de moralité, cherche à détruire à la fois le bon sens et le Chrétien parmi le peuple du Seigneur. C'est l'un des derniers stratagèmes de Satan, qui se réfute lui-même et détourne ainsi l'attention de la puissante influence qu'il exerce dans le monde. « Nous n'ignorons pas ses desseins » (2 Cor. 2 : 11). « Notre lutte n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (Eph. 6 : 12). « Mais celui qui est pour nous est plus grand que tous ceux qui sont contre nous » (2 Rois 6 : 16). Le verset 28 est traduit de manière préférable dans la version révisée. Elle dit : « Et la renommée de Jésus se répandit aussitôt partout dans toute la région de la Galilée, aux alentours ». Cette renommée de Jésus a ensuite beaucoup aidé à son ministère, lorsqu'il s'est rendu dans toutes les villes et tous les villages de toute la Galilée.

LA BELLE-MÈRE DE ST-PIERRE GUÉRIE.

Après l'incident de la synagogue, notre Seigneur se rendit à la maison de Simon Pierre et d'André, Jacques et Jean l'accompagnant. La belle-mère de Pierre était malade de la fièvre, et l'un des évangélistes laisse entendre qu'il s'agissait d'une forme violente de fièvre. Pour la première fois, il semble que les disciples aient pensé que la puissance du Seigneur, qu'ils avaient vue se manifester en diverses occasions, pourrait s'exercer en faveur de cette femme malade. Leur foi s'étant affermie, ils mentionnent son cas à Jésus, qui la prend par la main et la relève. La fièvre l'a immédiatement quittée. Non seulement cela, mais au lieu d'être faible et fatiguée, comme c'est généralement le cas après une fièvre sévère, elle était forte et vigoureuse et capable de servir la famille, probablement en préparant les rafraîchissements et autres affaires domestiques. Cela démontre que sa guérison n'a pu être que miraculeuse. L'opération de son esprit, même si elle aurait pu, dans une certaine mesure, détruire l'état fiévreux, n'aurait pas pu compenser la perte de force de son système causée par la fièvre.

Le coucher du soleil a vu le rassemblement d'un grand nombre de malades et de personnes possédées par des démons. Cela était probablement dû à deux raisons : (1) il s'agissait du moment le plus frais de la journée où les malades pouvaient se déplacer dans un pays chaud comme la Palestine ; (2) c'était le jour du Sabbat, et les Juifs, si peu religieux et même diaboliques que soient certains d'entre eux, étaient tous de stricts Sabbataires. Nous nous souvenons qu'à une autre occasion, les Pharisiens ont critiqué Jésus parce qu'Il avait guéri un homme le jour du Sabbat, et comment notre Seigneur a exposé leur hypocrisie à ce sujet en montrant que s'il avait été question d'un bœuf ou d'un âne qui était tombé dans un fossé, et où il pouvait y avoir une perte monétaire si la créature n'était pas aidée, leur raisonnement aurait été plus correct. Notre Seigneur, cependant, semble avoir privilégié les jours de Sabbat pour Son travail de guérison : en tout cas, certains de Ses miracles les plus remarquables ont été accomplis les jours de Sabbat. La raison pour laquelle Il agissait ainsi n'était pas, croyons-nous, pour exaspérer les Pharisiens et les Scribes ou simplement pour montrer l'hypocrisie de leur formalisme, mais parce que les jours du Sabbat servaient un but particulier en tant qu'illustration du grand Sabbat qui doit venir, le Millénium, au cours duquel toutes les familles de la terre seront bénies par ce bon Médecin, qui a déjà donné Sa vie pour la rédemption de la vie du monde, et qui, pendant l'Âge millénaire (avec la coopération de Son Épouse, l'Église), bénira et guérira tous les membres volontaires et obéissants de la famille humaine - les élevant toujours plus haut, hors des conditions de péché et de mort adamiques, jusqu'à la perfection de la vie perdue en Éden par la désobéissance du premier Adam.

LA PUISSANCE SATANIQUE PEUT GUÉRIR ET GUÉRIT MAINTENANT.

Beaucoup de personnes consacrées du Seigneur d'aujourd'hui, constatant la guérison de maladies par des médiums spirituels, des guérisseurs de l'esprit, des hypnotiseurs, des scientistes Chrétiens, des Mormons, etc., sont enclins à considérer ces guérisons de notre époque sous le même jour que nous considérons les guérisons de notre Seigneur rapportées dans cette leçon et son texte d'or. C'est une tendance naturelle - il est naturel pour nous de chercher à marcher par la vue et non par la foi. Certains de ces chers amis nous demandent : Notre Seigneur Jésus n'est-Il pas aussi capable de guérir la maladie de nos corps aujourd'hui qu'Il a été capable de guérir la maladie des Juifs à Capharnaüm ? Nous répondons : Oui, incontestablement. Plus encore, nous soutenons que notre Seigneur a plus de pouvoir aujourd'hui qu'Il n'en avait alors.

C'est après que notre Seigneur eut achevé Son sacrifice, après qu'Il fut ressuscité des morts, esprit vivifiant, qu'Il déclara aux disciples : « Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre ». Il ne saurait donc être question de la capacité de notre Seigneur d'accomplir aujourd'hui et par Son peuple d'aujourd'hui les miracles qu'Il a accomplis lors de Son Premier Avènement en personne. On nous demande : S'il en est ainsi, ne devons-nous pas nous attendre à de telles guérisons ? Notre Seigneur n'a-t-il pas dit : « Ces signes accompagneront ceux qui croient : En mon nom, ils chasseront les démons, ils guériront les malades, et s'ils boivent quelque chose de mortel, cela ne leur nuira pas, etc. » (Marc 16 : 18). Nous répondons que ces mots sont faux, qu'ils ne se trouvent dans aucun des anciens manuscrits, que tous les savants admettent que ce sont des contrefaçons, et qu'aucune partie du 16e chapitre de Marc, après le 8e verset, n'est authentique.

LES BESOINS DU PÈLERIN.

Je veux cette parure divine,
Que Toi seul, mon Dieu, peut me donner ;
Je veux briller dans ces beaux vêtements,
Qui distinguent Ta maison ici-bas.

Je veux ... Oh ! je veux atteindre
Une ressemblance avec Toi, mon Sauveur,
Que cette ressemblance tant désirée,
je puisse l'atteindre à l’instant,
Que Tu m'imposes Ta bienveillance !

Je veux être marqué pour Toi,
Porter Ton sceau sur mon front ;
Pour recevoir ce « nouveau nom » sur la mystique pierre blanche.
Que personne d'autre que Toi ne peut annoncer.

Je veux tant demeurer en Toi
Pour porter des fruits à Ta louange.
La branche que Tu tailles, bien que faible et sèche,
Peut certes fléchir, mais ne se décompose jamais.

Je veux que Ta propre main détache
Chaque lien avec les choses terrestres.
Trop tendrement chéries, trop intimement liées,
Où mon cœur s'accroche avec trop de ténacité.

Je veux, par mon attitude sereine,
Mes actions et mes paroles, déclarer
Que mon trésor est en sécurité dans un pays invisible -
Que les meilleures affections de mon cœur s'y trouvent.

Je veux, comme un voyageur, me hâter
Vers l'avant, sans m'arrêter en chemin ;
Sans gaspillage ni prévoyance, ni souci.
Sur la tente plantée pour un jour seulement.

Je veux - et ceci résume ma prière -
Te glorifier jusqu'à ma mort ;
Puis abandonner calmement mon âme à Tes soins,
Et expirer, dans la foi, mon dernier soupir !