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L’ABOUTISSEMENT D'UNE VIE NOBLE
- GENÈSE 50 : 15-26 -
« Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage » — Psaume 90 : 12.

Jacob était âgé de cent trente ans lorsque ses fils revinrent avec la nouvelle de la gloire de Joseph au pays d'Égypte. La joie qu'il éprouva en apprenant que son fils était encore vivant et qu'il était devenu grand, fut contrebalancée par la faiblesse inhérente à son âge avancé. C'est pourquoi il ne pouvait guère croire le récit, même avec l'explication donnée par ses fils, de la façon dont ils avaient vendu Joseph comme esclave et avaient taché son manteau de sang pour tromper leur père, vingt deux ans auparavant. Cependant, l'histoire de ses fils était bien attestée par le cadeau royal que Joseph lui avait envoyé, et par les chariots Égyptiens envoyés pour le porter, lui et sa famille, aussi confortablement que possible dans le voyage. Ces chariots étaient sans doute les véhicules de l'époque, le travail dans ce domaine n'ayant pas atteint le niveau de qualité actuel. Jacob se laissa convaincre et entreprit le voyage, au cours duquel il offrit des sacrifices à l'Éternel, s'interrogeant peut-être dans son esprit sur la sagesse de quitter ainsi la terre de la promesse, et se demandant si l'Éternel pouvait ou non interpréter cela comme un abandon de sa foi, ou une renonciation à la bénédiction qui, depuis sa plus tendre enfance, avait centré et dirigé le cours de sa vie.

Le Seigneur répondit à sa demande et à ses sacrifices (probablement par un songe) en lui assurant qu'il prenait la bonne décision en allant en Égypte, et que finalement sa postérité reviendrait dans « la terre de la promesse ». L'Israélite spirituel doit donc avoir à l'esprit, à tout moment, ce qui, par son alliance, est devenu le centre de sa vie, le centre de ses intérêts, de ses espoirs et de ses buts — l'alliance d'Abraham et sa part dans celle-ci. Lui aussi doit être vigilant, de peur que les tromperies de l'Adversaire ne se joignent à la prospérité terrestre et aux faveurs du monde. Lorsque nous subissons des désavantages ou des persécutions, nous sommes beaucoup moins en danger que lorsque la vague de prospérité du monde vient à notre rencontre. Dans ces moments, pensons à aller souvent vers le Seigneur, à chercher à connaître Sa volonté, pleinement, complètement ; à nous rappeler notre alliance et sa valeur, comme étant au-dessus de toutes les considérations terrestres. Et offrons au Seigneur le vrai sacrifice — en présentant les mérites du sacrifice de notre cher Rédempteur comme le motif de notre acceptation, en renouvelant la pleine dévotion de nos cœurs — en réaffirmant notre alliance. Ceci est le seul chemin sûr dans ce voyage de pèlerinage.

Nous passons rapidement sur le récit de la présentation de Jacob et des frères de Joseph à Pharaon, et de leur installation dans le pays de Goshen. Après qu'ils y eurent résidé dix-sept ans (Genèse 47 : 28), Jacob mourut, fut enterré avec toutes les cérémonies de la cour Égyptienne, car il était un parent du représentant de Pharaon. Et c'est ici que commence notre leçon proprement dite. Les frères de Joseph ont jugé qu'il devait avoir un caractère très semblable au leur ; ils ne pouvaient pas croire qu'il était tout à fait généreux et indulgent, et bien qu'ils aient reconnu sa bonté à leur égard, ils se sont dit : « C'était uniquement à cause de notre père Jacob, et non à cause de nous, et maintenant que notre père est mort, Joseph nous traitera différemment. » C'est parce qu'ils étaient animés de tels sentiments qu'ils envoyèrent d'abord un messager à Joseph, et qu'ensuite ils se rendirent eux- mêmes en sa présence, pour demander sa miséricorde et se déclarer prêts à être ses serviteurs.

Il nous semble que cela illustre bien la condition de beaucoup de ceux qui viennent au Seigneur avec une foi insuffisante. Ils sont convaincus de Sa miséricorde à leur égard, et pourtant ils sont toujours craintifs. La vérité est qu'ils ne le connaissent pas ; ils le considèrent comme étant animé de passions semblables aux leurs, plus ou moins dépravées, plus ou moins contrôlées par l'animosité. C'est une preuve de croissance dans la grâce lorsque nous arrivons à ce point de nos expériences où, admettant notre propre culpabilité et notre indignité à l'égard de la faveur divine, nous sommes néanmoins devenus si intimement familiers avec le Seigneur que nous avons une pleine assurance de foi dans Sa déclaration que nos péchés sont pardonnés. C'est à un tel développement de la grâce que le Seigneur S'est référé en disant : « Et c'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17 : 3). Mais cette connaissance ne s'acquiert pas instantanément, elle est plutôt le résultat d'une croissance dans la grâce ; car nous grandissons dans la grâce en même temps que nous grandissons dans la connaissance, et nous grandissons dans la connaissance en même temps que nous grandissons dans la grâce ; les deux vont de pair, l'un avec l'autre, comme le font nos pieds en marchant. C'est parce que la majorité de ceux qui ont adopté le nom du Christ ne grandissent pas dans la grâce et dans la connaissance qu'ils ne parviennent pas à cette condition suprême dont l'Apôtre parle comme d'une « pleine assurance de foi » — une pleine confiance dans le Seigneur, dans Sa bonté, dans Sa sagesse, dans Son amour, dans Sa sollicitude providentielle pour toutes leurs affaires. Et l'absence d'une telle croissance est due à leur incapacité à offrir leurs sacrifices au Seigneur — à Lui confier toutes leurs voies.

La réponse de Joseph à ses frères était des plus nobles, et donne une bonne preuve que sa conduite n'était pas simplement une expression extérieure, mais le résultat d'un caractère bien établi. Il ne s'est même pas dit : Mes frères m'ont mal compris, mais, bien que je leur pardonne librement, je me servirai de leur crainte comme d'un tremplin pour avoir plus de pouvoir sur eux, et je leur dirai : Je ne vous ferai aucun mal, mais au contraire je vous traiterai avec la plus grande bonté, pourvu que vous m'obéissiez entièrement, et que vous m'envoyiez des présents chaque année, ou que vous me donniez la dîme de vos produits, ou que vous veniez chaque année vous prosterner devant moi, et que vous reconnaissiez à nouveau votre tort, et que je confesse ma générosité. Non, il avait un caractère trop noble pour cela, il était trop désintéressé. Au contraire, il disait : « Ne craignez rien ; car suis-je à la place de Dieu ? ». Le secret de sa bonne conduite à l'égard de ses frères était la juste conception qu'il avait lui-même de la situation ; il se considérait comme un simple serviteur de Dieu dans ses rapports avec ses frères, et en toutes choses. Il a compris que la providence de Dieu avait été dans toute cette affaire. Comment pouvait-il penser autrement ? Il voyait l'accomplissement de ses rêves inspirés ; il avait noté la direction miraculeuse de la providence divine dans les différentes étapes par lesquelles il avait été conduit de l'esclavage jusqu'au trône d'Égypte ; il se disait probablement que si maintenant il devait faire du mal à ses frères, ou avoir des pensées désagréables à leur égard, il porterait atteinte à l'un des instruments que Dieu avait utilisés pour sa bénédiction. Il ne pouvait pas faire cela et être en même temps loyal et reconnaissant envers la puissance divine, et il communiqua à ses frères, pour les encourager et les réconforter, cette pensée que bien qu'ils aient eu l'intention de faire le mal et qu'ils aient fait le mal, la chose qui avait été accomplie en réalité était néanmoins bonne, mais pour laquelle ils ne méritaient aucun honneur, mais le contraire, et Dieu tout l'honneur. Il voudrait qu'ils voient que c'était là la base de ses relations avec eux, et qu'il n'éprouvait pas la moindre animosité, mais qu'il appréciait pleinement la bénédiction divine qui était venue à travers leur comportement.

Quelle grande bénédiction ce serait pour tous les Israélites spirituels s'ils apprenaient bien cette leçon. Si, en toutes choses, nous sommes satisfaits des résultats, si nous nous rendons compte que nous les devons à l'influence de la Providence divine, nous devrions avoir des pensées et des sentiments des plus généreux, des plus bienveillants à l'égard de ceux qui furent les instruments employés par la Providence et ce, malgré le fait qu'ils aient pu être des instructeurs involontaires ou, comme dans le cas des frères de Joseph, qu'ils aient poursuivi des fins opposées. Ceux qui peuvent considérer de cette manière les affaires et les forces qui opèrent dans leur vie journalière sont à même de "toujours triompher grâce au Seigneur", comme l'exprime l'Apôtre. Ils ne trouveront pas de place pour l'amertume ou l'invective, soit contre Satan, soit contre ses serviteurs — 2 Corinthiens 2 : 14 ; Jude 9.

Cela ne signifie pas qu'ils qualifient de bonne la mauvaise voie, ni qu'ils veulent ou doivent avoir une quelconque sympathie pour la mauvaise voie, ni pour les mauvais motifs qui l'inspirent, ni pour les personnes malfaisantes, tant qu'elles sont en harmonie avec les mauvais motifs et la mauvaise voie. Mais cela signifie que leur esprit sera tellement rempli de la pensée de la supervision Divine dans leurs affaires, et comment pendant tout le temps ils étaient en sécurité sous la protection, l'ombre du Tout-Puissant, et que toutes les choses travaillent pour leur bien, quelle que soit l'apparence extérieure, qu'ils n'auront aucune amertume, que ce soit en paroles ou en cœur, envers ceux qui ont tenté de leur faire du mal, et qui l'ont fait extérieurement, mais dont les mauvaises intentions et la conduite ont été annulées par le Tout-Puissant. Dans la mesure où le peuple du Seigneur arrive à une position assez élevée pour avoir une vue d'ensemble de la situation, dans cette même mesure, il se trouvera non seulement délivré de la colère, de la malice, de la haine et des querelles envers ses adversaires, mais au contraire, il possédera « la paix de Dieu qui surpasse toute compréhension », régnant dans son cœur, le gardant en sécurité au milieu de toutes les tempêtes et vicissitudes de la vie — parce que son ancre repose au-delà du voile. Ils ont « scellé que le Seigneur est vrai », et peuvent donc se réjouir en permanence.

Non seulement la ligne de conduite de Joseph était la bonne aux yeux de Dieu, la plus noble aux yeux de tous les esprits droits, la plus bénie en ce qui concerne ses frères, leur réconfort, leur paix, leur amour pour lui, mais c'était aussi, dans tous les sens du terme, la ligne de conduite la plus appropriée et la meilleure en ce qui concerne sa propre paix, sa joie et sa bénédiction. Lorsqu'il apaisait leurs craintes, les réconfortait, leur parlait avec bonté et leur promettait, à eux et à leurs familles, les mêmes soins que du vivant de leur père, il prenait aussi la voie qui devait apporter le plus de bénédiction et de réconfort à son propre cœur. Bien que tous ne le sachent pas, c'est un fait que la plus sublime qualité que l'homme puisse exercer, celle qui porte en elle-même la plus grande somme de bénédictions, c'est la qualité divine de la miséricorde, de la compassion, de la bienveillance. Ceux de l'Israël spirituel qui n'ont pas pratiqué dans cette direction ne sont pas très avancés dans leur développement spirituel, et ceux qui l'ont pratiqué se rendent compte de la véracité des paroles du Seigneur : « Heureux les miséricordieux » et « Heureux ceux qui procurent la paix ».

Le Seigneur attache beaucoup d'importance à l'exercice de la miséricorde et déclare que quel que soit le degré de connaissance ou de grâce auquel nous puissions être parvenus, si nous ne sommes pas miséricordieux, nous ne pouvons jamais Lui être agréables — si nous ne faisons pas miséricorde aux autres, notre Père céleste ne nous fera pas non plus miséricorde. Pour être certain que nous ne considérerons pas cette miséricorde comme une simple forme extérieure, une expression de pardon et de bienveillance, notre Seigneur insiste sur la chose en disant : « C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur » ... Il n'y a que les miséricordieux qui obtiendront miséricorde ; si nous ne l'obtenons pas des mains du Seigneur, tout est perdu, car, par nature, nous étions des enfants de colère comme les autres et sous la juste condamnation.

Les quelques versets suivants de notre leçon couvrent la période de cinquante-quatre ans qui s'étend de la mort de Jacob à celle de Joseph ; ils nous donnent relativement peu d'informations, si ce n'est qu'ils apportent une nouvelle preuve que la base de la force de caractère de Joseph et de sa fidélité aux principes qui l'ont conduit en toute sécurité à travers les vicissitudes de sa remarquable expérience était la foi en Dieu — la foi dans la promesse d'Abraham. Et c'est ce que nous constatons aujourd'hui, et tout au long du passé, pour autant que nous soyons capables de déchiffrer les enseignements de l'histoire ; ceux qui ont été le peuple fidèle du Seigneur, ont tous été inspirés par l'espérance qui nous est présentée dans l'Évangile. C'est l'espérance dont parle l'Apôtre, en disant qu'elle est « une ancre de l'âme, sûre et inébranlable » ; elle tient ferme et sûre dans les tempêtes et les difficultés de la vie, et empêche le naufrage de nos vies sur les rochers du péché, de la tromperie, du doute, de l'égoïsme, etc.

Qui peut douter que c'est le respect de Joseph pour la promesse divine qui l'a maintenu fidèle comme intendant de Potiphar, puis dans la prison, et enfin comme représentant de Pharaon sur le trône ? Dans la mesure où les promesses célestes sont présentes à notre esprit, les ambitions terrestres et égoïstes sont réduites et perdent leur pouvoir sur nous. L'œil de la foi de Joseph, centré sur la promesse de Dieu à Abraham et sur la terre de Canaan, exerçait une influence puissante, car il se rendait compte que pour être un ami de Dieu et un héritier des promesses de Dieu, il fallait une pureté de cœur et de vie que Dieu pouvait approuver. En regardant en arrière, il a vu l'influence de ces promesses sur son arrière-grand-père, Abraham, sur son grand-père, Isaac, et sur son père, Jacob, et nous voyons que la même promesse le contrôlait pour son plus grand bien. Les personnes qui, aujourd'hui, s'éprennent de la richesse, de la réputation et du pouvoir, au point d'être prêtes à sacrifier les principes de justice et de vérité pour s'en emparer égoïstement, donnent ainsi la preuve qu'il leur manque la puissance de la vérité, la puissance de la promesse Abrahamique, pour les contrôler et contrôler leur vie. Si la promesse d'Abraham n'avait pas eu de force et de poids dans l'esprit de Joseph, il aurait peut être comploté et intrigué pour le trône d'Égypte ou pour obtenir la domination sur ses propres frères ; mais réalisant que Dieu était à la source de la promesse, il l'attendait patiemment, comme la plus grande et la plus merveilleuse bénédiction imaginable — bien au-delà des choses qu'il aurait pu saisir, et dont la saisie aurait signifié son renoncement à la promesse de Dieu. Non pas, cependant, qu'il s'attendait à monter lui-même d'Égypte au pays de Canaan ; car il savait évidemment, et c'est probablement par son intermédiaire que cela nous est parvenu, que Dieu était apparu à Abraham, et lui avait dit que sa postérité serait en Égypte, qu'elle y serait maltraitée, et que la durée de son séjour serait de quatre cents ans.

L'espérance de Joseph en Dieu et dans la promesse d'Abraham devait donc être une espérance fondée sur la résurrection des morts ; et, bien qu'il en ait tiré une leçon précieuse, c'est sans doute à cause de sa compréhension imparfaite de la résurrection et de la puissance de Dieu qu'il a donné un commandement si particulier concernant le transport de ses os hors d'Égypte vers Canaan, lorsque le temps de la faveur de Dieu serait venu et qu'Israël serait délivré. De même, l'Israélite spirituel doit avoir l'esprit centré sur l'accomplissement futur des promesses divines, grâce à la résurrection des morts, s'il veut être délivré des influences mondaines du temps présent, et rester fidèle au Seigneur et aux principes les plus élevés du caractère. Cette foi en un royaume futur, en un honneur futur, en des richesses futures, en une gloire future, réduit à l'insignifiance l'honneur, la gloire et la richesse du temps présent, et sépare tous les vrais croyants du monde à ces égards, et les prépare ainsi à considérer les affaires du temps présent d'un point de vue plus juste, plus équilibré et plus détaché — ils sont soustraits à l'influence directe de l'égoïsme sous ses formes les plus puissantes, même s'ils trouvent encore, malgré leur foi dans les promesses, la nécessité de garder le corps sous contrôle et de mortifier sa disposition naturelle à l'égoïsme.

Notre Texte d'Or est approprié pour cette leçon, et en tout point digne de l'attention de l'Israélite spirituel. Nous savons que nos jours sont comptés en ce qui concerne la vie présente. Nous savons que nous ne devons pas nous attendre à la vie éternelle dans les conditions actuelles, et jusqu'à présent le monde et le chrétien sont sur un pied d'égalité ; mais c'est ici qu'ils se séparent, l'un se disant : « La vie est courte, et je dois la saisir et l'utiliser pour moi-même, du mieux que je peux ». L'autre, doté d'une sagesse plus élevée, qui vient d'en haut, se rend compte de sa propre incapacité et de son insuffisance, entend le message du Seigneur concernant une vie éternelle au-delà de la tombe — la vie de résurrection — et va vers le Seigneur, lui demandant la sagesse concernant la vie actuelle et celle qui est à venir.

En réponse à ses demandes, Dieu lui apprend, à travers les expériences de la vie, à apprécier de plus en plus la vie éternelle et à consacrer son temps et son énergie à se forger un caractère qui plaira à son Créateur et lui vaudra la récompense de la « vie pour toujours ». En comptant ses jours, le chrétien ne se laisse pas aller à un sentiment de tristesse ou de découragement, quoiqu'il fasse cette opération avec sobriété. Il compte les jours qui s'écoulent comme autant de bénédictions, autant de privilèges, autant d'occasions « d'annoncer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière », d'assister les autres dans leur pèlerinage, de développer en lui-même une proportion de plus en plus grande du caractère qui plaît à Dieu, pour devenir une copie de plus en plus ressemblante du Fils bien-aimé de Dieu. Au fur et à mesure qu'il compte les jours qui défilent et qu'il perçoit comment il les emploie en harmonie avec les instructions divines, il arrive finalement à cette condition de cœur dans laquelle il aspire au Royaume et à la pleine réalisation de toutes les gloires dans lesquelles il espère être introduit, en tant que participant à la première (principale) résurrection. Et dans cette perspective, il compte joyeusement les jours qui s'écoulent, et il est heureux lorsque les jours des années de son pèlerinage actuel se terminent, parce que son espérance dans le Seigneur, et dans les traits gracieux de Son plan, devient plus forte de jour en jour, plus claire et plus brillante.