- EXODE 2 : 1-10 -
Chaque enfant ne naît pas comme un Moise, et aucune formation ne pourrait faire de lui son égal en tant qu'homme. Nous pouvons dire toutes sortes de choses en accord avec le Texte d'Or, et pas un mot en opposition ; néanmoins, les bases de la grandeur doivent être posées avant la naissance. C'est une grande erreur commise par beaucoup - et dans laquelle ils sont aidés par de fausses vues théologiques - que de penser que chaque enfant est une création spéciale de Dieu, de sorte que, si c'est un individu stupide, Dieu peut être blâmé ; et si c'est un individu bien doté et équilibré mentalement et physiquement, Dieu en reçoit le crédit. La proposition biblique va dans le sens contraire, à savoir que toute l'œuvre de Dieu est parfaite (Deut. 32 : 4) - qu'Adam était Son ouvrage, et qu'Il n'est pas responsable des défauts et des imperfections qui entachent plus ou moins chaque membre de notre race. En un sens, bien sûr, tout ce que nous avons, même si cela est imparfait, est de Dieu, puisqu'Il est l'auteur de toute vie et indirectement notre Créateur - Exode 4 : 11.
Mais nos défauts nous sont expliqués dans les Écritures comme étant les résultats du péché, et le développement naturel de sa peine de mort, agissant dans la race sous les lois de l'hérédité. Nous sommes tous nés dans le péché, façonnés dans l'iniquité, c'est dans le péché que nos mères nous ont conçus (Ps. 51 : 5). Mais nous ne naissons pas tous avec le même degré de dégradation. Si les parents déchus ne peuvent pas donner naissance à une progéniture parfaite, ils peuvent, et c'est parfois le cas, donner naissance à des individus plus élevés qu'eux. Ceci est accompli par une loi naturelle qui influence les conditions mentales des parents, et surtout de la mère (et elle est toujours susceptible de subir des influences mentales et morales favorables ou défavorables de la part de son mari) pendant la période de gestation.
Selon cette loi divine, les parents sont donc, dans une large mesure, responsables des traits de caractère marquants de leurs enfants. Si cette question était mieux comprise, mieux appréciée par les parents, il en résulterait une grande amélioration de la qualité naturelle des enfants qui naissent. Le mari s'efforcerait de rendre l'environnement favorable aux émotions, aux sentiments et aux aspirations les plus élevés de la part de sa femme ; celle-ci, à son tour, y coopérerait et fixerait ses affections sur des choses nobles, bonnes, pures et généreuses, avec douceur ; et le résultat serait certainement la naissance d'enfants ressemblant beaucoup plus à Moïse que la majorité d'entre eux - par la noblesse de caractère combinée à l'humilité.
Rien de ce qui est dit ici, cependant, n'a pour but d'encourager la procréation d'enfants par les personnes consacrées au Seigneur qui vivent en ce temps de « moisson ». Ce qui est engendré et né de la chair est chair, tandis que ce qui est engendré et né de l'esprit est esprit (Jean 3 : 6). Les « Nouvelles-Créatures » en Jésus-Christ ont devant elles une œuvre encore plus grande et plus élevée que la procréation d'enfants même parfaits, si une telle chose était possible. Elles ont le privilège de coopérer avec Dieu dans le développement des « Nouvelles-Créatures », les fils spirituels de Dieu : et comme notre Seigneur et les Apôtres, ils préfèrent ce plus grand de tous les privilèges. Non que nous contestions un instant la parole de l'Apôtre : « Que le mariage soit tenu en honneurs à tous égards » ; mais nous soulignons avec lui que celui qui se marie fait bien, mais que celui qui ne se marie pas fait mieux (1 Cor. 7 : 38 ; Héb. 13 : 4). Ainsi, nous voulons souligner que celui qui engendre des enfants naturels du type le plus élevé fait bien, mais que celui qui coopère avec Dieu pour engendrer des fils spirituels fait mieux.
Nos informations concernant la naissance et l'enfance de Moïse sont très maigres. Nous savons que le nom de son père était Amram, ce qui signifie « peuple noble ». Le nom de sa mère était Jokébed, ce qui signifie « Jéhovah est glorieux ». Bien qu'ils fussent Hébreux et, en tant que race, asservis aux Égyptiens, ces noms impliquent que cette famille de la tribu de Lévi était composée de personnes ayant des sentiments moraux et religieux - des gens nobles dans le sens propre du mot. C'est ce qu'implique aussi la déclaration de l'Apôtre, selon laquelle ils ont agi par la foi – Héb. 11 : 23.
Comme nous l'avons vu dans une leçon précédente, les dirigeants égyptiens de la nouvelle dynastie craignaient que la croissance rapide des Hébreux ne signifie finalement qu'ils deviendraient la race dominante, ou bien qu'ils partiraient - ce qu'ils s'attendaient d'ailleurs à faire, selon les traditions qu'ils révéraient, et qui les instruisaient sur le temps de leur séjour en Égypte, et sur la promesse de Dieu concernant leur délivrance finale, par une intervention de Sa puissance. Les Égyptiens ne souhaitaient pas perdre le peuple hébreu, car leur efficacité en tant que travailleurs avait été démontrée, et ils étaient profitables aux Égyptiens sur le plan commercial. Ils ne voulaient ni les chasser ni les tuer. Ce qu'ils voulaient, c'était qu'ils ne se développent pas aussi rapidement. Pour empêcher cette augmentation phénoménale, divers moyens furent essayés, mais aucun d'entre eux ne fut efficace ; finalement, comme mesure répressive, un édit fut promulgué selon lequel tous les enfants mâles des Hébreux devaient être mis à mort, l'intention étant évidemment la limitation de la race pour un temps seulement, permettant aux enfants de naître plus tard.
C'est à peu près à cette époque que naquit Moïse ; de toute évidence, il n'y avait pas eu de restriction de ce genre au moment de la naissance d'Aaron, son frère aîné. Moïse était le troisième de la famille ; sa sœur, Miriam, la deuxième, était la petite servante mentionnée dans notre leçon. Le bébé Moïse fut caché par sa mère pendant trois mois, en violation de l'ordre du roi, et au péril de sa vie et de la sienne ; la raison invoquée est qu'elle s'aperçut que c'était un bel enfant, d'une belle apparence, promettant le grand homme qu'il devint par la suite. L'Apôtre déclare que les parents avaient la foi - non pas la foi en l'enfant, ni encore en eux-mêmes, ni en le roi ; mais la foi en Dieu, qu'Il bénirait et conserverait l'enfant ; et nous ne pouvons douter que cette foi ne fût accompagnée de la prière au Seigneur. Nous ne pouvons douter qu'avant même la naissance de l'enfant, dans des circonstances si particulières, les parents pieux et fidèles l'aient consacré au Seigneur, pour qu'il soit formé pour Lui, et instruit au mieux de leurs capacités, et pour qu'il soit le serviteur du Seigneur dans la mesure où il Lui plairait de l'utiliser. Sans ces espoirs et ces prières, la foi dont parle l'Apôtre serait inappropriée. La foi, les prières et les consécrations vont généralement ensemble, main dans la main, de toute façon, en ce qui concerne nous-mêmes, nos enfants et tout ce que nous avons à faire.
Ce fut un dispositif très astucieux que les parents adoptèrent pour la préservation de l'enfant, qui montre soit une direction divine, soit un esprit inventif, avec une bonne connaissance de la nature humaine, soit tout cela à la fois. Les parents de Moïse ont bien reconnu la nature humaine lorsqu'ils ont conclu que la princesse d'Égypte, si elle trouvait le bébé au moment où elle prenait son bain (peut-être un rite religieux), serait sûre d'être touchée, et son cœur interpellé par quelque enfant que ce soit, mais surtout par un garçon aussi « beau ». C'était aussi un arrangement astucieux que d'avoir Miriam, sa sœur, à proximité, au moment de la découverte du bébé dans le panier de jonc, et de lui faire suggérer de trouver une femme hébraïque pour allaiter l'enfant, puis de trouver sa propre mère. Il ne fait aucun doute que la main et la sagesse de l'Éternel étaient à l'origine de toute cette démarche ; mais tout en étant ainsi, cela nous enseigne que Dieu est heureux d'utiliser des instruments humains dans l'accomplissement de Ses desseins.
Les parents ont bien fait d'exercer leur ingéniosité pour la sauvegarde de leur enfant, en même temps qu'ils exerçaient leur foi dans le Seigneur. Il en va de même pour nous : notre foi ne doit pas être de nature indolente, qui se refuserait à agir, et qui manquerait ainsi de pouvoir être utilisée par le Seigneur ; mais la nôtre aussi doit être une foi manifestée par des œuvres. C'est une telle foi que le Seigneur se plaît à bénir.
On suppose que la princesse était Néfertari, épouse de Ramsès II et fille du monarque précédent, tous les rois égyptiens étant appelés Pharaon. Elle adopta l'enfant comme son propre fils, mais voulut qu'il soit élevé dans une maison hébraïque pendant un certain temps - on suppose jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de sept ou douze ans - après quoi elle le fit amener au palais royal et l'instruisit dans toute la sagesse et le savoir des Égyptiens. Combien juste est la pensée du poète en ce qui concerne le cas de Moïse quand il dit :
« Dieu agit d'une manière mystérieuse
Pour accomplir Ses merveilles ! »
Combien il était approprié que le conducteur d'Israël hors de l'esclavage égyptien, en tant que type du grand Messie, soit un homme instruit ou érudit ; et combien plus nécessaire encore était-il qu'il ait d'abord bien fixé dans son esprit, dans l'enfance et l'adolescence, les principes fondamentaux de la religion ; et combien merveilleusement le Seigneur a-t-il arrangé ces deux éléments de son éducation. Nous ne saurions douter que les parents, dont la foi s'était déjà manifestée, n'instruisent l'enfant sur les promesses d'Abraham, dans lesquelles ils avaient confiance, à savoir qu'en tant que postérité d'Abraham, ils devaient finalement être grands, et servir de canaux au Seigneur pour bénir toutes les familles de la terre ; et que, comme cela avait été prédit à Abraham, le temps où le Seigneur ferait sortir Son peuple de la servitude égyptienne avec une main élevée et un bras puissant était proche. Il était sans aucun doute parfaitement informé de sa relation avec les Israélites, et sans aucun doute, non seulement la foi dans les promesses, mais aussi un sentiment patriotique de dévouement à son peuple lui ont été généreusement inculqués - parce que ces qualités transparaissent noblement tout au long de sa vie, comme elles ne pouvaient le faire si elles n'avaient pas été profondément implantées et entretenues.
Relativement peu de parents semblent se rendre compte des privilèges et des responsabilités qui leur incombent à l'égard de leur propre descendance. La mère chrétienne dont la famille s'agrandit dispose certainement d'un vaste champ d'action pour utiliser tous ses talents, si elle veut bien les utiliser, en donnant à ses enfants des instructions dans la droiture et dans la révérence du Seigneur. Et c'est une erreur fréquemment commise que de supposer que les enfants ne peuvent pas apprécier les principes religieux, et que par conséquent on ne devrait pas même leur donner « le lait de la parole », ou des premières leçons selon les lignes de la loi divine. Nous croyons, au contraire, que si les enfants naissent avec un certain degré de dépravation et de prédisposition au mal, il n'en reste pas moins que leurs petits esprits sont, dans une large mesure, des pages vierges, sur lesquelles les principes du bien ou du mal sont sûrs d'être profondément gravés. Si leur esprit n'est pas orienté dans le sens de la justice, de la miséricorde, de l'amour et de la patience, et si on ne leur enseigne pas que ce sont là les exigences divines et leur service raisonnable, nous pouvons être sûrs qu'on leur enseignera le contraire, au contact des diverses influences dépravantes de la vie - le monde, la chair, le diable. Les parents qui considèrent que leurs enfants sont chacun un petit coin de jardin et qui y plantent fidèlement les graines de la justice, de l'amour, de la patience, de la douceur et de tous les fruits de l'esprit, dans la mesure de leurs moyens, seront sûrs de trouver une riche récompense dans les grâces de caractère qui en résulteront, sous la bénédiction du Seigneur - surtout si les enfants lui ont été consacrés dès l'enfance, ou mieux, avant la naissance.
Au contraire, ceux qui ne prennent pas le temps d'implanter les graines qui produiraient ces grâces, ces fleurs mentales et morales, trouveront, comme dans un jardin terrestre, qu'il ne restera pas vide jusqu'à ce que des années plus mûres soient venues, et une saison plus appropriée ; mais, au lieu de cela, les mauvaises herbes nocives de mauvaise disposition pousseront, fleuriront, monteront en graine à plusieurs reprises, et produiront des fruits amers, pour vexer non seulement l'individu lui-même, mais aussi le parent, et la société en général. Que chaque parent veille donc, dans la mesure du possible, à ce que tous les enfants qu'il peut mettre au monde soient « beaux », bien favorisés, par des influences prénatales utiles ; et qu'il veille aussi, après avoir assumé les responsabilités de parent, à faire du bon travail dans ces petits jardins dont il a la charge - que les mauvaises herbes de l'erreur soient promptement arrachées, et que les graines du bien soient généreusement semées.
Bien que Moïse soit né il y a plus de trente-six siècles, et donc relativement proche de l'époque où la théorie de l'évolution prétend que l'homme n'était qu' « un échelon au-dessus du singe », nous constatons que non seulement il était un enfant et un homme merveilleux - même avant que le Seigneur ne le bénisse spécialement en faisant de lui le conducteur d'Israël, et en mettant Son autorité sur lui - mais nous trouvons aussi des normes élevées de niveau mental et moral parmi son peuple - comme par exemple dans le cas de l'hébreu Joseph. Nous constatons, en outre, qu'à l'époque de Moïse, il existait une civilisation distincte et bien avancée chez les Égyptiens. Par exemple, la ville de Zoan, l'une des capitales de l'Égypte, près de laquelle Moïse est né et a été élevé, est attestée par les recherches modernes comme ayant été une ville des plus merveilleuses - en comparaison avec les temps modernes. Un écrivain célèbre dit à son sujet : « Les ruines montrent qu'il s'agissait d'une ville merveilleuse, l'Athènes de l'Égypte. Un poète égyptien de l'époque dit de Zoan : « Elle est si belle, si belle ! On ne trouve rien de tel parmi les monuments de Thèbes - le trésor même des plaisirs de la vie. Ses parterres fleurissent de jardins. Chaque jardin est parfumé de l'odeur du miel. Ses greniers sont pleins de blé. Les fleurs pour les petits bouquets sont dans les maisons. Ses bateaux vont et viennent chaque jour. Les joies y ont fait leur demeure ». Et concernant le développement de la littérature et des arts à cette époque, nos citations plus loin montreront qu'ils étaient très avancés.
Si, dans son enfance, Moïse était remarquable et séduisant, de sorte qu'Étienne l'appelle « divinement beau » ou en marge « beau devant Dieu » (Actes 7 : 20), ce qui signifie raffiné, élégant ; et s'il est vrai, comme le dit Josèphe, que ceux qui le rencontraient lorsqu'il était porté dans les rues oubliaient leurs affaires et s'arrêtaient pour le regarder, nous pouvons supposer que sa formation précoce par des parents pieux, dans l'éducation et les conseils du Seigneur, et son instruction ultérieure « dans toute l'instruction des Égyptiens », en tant que fils adoptif du monarque - le résultat devait être un homme très noble, raffiné et beau. Et pourtant, il est étrange de dire qu'avec tous ces accomplissements par la nature et l'éducation, il nous est décrit comme ayant été « l'homme le plus humble de toute la terre ». Qui peut douter que cette qualité d'humilité ait été largement inculquée par la pauvreté de ses parents, leur soumission à la servitude, et les sentiments d'humilité inspirés par la consécration de Moïse au Seigneur dès sa conception ? Sûrement, il est très rare que ceux qui sont les enfants naturels des princes et des gouvernants soient humbles d'esprit. Mais cette humilité était une autre des qualités essentielles de Moïse en tant que conducteur du peuple de Dieu. En fait, nous constatons que les quarante années passées avec les Israélites dans le désert, en tant que conducteur et médiateur de leur alliance avec Dieu, ont à ce point porté atteinte à l'humilité de Moïse qu'il a été empêché d'entrer dans la terre promise, parce qu'il s'est attribué, au lieu de l'attribuer à Dieu, une partie du mérite d'avoir fait jaillir l'eau du rocher, en disant : « Écoutez, rebelles ! Vous ferons-nous sortir de l'eau de ce rocher ? » - en frappant le rocher.
En toutes circonstances, nous devons penser qu'il est très remarquable qu'un homme aussi grand, occupant une position aussi élevée pendant une si longue période, ait réussi à surmonter l'esprit hautain des princes dans lequel il a été élevé, et qu'il ait conservé son humilité, à une exception près, jusqu'à la fin de sa carrière. Nous pouvons nous demander quel aurait été le résultat si Dieu avait choisi pour conducteur d'Israël un homme de nature hautaine et orgueilleuse, ou tout autre homme que celui qui était vraiment très humble. Seul un caractère humble aurait pu résister à une telle épreuve que celle endurée par Moïse avec tant de grandeur et de fidélité. Il y a là une leçon pour le peuple du Seigneur. Le Médiateur de la Nouvelle Alliance, Jésus, était également doux et humble de cœur, et ceux que Dieu appelle maintenant du monde pour être cohéritiers avec Jésus, membres de Son corps - en tant que grand antitype de Moïse, pour conduire l'humanité hors de l'esclavage du péché et de Satan - tous doivent être semblables à leur Seigneur et Chef dans cette qualité d'humilité, s'ils veulent atteindre Son caractère général à d'autres égards. Nous faisons bien de nous rappeler continuellement l'injonction de l'Apôtre, qui nous demande de « nous humilier sous la puissante main de Dieu, afin qu'il puisse nous élever en temps voulu » - afin que nous soyons prêts pour l'héritage, le Royaume.
En ce qui concerne Moïse et les possibilités d'éducation de son temps, l'histoire séculaire nous donne quelques indications. La bibliothèque de Rameseum, à Thèbes, dont la porte était surmontée de l'inscription « Pour la guérison de l'âme », contenait vingt mille livres, et le fait que ce bâtiment ait été construit par Ramsès II, dont l'épouse est censée avoir adopté Moïse, est significatif de l'activité intellectuelle de l'époque. Étienne déclare (Actes 7 : 22) que « Moïse était puissant dans ses paroles et dans ses actions », et l' « Église juive » de Stanley dit de lui : « Il a appris l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie, la médecine et la musique. Il a inventé des bateaux, des moteurs de construction, des instruments de guerre et d'hydraulique, des hiéroglyphes, le partage des terres ». Il déclare en outre qu'il a enseigné à Orphée, et qu'il a ainsi été appelé Musaeus par les Grecs, et Hermès par les Egyptiens.
Nous ne savons pas dans quelle mesure ces traditions sont bien fondées, mais nous savons qu'elles ne sont pas en accord avec les passages bibliques qui décrivent Moïse comme un grand conducteur. Une leçon à retenir à cet égard est que Dieu a Sa propre façon de préparer les différents aspects de Son grand plan. Il connaissait le peuple en prière qui, au moment opportun, a donné naissance à leur fils. Il savait comment orienter l'enfant, le jeune, l'homme, pour qu'il devienne un instrument prêt à servir Ses propres desseins ; et pourtant, dans tous les actes divins, ici comme ailleurs, nous remarquons que Dieu ne contraint pas ceux qu'Il utilise pour Son œuvre ; mais qu'Il utilise plutôt des instruments prêts, volontaires, désireux d'être utilisés. Cherchons, en conséquence, avec humilité, avec zèle, avec amour pour le Seigneur et Sa cause et avec foi en Sa puissance, à nous mettre dans cette condition de cœur et d'esprit qui nous préparera pour être employés et utiles dans toute partie du service divin où il peut plaire au Seigneur de nous appeler (Manne du 26 novembre).