- ACTES 7 : 54 – 8 : 2 -
La défense d'Étienne devant le Sanhédrin se trouva être la défense de la Vérité plutôt que la sienne propre. Rempli de zèle pour le Seigneur et pour un usage convenable de ses privilèges comme ministre de la Vérité, Étienne était courageux en apparence jusqu'au point de négliger toute idée de sauvegarde personnelle. Sa défense ne fait pas partie de notre texte, mais néanmoins, elle est digne de considération. Elle fait ressortir une idée exacte, précise de l'histoire de son peuple et une nette appréciation des leçons inculquées dans les expériences des Israélites. En un mot, elle fournit le témoignage qu'Étienne était un étudiant de la Bible – « un ouvrier qui n'a pas à avoir honte, découpant droit la parole de Vérité ». Dans tout ceci, Étienne fut un digne exemple pour le troupeau de l'Eternel, la leçon demeurant toujours appropriée.
Aussi, notre première pensée devrait être le privilège de servir la Vérité, et si c'est la volonté de Dieu, le privilège même de laisser notre vie à son service. Une consécration entière à l'Eternel de notre part et une estimation zélée des vérités et des Ecritures nous rendront finalement courageux - non soucieux de la vie présente lorsqu'elle est mise en balance avec les intérêts de la cause du Seigneur. Mais maintenant, comme au jour d'Étienne, un tel courage ne peut venir que de la connaissance du divin plan, et la connaissance ne peut venir qu'en exposant justement [découpant droit – Trad] la parole de Vérité ; de tels talents impliquent une consécration du temps et de l’énergie à l'étude de la Vérité et la direction du saint Esprit dans sa compréhension, au temps convenable.
On accusait Étienne de blasphémer contre le saint lieu, Jérusalem (et en particulier contre son Temple saint, qui le sanctifiait) et contre la loi de Moïse. Laissant de côté les accusations, Étienne fit l’historique de la direction de l'Eternel en Israël depuis Abraham jusqu'à lui ; ainsi, il montra sa foi entière dans les saints lieux, dans les promesses et la présence de Dieu, qui le rendaient saint. Sa connaissance intime des faits et la manière révérencielle dans laquelle il les exposa, et les conclusions qu'il en tira, doivent avoir clairement montré à ses juges que loin d'être un blasphémateur de Moïse et de ses institutions et des choses saintes, il en était un ferme croyant et un zélé avocat.
Il en est de même pour nous : lorsque nous discutons des saintes choses, il peut y avoir à la fois ceux qui, intentionnellement ou par ignorance nous imputent de mauvaises qualités ou de mauvais mobiles. Pour nous comme pour Étienne, notre meilleure manière de lutter contre de telles accusations est de montrer, sans ostentation, et d'une manière profondément respectueuse, que nous nous confions implicitement dans les gracieuses promesses de Dieu, que nous apprécions pleinement Sa direction providentielle aux aspects divers et Sa façon d'agir dans le passé, non seulement en ce qui nous concerne, mais avec tout Son saint peuple. Alors, comme dans le cas d'Étienne, la meilleure réponse touchant notre fidélité aux saintes choses est représentée dans la connaissance que nous en avons et dans la manière révérencielle dont nous en parlons.
Étienne raconta à ses auditeurs le fait que Moïse, le grand législateur, qu’ils révéraient à présent, avait à un moment donné été rejeté par Israël, disant : « Qui t'a établi chef et juge sur nous ? ». Mais il était l'agent de Dieu et Son représentant, et par suite, au temps convenable, il devint le libérateur d'Israël. Il leur rappela aussi que Moïse avait dit : « Le Seigneur, votre Dieu, vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ». La leçon qu'Étienne désirait que ses auditeurs tirent est que, comme Moïse fut rejeté à sa première offre aux Israélites, ainsi Celui qui serait semblable à Moïse serait rejeté comme lui avait été rejeté, dans la personne de Jésus. Néanmoins, comme Moïse devint par la suite le conducteur et chef du peuple et qu'il le délivra, ainsi de même Jésus deviendrait, au temps convenable, le grand Libérateur de Son peuple - à Son Second Avènement. En outre, il fit remarquer le fait que les prophètes, tout au long de l'Âge judaïque, avaient été rejetés par le peuple pendant leur présence et leur ministère en son sein, beaucoup d'entre eux étant traités d'une façon odieuse ; mais, néanmoins, ils furent reconnus par la suite avoir été les représentants de l'Éternel. Étienne désirait que ses auditeurs reconnaissent Christ comme le Grand Prophète, que Dieu avait placé pour être l’Instructeur du peuple. Nous ne voyons aucune tentative de se défendre lui-même, sauf en montrant la Vérité. Evidemment, il avait confiance à sa ligne de conduite et d'enseignement confirmant l’histoire qu'il décrivait à présent. Aussi, dans nos relations avec d'autres que nous voudrions conduire dans la Vérité, prenons moins garde à notre défense qu'à la présentation de la Parole de Dieu. Comme l’Apôtre le déclare, l'épée de l'Esprit, la Parole de Dieu, est plus pénétrante qu'aucune épée à deux tranchants (Héb. 4 : 12).
Vers ce moment-là, apparemment, une certaine manifestation d'impatience de la part du Tribunal incita Étienne à se hâter brusquement de conclure, disant : « Gens de col raide et incirconcis de cœur et d'oreilles, vous résistez toujours à l’Esprit saint ; comme vos pères, vous aussi. Lequel des prophètes vos pères n'ont-ils pas persécuté ? Et ils ont tué ceux qui ont prédit la venue du Juste, lequel maintenant vous, vous avez livré et mis à mort, vous qui avez reçu la loi par la disposition des anges, et qui ne l'avez point gardée (vs. 51-53). Il n'est pas nécessaire de supposer que ces paroles simples, vraies furent exprimées d'un ton rude ou d'une manière agressive, car l'attitude d'Étienne semble impliquer la douceur, l'indulgence, l'amour. C'était la Vérité, et c'était le moment propice de la dire. Evidemment il savait quel devait en être de toutes façons le résultat probable, et il désirait rendre son témoignage que, comme ceux qui avaient prédit le Juste avaient été tués, il n'était pas plus remarquable que ceux qui Lui rendraient plus tard témoignage le seraient aussi.
Les persécuteurs furent contrariés ; leur attente de le présenter et de le montrer ennemi de l'Éternel, de la nation et de la loi avait amplement échoué. Il se présentait devant le Sanhédrin comme un grand instructeur, les reprenant et montrant de leurs propres récits des Ecritures qu'ils étaient maintenant déterminés à faire envers lui comme leurs pères avaient fait envers les fidèles du Seigneur dans tous les Âges. Ses auditeurs eurent « le cœur transpercé ». Cette expression nous fait nous souvenir (Actes 2 : 37) du témoignage de ceux qui entendirent Pierre prêcher sur le même sujet - ils curent « le cœur transpercé par ces discours ». Mais des gens peuvent avoir le cœur transpercé avec, cependant, des résultats bien différents. Ces résultats dépendent beaucoup de ce que contient leur cœur lorsqu'il est saisi de componction. S'il est bon, les résultats seront bons, s'il est mauvais, les résultats seront mauvais. De l'abondance du cœur parle la bouche et par elle est dirigée la ligne de conduite. Ces hommes étaient dans une mauvaise condition de cœur, et les vérités exprimées par Étienne étaient pour eux des aiguillons, des réprimandes éveillant leur haine au comble de la folie – « ils grinçaient les dents contre lui ». Leur fureur était grande.
ST. ÉTIENNE, TÉMOIN DE LA VÉRITÉ.
Sans crainte de leurs manifestations de haine et de malice, Étienne était si rempli par l'appréciation de la bonté de Dieu et de sa position personnelle de serviteur de la Vérité qu'il brûlait d'intérêt pour son sujet et que sa figure s'illuminait d'une expression angélique, telle que la Vérité seule peut la communiquer. Ce fut alors que détournant ses regards de ceux qui l'entouraient – des visages de ses ennemis - il lui fut accordé d'entrevoir le Seigneur à la droite du Père. Si ce fut une vision mentale telle que chacun de nous peut en éveiller dans son esprit, et à laquelle l'Apôtre faisait allusion lorsqu'il déclarait que nous devions continuellement « fixer les yeux sur Jésus, le Chef et le Consommateur de notre foi », ou si ce fut effectivement une vision accordée à Étienne à ce moment particulier, nous ne le savons pas ; très probablement ce fut une vision.
Bien entendu, il ne vit pas en réalité ce qu'il décrivait, car cela serait une chose impossible – « Personne n'a jamais vu Dieu », et le seul Engendré du Père est à présent l'image même de Sa Personne et Il est également invisible à l'humanité ; même la lumière de Sa gloire aurait abattu Étienne, comme elle frappa Saul de Tarse peu de temps après. Mais qu'Étienne aurait eu une vision ou une révélation de son Maître et de Sa haute exaltation, cela est entièrement raisonnable ; il révéla ce qu'il vit et ceci fournit le prétexte de sa mort. Ses adversaires n'auraient rien pu trouver contre lui dans tout ce qu'il avait dit, ou qu'aucun témoin n'aurait pu prouver, mais dès lors, feignant une grande indignation à la pensée que Jésus qu'ils avaient crucifié, Jésus l'Imposteur, avait été exalté à la gloire céleste, aux côtés de l'Éternel (Jéhovah) Lui-même – ceci fournit une occasion de prétendre qu'Étienne était un blasphémateur, et, par conséquent, qu'il devait être lapidé. Étant tous dans une mauvaise condition de cœur, la même impulsion les affecta tous, et ils se précipitèrent sur le fidèle serviteur de la Vérité, le poussant hors de la ville à un endroit solitaire où ils le lapidèrent.
De même, soyons fidèles au Seigneur et, nous aussi, nous aurons des révélations de la gloire de notre Seigneur - non des visions ou des rêves, mais de ces images mentales qui nous sont clairement dépeintes dans la Parole de Dieu qui est maintenant communément entre les mains de Son peuple ; et sous la conduite du saint Esprit, elle nous révèle les choses profondes de Dieu que l'œil humain n'a pas vues et que l'oreille n'a pas entendues (1 Cor. 2 : 10, 13) lorsqu'elles sont du temps convenable.
La lapidation d'Étienne semblerait avoir été une violation de la loi romaine. En effet, la loi de Moïse ordonnait la lapidation pour punir le blasphème ; mais depuis le temps où les Romains avaient pris possession du pays il semble qu'ils aient décrété que la vie ne pourrait pas être enlevée légalement autrement que conformément à la loi romaine ; or, les ennemis d'Étienne étaient si enragés qu'ils voulaient évidemment courir le risque de quelque préjudice personnel plutôt que d'échouer dans leur projet de détruire leur ennemi, qu'ils ne pouvaient pas égaler par l' Ecriture ou par la logique.
De nos jours, les serviteurs du Seigneur ne sont pas en danger particulier d'être lapidés de la même façon ; mais, néanmoins, la majorité a eu des expériences qui lui correspondent à de nombreux égards. De faux rapports, la colère, la malice, la haine, la lutte, etc. lancés contre le peuple du Seigneur, sont souvent pénibles à supporter ; et cependant, tous ceux qui reçoivent une telle lapidation symbolique de la même manière qu’Étienne reçut la lapidation littérale sont certains d’être grandement bénis. Ils trouvent que, quoique de telles expériences soient cruelles quant à la chair, néanmoins elles sont utiles, profitables quant à la nouvelle nature. Ainsi prouvent-ils la véracité de la déclaration de l'Apôtre : « L’homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour », par de telles expériences reçues convenablement par les vrais de cœur.
C'est ici que l'attention est attirée sur le fait que Saul de Tarse faisait probablement partie du Sanhédrin qui jugeait Étienne et surement l'un de ceux qui consentirent à sa mort, veillant sur les vêtements de ceux qui exécutaient la volonté du Sanhédrin en accomplissant la vraie lapidation. Par la suite, il y a fait lui-même allusion, en langage contrit (Actes 22 : 20). Espérons donc que quelques-uns de ceux qui nous assaillent aujourd'hui à cause de la loyauté au Seigneur et à Sa Parole, puissent cependant être parmi ceux qui reconnaîtront, repentants, qu'ils ont erré. En vérité, nombre d'exemples de ce genre se sont produits ; nombre de ceux qui sont maintenant profondément intéressés à la Vérité présente, étaient à un moment donné si cruellement opposés qu'ils brûlaient les publications représentant ces vérités et qu'ils se glorifiaient de leur exploit. Cela nous montre aussi comment Dieu regarde au cœur et nous enseigne que quelques-uns qui n'ont pas un cœur mauvais peuvent parfois être si aveuglés par les préjugés que la lumière leur apparaît comme des ténèbres et les ténèbres comme la lumière. Dieu délivrera de telles personnes.
L'attitude d'Étienne en supportant la persécution fut des plus nobles. Il pria pour lui-même et pour ses ennemis - que ces derniers puissent être pardonnés, en ce qui le concernait tout au moins ; ils en auront assez à répondre de ce qu'ils ont fait et à recevoir des « coups » ou une juste rétribution ; pour lui-même, que le Seigneur reçoive son esprit. Il y a eu quelque doute sur ce qui serait impliqué dans cette expression : « Reçois mon esprit ». Nous avons déjà montré que le sens primitif du mot esprit est énergie ou « vie », et que l'esprit, le droit à la vie, de toute chair fut perdu par le péché ; mais que des croyants, reconnaissant le fait que Christ est mort pour nos péchés, reconnaissent aussi le fait que quiconque accepte Christ comme son Rédempteur, reçoit par Lui un nouveau droit à la vie - qu'à ceux-là l'esprit, ou droit à la vie, n'est plus désormais considéré comme perdu, mais comme leur étant restauré, et ceci jusqu'à la vie éternelle, s’ils sont fidèles. Non que des chrétiens aient maintenant le privilège de retenir l'esprit, ou le droit à la vie qu'ils possèdent, et d'éviter ainsi la mort, mais Dieu nous a promis, par Sa Parole, que celui qui a le Fils a la vie - a reçu de nouveau par la foi en Lui un futur droit à la vie qu'il atteindra pleinement par une résurrection. Néanmoins, il nous est expliqué que « notre vie est cachée avec Christ en Dieu », et ne sera pas nôtre jusqu'à ce que « celui qui est notre vie apparaisse » à Son Second Avènement – et accorde conformément au plan du Père, des corps nouveaux ou ressuscités à Son peuple (2 Cor. 5 : 3,4). Étienne entendait exprimer au Seigneur sa confiance, sa foi dans une vie future par une résurrection, lorsqu'il employa cette expression, « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » - reçois mon droit à la vie, préserve ma vie, qu'elle puisse m'être accordée de nouveau dans la résurrection, suivant Ta gracieuse promesse : Je Te confie mon tout en espérance.
L'attitude d'Étienne sous la persécution est bien digne de notre attention : notre amour pour le Seigneur et notre sympathie bienfaisante pour tous les gracieux desseins de Son plan nous élèvent au-dessus de tout ce qui est vengeance ou haine contre nos ennemis ; ils devraient nous permettre de voir que les mauvais traitements qu'ils nous infligent viennent surtout de leur aveuglement quant à la Vérité. Ils ne nous connaissent pas, pas plus qu'ils n’ont connu le Seigneur ; et comme Il le dit, s’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul et dit faussement toutes sortes de mauvaises choses contre Lui, nous ne devons pas être surpris si notre lot est semblable. En conséquence, nous savons le considérer comme une grande joie lorsque nous tombons dans de telles circonstances ; et nous devrions nous réjouir d’être comptés dignes d’avoir part avec le Seigneur dans les épreuves et les difficultés de ce temps présent, afin qu'au temps convenable nous puissions aussi être participants de la gloire à venir. Avec nous, aussi, la seule pensée devrait être de plaire à notre Seigneur, et d'obtenir, par Lui, la vie éternelle - Lui laissant le soin de notre esprit, le droit à la vie, et de nous réveiller dans la résurrection.
« IL S’ENDORMIT ».
Au milieu de sa prière, il s'endormit - il mourut. Commentant ces paroles, un écrivain « orthodoxe » dit : « Bien que les auteurs païens emploient parfois le mot sommeil pour signifier la mort, ce n'était qu'une figure poétique. Lorsque Christ, d'autre part, déclara : « Notre ami Lazare dort », Il employait ce mot, non comme un symbole, mais comme l'expression d'un fait. Dans ce mystère de la mort où les païens ne voient que le néant, Jésus voyait la continuation de la vie, le repos, le réveil - les éléments qui entrent dans le sommeil. Ainsi dans la parole et la pensée chrétiennes, où la doctrine de la résurrection enfonce ses racines plus profondément, le mot « mort » avec sa conclusion sans espérance, fait place au mot plus gracieux et plein d'espérance, « le sommeil ». Le cimetière des païens ne portait en son nom aucune idée d'espérance ou de réconfort. C'était un lieu d'ensevelissement, un lieu caché, un « monumentum », un simple souvenir de quelque chose passée, mais l'idée chrétienne de la mort, comme étant un sommeil, y apporta, dans le langage chrétien, la pensée de même nature que celle d'une chambre de repos, et elle la renferme dans le mot cimetière – l’endroit où l'on s'étend pour dormir - Etudes de la Parole.
À travers toutes les Ecritures le mot « sommeil » est fréquemment employé comme synonyme de mort - mais seulement en vue de l'espérance du réveil - la résurrection. Ce fut parce qu'Abraham et sa postérité croyaient en Dieu qu'Il était capable de les relever d'entre les morts et que Son accord pour le faire fut impliqué dans la promesse que toutes les familles de la terre seraient bénies, qu'il leur fut impossible de penser que leurs défunts étaient complètement éteints dans la mort ; à partir de ce moment le sommeil, comme synonyme de mort, devint commun parmi ceux qui s'attendaient à la consolation d’Israël. Au temps du Nouveau Testament, en harmonie avec la déclaration de notre Seigneur : « La jeune fille n'est pas morte, mais elle dort », et aussi : « Lazare s'est endormi », etc. nous avons le terme sommeil communément employé parmi les disciples de Jésus dans les divers écrits du nouveau Testament (Matth. 9 : 24 ; Jean 11 : 11). Beaucoup de gens, cependant, qui emploient le terme sommeil, et qui le placent sur les tombeaux de leurs cimetières, négligent entièrement le fait qu’il implique que le dormeur est inconscient, qu'il ne sera pas conscient jusqu'au moment du réveil, la résurrection. La figure est très belle quand on la considère avec justesse du point de vue de la révélation divine qui nous montre les bénédictions du genre humain, la restitution, auxquelles on doit s'attendre dès que le matin du Jour millénaire aura été pleinement établi.
Sans doute, il y en eut beaucoup qui considérèrent le martyre d'Étienne comme une grande calamité pour l'Église, une grande perte d'influence, la suppression de l'un des interprètes les plus capables de l'Évangile. Mais nous ne sommes pas certain qu'ils adoptèrent une vue correcte. Considéré du point de vue divin, il est bien possible que le témoignage qu'Étienne donna à la fin de sa vie fut un témoignage des plus profitables ; d'abord dans l'influence qu'il eut sur les croyants, en leur enseignant par le précepte et l'exemple la fidélité jusqu'à la mort même, ensuite, que le peuple du Seigneur peut mourir comme il a vécu, joyeusement dans la foi qui en est Christ. Sa mort apporta probablement aussi un précieux témoignage à quelques-uns de ses ennemis. Il est tout à fait possible que les premières impressions favorables de l'Apôtre Paul envers le christianisme fussent reçues par le témoignage qu’il eut du courage et du zèle de ce noble martyr, l'esprit de Christ dont il fut sans doute le témoin chez d’autres de la « secte détestée que partout on contredit ».
Ainsi en est-il pour nous ; nous ne savons pas quel acte dans la vie peut le plus glorifier le Seigneur, ou si c'est notre vie ou si c’est notre mort qui serait le plus utile à Sa cause. Nous devons laisser cela entre les mains du Seigneur et nous souvenir que notre course dans n'importe quel cas doit être une course de fidélité et que, si nous sommes fidèles, rien ne peut par aucun moyen nous faire du mal, mais que « toutes choses doivent travailler ensemble pour notre bien ».