Notre texte nous rappelle avec force nos études du dernier trimestre. C'est un manque de révérence envers le Seigneur qui a conduit notre mère Eve à être trompée et à devenir la première transgresseuse. C'est un manque de révérence pour le Seigneur qui a conduit notre père Adam à la désobéissance, pratiquement au suicide, à cause de son amour pour Eve, et parce qu'il n'avait pas encore appris la révérence appropriée pour Dieu qui l'aurait conduit à être obéissant et à confier les résultats de la désobéissance d'Eve à la sagesse divine. C'est le manque de révérence envers le Seigneur qui a poussé Satan à avoir une ambition maléfique, et donc à tomber. C'est le manque de révérence pour le Seigneur et pour ses règles de gouvernance qui a permis aux anges de la première dispensation de quitter leur propre condition, et donc d'entrer dans le péché avec l'humanité. C'est un manque de révérence pour le Seigneur de la part du monde en général qui a fait que le monde était plein de violence et destiné à être détruit par le déluge.
C'était une révérence appropriée pour le Seigneur qui a guidé Noé et sa famille, et les a séparés du mal de leur temps, et qui leur a apporté finalement la bénédiction divine et la préservation à travers le déluge. C'est une juste révérence pour le Seigneur qui a permis à Abraham d'abandonner sa maison et son pays en réponse à une promesse divine, et qui l'a guidé tout au long de son pèlerinage et l'a séparé des Sodomites et des mauvaises influences de l'époque. De même, pour Isaac, c'est la révérence pour le Seigneur qui l'a maintenu sur les traces de son père ; et nous venons de voir combien Jacob était pleinement imprégné de cette révérence pour la divinité, et pour toutes les gracieuses promesses par lesquelles le Seigneur se représentait à lui. Nous avons vu la main de l'Éternel sur tous ceux qui avaient cette révérence, et malgré le fait qu'ils soient passés par de nombreuses et graves épreuves, difficultés, etc., ils ne furent pas abandonnés, mais soutenus.
D'autre part, nous avons vu le manque de révérence de Lot, qui lui a fait fréquenter des malfaiteurs et qui, en fin de compte, lui a valu une part de leurs ennuis. Nous avons vu le manque de révérence d'Ismaël et d'Ésaü, et comment ceux-ci, bien que n'ayant pas été lésés par le Seigneur, ont néanmoins manqué une plus grande bénédiction qu'une autre voie aurait pu leur apporter.
La leçon pour nous est celle que Josué a exprimée plus tard à Israël, en disant, « choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir, … mais moi et ma maison, nous servirons l'Éternel » (Josué 24 : 15). Que les autres révèrent qui ou ce qu'ils veulent. Nous qui avons goûté que le Seigneur est bon, qui avons appris à Le connaître par Sa Parole, par Ses moyens providentiels, par la puissance de l'Esprit au moyen duquel nous sommes stimulés à la nouveauté de vie - nous ne pouvons rien faire d'autre que de révérer notre Dieu. Ce faisant, nous devons nous confier implicitement en Lui et marcher ensuite joyeusement dans le chemin qu'Il peut nous indiquer, quel qu'il soit. Cette double condition remplie, nous serons toujours contents de notre sort, puisque c'est Sa main qui nous conduit. Soyons assurés qu'en suivant le vrai Berger de cette manière nous parviendrons finalement à la bergerie du Royaume. Ces assurances procurent à nos cœurs la joie, la paix, la bénédiction, même dans la maison de notre pèlerinage (Manne du 5 décembre), avant d’atteindre la cité céleste.