Lorsqu'ils furent libérés de la prison de Philippes, Paul, Silas et Timothée se rendirent directement à Thessalonique, la plus grande ville commerciale de cette région - la Macédoine - à une centaine de kilomètres de là. Nullement découragé par leur expérience à Philippes, n'attendant apparemment même pas que leur dos soit complètement guéri des blessures qu'ils y avaient reçues, Paul commença immédiatement une présentation vigoureuse de l'Évangile. Comme il en avait l'habitude, il s'adressa d'abord aux Juifs. Le bien-fondé de cette démarche est évident : les Juifs connaissaient les prophéties du Messie, et bien qu'ils se soient établis parmi les Gentils, néanmoins, comme le déclare l'Apôtre, ils espéraient continuellement l'accomplissement des grandes promesses faites à Abraham, confirmées à Isaac et à Jacob, et cela par un serment ou une affirmation divine - Actes 26 : 7.
Non seulement les Juifs, qui connaissaient les prophéties et attendaient leur accomplissement par un Messie, étaient mieux préparés que d'autres peuples au message de l'Évangile, mais, en outre, il était dans la volonté divine que la première annonce de l'Évangile soit faite au Juif, la semence naturelle d'Abraham, qui devait, par la volonté divine, avoir la première occasion de faire partie de la semence spirituelle. En outre, les synagogues juives étaient visiblement conduites sur un plan libéral, toute personne suffisamment capable étant libre d'y exposer ce qu'elle pouvait de l'enseignement des Écritures. C'est ainsi que l'Apôtre se réunissait avec les Juifs à trois reprises les jours de sabbat ; et, selon son propre récit, il travaillait entre-temps de ses mains pour les besoins temporels (1 Thess. 2 : 9). C'est au cours de ce séjour, qui dura probablement de trois à six mois, qu'il reçut à deux reprises une aide financière des frères de Philippes.
Le résultat de ses efforts fut le noyau d'une église florissante, à laquelle deux de ses épîtres furent adressées. L'attitude de l'Apôtre à l'égard de ces frères peut raisonnablement être considérée comme la norme de son attitude générale à l'égard de l'ensemble du cher troupeau du Seigneur. Il ne s'est pas comporté avec eux comme un seigneur ou un maître avec des esclaves ou des subordonnés ; mais, pour reprendre ses propres termes, il a été doux envers eux, comme une nourrice qui chérit ses propres enfants (1 Thess. 2 : 7). Il les exhortait, les consolait, les instruisait, « comme un père ses propres enfants » (1 Thess. 2 : 11). Il a mené une vie irréprochable et désintéressée au milieu d'eux, leur donnant l'Évangile et, avec lui, sa propre vie (1 Thess. 2 : 5-8,10).
La méthode d'enseignement de l'Apôtre est exprimée dans l'affirmation qu'il « discutait avec eux d'après les Écritures », ouvrant et démontrant « qu'il fallait que le Christ souffrît et ressuscitât d'entre les morts ». Le mot grec utilisé signifie que l'enseignement était de la nature d'un dialogue. Il se référait aux Écritures, expliquait leur sens, montrait comment ce sens trouvait son accomplissement dans l'expérience de notre Seigneur, écoutait et répondait aux questions et aux objections. Comme les autres Juifs, ils avaient, sans doute, surtout pensé aux Écritures qui prédisent la gloire et le royaume du Messie, et la grandeur de la position d'Israël en tant que Son peuple, dispensant la bénédiction à toutes les familles de la terre. L'Apôtre rappelle les autres Écritures qui parlent des « souffrances du Christ » et de la nécessité pour Lui de racheter le monde avant de pouvoir le délivrer véritablement du pouvoir du péché et de la mort. Nous pouvons être sûrs qu'il avait bien à l'esprit les déclarations prophétiques, ainsi que les divers types de la loi, et qu'il les a rappelés dans l’ordre devant ses auditeurs, et que les preuves ont été apportées que notre Seigneur les a accomplis ; et non seulement que Sa mort était nécessaire, comme typifiée en Isaac, mais aussi Sa résurrection d'entre les morts, afin qu'Il puisse être le distributeur des miséricordes de Dieu. Le mot « expliquant » [opening – Trad.] donne à penser que ces Écritures avaient été auparavant cachées, et ceci est en harmonie avec l'affirmation de Luc, qui, en parlant du discours du Seigneur avec les deux disciples sur le chemin d'Emmaüs, déclare qu'Il leur a « expliqué les Écritures », en disant : « Il est ainsi écrit ; et ainsi il fallait que le Christ souffrît » (Luc 24 : 26,46 ; 1 Pi. 1 : 11).
L'œuvre à accomplir aujourd'hui ressemble beaucoup à celle de l'Apôtre, telle qu'elle est rapportée ici. Il est nécessaire que nous allions, avec la « nourriture au temps convenable », en premier lieu vers ceux qui ont déjà bénéficié des faveurs divines et de grands avantages à tous égards, pour leur ouvrir d'autres Écritures qui doivent maintenant être comprises, et qui montrent les grands desseins de notre Père céleste en ce qui concerne la bénédiction de toutes les familles de la terre par l'Église glorifiée ; et que l'Église glorifiée, sous sa Tête glorifiée, le Christ Jésus, doit constituer le Royaume des cieux, l'agence divine pour la bénédiction de tous. Il convient d'adopter en grande partie le même plan que l'Apôtre, et de raisonner avec les gens à partir des Écritures, en les ouvrant progressivement à leur esprit, afin qu'ils puissent entrevoir les longueurs, les largeurs, les hauteurs et les profondeurs du plan divin. Néanmoins, nous savons qu'il en sera maintenant comme il en était alors - que seuls ceux qui ont « une oreille pour entendre » entendront, et que les autres seront poussés à une attitude antagoniste, à des envies amères, à des jalousies, etc.
Le travail de l'Apôtre était manifestement bien mené, ses arguments efficaces ; le résultat fut que certains d'entre eux (des Juifs) furent persuadés et se rangèrent du côté de Paul et de Silas ; et parmi les Grecs pieux, un bon nombre - qui avaient eu des aspirations vers Dieu et qui s'étaient probablement rendu compte qu'il y avait plus de vraie religion chez les Juifs qu'ailleurs - étaient maintenant, parce qu'ils avaient moins de préjugés juifs, plus prêts que leurs amis juifs à entendre et à apprécier l'Évangile du Christ. Parmi les principales femmes de la ville, un certain nombre ont été influencées par le message et sont devenues des disciples du Christ.
Aujourd'hui, les chrétiens de toutes les dénominations revendiquent une grande liberté - ils affirment qu'ils ne sont pas sectaires et que tous ceux qui aiment le Seigneur ont la possibilité de pratiquer leur culte avec eux. Mais nous constatons que si nous les prenons à la lettre et que nous essayons de raisonner avec eux à partir des Écritures concernant les choses qui doivent être comprises maintenant, en leur faisant remarquer que nous sommes à l'aube des temps de la restitution, que le Royaume millénaire est sur le point d'être inauguré, et que le Christ n'est pas seulement le Prêtre qui a racheté Son peuple avec Son sang, mais qu'Il sera bientôt le grand Prophète et Roi qui doit gouverner et instruire le monde entier de l'humanité, la majorité est incapable de recevoir cela - c'est trop contraire à leurs idées préconçues. En particulier, les dirigeants, les prédicateurs, les anciens et les responsables des écoles du dimanche, se sentent obligés de s'opposer à la vérité, de ne pas admettre qu'il y a dans la Parole de Dieu « des choses nouvelles et des choses vieilles, de la nourriture au temps convenable pour la Maison de la Foi ». Leurs objections sont souvent inspirées par la jalousie ou l'envie, car ils constatent que le message de la grâce touche les cœurs de certains des meilleurs d'entre eux, et de certains des meilleurs en dehors d'eux - du monde.
Personne n'aime à se plaindre, après s'être vanté de la liberté et de la fraternité chrétiennes ; ils murmurent que notre prédication de la bonne nouvelle de la grande joie est du prosélytisme – « essayant de voler leurs membres », etc. Ils s'exclament : « Pourquoi n'allez-vous pas dans les bidonvilles, au lieu de venir parmi nous pour nous voler nos meilleurs membres, notre blé le plus mûr ? ». Nous répondons qu'une accusation similaire de prosélytisme aurait pu être portée avec la même force contre notre Seigneur Jésus et contre les Apôtres. Comme nous le voyons, l'Apôtre, partout où il allait, cherchait les personnes les plus religieuses et les plus réfléchies, au lieu de chercher les plus ignorantes et les plus dégradées. Pourquoi ? Parce qu'il savait bien que l'Évangile qu'il avait été envoyé proclamer n'était pas destiné par le Seigneur à convertir le monde, mais à rassembler du monde un « petit troupeau », un peuple pour le nom du Seigneur. Il savait que l'Évangile qu'il devait prêcher ne plairait pas aux voyous les plus dégradés de la société (Actes 15 : 14) ; au contraire, il plairait plutôt aux personnes intelligentes, et il l'a présenté d'une manière aussi logique, raisonnable et intelligente qu'il était possible de le faire. Il nous convient toujours de suivre la même voie, et les conditions dans lesquelles nous annonçons aujourd'hui la Seconde Présence du Seigneur, et le fait que le temps est proche pour l'établissement du Royaume et pour le rassemblement du blé élu dans la grange, peuvent être mieux présentées maintenant aux personnes intelligentes, réfléchies, pieuses, dans toutes les diverses sectes, et dans le monde, qu'aux autres.
Il semble que les discussions de ces trois jours de sabbat aient été tout ce que les Juifs dans leur ensemble pouvaient supporter ; apparemment, les serviteurs de la vérité, désormais exclus, se sont rendus dans la maison d'un croyant de renommée, Jason, et de là ils ont poursuivi leur activité de propagation, peut-être en tenant des réunions dans sa maison. Pendant ce temps, les Juifs opposants de Thessalonique recevaient des informations de leurs frères de Philippes, opposants à la vérité, au sujet de ces serviteurs du Seigneur et du message qu'ils portaient ; et, sans doute, l'Adversaire les a persuadés qu'ils étaient engagés dans une noble cause lorsqu'ils ont rassemblé une bande de vauriens, de « brutes et de durs », pour créer une agitation, et former une bande, pour assaillir la maison de Jason, pour amener l'Apôtre et ses compagnons devant les autorités et faire arrêter leur travail. C'est ce que ressentent aujourd'hui certains membres d'une classe similaire de l'Israël spirituel à l'égard de la vérité et de ses serviteurs, si l'on en juge par les qualificatifs parfois utilisés. L'incitation des élèves de l'école du dimanche à déchirer la littérature religieuse et à jeter les fragments sur les distributeurs est à peu près équivalente à la conduite de ces Juifs de Thessalonique qui ont excité une foule - la différence entre leur époque et la nôtre étant une instruction plus générale et de meilleurs règlements de police. Un spectateur extérieur serait enclin à se demander : quels peuvent être les mauvais enseignements des publications de la Tour de Garde, qui conduiraient un « serviteur de Dieu libéral » d'aujourd'hui à ressentir une telle animosité à leur égard ? Nous répondrons seulement que nous ne connaissons rien dans cette littérature qui puisse susciter autre chose que les sentiments les plus sincères d'amour envers Dieu, envers les frères et envers le monde en général. De même, des personnes impartiales pourraient se demander pourquoi des Juifs et des rabbins réputés ont incité une foule à s'en prendre à l'Apôtre et à ses compagnons, et pourquoi le grand prêtre, les scribes et les pharisiens ont incité la foule à s'en prendre à notre Seigneur. Pilate, de toute évidence, se trouvait dans cette position lorsqu'il s'est interrogé sur notre Seigneur : « Pourquoi, quel mal a-t-il fait ? ». C'est parce que le message du Seigneur était un message de grâce et de vérité qu'il a été haï et crucifié. C'est parce que les Apôtres et leurs compagnons de travail annonçaient le même message de la grâce de Dieu en Christ et des bénédictions à venir à travers eux, qu'ils ont été calomniés et contrariés ; et c'est le même Evangile, la même bonne nouvelle, le même message joyeux, dont Christ est le centre, le Royaume et les bénédictions pour tout le monde de l'humanité constituant la circonférence, qui est haï et calomnié aujourd'hui ; non pas par le monde, mais par ceux qui font profession d'être le peuple de Dieu.
N'ayant pas trouvé Paul et Silas, la bande a traîné Jason et d'autres croyants devant les magistrats. Les accusations étaient très graves : incitation à l'anarchie et à la trahison, renversement du monde, enseignement de l'existence d'un autre roi, Jésus, dont le règne devait être universel en temps voulu. Bien que ces accusations fussent frauduleuses en ce qui concerne le vrai point de vue, elles contenaient néanmoins une quantité suffisante de vérité pour les faire paraître sérieuses. Il est vrai que l'Évangile du Christ est révolutionnaire dans son caractère ; dès qu'il pénètre dans le cœur d'un homme, il ne cesse de bouleverser les choses, jusqu'à ce qu'il soit expulsé ou qu'il ait produit une transformation du cœur et de la vie. Il n'y a pas de paix entre le bien et le mal, ou entre la lumière et les ténèbres, dans aucun cœur. La paix ne peut être obtenue qu'en cédant soit à la lumière, soit aux ténèbres, soit à la vérité, soit à l'erreur ; et comme l'erreur est la plus populaire, la plus commune, la majorité choisit la paix sur cette ligne. Cependant, le peuple du Seigneur, les amoureux sincères de la justice, ne peuvent avoir la paix qu'à condition d'être loyaux envers le Seigneur, Sa Parole et les principes de Sa justice. Il en va de même en ce qui concerne toutes les affaires du monde. Il s'agit de l'Évangile du Christ, l'Évangile qui sera un Évangile de paix en temps voulu, qui, à l'heure actuelle, à cause du mal et de l'ignorance dans le monde, met le feu aux fondations mêmes du « présent monde mauvais », et qui aboutira finalement à la grande conflagration figurative qui consumera cet ordre actuel des choses, politique, financier, social, religieux, afin que, sur les ruines des institutions actuelles, le Seigneur puisse bientôt ériger Son Royaume de justice, avec la paix sur des fondations appropriées de justice et d'amour.
Nous ne devons pas nous étonner si cet Évangile de la paix a la même influence aujourd'hui qu'au temps de notre Seigneur et des Apôtres. Voyez l'effet du précieux message à Thessalonique, à Philippes et ailleurs. Remarquez l'effet produit lorsque le message a été délivré des lèvres de Celui qui parlait comme jamais personne n'a parlé, et dont les paroles merveilleuses sont rapportées comme suit : « Tous lui rendaient témoignage, et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche ». Cependant, même si elle est gracieusement exposée, la Vérité est une épée qui pénètre dans toutes les directions, et qui, comme notre Seigneur le prédit, soulève fréquemment les parents contre les enfants et les enfants contre les parents, parce que les ténèbres haïssent la lumière et s'y opposent de toutes les manières possibles.
Les décrets des empereurs concernant les émeutes et la trahison étaient très stricts, et tous les dirigeants étaient tenus de rendre des comptes. Par conséquent, lorsque des accusations d'anarchie et de trahison étaient avancées, la foule et les magistrats étaient « troublés » ; la foule, parce qu'une émeute plus ou moins importante s'était produite, apparemment à cause de la trahison ; et cela pouvait entraîner la suppression de certains privilèges et libertés de la ville, la perte du commerce, etc. Les magistrats étaient troublés, car ils risquaient de devoir rendre des comptes s'ils ne prenaient pas des mesures énergiques pour réprimer tout ce qui ressemblait à une trahison. Ils savaient, néanmoins, que les accusations étaient des fabrications, et, par conséquent, ils se sont tirés d'affaire en plaçant Jason et ses compagnons sous caution pour maintenir la paix - pour veiller à ce que de telles émeutes ne se reproduisent pas. Cela nécessitait l'envoi de Paul et Silas aussi discrètement et rapidement que possible.
Il ne faut pas s'étonner que, dans un temps assez éloigné, des accusations d'anarchie, etc., soient portées contre ceux qui, aujourd'hui, annoncent la Vérité Présente, le message de la Moisson, l'établissement du Royaume, etc. On pourrait nous reprocher de ne pas être suffisamment en accord avec le gouvernement de César, les royaumes de ce monde ; de ne pas manifester assez d'intérêt pour les élections, pour la milice, etc. ; et que notre enseignement selon lequel le Seigneur est sur le point d'établir Son Royaume, et qu'il sera établi aux dépens de toutes les institutions actuelles, qui tomberont dans un temps de détresse et d'anarchie, implique une sympathie avec l'anarchie. Ces accusations ne seraient pas plus vraies dans notre cas que dans celui du Seigneur et des Apôtres ; néanmoins, elles peuvent être utilisées comme une arme puissante un jour, et si c'est le cas, nous devons faire confiance au même Dieu qui a veillé aux intérêts de Sa cause en ce temps-là, et qui est également capable de le faire maintenant. Nous pouvons être certains que la porte des occasions de proclamer la bonne nouvelle ne se fermera pas avant que le vrai « blé » n'ait été trouvé, avant que les élus n'aient entendu le message qui leur est dû, à savoir qu'ils doivent sortir de Babylone et être rassemblés auprès du Seigneur, au lieu d'être liés à des institutions humaines.
Vu les enseignements du Seigneur à ce sujet, et puisque la présentation la plus sage de la Vérité peut finalement être mal interprétée, il faut que tous ceux qui veulent la servir fidèlement mettent toute leur attention à ne pas être mal compris ; qu'ils fassent comprendre clairement que nous ne participons à aucune espèce d'anarchie et que nous ne la soutenons pas, mais qu'au contraire, nous sommes pour la justice et la plus haute des lois, la Loi divine (Manne du 14 août) ; et que nous croyons que les lois les plus modestes valent mieux que l'absence de lois, et que l'anarchie qui viendra inévitablement sur le monde, selon les prédictions divines, sera une grande malédiction, un grand malheur à bien des égards ; et que la seule raison pour laquelle nous pouvons la considérer avec une certaine mesure de satisfaction, c'est à cause des assurances que nous donne la Parole du Seigneur qu'elle sera rapidement suivie par le Royaume du cher Fils de Dieu ; - en puissance et en autorité, pour contrôler pleinement tous les éléments turbulents.
Laissant Timothée à Thessalonique, Paul et Silas firent un voyage d'environ cinquante miles jusqu'à une ville grecque plutôt inconnue, appelée Bérée, et, selon leur habitude, comprenant que la prédication de l'Évangile du Christ était leur principale activité, ils ne perdirent pas de temps pour s'y engager. Ils cherchèrent de nouveau les Juifs dans la synagogue, et cette fois-ci, ils en trouvèrent quelques-uns particulièrement sensibles à la vérité, qualifiés de « plus nobles que ceux de Thessalonique ». Le mot grec utilisé ici pour « noble » semble impliquer des personnes de noble naissance, une classe plus élevée et plus noble que celle de la ville plus commerciale. La noblesse de caractère est favorable, où qu'elle se trouve et quelle qu'en soit la cause, et la vraie noblesse implique la nature raisonnable, à la différence des préjugés. Les Béréens étaient raisonnables, ils professaient croire tout ce qui était écrit dans la Loi et les Prophètes, ils attendaient le Messie, etc., et ils accueillaient favorablement les serviteurs de Dieu qui cherchaient à attirer leur attention sur les « choses écrites dans le passé ». Avec une grande disponibilité d'esprit, ils se mirent à examiner les Écritures, non seulement les jours de sabbat, mais chaque jour, pour voir si les arguments de l'Apôtre étaient bien soutenus par le témoignage de la Loi et des Prophètes. Comme on pouvait s'y attendre, un grand nombre de personnes d'une classe aussi noble acceptèrent la bonne nouvelle. En effet, il est étonnant qu'une personne à l'esprit noble et raisonnable, une fois qu'elle a pris connaissance du glorieux message de l'amour et de la miséricorde de Dieu en Christ - Son plan pour sélectionner l'Eglise maintenant, et pour bénir ensuite par elle toutes les familles de la terre - puisse ne pas croire à un tel Évangile ou l'attribuer à une source humaine. Il est certain que ses preuves internes sont convaincantes qu'il n'est pas conçu par l'homme, mais par le Seigneur.