- 1 CORINTHIENS 13 : 1-13 -
Au chapitre précédent, l'Apôtre a énuméré les divers « dons » de l'Esprit Saint conférés à l'Église primitive pour son établissement et son développement. Il termine le chapitre par l'exhortation suivante : tout en appréciant tous ces dons, chaque membre de l'Église doit désirer ardemment ceux qui sont supérieurs ; puis il ajoute : « Mais je vous montre encore un chemin bien plus excellent » - quelque chose de mieux encore que tous ces dons de l'Esprit Saint. Notre leçon porte sur cette ambition plus excellente qui devrait animer tout enfant de Dieu, à savoir l'acquisition et le développement de l'esprit d'amour, l'esprit du Seigneur. Dans la mesure où nous avons l'Esprit du Christ, dans la mesure où l'Esprit Saint habite en nous et abonde, dans cette même mesure notre amour abonde.
Il y a cependant différents types d'amour, et ici l'Apôtre ne parle pas de l'amour général, mais d'un type particulier, qui appartient à Dieu et à la Nouvelle-Création engendrée par lui. Il y a un amour animal, tel que la création brute l'exerce envers ses petits, un amour qui conduit souvent au sacrifice de la vie dans son dévouement. Ce même type d'amour est inhérent à l'homme naturel, même dans sa condition déchue. Il s'agit d'un amour plus ou moins égoïste, prêt parfois à voler les autres pour prodiguer de bonnes choses à ceux qu'il favorise. Ce n'est pas l'amour que l'Apôtre décrit, et il n'adresse pas son message à l'homme naturel. Il s'adresse à la Nouvelle-Création, en l'informant que l'homme naturel ne sera pas en mesure de recevoir, d'apprécier, de se conformer à ce qu'il présente. Pour comprendre clairement cet amour et l'accepter de bon cœur comme règle de vie, il est apparemment nécessaire que nous soyons « engendrés » d'en haut.
Il est presque impossible de décrire l'amour lui-même ; le mieux que nous pouvons faire, c'est de décrire sa manière d'agir. Ceux qui possèdent un amour ayant ces caractéristiques peuvent l'apprécier, mais non l'expliquer - il vient de Dieu ; c'est la ressemblance à Dieu dans le cœur, la langue, les mains, les pensées ; il surveille tous les attributs humains et cherche à les dominer complètement (Manne du 30 Septembre - 1).
Avant de décrire l'opération de l'amour, l'Apôtre nous en fait comprendre l'importance, en nous assurant que si nous possédons les plus beaux « dons » déjà expliqués, et que nous n'ayons pas avec eux l'amour, il nous manquera toujours l'évidence que nous sommes des Nouvelles-Créatures dans le Christ Jésus. Nous ne serions que des « airains ou des cymbales retentissantes » - faisant du bruit, mais n'ayant en nous aucun sentiment ou aucune vertu acceptable en rapport avec nos paroles. Il nous assure ainsi que même la capacité de parler couramment sur des thèmes évangéliques pourrait ne pas être une preuve de notre relation au Seigneur en tant que Nouvelles-Créatures. La déclaration de l'Apôtre est introduite par un « si », qui pourrait être contesté, dans une certaine mesure, par l'affirmation que personne ne peut parler avec puissance, avec force, de l'Évangile du Fils de Dieu s'il ne possède pas l'esprit d'amour. Bien que nous ayons tous rencontré des orateurs publics qui pouvaient prononcer de très beaux discours, nous avons généralement perçu un creux dans leur enseignement, à moins qu'ils ne parlent du cœur, poussés par l'amour de la vérité, et non par l'amour des applaudissements, ni par l'amour de l'argent.
Parmi les dons, la prophétie ou l'éloquence est l'un de ceux que l'Apôtre recommande. La connaissance des mystères de Dieu est également recommandée, et une foi solide est considérée comme l'une des principales exigences du Chrétien ; et pourtant l'Apôtre déclare que s'il possédait tous ces dons dans leur pleine mesure, et que l'amour en était absent, il ne serait rien, un simple chiffre, pas du tout un membre de la Nouvelle-Création, puisque l'amour est l'esprit même de l'engendrement à la nouvelle nature. Voilà un test magnifique ! Que chacun de nous l'applique à lui-même. C'est mon amour pour le Seigneur, pour les frères, pour Sa cause, pour le monde en général et même pour mes ennemis, et non mon savoir, ma célébrité ou mon éloquence, qui sert à déterminer si je suis ou non quelque chose aux yeux de Dieu (Manne du 7 mars – 1). Il ne faut cependant pas comprendre que l'on puisse avoir la connaissance des mystères profonds de Dieu sans avoir été engendré de l'Esprit Saint d'amour ; car les choses profondes de Dieu ne sont connues de personne, si ce n'est par l'Esprit de Dieu ; mais on peut perdre l'esprit avant de perdre la connaissance qu'il a apportée. Dans l'évaluation du caractère chrétien, nous devons donc placer l'amour en premier lieu et le considérer comme le critère principal de notre intimité avec le Seigneur et de la faveur que nous trouvons auprès de Lui (Manne du 7 mars – 2). L'Apôtre adopte ensuite une autre ligne d'argumentation : ses auditeurs comprenaient déjà que la bienfaisance, l'aumône aux nécessiteux, était louable ; et pour leur faire comprendre l'importance d'avoir l'amour comme principe directeur de leur cœur, l'Apôtre déclare que s'il devait donner tous ses biens pour nourrir les pauvres - sans rien garder en retour - et qu'il le fasse sans que l'amour soit le moteur de sa conduite, cela ne lui servirait à rien. Il va encore plus loin et déclare que même s'il devait devenir martyr et être brûlé sur le bûcher, cela ne lui apporterait pas la récompense bénie qu'il recherche, à moins que ce martyre ne soit motivé, inspiré, par l'amour.
Mais on peut se demander comment quelqu'un peut pratiquer une telle abnégation, un tel sacrifice, une telle foi, etc. et pourtant être sans amour ? Nous ne pensons pas qu'ils puissent pratiquer ces choses et être dépourvus d'amour ; il faut qu'il y ait une certaine mesure d'amour. Nous comprenons que l'Apôtre fait cette forte déclaration pour nous montrer que nos aumônes, nos sacrifices, nos connaissances, notre enseignement, ne sont acceptables pour le Seigneur et appréciés par lui, que dans la mesure où ils sont soutenus par l'amour. Si l'amour y entre légèrement, ils sont légèrement appréciés ; si l'amour y entre largement, Dieu les apprécie largement. S'ils sont entièrement motivés par l'amour, alors Dieu les accepte pleinement. Si l'amour n'est qu'une partie de la force motrice de notre conduite en tant que Nouvelle-Créature, cela implique que d'autres motifs sont actifs en nous, tendant à neutraliser dans l'estime du Seigneur même les services et les sacrifices accomplis en Son nom et sur des objets dignes. Prenons garde à ces influences de neutralisation, et cherchons sincèrement à avoir un cœur sincère, plein d'amour ; que tout service que nous rendons au Seigneur, aux frères et à la vérité vienne d'un cœur pur, exempt d'ambition personnelle, d'orgueil, etc.
Après nous avoir donné une telle conception de l'importance de l'amour, l'Apôtre décrit ce qu'il est et ce qu'il n'est pas, comment il opère et comment il n'opère pas, comment il se conduit. Que chacun de nous fasse une application pratique de cette question à lui-même, et s'interroge intérieurement : Ai-je un amour tel, surtout pour la Maison de la Foi, qui me pousse à souffrir considérablement et pendant longtemps, et tout en restant bienveillant ? Est-ce que je suis vite offensé ? Si c'est très rapidement, cela indique sûrement que j'ai très peu de l'esprit du Seigneur, de l'amour. Si je suis disposé à m'indigner des petits torts de la vie, si j'ai l'esprit de rancune, si je suis disposé à rendre le mal pour le mal, et le blâme pour le blâme, cela indique ma déficience dans la plus grande de toutes les grâces, si essentielle pour que je passe finalement, comme vainqueur, l'inspection divine.
De notre Père céleste, il est dit qu' « il est bon envers les ingrats ». Ai-je cet esprit de bonté - Son esprit ? Suis-je gentil avec mes amis ? doux ? courtois ? Ai-je cette marque d'amour qui imprègne mes actions, mes paroles et mes pensées - que je pense aux autres et que je les considère ? que je ressens et manifeste de la bonté envers eux en paroles, en regards, en actes ? Un Chrétien devrait, par-dessus tout, être aimable, courtois, doux, dans sa maison, dans son lieu de travail, dans l'église - partout. Chez l'enfant de Dieu, cette patience et cette bonté ne sont pas simplement revêtues, comme des raisins que l'on attache à un buisson d'épines, mais, au contraire, elles sont les fruits de l'esprit - des développements ou des résultats du fait d'être entré en communion avec Dieu, d'avoir appris de Lui, d'avoir reçu Son esprit de sainteté, Son esprit d'amour.
Ai-je l'amour qui n'envie pas, qui me permet de voir les autres prospérer et de me réjouir de leur prospérité, même si, pour le moment, mes propres affaires sont moins heureuses ? C'est la générosité, tout le contraire de la jalousie et de l'envie. La racine de l'envie est l'égoïsme : l'envie ne pousse pas sur la racine de l'amour. L'amour n'envie pas, mais se réjouit de la prospérité de tout ce qui est bon.
Ai-je l'amour qui ne se vante pas ? l'amour qui tend à l'humilité, qui ne se glorifie pas, qui ne s'enfle pas ? Quelqu'un a dit avec justesse que « l'amour évite à l'homme de se ridiculiser par une conduite démesurée et de se mettre dans des positions qui trahissent son incompétence ». La vantardise - ou l'amour-propre - a conduit plus d'un homme non seulement à la folie, mais parfois à des péchés graves, dans son effort pour faire valoir ses vantardises. L'esprit du Seigneur est un esprit de sobre bon sens, qui cherche non seulement à estimer les autres avec générosité, mais aussi à s'estimer soi-même avec sobriété, et à ne pas s’enfler d’orgueil.
Ai-je l'amour qui ne se comporte pas de manière inconvenante - discourtoise, impolie ? La politesse a été définie comme l'amour dans les petits détails. On dit que la courtoisie est l'amour dans les petites choses. Le secret de la politesse est soit un vernis de surface, soit l'amour dans le cœur. En tant que Chrétiens, nous devons avoir l'amour du cœur, qui nous incitera à des actes de gentillesse et de courtoisie, non seulement au sein de la Maison de la Foi, mais aussi dans nos foyers et dans nos relations avec le monde.
Ai-je l'amour qui ne cherche pas simplement son propre intérêt ? Ou ai-je l'égoïsme qui non seulement exige mes propres droits en toute occasion, mais qui exige ces droits sans tenir compte de la commodité, du bien-être et des droits des autres ? Avoir de l'amour dans ce domaine signifie que nous nous garderons de tirer un avantage injuste d'autrui, et que nous préférerons souffrir un tort plutôt que de faire un tort, - souffrir une injustice plutôt que de commettre une injustice.
Ai-je l'amour qui ne se laisse pas facilement irriter ? En fait, le texte original omet le mot « facilement », et donne plutôt à entendre que l'amour ne s'irrite pas, ne se met pas en colère. L'amour permet à son détenteur de voir les deux côtés d'une question ; il fait de lui un véritable philosophe ; il lui donne l'esprit du bon sens. Il réalise que l'exaspération et la colère violente sont inconvenantes et, pire encore, nuisibles, non seulement à ceux contre qui elles sont dirigées, mais aussi à son propre cœur et à son propre corps.
Il peut y avoir des moments où l'amour aura besoin d'être ferme, presque jusqu'à la sévérité et la rigidité, là où des principes sont en jeu, là où des leçons précieuses doivent être inculquées ; et cela pourrait entrer dans le cadre de la colère, en utilisant ce mot dans un sens approprié en ce qui concerne une juste indignation, exercée dans un but d'amour, pour faire le bien - mais alors seulement pour un temps. Si nous sommes justement en colère, nous devons veiller à ne pas pécher, même avec nos lèvres ou dans nos cœurs, dans lesquels nous ne pouvons à aucun moment entretenir des sentiments autres qu'aimants et généreux envers ceux qui sont nos ennemis, ou envers ceux de nos amis que nous voulons aider, instruire ou corriger.
Être facilement irrité, cela signifie avoir un mauvais caractère, s'enflammer, ce qui implique des regards et des paroles méchants, des sentiments de colère. C'est tout à fait contraire à l'esprit d'amour, et quiconque est du côté du Seigneur et cherche à Lui être agréable et à atteindre une position de vainqueur devrait se prémunir avec vigilance contre cette plaie générale de notre époque. Ceux qui ont reçu l'Esprit devraient tous avoir un bon caractère. Nous ne pouvons, en aucune manière, mieux annoncer les vertus de Celui qui nous a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière, qu'en manifestant l'esprit d'amour dans toutes les choses de la vie journalière (Manne du 7 mars – 3).
Ai-je l'esprit d'amour qui ne pense pas de mal ? - qui est sans rancune, qui ne soupçonne pas le mal, qui ne cherche pas les défauts chez les autres et qui ne leur attribue pas de mauvaises intentions ? Un vieil adage dit que « les défauts sont épais là où l'amour est mince ».
La Version Révisée présente ici une pensée légèrement différente – « Ne tient pas compte du mal » - n'impute pas le mal au malfaiteur, comme s'il attendait des excuses, une restitution ou une occasion de « prendre sa revanche ». Mais si l'amour passe outre les offenses et n'en tient pas compte, ne gardant aucune rancune, cela ne signifie pas que l'amour traiterait nécessairement les malfaiteurs exactement de la même manière que ses amis. Il peut être approprié ou même nécessaire de prendre note des offenses jusqu'à ne pas manifester la même cordialité qu'auparavant, mais il ne faut pas manifester de haine, de malice ou de dispute - rien que de la bonté et de la douceur, en laissant la porte ouverte à une réconciliation complète dès que possible ; en faisant tout ce qui peut être fait pour favoriser une réconciliation et en manifestant la volonté de pardonner et d'oublier le mal.
Ai-je l'amour qui ne se réjouit pas dans l’injustice (dans l'iniquité) mais qui se réjouit avec la vérité ? Les principes du bien et du mal sont-ils si fermement ancrés dans mon esprit, suis-je si complètement ami du bien et adversaire du mal que je ne voudrais pas encourager celui-ci, mais le condamner, même s'il devait me procurer quelque avantage ? Suis-je tellement ami du bien et de la justice que je ne pourrais manquer de me réjouir de la Vérité et de sa prospérité, même si cela renversait quelques-unes de mes opinions préconçues ou était contraire à certains de mes intérêts terrestres ? L'amour de Dieu, décrit ici par l'Apôtre comme l'esprit du peuple du Seigneur, est un amour bien supérieur à l'égoïsme, basé sur des principes fixes qui doivent être, jour après jour, discernés de plus en plus clairement et adoptés fermement, toujours et à tout prix (Manne du 10 novembre).
Ai-je l'amour qui supporte tout ? qui est impénétrable contre les assauts du mal ? qui résiste au mal, à l'impureté, au péché et à tout ce qui est contraire à l'amour ? Ai-je l'amour qui croit tout ? qui ne veut pas imputer le mal à autrui, à moins d'y être contraint par des preuves indiscutables ? qui préfère croire au bien plutôt qu'au mal de tout le monde ? qui ne prendrait aucun plaisir à entendre le mal, mais serait disposé à l’endurer ? Ai-je l'amour qui espère tout, qui persévère dans des conditions défavorables, et qui continue à espérer et à travailler pour ceux qui ont besoin de mon aide ? Ai-je l'amour qui endure toutes choses, c'est-à-dire qui continue à espérer le meilleur pour tous et à s'efforcer d'obtenir le meilleur, et qui, avec persévérance, ne se décourage pas facilement ?
Comme disciples ou élèves de Christ, nous sommes à Son école. La grande leçon qu'Il nous enseigne jour après jour, que nous devons apprendre entièrement si nous voulons atteindre le but dans ses différents détails et ramifications et, par suite, recevoir la récompense de notre appel, c'est la leçon de l'amour. L'amour s'empare de toutes les paroles, pensées et actions de notre vie journalière et s'y rapporte, comme l'a dit le poète : « Toute couleur étant lumière - ainsi chaque grâce est amour » (Manne du 30 Septembre - 2).
L'Apôtre fait ensuite remarquer que, de même que l'amour est la chose la plus excellente, elle est la plus durable (Manne du 23 août - 1). Le don de prophétie disparaîtrait ; la valeur et la nécessité du parler en d'autres langues cesseraient ; et toutes les connaissances du temps présent, si imparfaites qu'elles soient, cesseraient certainement d'avoir de la valeur lorsque les perfections de la nouvelle dispensation seraient pleinement introduites. Les mieux informés ne connaissent aujourd'hui qu'une petite partie de la réalité ; mais lorsque la perfection sera atteinte dans le Royaume, et sous son administration, toutes les conditions partielles et imparfaites du temps présent auront été remplacées, et l'on pourra certainement dire qu'une seule chose durera et sera éternelle, et cette seule chose est l'Amour.
Une illustration de la progression à laquelle nous devons nous attendre entre les connaissances et les réalisations actuelles et celles de l'avenir est celle de l'enfant et de sa croissance vers l'âge adulte. Une autre illustration est la vision obscure dans un des miroirs de l'ancien temps, qui ne donnait que des reflets imparfaits. Avec les perfections de la nouvelle condition, nous verrons parfaitement, nous connaîtrons parfaitement, nous comprendrons parfaitement. Les dons qui se trouvaient dans l'Église primitive lui convenaient très bien, car ils étaient adaptés à sa condition d'enfant ; mais à mesure qu'elle atteindrait la maturité, la valeur de ces « dons » diminuerait, et ils cesseraient d’exister ; mais il fallait s'attendre à des développements plus élevés de la faveur divine, la foi, l'espérance et l'amour. Ces trois éléments, l'Église de Dieu doit les cultiver et les considérer comme des fruits de l'esprit, bien supérieurs aux dons de l'esprit, et le plus grand de ces trois éléments est l'amour.
L'amour est aussi le plus durable ; car la foi ne s'achèvera-t-elle pas pratiquement lorsque nous verrons et connaîtrons parfaitement ? Et l'espérance ne s'achèvera-t-elle pas au moment où nous parviendrons à la réalisation de tous nos espoirs et où nous posséderons la plénitude des promesses de notre Père céleste ? Mais l'amour, lui, ne manquera jamais, puisqu'il n'a pas eu de commencement. Dieu est amour, et comme il n'a pas eu de commencement, l'amour n'a pas eu de commencement, car c'est son caractère, sa disposition ; et comme il dure toujours, l'amour durera toujours (Manne du 23 août - 2). Celui qui, par conséquent, apprend à fond les leçons de ce temps présent à l'école du Christ, et devient ainsi bien pourvu de cette merveilleuse grâce d'amour, amasse des trésors qui peuvent lui appartenir pour toute l'éternité - une grande bénédiction pour lui-même et pour tous ceux avec qui il entre en contact maintenant ; et une bénédiction pour le monde auquel il lui sera permis d'exercer son ministère durant le Millénium - une bénédiction éternelle, car elle est un sceau de l'approbation divine.