R 3194 (EB 332 p.13 2012)
PAUL DEVANT FÉLIX
- ACTES 24 -
« Je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi » - Psaumes 23 : 4.

Cinq jours après l’arrivée de Paul à Césarée, en tant que prisonnier, le souverain sacrificateur Ananias, accompagné d’un juriste public, et de représentants du Sanhédrin se présentèrent aussi dans la ville pour porter plainte contre Paul, et aussitôt le procès eut lieu. L’avocat Tertulle commença son exposé en faisant des compliments très flatteurs au gouverneur - des allusions très hypocrites, comme nous le savons d’après l’histoire de l’époque. « Josèphe et Tacite le présentent tous deux comme l’un des dirigeants les plus corrompus et oppresseurs jamais envoyés par les Romains en Judée ».

La flatterie de ce genre - louange imméritée - est extrêmement répréhensible et totalement contraire aux principes qui gouvernent les disciples du Seigneur. C’est de la malhonnêteté, de l’hypocrisie. Néanmoins, la flatterie est une arme très puissante, que les non-régénérés ont peu de scrupules à employer ; et elle leur donne fréquemment un net avantage dans les affaires du monde, par opposition aux fidèles du Seigneur, qui sont empêchés d’utiliser ces flatteries, étant obligés de considérer et d’employer la vérité et l’honnêteté dans toutes leurs paroles et tous leurs actes. D’autre part, certains parmi le peuple du Seigneur sont enclins à pousser l’honnêteté à l’extrême dans ces sujets ; dans la position de Paul, beaucoup auraient estimé de leur strict devoir de réprimander Félix carrément. Les enfants de Dieu ne sont pas plus obligés de dénoncer chaque malfaiteur qu'ils rencontrent, que de parler de leur manque de beauté à toutes les personnes dépourvues de charme qu'ils croisent dans la rue. La conduite de l’Apôtre dans ce cas est une illustration de la possession de l’esprit de sobre bon sens. Quand vint son tour de s’adresser au gouverneur, il ne le réprimanda ni ne le blâma, pas plus qu’il ne prononça de paroles flatteuses. L’introduction à sa défense ne comportait que des paroles vraies au sens le plus complet, et pourtant elle fut formulée et présentée dans un langage courtois et aimable.

La politesse est toujours une partie du caractère chrétien. Dans le monde, la politesse peut n'être qu'un vernis. Chez le chrétien c'est plus qu'un simple vernis ; elle représente les vrais sentiments du cœur développés selon l'esprit de vie : l'amour. L'amour mène à la douceur, à la patience, à la bonté, etc. ; et même dans le cas de désobéissance, il hésitera à prononcer une parole désobligeante et évitera de le faire, autant que le devoir le permettra (Manne du 26 août).

L’avocat, ou procureur, Tertulle, porta de graves accusations contre l’Apôtre. Il voulait que celui-ci apparaisse à Félix plus ou moins comme un conspirateur contre le gouvernement romain - tout au moins comme un instigateur de troubles et de séditions parmi le peuple. Cette accusation fut portée clairement - s’appliquant son seulement au cas présent, les troubles à Jérusalem – que partout, dans les provinces de Rome, là où Paul allait, l’agitation survenait parmi le peuple. Il ne semblait pas venir à l’esprit de ce procureur que les vociférations pouvaient être provoquées par des gens malfaisants dans leur tentative d’arrêter la progression de la droiture et de la Vérité ; la pensée qu’il essayait de présenter à Félix était que quiconque occasionnait ces voies de fait, devait, sans tenir compte de ses prétextes, être considéré comme un ennemi du bon gouvernement, de la loi et de l’ordre.

Les mêmes arguments sont efficaces aujourd’hui pour ceux qui n’apprécient pas les vrais principes de justice et de liberté. Nous ne serons pas surpris du tout si, de temps en temps, les ennemis de la « vérité présente » adoptent une position pareillement injuste contre nous, qui cherchons à marcher sur les traces de l’Apôtre - cherchant à présenter les vérités d’une nouvelle dispensation à nos frères qui se trouvent en Babylone symbolique, qui, non seulement ne sont pas eux-mêmes disposés à écouter, mais sont facilement excités à la colère, à l’injure et à la persécution, et qui peuvent empêcher les autres de recevoir les bonnes nouvelles de grande joie qui seront pour tout le peuple (Luc 2 : 10).

LA DÉFENSE DE L’APÔTRE.

Lorsque les accusations eurent été portées, Paul fut autorisé à s’exprimer, et il le fit dans le bon sens. Il montra (1) qu’il n’était arrivé à Jérusalem que récemment, qu’il n’avait provoqué ni émeute, ni agitation, mais que, au contraire, au moment de son arrestation, il adorait Dieu tranquillement dans le temple - ne disputant avec personne et ne portant atteinte aux droits de personnes. (2) Il mit ses accusateurs au défi de produire des preuves de la véracité de leurs accusations - niant leur capacité de les prouver ; et de la manière la plus raisonnable et la plus légale, il montra que l’obligation de faire la preuve appartenait à ses accusateurs et non à lui-même. (3) Cependant, il confessa bien qu’il y avait quelque raison à l’animosité manifestée contre lui, et que c’était que ses compatriotes juifs l’accusaient de croire à une hérésie et de l’enseigner - une scission de la religion juive. Ce fut sa réponse à l’accusation d’être un meneur de la secte des Nazaréens ; il nia que c’était une hérésie contre la religion juive, et une secte, ou un groupe dissident. C’étaient les ennemis de l’Apôtre qui appelaient christianisme, l’hérésie et la séparation d’avec le Judaïsme, mais leurs accusations étaient fausses selon le point de vue de l’Apôtre. Le christianisme, au lieu d’être une partition du Judaïsme, en était l’aboutissement naturel et le développement convenable - l’accomplissement des promesses de Dieu sur lesquelles les espérances et perspectives du Judaïsme étaient toutes bâties. L’Apôtre expose ce sujet de la manière la plus claire dans sa lettre aux Romains (chap. 11), où il représente la nation juive comme l’olivier dont la racine était la promesse abrahamique, et dont les branches étaient le peuple d’Israël. Il ne dépeint pas le christianisme comme étant un autre arbre, ni même comme nouvelle pousse de cet olivier d’origine, mais il le représente vraiment comme le développement le plus complet de cet arbre. Il compare tous les Juifs qui refusent de progresser et d’accepter Christ, à des branches qui ont été arrachées. Et tous les Juifs véritables qui ont continué à être reconnus par le Seigneur - tous les vrais Israélites - furent des chrétiens qui, à partir de la Pentecôte, ont été connus en tant qu’Israélites spirituels.

En continuant, l’Apôtre justifia la proclamation qu’il avait faite lors de son audition devant le Sanhédrin, à savoir qu’une partie importante de l’objection soulevée contre lui par ses compatriotes était sa croyance dans la résurrection des morts, que certains d’entre eux autorisaient ou à laquelle ils croyaient – « qu’il y aura une résurrection, tant des justes que des injustes ».

L’Apôtre prêchait un Évangile qui différait en de nombreux points de la croyance générale de notre époque, ce qui est tout à fait évident d’après la présentation qu’il en donnait - en faisant ressortir la doctrine de la résurrection des morts. Bien sûr, certains pourraient prétendre qu’il n’est pas nécessaire de mettre cette doctrine en évidence parce qu’il y a peu de Sadducéens aujourd’hui - peu de gens nient la résurrection des morts. Nous répondons qu’il y a peu de gens qui croient qu’il y a des morts. La vaste majorité des humains, chrétiens aussi bien que païens, ont adopté la théorie que personne n’est mort – que ceux qui paraissent mourir deviennent en réalité plus vivants que jamais. Ne croyant pas qu’il y ait des morts, il leur serait impossible de croire à la résurrection des morts. Au lieu de cela, une autre pensée prévaut maintenant, à savoir une résurrection du corps. La personne ou l’âme, est-il prétendu, ne meurt pas mais dépouille simplement le corps comme d’un vieux vêtement, et à un certain moment futur, elle doit le reprendre. Mais on admettra qu’il s’agissait là de tout ce que l’Apôtre voulait dire par la résurrection des morts - s’il parlait vraiment d’une « résurrection du corps », son argumentation était faible. Il serait absurde de perdre beaucoup de temps, ou de souffle ou d’énergie à discuter d’une telle proposition qui n’aurait aucun avantage particulier ni mérite, fût-elle même prouvée.

L’Apôtre avait une pensée totalement différente : sa prédication était dans le sens que la mort est un châtiment véritable pour le péché, et qu’il ne pourrait jamais y avoir de vie ou d’état conscient pour les morts, si ce n’est par une résurrection des morts, et qu’une résurrection des morts ne pouvait venir que par la faveur divine dans la réalisation d’une rédemption de tous ceux qui avaient été condamnés à mort. En prêchant la résurrection, il proclamait non seulement sa foi que Christ Jésus n’était pas mort, mais aussi sa foi que, au temps convenable, Dieu accorderait une résurrection au monde. D’après le point de vue de l’Apôtre, Jésus et la résurrection constituaient la matière et la substance de l’espérance de l’Évangile, et selon notre point de vue aussi, parce que nous adoptons le sien. (Demander un exemplaire gratuit de notre brochure sur la Résurrection).

RÉSURRECTION DES JUSTES ET DES INJUSTES.

La question peut se poser pour certains : si l’expression résurrection (en grec - anastasis) signifie un rétablissement total, complet hors des conditions de la mort, dans les conditions de perfection de vie, comment l’Apôtre pouvait-il parler de la résurrection « tant des justes que des injustes » (v. 15) ? Comment comprendrons-nous cela et le mettrons-nous en harmonie avec d’autres passages des Écritures, qui déclarent que seuls les justifiés atteindront la perfection totale de vie ? - Que celui qui a le Fils peut avoir la vie, et que celui qui n’a pas le Fils ne verra pas la vie - dans sa perfection ? - que celui qui n’obéira pas au grand Prophète sera exterminé d’entre son peuple - retranché de la vie, dans la Seconde-Mort (Act. 3 : 23) ?

Nous répondons que l’Apôtre ne fait pas passer son argumentation dans l’avenir, en déclarant que dans le futur les justes atteindront la perfection totale de vie, et les injustes aussi ; il parle simplement de ceux qui, actuellement, sont des justes et des injustes. Les justes de l’époque actuelle sont « justifiés par la foi », et s’ils sont fidèles aux conditions de l’appel, ils doivent avoir part à la résurrection de vie (Jean 5 : 28, 29). Les injustes du temps présent sont les non-justifiés, les incroyants ; et l’Apôtre explique qu’ils ne croient pas parce que le dieu de ce monde a aveuglé leur esprit (2 Cor. 4 : 4). Cependant, ainsi que les Écritures le montrent nettement, ce doit être l’œuvre spéciale de l’Âge nouveau que d’ouvrir tous les yeux aveugles et de déboucher les oreilles sourdes, et de faire que la connaissance du Seigneur remplisse toute la terre, dans le dessein que ceux qui sont maintenant des non-justifiés, injustes, puissent être justes devant Dieu, et participer à la résurrection qui est préparée pour tous, œuvre qui accomplira la résurrection de tous, sauf si ses dispositions bienveillantes sont rejetées individuellement.

Ayant déclaré sa foi en une vie future par une résurrection, l’Apôtre affirme que sa vie présente était employée conformément à cet espoir d’une vie future - avec une conscience qui contrôlait ses pensées, paroles et actes en rapport avec Dieu et avec les hommes (v. 16).

Pouvons-nous nous étonner que Félix, aussi pervers qu’il fut, se sentit lui-même peu disposé à condamner à mort un prisonnier aussi noble, même pour se concilier et faire plaisir au procureur flatteur et au souverain sacrificateur influent dont il souhaitait sans aucun doute garder la faveur ? De plus, le récit nous conduit à déduire que Félix considérait qu’il avait en Paul une bonne occasion de recevoir un pot-de-vin pour qu’il rende justice ; car dans son récit, l’Apôtre continua à montrer que, loin de chercher à faire du tort à ses semblables, il avait rapporté de ces villes étrangères, de grosses sommes d’argent. Félix s’apercevait donc que le prisonnier, qui possédait une grande instruction, des aptitudes et la citoyenneté romaine, avait des amis non seulement à Jérusalem, mais à l’étranger. Il en tira sans aucun doute la conclusion qu’ils seraient tout à fait disposés à lui faire un riche cadeau dans le but d’obtenir la libération de Paul. Ceci est suggéré au verset 26.

FÉLIX EFFRAYÉ À LA PRÉDICATION DE PAUL.

Apparemment, Félix portait un très grand intérêt à son prisonnier et il en fit mention à son épouse, une Juive ; Paul fut appelé à venir devant eux, afin qu’ils puissent en connaître davantage concernant ce nouvel enseignement. Évidemment la curiosité de Félix fut bientôt plus que satisfaite, puisque l’Apôtre poursuivit sur ce sujet, en montrant le Plan de Dieu, la justice de la Loi, l’incapacité de l’homme déchu à satisfaire aux exigences de celle-ci, en montrant que Jésus était devenu le Rédempteur de ceux qui étaient condamnés par la Loi, et que désormais le salut et la vie éternelle sont ouverts à tous ceux qui veulent obéir à l’Évangile, renoncer au péché et s’attacher par la foi au Rédempteur. L’Apôtre continua de montrer que la justice était l’exigence raisonnable de la Loi divine, et que l’acceptation de la faveur de Dieu en Christ conduisait à l’empire sur soi et à l’opposition aux tendances naturelles. Il montra aussi qu’il y a un Jour de Jugement à venir, dans lequel toutes les déviations d’avec la justice seront rémunérées par des zébrures de verge, proportionnellement à la connaissance. Le gouverneur frémit ; sa vie personnelle mauvaise et sa conduite licencieuse se profilaient devant sa vision mentale, et il prit conscience que, d’après les critères présentés, il aurait beaucoup de zébrures à supporter dans l’avenir. La femme de Félix, Drusille, était en réalité la femme du roi Azizus ; mais sa conscience, manifestement plus endurcie que celle de son mari, semble n’avoir été nullement secouée. Félix suggéra qu’à un moment plus propice, il en entendrait davantage de cet Évangile ; mais nous doutons qu’il n’ait jamais demandé d’autres explications. Il en avait déjà suffisamment - plus que ce à quoi il était disposé à obéir. Sa conduite en est une qui est trop fréquemment imitée. Beaucoup de gens, qui frémissent lorsqu’ils pensent à leurs péchés, espèrent que peut venir un moment plus propice pour eux pour les faire cesser ; mais un moment propice pour renoncer au péché - moment où le péché qui a été toléré avec indulgence en nous ne fera aucune objection pour être délogé - ne viendra jamais. Celui qui veut devenir un disciple du Seigneur Jésus doit courageusement accepter de Christ, la puissance divine, pour briser les fers de son esclavage au péché - il doit d’abord aimer la liberté par laquelle Christ seul peut nous affranchir. Ceux qui n’ont pas ce désir ardent demeureront esclaves du péché jusqu’à ce que vienne le glorieux matin millénaire - où les vainqueurs, avec Christ à leur tête, briseront tous les fers du péché et libéreront tous les prisonniers, et ordonneront à tous de rendre obéissance aux lois du Royaume de Dieu, en infligeant des zébrures de la verge du châtiment, en proportion de leur présent entêtement dans le péché, en vue de leur rétablissement, et pour la restitution de tout ce qui fut perdu en Adam et racheté grâce au précieux sang de Jésus (Act. 3 : 21).

On peut retirer une bonne leçon de la méthode de l’Apôtre pour présenter la Vérité à Félix. Il n’attaqua pas le caractère de Félix, ni ne le réprimanda pour ses péchés. Il fit mieux que cela. En affectant d’ignorer l’individu, il éleva le miroir de la loi parfaite d’amour, de liberté et de justice devant le gouverneur, et lui laissa comprendre par lui-même combien il était fort en dessous du seul modèle parfait que Dieu peut approuver. Oh ! si tous les enfants de Dieu pouvaient apprendre à réprouver le péché - en laissant la lumière de la Vérité et la confirmation de celle-ci resplendir dans leur propre conduite, leurs paroles et également leur conduite, en étant des épîtres de la grâce de Dieu et de Ses dispositions miséricordieuses, à la fois pour récompenser ceux qui Le recherchent et pour châtier et corriger ceux qui en ont besoin !

Le courage de l’Apôtre en exposant la Vérité devant quelqu’un qui était si grandement impliqué dans le jugement de son cas personnel est remarquable et louable. Il est en plein accord avec la déclaration de Ps. 23 : 4. Ceux qui sont du côté du Seigneur, et qui ont le Seigneur à leur côté, dans toutes les affaires de la vie, ne doivent craindre aucun mal. Cependant, cette absence de crainte ne devrait pas nous conduire, pas plus que ce ne fut le cas de l’Apôtre, à la bravade ni à des manières ou paroles discourtoises. La règle divine est, ainsi que cela est exprimé par l’Apôtre, que nous devrions exprimer la Vérité avec amour (Éph. 4 : 15).

Une autre leçon qui nous est enseignée par les expériences de l’Apôtre, oui, par tous les enfants notables du Seigneur, à partir du Maître, est que les assauts de calomnie, de diffamation, etc. ne peuvent nous faire du tort durablement. Regardez au Capitaine de notre Salut, contre lequel toute sorte de mal a été dite ou faite faussement, au point même de L’appeler le prince des démons, et à Le crucifier comme un blasphémateur de Dieu. Combien ces attaques du grand Adversaire, au travers de ses enfants de désobéissance abusés, servent maintenant à rendre le caractère et la conduite du Seigneur d’autant plus transparents et resplendissants ! Ainsi en est-il aussi des expériences de l’Apôtre Paul - elles font toutes magnifiquement honneur à son caractère aujourd’hui. Le « Voyage du Pèlerin » de Bunyan donne une scène qui illustre cet aspect de notre étude, et encourage chacun d’entre nous à ne tenir aucun compte des calomnies et des médisances de l’époque actuelle, de sorte qu’ainsi nous pouvons nous rendre compte continuellement de la faveur et de la bénédiction divines sur nous et sur nos efforts pour servir le Seigneur. Nous donnons un extrait des écrits de Bunyan, comme suit :

« Ensuite les bergers conduisirent les pèlerins en un autre lieu, appelé montagne Innocence. Là, ils virent un homme habillé de blanc, et deux autres individus, Préjudice et Mauvais-Vouloir, qui lui jetaient constamment de la boue. Mais voyez, la boue, tout ce qu’ils lui jetaient, tombait au bout d’un instant, et ses vêtements semblaient aussi propres que s’ils n’avaient jamais été salis. « Que signifie ceci ? » demandèrent les pèlerins. Les bergers répondirent : « Cet homme s’appelle Juste, et son vêtement doit montrer l’innocence de sa vie. Ceux qui lui jettent de la boue détestent sa justice ; mais comme vous le voyez, de même que la boue ne peuts’attacher à ses habits, ainsi en est-il pour celui qui mène dans ce monde une vie vraiment sainte. Tous ceux qui essaient de salir de tels hommes travaillent en vain, car Dieu, au bout de peu de temps, rendra leur innocence aussi évidente que la lumière, et leur justice éclatante comme le soleil de midi ».

Bible Standard N° 868 - janvier-février 2012