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« HALLELUJAH ! QUEL SAUVEUR ! » - LE CHRIST, INSTRUCTEUR, JUSTIFICATEUR, SANCTIFICATEUR ET LIBÉRATEUR DE SON PEUPLE.
« Lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice [justification], sanctification et rédemption [délivrance] » - 1 Corinthiens 1 : 30.

Puisque Dieu, dans Ses agissements avec Ses créatures, les accepte et les reconnait du point de vue de leur volonté, le premier pas qu’Il fait dans Ses agissements avec eux, par conséquent, est de leur donner la vraie connaissance, ou « sagesse », tel que le traduit notre texte. C’est pour cette raison que prêcher fut le premier commandement de l’Âge de l’Évangile. Pour ceux d’esprit mondain, la prédication du pardon du péché à cause de la foi dans le Jésus crucifié ne sembla pas être la ligne de conduite judicieuse. Ils auraient préféré, quant à eux, que Dieu ait commandé que quelque chose soit fait par eux. Mais, comme l’expliquait l’Apôtre Paul (1 Cor. 1 : 21), « Il a plu à Dieu par [la connaissance accordée par ce que le monde considère] la folie de la prédication de sauver ceux qui croient ».

Le premier grand don de Dieu à Son peuple de l’Âge de l’Évangile fut, par conséquent, la connaissance, qu’Il donne par le ministère de Christ :

(1) La connaissance de la grandeur et de la justice absolue de Dieu avec qui nous avons affaire. Cette connaissance fut préparée par la Loi de Moïse, laquelle fut un « maître d’école », ou pédagogue, pour conduire les hommes à Christ (Gal. 3 : 23-25). Et Jésus, par Son obéissance à cette Loi, la magnifia et révéla son caractère honorable, son mérite, et Il honora ainsi Dieu, l’auteur de cette Loi, et révéla Son caractère.

(2) La connaissance de notre propre faiblesse, de notre condition déchue, pécheresse et impuissante, nous fut également nécessaire afin que nous puissions apprécier notre besoin d’un Sauveur tel que le plan de Dieu l’a pourvu pour nous.

(3) La connaissance de la manière dont la race entière d’Adam tomba par lui de la faveur divine et de la perfection mentale, morale, religieuse et physique, fut également nécessaire. Sans cette connaissance, nous n’aurions pu discerner comment Dieu pourrait être juste en acceptant la seule vie, la vie humaine parfaite de Jésus, comme prix de la rançon pour la vie du monde entier.

(4) Sans la connaissance concernant ce qu’est le châtiment du péché – savoir que « le salaire du péché est la mort » - nous n’aurions jamais été capables de comprendre comment la mort de notre Rédempteur déposa une rançon pour Adam et tous ceux en lui.

(5) La connaissance dans ces divers aspects nous était donc nécessaire, car sans elle nous n’aurions pu avoir une foi convenable, et nous n’aurions pu profiter nous-mêmes de la clause divine de justification, de sanctification et de délivrance par Christ, ce à quoi sert une telle connaissance.

C’est donc de tout cœur que nous remercions Dieu pour la connaissance ou sagesse concernant Son plan. Nous voyons aussi que cette sagesse nous vint par Christ ; car, si ce n’avait été pour le plan de salut duquel Lui, et Sa croix sont les points centraux, il aurait été inutile de donner la connaissance, inutile de prêcher, parce qu’il n’y aurait eu aucun salut à offrir. Or, Dieu nous a donné cette connaissance par le ministère de notre Seigneur, fait sagesse pour nous.

LE CHRIST NOTRE JUSTICE (JUSTIFICATION).

Que Christ soit fait pour nous justice, ou justification, implique :

(1) Que nous étions injustes, ou iniques, aux yeux de Dieu, et indignes de Sa faveur.

(2) Que, en raison de notre indignité, Dieu a, de quelque manière, fixé que la justice de Christ demeurerait bonne pour « nous », la maison de la foi, et qu’elle « nous » donnerait ainsi devant Dieu une position que nous ne pourrions avoir autrement à cause de nos imperfections - de notre injustice.

(3) Notre texte n’implique pas que la justice de Christ couvre chaque pécheur, de sorte que Dieu considère maintenant chaque pécheur comme s’il était juste, et qu’Il les traite comme tous Ses enfants. Non, cela se rapporte seulement à une classe spéciale de pécheurs - des pécheurs qui, étant venus à une connaissance du péché et de la justice, et ayant appris le caractère indésirable du péché, se sont repentis du péché, l’ont fui et sont venus, par la foi en Jésus-Christ, en harmonie avec Dieu. C’est à cette classe particulière qu’il est fait allusion dans ce passage des Ecritures – « qui, de la part de Dieu, nous a été fait justification », ou justice. Les autres en sont exclus.

(4) Il ne nous est pas expliqué ici comment Dieu a arrangé ou fait en sorte que Christ soit notre « justice » ou justification, mais ce que nous savons de la loi et du caractère divins nous donne l’assurance que le principe de Justice, la base même du gouvernement divin, doit avoir été pleinement satisfait d’une façon ou d’autre dans toutes ses exigences. D’autres passages des Ecritures établissent entièrement cette conclusion. Ils affirment que Dieu en a disposé ainsi pour que le prix du péché d’un homme soit payé pour lui, et que le prix fourni fût un équivalent exact, une rançon ou prix correspondant, pour compenser en tout point le péché originel et sa juste punition, la mort, qui vint sur le pécheur originel et par lui, par hérédité sur tous les humains (Rom. 5 : 12, 18-20). Il nous apprend que ce plan de salut fut adopté parce que, par lui, Dieu « pouvait être [ou continuer à être] juste, et [cependant] justifiant celui [chaque pécheur] qui est de la foi en Jésus » - celui qui vient à Dieu par la foi en Jésus-Christ (Rom. 3 : 26).

(5) Tandis que les bienfaits de ce gracieux arrangement sont seulement pour « nous », pour les « croyants », pour ceux qui viennent à Dieu par Christ, ces bienfaits seront néanmoins faits, éventuellement, applicables à tous ; car la provision spéciale de Dieu pour le monde entier de pécheurs est que tous « viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2 : 4), afin qu’ils puissent, si alors ils veulent accepter les conditions de l’alliance de Dieu, être sauvés éternellement. Le texte grec déclare ceci de manière beaucoup plus catégorique que ne le fait notre version commune anglaise [et française - Trad.]. Il dit, « viennent dans une connaissance de la vérité » concernant le plan de salut de Dieu. Une connaissance de l’erreur et le rejet de l’erreur – des fausses doctrines qui dénaturent le caractère divin, même si elles sont mêlées avec une petite Vérité mal interprétée, ne constitueront pas des prétextes à condamnation ; mais une connaissance claire de la Vérité et son rejet amèneront la condamnation à la Seconde-Mort - pour les engendrés de l’Esprit dans cette vie, pour les autres dans la vie future.

(6) Les dispositions prises étaient suffisantes pour tous les hommes. Notre Seigneur Se donna Lui-même dans la mort en rançon - un prix correspondant – pour tous ; Il est « la propitiation [ou satisfaction suffisante] ... pour les péchés du monde entier » (1 Jean 2 : 2). Comme conséquence, Il est à la fois capable et désireux de sauver au maximum (complètement - du péché, de la défaveur divine et de la mort, et de tous ceux-ci éternellement) tous ceux qui viennent à Dieu par Lui (Héb. 7 : 25).

Attendu que les dispositions sont si larges, que tous viendront à une connaissance exacte de la vérité concernant ces mesures de la miséricorde divine ; et attendu qu’il est prévu que tous les yeux aveuglés par le péché et les préjugés seront ouverts, que Satan qui, pendant de nombreux siècles, a trompé les hommes en présentant la Vérité sous un faux jour, doit être lié jusqu’à la fin des mille ans, afin qu’il ne puisse plus tromper les nations (Apoc. 20 : 1-3), et qu’après ce liement, le Grand Chemin de la Sainteté sera ouvert, dans lequel le plus stupide ne pourra errer ou être trompé (Es. 35 : 8 ; 62 : 10) - eu égard à toutes ces dispositions, Dieu déclare que tous les hommes seront sauvés de la culpabilité et du châtiment subis à travers la condamnation d'Adam.

Quand tous ces arrangements bénis auront accompli leur effet, il n’y aura pas de raison pour aucun membre de la famille humaine de demeurer un étranger et un inconnu de la famille de Dieu, sauf s’il le choisit volontairement ou s’il préfère l’injustice, et cela avec une connaissance exacte que toute injustice est péché. Ceux qui, de leur propre préférence, choisissent le péché en connaissance de cause, lorsqu’ils auront clairement compris le chemin et les moyens de devenir des serviteurs de Dieu, sont des pécheurs volontaires pour leur propre compte, et ils recevront la condamnation à la Seconde-Mort comme salaire de leur propre opposition aux arrangements de Dieu (Jér. 31 : 29,30 ; Ez. 18 :2-4, 20).

Le salut du monde de la sentence de mort adamique, de l’ignorance et de la superstition (Es. 25 : 7) sera complet au moment où tous seront venus à une connaissance exacte de la vérité concernant le grand plan divin de salut ; parce qu’alors ils sauront clairement qu’en acceptant Christ comme leur Sauveur et Seigneur, et la Nouvelle Alliance que Dieu offrira à tous par Christ, ils peuvent avoir la vie éternelle - le salut au plus haut degré. Qu’ils entendent (écoutent) ou qu’ils s’abstiennent (refusent d’écouter) ne modifiera pas le fait que tous auront ainsi été sauvés de la sentence de mort adamique et qu’ils auront eu un plein salut dans la vie éternelle qui leur aura été offerte. Ainsi, le Dieu vivant sera le Sauveur de tous les hommes spécialement ou éternellement, cependant, le Sauveur de ceux seulement qui acceptent Sa grâce et deviennent et demeurent « Son peuple », soit maintenant, soit sous la Nouvelle Alliance durant l’Âge millénaire (1 Tim. 4 : 10).

(7) C’est pour « nous » seulement que Christ est fait justification ou, justice. Bien que tous les hommes doivent être sauvés de la sentence adamique et, après en avoir été libérée, être en outre amenés à la connaissance et à l’occasion de salut pour la vie éternelle, personne n’a Christ comme justification, pour couvrir ses imperfections, l’imputation de Sa justice en sa faveur, sauf « nous », la maison de la foi. « C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix » (1 Pi. 2 : 7). De la part de Dieu, Il est fait pour nous, justification, droiture, nous couvrant et nous purifiant des faiblesses involontaires et des imperfections du présent, aussi bien que du péché originel et de sa condamnation. Qui est celui qui nous condamne ? Serait-ce l’Oint qui mourut pour nous, et qui, plus encore, a été ressuscité des morts, est à la droite de Dieu et intercède en notre faveur ? Non, Il a été fait notre justification ; c’est le mérite de Son grand sacrifice qui proclame notre justification (Rom. 8 : 34).

Justification signifie rendre droit, ou entier, ou juste. Du mot entier (« whole » - Trad.) vient le mot intégralité ([w] holiness - Trad.), signifiant justesse, ou perfection, ou droiture (« righteousness » - Trad.). Aucun de la race déchue n’est, soit réellement, soit considéré comme, entier, sain, parfait ou juste par nature. « Il n’y a point de juste [righteous, droit - Trad.] [juste, sain, saint], non, pas même un seul » - tous ont péché (Rom. 3 : 9,10). Mais tous ceux qui viennent à Dieu par Christ qu’Il a accepté comme la justification ou la droiture de tous ceux qui Le reçoivent, sont à partir de ce moment acceptés et traités comme purs, parfaits, saints. Bien que nous soyons en réalité impies ou imparfaits, nous sommes rendus « participants de la sainteté de Dieu » - en premier lieu nous le sommes, considérés comme tels en Christ, et en second lieu, de manière de plus en plus réelle par l’extirpation de nos tendances pécheresses et par le développement des fruits, des grâces, de l’Esprit, grâce aux châtiments, à l’expérience, etc. (Héb. 12 : 10).

Non seulement Dieu commence sur la base de la sainteté, en nous imputant le mérite de Christ pour couvrir nos démérites, mais Il continue dans le même sens et nous incite toujours à être saints (à lutter pour une réelle pureté et perfection) de même que Lui-même est saint (1. Pi. 1 : 15, 16). Il promet aux combattants fidèles qu’ils parviendront finalement à la sainteté, à la pureté, à la perfection absolues - dans la résurrection quand ils seront faits parfaits, comme l’est maintenant leur volonté. Car « sans la sainteté [obtenue ainsi] aucun homme ne verra le Seigneur » (Héb. 12 : 14). En conséquence, « quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui [Christ] est pur » (1 Jean 3 : 3) - en cherchant à Lui être aussi semblable que possible maintenant, et bientôt, à être totalement à Son image. Seules des personnes justifiées et personne d’autre sont des Chrétiens, dans l’emploi convenable de ce terme. Par son ministère, Jésus produit en nous cette justification, et Il l’a fait pour le peuple de Dieu à travers l’Âge.

CHRIST NOTRE SANCTIFICATION.

Le terme « sanctification », employé dans notre texte, signifie une condition dans laquelle quelqu’un est mis à part, consacré, voué à, ou désigné pour un emploi ou but saint. De la part de Dieu, Christ est fait pour « nous » sanctification. Autrement dit, Dieu, par Christ, met à part ou désigne les consacrés pour une participation spéciale à Son grand plan. Beaucoup commettent l’erreur grave de supposer que Dieu sanctifie le monde - sanctifie des pécheurs. Comme conséquence de cette erreur, beaucoup cherchent à copier l’exemple de Christ, et à être ainsi sanctifiés devant Dieu, alors qu’ils n’ont pas encore accepté, ou qu’ils repoussent la doctrine de la rançon ou justification par la foi. Ils confondent, dans leur esprit, sanctification et justification, et ils supposent que s’ils consacrent, ou sanctifient, ou mettent à part leur vie pour le service de Dieu, et pour des actes de bonté, ils sont justifiés par ce moyen. Ceci est une grave erreur. La justification est entièrement séparée et distincte de la sanctification ; et nul ne peut être sanctifié aux yeux de Dieu, et dans le sens scriptural, s’il n’a pas tout d’abord été justifié à l’essai ou purifié de tout péché.

Consacrer une personne ou une chose au service de Dieu ne purifie pas cette personne ou cette chose. Au contraire, Dieu refuse toujours d’accepter tout ce qui est imparfait ou impur. Ceci est clairement et à maintes reprises montré dans les arrangements typiques de la Loi donnée à Israël-type. Les sacrificateurs étaient obligés de se laver et de mettre sur eux des vêtements de lin nouveaux, purs, avant la consécration à leur charge et à leur travail comme sacrificature typiquement mise à part ou sanctifiée. (De même, les Lévites devaient être purifiés avant la consécration à leur service - Nomb. 8 : 5-26). Leur purification et leur changement de vêtements représentaient la justification, l’appropriation de la justice de Christ au lieu des haillons souillés de leur propre justice comme membres de la race déchue (Es. 64 : 6).

Le sceau ou marque de leur consécration était d’un genre totalement différent ; il suivait la cérémonie de purification, de même que la consécration devrait, dans chaque cas, suivre la justification à l’essai. Le signe ou marque de la consécration ou sanctification était l’onction avec l’huile sainte, qui symbolisait le saint Esprit.

L’huile d’onction ou symbole de consécration était versée sur la tête du souverain sacrificateur seulement, mais les sous-sacrificateurs étaient représentés dans les membres de son corps, de même que Christ est la Tête de l’Église qui est Son Corps ; et tous ensemble, ils constituent la Sacrificature royale. Ainsi, le saint Esprit donné sans mesure à notre Seigneur et Tête fut-il appliqué à Son Corps par Lui. Le Père donna l’Esprit au Fils seulement : toute l’huile d’onction fut répandue sur la Tête. A la Pentecôte, elle descendit de la Tête au Corps, et elle continua avec le Corps jusqu’à la fin, et quiconque vint dans le « corps » vint de cette façon sous l’influence de la consécration - l’Esprit de sainteté, l’Esprit de Dieu, l’Esprit de Christ, l’Esprit de Vérité (Actes 2 : 4).

Mais dans la cérémonie de consécration des sacrificateurs-types, le sang n’était pas ignoré. Il était mis sur tout, sur la pointe de l’oreille droite, sur le pouce de la main droite et sur le gros orteil du pied droit (Lév. 8 : 22-24), montrant ainsi que l’ouïe de la foi, l’œuvre de la foi et la marche par la foi doivent toutes être touchées et rendues saintes par une appréciation du précieux sang de réconciliation - le sang de Christ. Et ensuite les vêtements de tous les sacrificateurs - leurs vêtements de lin purs - étaient aspergés d’un mélange de sang et d’huile (Lév. 8 : 30), impliquant qu’à la fois la justification par le sang et la sanctification par la possession de l’Esprit de sainteté sont nécessaires à une consécration complète.

LE BUT DE NOTRE CONSÉCRATION.

A quelle fin ou à quel service les membres du peuple de Dieu sont- ils consacrés ou mis à part ? Certains seraient enclins à répondre : A vivre sans péché, à pratiquer les grâces de 1’Esprit, à porter des vêtements propres et, en général, à vivre maintenant une vie plutôt triste, en espérant pour plus tard (« hereafter ») une liberté et un plaisir plus grands. Nous répondons : c’est l’opinion commune mais erronée. En vérité, le peuple de Dieu cherche bien à éviter le péché ; mais tel n’est pas l’objet de leur consécration. Avant la consécration, ils ont appris le caractère excessivement inique et indésirable du péché, et ils ont discerné Jésus-Christ comme Celui qui porte leur péché et les en purifie. En conséquence, ils avaient fui le péché avant la consécration. Lorsqu’ils sont consacrés, ils éprouvent toujours du dégoût et haïssent toujours le péché et cela, de plus en plus, au fur et à mesure qu’ils croissent en grâce et en connaissance ; mais nous répétons que chercher à vivre libre du péché n’est pas une définition convenable de la consécration ou de la sanctification. Il est également vrai que tous les consacrés chercheront à revêtir les grâces de l’Esprit et de l’exemple de Christ ; mais ce n’est pas non plus l’objet de notre appel à la consécration. Il est encore vrai que notre consécration peut conduire à nous vêtir simplement, et à amener sur nous des souffrances pour la cause de la justice, dans ce présent monde (Âge) mauvais ; mais, nous le répétons, ce ne sont pas là les objets de notre consécration. Ils n’en sont que les résultats éventuels.

Le but de Dieu en appelant Son peuple de l’Âge de l’Évangile et en prenant des mesures pour leur consécration ou sanctification est un but grand et digne ; et une fois que ce but est clairement discerné par l’œil de la foi, il en résulte que tout ce qu’il en coûtera, tels que les renoncements personnels dans la toilette, la perte d’amis et de fréquentations et même la persécution pour la cause de la Vérité, etc., ne seront considérés que comme de légères afflictions, indignes d’être comparées au glorieux objet de notre consécration, qui est de pouvoir atteindre le Royaume et participer à la bénédiction du monde durant son jour de jugement - l’Âge millénaire - ainsi que nous allons le montrer. Dieu savait, dans Sa sagesse et Sa préconnaissance, que le péché entrerait dans ce monde et apporterait son influence néfaste : chagrin, douleur et mort. Il prévit qu’après leur expérience avec le péché, certaines de Ses créatures seraient non seulement désireuses, mais anxieuses d’abandonner le péché et de retourner à Sa communion, à Son amour et à la bénédiction de la vie éternelle. C’est en raison de cette préconnaissance que Dieu forma Son plan pour le salut humain et les résultats confirmaient Sa prescience.

Dans ce plan, Christ Jésus notre Seigneur avait la première place, le premier honneur. Comme Il fut le commencement de la création de Dieu (Apoc. 3 : 14), de même Il fut le chef de toutes les créatures de Dieu ainsi amenées à l’existence. Mais Dieu se proposait une nouvelle-création - la création d’un nouvel ordre d’êtres différents des hommes, des anges et plus élevés qu’eux, et aussi plus élevés que tous les autres, et de Sa propre essence ou nature divine. La dignité de celui qui serait accepté à ce grand honneur, serait reconnue, non seulement par Dieu Lui-même, mais aussi par toutes Ses créatures intelligentes. En conséquence Dieu, qui connaissait bien le caractère de Son Fils premier-engendré (notre Seigneur Jésus), décida de Le mettre à l’épreuve, de L’éprouver d’une manière qui prouverait au temps convenable à toutes Ses créatures intelligentes, ce que Son peuple reconnaît déjà dans le « nouveau cantique » : « Digne est l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, et richesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction » (Apoc. 5 : 12).

Mais l’exaltation de notre Seigneur qui était déjà le chef de toute la création, fut même moins remarquable qu’un autre aspect du plan divin, préordonné dès avant la fondation du monde (1 Pi. 1 : 2 ; Eph. 1 : 4), à savoir, que Dieu ferait à certaines de Ses créatures humaines de la race condamnée comme indigne de toute vie future, mais rachetable de cette condamnation par le sacrifice de Christ, une offre de cohéritage et de communion avec Son Fils bien-aimé, dans l’ordre de la nouvelle-création (de la nature divine) ; il a fait le digne Agneau Tête et Chef, après Lui-même, de cet ordre (1 Cor. 15 : 27). Cette offre ne fut pas faite à tous les membres de la race rachetée, mais à beaucoup – « Il y a beaucoup d’appelés » (Matth. 20 : 16 ; 22 : 14). Les appelés furent seulement ceux qui, dans cet Âge, furent justifiés par la foi dans le sacrifice expiatoire de Christ. Les incroyants et les moqueurs sont appelés à la repentance et à la foi ; mais aucun ne fut appelé à ce Haut-Appel de participation à la nature divine (2 Pi. 1 : 4) jusqu’ à ce qu’ils aient abandonné le péché et saisi Christ comme leur Rédempteur.

L’APTITUDE NÉSSAIRE EN CEUX QUI SONT APPELÉS.

S’il était nécessaire que le mérite de l’Agneau fût montré, il était également nécessaire que le mérite de ceux qu’Il racheta pour être Ses cohéritiers (appelés aussi l’Épouse, la femme de l’Agneau) fût montré, prouvé, manifesté devant les anges aussi bien que devant les hommes, afin que l’on puisse voir que les voies de Dieu sont justes et équitables. C’est pour cette raison que Dieu invita ceux qu’Il appela, à se consacrer à Lui - non en vêtements ou en paroles seulement, mais en toutes choses. Ce n’est pas une consécration pour prêcher seulement, bien que tous les consacrés se réjouiront d’employer chaque occasion de parler aux autres de la bonne nouvelle de l’amour de Dieu. Ce n’est pas une consécration pour une réforme de tempérance, pour une réforme sociale, pour une réforme politique, bien que nous puissions et devrions éprouver un profond intérêt dans tout cé qui bénéficierait à la race déchue.

Notre dévotion comme croyants consacrés devrait être comme celle de la servante envers sa maîtresse, ou celle des soldats envers leurs officiers ou, mieux encore, comme celle d’un enfant soumis envers un parent bien-aimé - prompts à entendre, prompts à obéir, ne discutant pas ou ne cherchant pas notre propre volonté, mais celle de notre Père qui est dans les cieux. C’est exactement l’attitude qui est impliquée dans les mots sanctifiés ou consacrés à Dieu. Elle se saisit de la volonté, et gouverne par conséquent l’être tout entier, sauf où des faiblesses incontrôlables et où des obstacles insurmontables l’en empêchent. Et puisque notre appel et notre acceptation sont basés sur notre justification qui est produite par la foi, se confiant dans le sang précieux, et qu’ils n’exigent pas la perfection des actes, il s’ensuit que tous, à quelque degré que nous ayons été dégénérés par la chute, nous pouvons être acceptables à Dieu par Christ et rendre sûrs notre appel et notre élection dans le Royaume de Dieu.

Cet arrangement par lequel ceux qui sont couverts par la robe de justice de Christ, dont la volonté et les efforts sont droits envers Dieu, ne sont pas tenus pour responsables d’observer totalement la lettre de la loi de Dieu, mais le sont de son observance de son esprit ou signification, dans la mesure où ils en ont la connaissance, l’occasion et la capacité n’est pas non plus une violation de la Justice, comme certains l’ont supposé. La loi de Dieu était destinée à des créatures parfaites, et non à des créatures déchues ; mais par la justification par la foi en Christ, Dieu a adapté Sa loi aux conditions des créatures déchues sans contrecarrer la loi elle-même ou même son esprit. La loi parfaite, agissant avec l’homme parfait, exigeait une entière consécration de sa volonté à la sagesse et à la volonté de son Créateur, et une obéissance à la Parole de ce Créateur dans la mesure de sa capacité. Mais puisque l’homme fut créé « droit » (et non déchu), à l’image morale et à la ressemblance de Dieu (et non pas né dans le péché et conçu dans l’iniquité comme l’est le genre humain déchu - Ps. 51 : 5), il s’ensuit que sa volonté parfaite, opérant par le moyen d’un corps parfait et sous des circonstances favorables, aurait pu rendre une obéissance parfaite ; et, à cause de cela, rien de moins ne pourrait être acceptable à Dieu.

Combien cet arrangement de Dieu en notre faveur est juste, raisonnable et favorable ! Cependant, Il nous assure que, bien qu’Il ait fait pour nous tous les arrangements favorables, Il doit insister pour que notre volonté soit également droite - nous devons être purs de cœur et, à ce sujet, des copies exactes de Son Fils bien-aimé, notre Seigneur (Rom. 8 : 29 – Diaglott). De ceux qui ont eu connaissance de la grâce de Dieu en Christ et qui l’ont acceptée, dans le pardon des péchés par la foi, et qui furent appelés au Haut-Appel, au cohéritage avec Christ dans la nature divine et ses honneurs, un petit nombre seulement, les 144.000, rendirent sûrs (ou complets) leur appel et leur élection, parce que les épreuves de leur volonté et de leur foi furent si difficiles - si cruciales – que la majorité échoua.

Ces faits déclarés par Dieu ne devraient pas non plus nous surprendre : il n’est pas étrange, mais raisonnable, que Dieu doive éprouver sévèrement, oui, avec des « épreuves ardentes » (1 Pi. 4 : 12), la foi et l’amour de ceux qui sont invités à une position aussi élevée. S’ils n’étaient pas loyaux et confiants au dernier degré, ils ne seraient sûrement pas « propres pour le Royaume », pour ses responsabilités et pour ses honneurs divins. Nous ne devrions pas non plus être surpris d’être informés par la Parole de Dieu qu’« un petit nombre » seulement, un « petit troupeau », devait gagner le grand prix auquel beaucoup furent appelés et pour lequel un grand nombre se consacra. Bien peu furent trouvés volontaires pour « endurer » le grand combat d’afflictions, en partie pendant qu’ils étaient donnés en spectacle, à la fois par des opprobres et des afflictions, et en partie comme associés à ceux qui ont été ainsi traités pour la cause de Christ et pour celle de Sa Vérité (Héb. 10 : 32, 33).

L’épreuve de tous les justifiés et consacrés de l’Âge de l’Évangile consiste dans la présentation qui leur est faite des occasions de servir Dieu et Sa cause dans ce présent Âge, où, à cause du péché abondant, quiconque veut vivre pieusement et présenter la lumière sera persécuté (2 Tim. 3 : 12). Ceux dont la consécration est entière et convenable se réjouiront dans leur privilège de servir Dieu et Sa cause, et ils considéreront comme une joie parfaite (« all joy ») d’être estimés dignes de souffrir pour une telle cause, et de témoigner ainsi à Dieu la sincérité de leur amour et de leur consécration à Lui. Ces consacrés, purs de cœur en volonté ou intention, se rendant compte du but des épreuves actuelles, se glorifient dans les tribulations qu’ils endurent à cause de leur fidélité à Christ et à Sa Parole, discernant que leurs expériences sont semblables à celles de leur Maître, et qu’ils ont ainsi la preuve qu’ils marchent dans les traces de Celui qui dit, « Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. Sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait ». « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (1 Jean 3 : 13 ; Jean 15 : 18,19 ; Apoc. 2 : 10).

En outre, ils se glorifient dans les tribulations, parce qu’ils se rendent compte que le Seigneur sera près d’eux pendant qu’ils endurent ces tribulations fidèlement, et qu’Il ne permettra pas qu’ils soient tentés au-delà de ce qu’ils peuvent supporter, mais qu’avec chaque tentation il pourvoira à quelque moyen d’y échapper ; parce qu’ils se rendent compte de la nécessité de se former un caractère à la ressemblance de Christ, et que chaque tribulation produit la patience, et la patience l’approbation de Dieu, et l’approbation de Dieu l’espérance – une espérance qui ne rend point honteux ; ils se glorifient aussi dans les tribulations parce qu’ils sont conscients que tous ces résultats favorables suivent, en raison d’une consécration sincère dans laquelle l’amour de Dieu a été largement déversé dans leurs cœurs, déplaçant l’esprit du monde, l’esprit d’égoïsme (1 Cor. 10 : 13 ; Rom. 5 : 3-5).

« Quiconque demeure en lui ne pèche pas ». « Celui qui pratique [volontairement] le péché est du diable » (1 Jean 3 : 6,8). Nous avons vu que tous ceux qui sont rendus acceptables par Dieu en Christ étalent obligés de venir à Lui par la foi en Christ. La seconde condition est une entière consécration de leur volonté à la volonté de Dieu et à Son service. En conséquence, tout péché volontaire signifierait qu’ils avaient renié leur justification et leur consécration, et qu’ils étaient sous l’influence du péché et du diable - ses enfants.

Si un enfant de Dieu loyal, justifié et consacré, commet un péché, ce ne sera, au plus, qu’un péché partiellement volontaire - de faiblesse ou d’erreur en grande partie. Il peut sentir sa honte et pleurer amèrement, comme le fit Pierre ; mais toute cette pénitence ne ferait que prouver que son péché n’était pas d’une sorte volontaire qui le marquerait comme étant « du diable ». Non : aussi longtemps que la semence de Vérité, et de sa consécration, demeure en lui, il ne peut pécher (volontairement). Mais si quelqu’un transgresse sous l’erreur ou la faiblesse, et non volontairement, il a un Avocat auprès du Père « Jésus-Christ », le [absolument] juste », Celui (1 Jean 2 : 1), dont le mérite applicable pour tous les péchés volontaires et les erreurs de ceux qui demeurent sous le soin de l’Alliance faite sous Serment. S’il confesse son péché, Dieu est juste pour lui pardonner - parce que Christ mourut (1 Jean 1 : 7,9). Mais si nous disions que nous n’avons ni péché, ni imperfection, nous nous tromperions nous-mêmes, nous ferions Dieu menteur, et renierions l’Avocat que Dieu a désigné ; car nous sommes faibles par la chute, et prédisposés à la tromperie et à l’erreur aux mains du monde, de la chair, et du diable (1 Jean 1 : 8,10).

Ayant vu ce qu’est la sanctification, son objet ou résultat et ce qu’elle coûte actuellement, nous remarquons que Christ est fait pour nous sanctification - en ce que nous n’aurions pu avoir aucun appel semblable ni n’aurions pu expérimenter aucune œuvre de grâce semblable, sous le Plan divin, sauf à cause de Christ et de l’œuvre qu’Il fit et fait pour nous - nous justifiant devant la loi de Dieu, nous préparant pour l’appel au Royaume, et nous rendant capables à chaque jour et à chaque heure, d’accomplir notre consécration, même jusqu’ à la mort. Ainsi, dans Son ministère envers nous dans la sanctification, Jésus nous a rendus capables de nous consacrer en produisant en nous une foi de consécration et l’amour ; Il nous rend capables de demeurer morts à nous-mêmes et au monde et vivants pour Dieu pendant que nous déposons notre corps jusqu’à la mort à Son service, et Il nous rend capables de nous développer dans tous les fruits de l’Esprit.

CHRIST, NOTRE REDEMPTION (DELIVRANCE).

De nombreux lecteurs confondent les mots racheter et rédemption, trouvés dans le Nouveau Testament, tandis que (comme cela est montré en E 429-439 ; Vol. 5 pp. 510-523, ces mots se rapportent à des aspects différents, bien que rattachés entre eux, de l’œuvre de Christ. Le mot racheter, tel qu’il est employé dans le Nouveau Testament, comme le montre le texte grec, signifie acquérir par le paiement d’un prix, tandis que le mot rédemption, tel qu’il est employé dans le Nouveau Testament, signifie la délivrance ou mise en liberté de ce qui a été acheté par le paiement d’un prix. « Nous avons été rachetés [acquis] par le sang précieux [la vie sacrifiée, la mort] de Christ ». Nous attendons « la rédemption [délivrance] de la possession acquise » (1 Pi. 1 : 18,19 ; Eph. 1 : 14).

En Christ est notre rédemption, notre délivrance, maintenant dans cette vie du pouvoir du péché, de l’erreur, de l’égoïsme et de l’esprit mondain. Il nous rend capables de vaincre ceux-ci dans des batailles que nous menons contre eux et, plus tard, Il nous délivrera de la mort en nous ressuscitant ; car Dieu l’a ainsi ordonné. Celui qui nous a rédimés ou achetés par le sacrifice de Sa propre vie nous donne, en tant que notre Prophète ou Docteur, la sagesse par Son Evangile, pour que nous puissions voir notre condition déchue et Le reconnaître, comme notre secours. En tant que notre Sacrificateur, Il nous justifie d'abord et ensuite nous sanctifie ou nous consacre, et finalement, comme Roi, Il délivrera complètement les fidèles de la domination du péché et de la mort en les introduisant dans une participation glorieuse dans Son Royaume, car « Dieu nous ressuscitera aussi [d'entre les morts] par Jésus » (2 Cor. 4 : 14). Si nous sommes fidèles à notre appel et à notre alliance, nous hériterons au temps convenable d’une part dans le Royaume. « Alléluia ! Quel Sauveur ! » En vérité, Il peut et Il veut sauver parfaitement ceux qui viennent à Dieu par Lui (Heb. 7 : 25) (Manne du 25 septembre).

UNE CLASSE PRÉDESTINÉE.

A la lumière de ce qui précède, lisons maintenant Rom. 8 : 28-30 : « Nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qu’il a appelés selon son propos. Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit le premier-né entre plusieurs frères, Et ceux [la classe] qu’il a prédestinés [à être des copies de Son Fils], il les a aussi appelés [ou invités à cet honneur par l’Évangile] : et ceux qu’il a appelés, il les a aussi [au préalable] justifiés [parce qu’Il ne pouvait pas, en toute logique, appeler à l’honneur et à la gloire ceux qui étaient sous Sa propre condamnation à mort comme pécheurs] ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi [préalablement] glorifiés [honorés – en leur envoyant le message de l’Évangi1e] ».

L’Apôtre décrit ainsi la faveur de Dieu envers Son peuple de l’Âge de l’Évangile, par le ministère de Christ, en affirmant que Dieu avait un dessein à accomplir, et que leur appel est en accord avec ce dessein. Il soutient que tous les agissements et arrangements de Dieu correspondent à ce dessein, et contribuent à son accomplissement. Dieu a prédestiné : (1) qu’Il voulait avoir une classe d’êtres de la nature divine, et (2) que chaque membre de cette classe doit avoir un caractère immuable, comme celui de Son Fils Bien-aimé, toujours fidèle. Pour avoir une telle classe, l’Apôtre raisonne et déclare que Dieu doit en appeler ou en inviter quelques-uns (juste comme nous avons vu qu’Il l’a fait), parce « qu’aucun homme ne s’arroge cet honneur » (Héb. 5 : 4).

Mais qui Dieu appellerait-Il ou inviterait-Il ? Personne n’était digne ; tous s’étaient écartés du chemin ; aucun n’était juste, pas même un seul. Il était donc nécessaire que Dieu pourvût à la justification de ceux qu’Il appellerait. Mais Il ne pouvait justifier que ceux qui croyaient en Jésus ; et comment pourraient-ils croire en Celui de qui ils n’avaient pas entendu parler, et sans un prédicateur envoyé de Dieu (Rom. 10 : 14) ? Il était par conséquent nécessaire que ceux-ci fussent honorés par le message de l’Évangile dans cet Âge, en avance sur sa révélation générale à chaque créature durant l’Âge millénaire (Rom. 1 : 16 ; 2 Cor. 4 : 6 ; 1 Cor. 15 : 1).

En réalité, il y en eut beaucoup plus qui furent appelés qu’il n’y en eut de trouvés acceptables ; et beaucoup furent justifiés qui, après avoir cru, ne se consacrèrent pas et dont la justification, en conséquence, cessa ; beaucoup eurent l’honneur d’entendre l’Evangile et, après l’avoir un peu écouté, rejetèrent le message de miséricorde et de faveur. Mais toute la prédication, la justification et l’appel de cet Âge de l’Évangile ont eu lieu à l’effet que la classe préconnue d’un caractère prédestiné pût être choisie voir aussi (2 Tim. 1 : 8-10). « Que dirons-nous [nous qui avons été si hautement favorisés par Dieu, et pour le succès de la course desquels chaque arrangement et chaque disposition nécessaires ont été faits], de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8 : 31). Eu égard à ceci, que chacun dise : « Que rendrai-je à l’Eternel pour tous Ses biens qu’Il m’a faits ? Je prendrai la coupe du salut, et j’invoquerai le nom de l’Eternel ? J’acquitterai mes vœux [j’accomplirai mon alliance de consécration et mes vœux secondaires] envers l’Eternel, oui devant [dans 1’intérêt de] tout son peuple » (Ps. 116 : 12-15). Cela signifiera, comme dans le cas de Jésus, la fidélité à mourir chaque jour (1 Cor. 15 : 31) jusqu’à la mort même ; mais « précieuse aux yeux de l’Eternel est la mort de Ses saints [Ses sanctifiés] ».

Ainsi, en tant que leur sagesse, Jésus a enseigné à Son vrai peuple la Vérité de saison à travers tout l’Âge ; en tant que leur sanctification, Il les a sanctifiés à travers tout l’Âge ; en tant que leur délivrance, Il les a délivrés de la puissance du péché, de l’erreur, de l’égoïsme et de l’esprit mondain, leur donnant la victoire dans leurs combats avec ces ennemis à travers l’Âge, et dans la résurrection, en les délivrant de la mort, Il leur donne la victoire sur la mort et la tombe. Combien Son ministère a été merveilleux !

La partie suivante est ajoutée dans cet article et ne figure pas dans le texte anglais du R 3279 : Il a fait participer avec plaisir aux bienfaits de ce ministère celui que le Père attirait à Lui comme l’un de Ses héritiers en perspective du Royaume (Jean 6 : 37). Malgré que la venue à Lui de chacun de ceux-là signifiait qu’Il avait à lui consacrer beaucoup de travail long et laborieux, Il accepta avec plaisir chacun d’entre eux et accomplit fidèlement le travail exigé. Lorsque nous considérons nos fautes, nos faiblesses et nos manquements et la grande tache que cela représente pour faire de nous des vainqueurs, et que nous considérons ensuite comment Il s’est engagé dans ce travail pour tous les frères à travers tout l’Âge, ne s’en lassant jamais (ni du travail, ni des frères), ne se rebutant jamais ni ne se plaignant de ce travail ni d’eux, et n’abandonnant jamais ni ce travail, ni eux-mêmes, mais employant fidèlement Son temps, Ses talents et Ses qualités en vue de la perfection de chacun d’entre eux et de tous, nous commençons à avoir une petite idée du travail, de la vigilance, de la diligence, de la fidélité, de l’amour, du pardon, de la longanimité, du support, du contrôle de soi et de la patience que Son ministère de l’Âge tout entier exigea qu’Il exerce. Et dans quelle mesure surabondante Il s’est livré Lui-même ainsi que ses qualités pour accomplir Son ministère ! Lorsque nous considérons cela, nous pouvons vraiment bien crier, « Oui, toute sa personne est désirable ! ». « Alléluia, quel Sauveur ! ». Et puissions-nous tous, dans une telle appréciation et une telle louange, célébrer avec reconnaissance le 14 avril, après 18 heures, l’anniversaire de la mort de notre cher Sauveur en notre faveur.

(Bien que ce qui précède ait eu son application spéciale pour le Petit Troupeau aussi longtemps que ses membres furent sur la terre, nous devrions nous rappeler que la Grande Foule, les Jeunes Dignes et les Campeurs Consacrés de l’Epiphanie, qui sont le peuple de Dieu justifié et consacré en cette partie de l’Epiphanie de Christ postérieure à 1954, sont traités par Dieu dans le même ordre d’idées. En conséquence, ils peuvent retirer beaucoup de bien de ce qui précède, en en faisant pour eux-mêmes l’application convenable).