Beaucoup des brebis du Seigneur sont enfermées dans des enclos derrière divers credo d'hommes, ce qui les empêche d'obtenir la nourriture et d'exercer la liberté que le Christ, le grand Berger des brebis, voulait qu'elles aient. Il est contraire à la volonté du grand Berger en chef que Ses brebis soient séparées les unes des autres par des enclos et empêchées de jouir des libertés propres à la bergerie. Il n'y a qu'une seule enceinte générale derrière laquelle se trouveront toutes les vraies brebis de cet âge et de ce troupeau ; et le Seigneur nous informe qu'il n'y a qu'une seule porte : Lui-même.
Nous pourrions croire que tous connaissent ce bercail unique et sa porte unique, mais ce serait une erreur ; beaucoup sont tellement désorientés par les nombreux bercails créés par les hommes dans la chrétienté qu'ils les confondent avec le vrai. Certains « loups » sont déçus de constater que le Bon Berger qui a donné sa vie pour les « brebis » a prévu certaines limites au-delà desquelles les brebis ne peuvent aller si elles obéissent à Sa voix (Sa Parole), et au-delà desquelles elles ne désirent pas aller si elles sont réellement Ses brebis.
Que ceux qui le veulent appellent cette vraie bergerie, avec ses murs bien définis, « un enclos fait de main d'homme » ; ceux qui jouissent de sa sécurité, jouissent aussi de sa liberté. Il n'y a qu'un seul et unique mur, grand et haut, qui a jusqu'à présent empêché les « loups » d'entrer, à l'exception de ceux qui prétendent être des brebis et qui viennent déguisés en brebis. Ce mur, c'est la foi en Christ comme le sacrifice en rançon de l'homme, achevé au Calvaire.
Aucun de ceux que cette barrière empêche d'entrer n'est une « brebis ». Et derrière cette barrière de croyance à la fois simple et solide, il y a toute la liberté qui convient aux « brebis » du Seigneur, mais probablement pas assez pour les « boucs ».
De plus, alors qu'il est faux pour les sous-bergers ou quiconque d'ériger des clôtures confessionnelles à l'intérieur de ce vrai bercail, ou d'y attirer les « brebis », et donc de restreindre leurs libertés à l'intérieur du bercail, il est non seulement approprié, mais fait partie du devoir du véritable sous-berger, de protéger le troupeau dans la véritable enceinte du vrai bercail, contre les « loups déguisés en brebis » où qu'ils se trouvent. Il ne fait aucun doute que c'est en tant que type du véritable Berger du troupeau du Seigneur que David [c'est-à-dire le Bien-aimé], tout en défendant ses troupeaux, tua un lion et un ours, et délivra les brebis dont il avait la charge.
Notre Seigneur, le grand Berger en chef, a donné l'exemple aux sous-bergers ; et tous les véritables membres de Son troupeau doivent nécessairement avoir le même esprit, sous peine de perdre bientôt leur fonction. C'est Lui qui a averti les vraies brebis, en disant : « Soyez en garde contre les faux prophètes [docteurs] qui viennent à vous en habits de brebis [en faisant profession d'appartenir au troupeau du Seigneur, mais en réalité ils n'en sont pas, parce qu'ils n'ont pas confiance dans le grand sacrifice offert une fois pour toutes pour leurs péchés], mais qui au dedans sont des loups ravisseurs [qui détruiraient votre foi dans la rançon, et ainsi vous détruiraient comme ‘brebis’]. Mais l’homme qui reçoit des gages, et qui n'est pas le berger, ... voit venir le loup [le faux maître], et laisse les brebis, et s'enfuit ; et le loup les ravit, et il disperse les brebis... Je mets ma vie pour les brebis » - Matth. 7 : 15 ; Jean 10 : 12-15.
Ce n'est pas l'approbation des « loups », déguisés ou non en brebis, qui doit être recherchée par le véritable sous-berger. Il aura cependant l'approbation du Berger en chef, et de toutes les brebis développées qui ont leurs sens exercés par l'usage. L'Apôtre Paul a mené une lutte acharnée contre de tels faux docteurs, qui se faisaient passer pour des croyants, des « brebis », alors qu'ils n'en étaient pas. Parlant de ce sujet, il dit aux Anciens (sous-bergers) de l'Église d'Éphèse :
« Je vous prends aujourd'hui à témoin, que je suis net du sang de tous. ... Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau, au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants [bergers] pour paître l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre fils [la foi en ce rachat fait d'eux des 'brebis']. Moi je sais qu'après mon départ, il entrera parmi vous des loups redoutables [en habits de brebis, bien sûr, sinon ils ne seraient pas accueillis], qui n’épargneront pas le troupeau ; et il se lèvera d’entre vous-mêmes des hommes qui annonceront des doctrines perverses [des choses différentes de ce que moi, Paul, j'ai enseigné] pour attirer les disciples après eux. C’est pourquoi veillez, vous souvenant que, durant trois ans, je n'ai cessé nuit et jour d'avertir chacun de vous avec larmes » - Actes 20 : 26-31.
L'Apôtre Pierre, lui aussi, a lancé un appel similaire aux sous-bergers, en disant : « J'exhorte les anciens qui sont parmi vous. ... Paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, le surveillant, non point par contrainte, mais volontairement, ni pour un gain honteux, mais de bon gré ». « Il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple [dans le passé, des ‘loups déguisés en brebis’], comme aussi il y aura parmi vous de faux docteurs, qui [de manière trompeuse, en dissimulant le sens réel de leurs enseignements], introduiront furtivement [dans la bergerie] des sectes de perdition [des erreurs conduisant à la condamnation et au rejet], reniant aussi le maître qui les a achetés. ... et plusieurs suivront leurs excès, et à cause d’eux la voie de la vérité sera blasphémée » - 1 Pi. 5 : 1-4 ; 2 Pi. 2 : 1,2.
L'Apôtre Jean nous met également en garde, en disant : « Prenez garde à vous-mêmes, afin que nous ne perdions pas ce que nous avons opéré, mais que nous recevions un plein salaire. ... Celui qui demeure dans la doctrine [que le Fils de l'homme est venu se donner en rançon pour tous - Matth. 20 : 28 ; 1 Tim. 2 : 6] celui-là a le Père et le Fils. Si quelqu'un vient à vous [en tant qu'enseignant potentiel des ‘brebis’] et n'apporte pas cette doctrine [de la rançon, enseignée par le Christ], ne le recevez pas dans votre maison, et ne le saluez pas ; car celui qui le salue [ou qui aide même indirectement à répandre la ‘damnable hérésie’ selon laquelle nous n'avons pas été rachetés par le Seigneur] participe à ses mauvaises œuvres [de celui qui le fait publiquement et ouvertement] » - 2 Jean 8-11.
Ainsi, nous voyons que le devoir des sous-bergers de protéger le troupeau contre les loups trompeurs, ainsi que de leur donner de la nourriture en temps voulu, a été reconnu dès le début ; car dès le début, il y a eu de tels loups. Et puisque le saint Esprit a donné des avertissements spéciaux selon lesquels, à la fin de l'âge, « les hommes méchants et les imposteurs » seraient de plus en plus audacieux, et que, par leur intermédiaire, Satan propagerait l'erreur, en se faisant passer pour un messager de lumière, n'est-il pas temps pour toutes les brebis de reconnaître ces faits, et de ne pas se laisser tromper par les « paroles trompeuses » et les « beaux discours » ? Les vraies brebis ne doivent pas juger leurs condisciples d'après leur fourrure, car un loup peut porter une fourrure de brebis : elles doivent apprendre à noter la voix et les manières du Berger - directement par Sa Parole, et indirectement par ceux qu'Il utilisera comme Ses représentants pour « paître le troupeau au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants [bergers] ».
Non seulement l'Apôtre Paul a conseillé aux sous-bergers d'agir de la sorte, mais il a souligné l'opportunité de cette attitude pour le troupeau, puisque c'est ainsi que le Berger en chef conduit, nourrit et garde Son troupeau - Heb. 13 : 17 ; Eph. 4 : 11-16 ; 1 Cor. 12 : 27-31 ; Ps. 91 : 11,12.
Tenons donc fermement dans cette liberté dont le Christ nous a affranchis, ne permettant à personne de nous enfermer dans des credo humains, ni à personne de nous faire sortir des limites que nous a fixées le Berger en chef, pour entrer dans des libertés, des concessions et des spéculations qu'Il n'a jamais autorisées. Demeurons en Lui, en nous gardant dans l'amour de Dieu, comme dit l'Apôtre.