- LUC 2 : 41-52.
On s'est livré à beaucoup de spéculations particulières sur l'enfance, l'adolescence et la jeunesse de notre Seigneur Jésus, avec lesquelles nous n'avons aucune sympathie. L'étudiant de la Bible devrait s'en tenir au récit biblique et ne pas laisser libre cours à l'imagination et à des spéculations plus susceptibles d'être fausses que correctes. Si le Seigneur avait prévu qu'il serait nécessaire d'obtenir des renseignements sur cette période de la vie de notre Sauveur, Il l'aurait sans aucun doute prévu dans le récit inspiré. Cela ne signifie pas qu'il n'y avait rien de remarquable ou de louable dans la vie antérieure de notre Seigneur, mais plutôt qu'en l'ignorant en général, le Seigneur voulait nous indiquer plus particulièrement les trois ans et demi de ministère public qui ont suivi Son baptême, dans le Jourdain, et par le saint Esprit. En un mot, le Seigneur indique ainsi que ce n'est pas l'homme Jésus dont les paroles et les actes sont précieux pour nous et constituent des leçons à imiter, mais les paroles et les actes du Christ Jésus, le Jésus oint - Jésus après avoir été oint de l'Esprit Saint sans mesure. Néanmoins, en restant strictement dans les limites du peu qui est écrit dans les Écritures, nous pouvons tirer quelques leçons précieuses et utiles de l'enfance et de la jeunesse de notre Maître.
On ne sait rien des douze premières années de la vie de notre Seigneur, si ce n'est que, sous la direction divine, Sa mère et Son père adoptif l'emmenèrent en Égypte, hors de portée d'Hérode, où ils restèrent avec Lui quelques mois jusqu'à la mort d'Hérode, retournant ensuite dans leur ville natale, Nazareth en Galilée. On se souviendra que l'occasion de la fuite en Égypte était la crainte d'Hérode de voir surgir un roi dans la famille de David, en harmonie avec les traditions juives, et que la propre famille d'Hérode fût ainsi évincée de la position royale. Hérode n'était pas de la famille de David, ni Juif du tout - il était de la famille d'Ésaü, le frère de Jacob. On se souviendra de l'histoire des sages venus d'Orient à la recherche d'un roi des Juifs nouveau-né. Hérode, apprenant leur mission, leur demanda instamment de l'informer lorsqu'ils auraient trouvé l'enfant qu'ils cherchaient, Hérode feignant de vouloir lui aussi rendre hommage au nouveau roi. Mais les sages, sous la direction divine, ignorèrent la demande d'Hérode. Par la suite, ayant appris certains détails concernant la naissance à Bethléem, Hérode fit tuer les enfants mâles de cette ville âgés de deux ans et moins, cherchant ainsi à assurer la mort du roi nouveau-né. Il n'est pas du tout probable que le nombre de bébés tués en vertu de ce décret ait été élevé ; la population de Bethléem étant faible, le nombre d'enfants mâles d'un tel âge devait nécessairement être peu élevé.
Le Texte d'Or nous informe que Jésus grandit comme n'importe quel autre garçon - que Son développement fut graduel, tant en ce qui concerne la stature physique qu'intellectuelle. Nous ne devons donc pas penser que Jésus, à l'époque de Son enfance, était un sage, un enseignant, un guérisseur, etc. comme nous le trouvons après Son onction du saint Esprit. Néanmoins, nous pouvons supposer à juste titre que le garçon parfait était, à bien des égards, plus vif et plus brillant que le garçon moyen qui a hérité de diverses imperfections dues à la chute [voir dans les Études dans les Écritures, volume V, chap. 4].
Le témoignage concernant Marie et Joseph ne laisse aucun doute sur le fait qu'il s'agissait de personnes pieuses, ce que confirme le premier verset de cette leçon, qui nous apprend qu'ils avaient l'habitude de se rendre chaque année à la fête de la Pâque : cette exigence de la Loi n'était observée que par les Juifs les plus pieux. Il est aussi inutile que déplacé pour nous d'aller au-delà des déclarations scripturaires sur ce sujet, et de supposer, comme certains le font, que Marie elle-même a été conçue miraculeusement et était née sans péché. En effet, si nous n'avions aucun document attestant de la piété de Marie, le fait qu'elle ait été honorée par le Seigneur au-dessus de toutes les autres femmes, en ce sens qu'elle a été choisie pour être la mère de Jésus selon la chair, prouverait la noblesse de son caractère et la pureté de son cœur ; car il n'est même pas imaginable que le Seigneur honore, bénisse et utilise de manière si exceptionnelle une autre personne qu'un noble personnage. Ceux que le Seigneur utilise, nous pouvons les considérer comme des personnes honorables.
Bien que la Loi juive ne le stipule pas, la tradition nous apprend qu'il était d'usage de considérer tout garçon ayant accompli sa douzième année comme « un fils de la Loi » et, dans une certaine mesure, de le soumettre dès cet âge aux exigences de la Loi : et le récit de notre leçon semble confirmer cette tradition, en nous disant que lorsque Jésus avait douze ans (dans Sa treizième année), Il accompagna la famille à la fête de la Pâque à Jérusalem. N'y a-t-il pas là une leçon pour tous les parents pieux, suggérant que l'éducation de la période de l'enfance devrait être de nature à préparer l'enfant à la considération de questions sérieuses et religieuses au seuil même de sa jeunesse ? Nous pensons que oui. Et nous pensons que certains parents bien intentionnés commettent une grave erreur en concluant que leurs enfants de douze ans ont suffisamment d'esprit pour avoir saisi les principes élémentaires d'une éducation séculière et pour être préparés à des études supérieures de caractère séculier, mais qu'ils sont inaptes à des études religieuses plus élevées. Les enfants qui sont prêts à cet âge pour les études séculières supérieures ont déjà été soigneusement instruits selon les principes élémentaires ; et si certains ne sont pas préparés pour les études supérieures en matière religieuse, il est au moins possible que leur formation religieuse élémentaire ait été négligée par leurs instructeurs divinement désignés - leurs parents. Aucun parent chrétien ne peut se soustraire à cette responsabilité naturelle envers ses enfants - dans la formation morale et religieuse aussi bien que dans la formation séculière et physique.
La fête de la Pâque durait sept jours, mais beaucoup de pèlerins venus de loin avaient l'habitude de ne rester que deux jours, jusqu'après les principales cérémonies. Il est probable que Joseph et Marie, en compagnie de leurs proches, prirent le chemin du retour le troisième jour de la fête. Il était d'usage que les femmes d'une caravane partent en avant, les hommes venant après, et un garçon de l'âge de Jésus pouvait se trouver avec l'un ou l'autre des parents et ne pas être remarqué comme absent avant la tombée de la nuit ; et il semble qu'il en ait été ainsi dans ce cas. De même qu'un jour avait été consacré au voyage, un autre jour fut consacré au retour, et un troisième jour aux recherches dans la ville ; finalement, ils trouvèrent Jésus dans le Temple, assis avec les instructeurs de la Loi, les « docteurs ». Cette situation n'était pas si inhabituelle qu'elle peut paraître à première vue ; en effet, à cette période, on s'informait moins dans les livres que par l'enseignement oral, et les docteurs de la loi étaient censés être prêts à instruire tous ceux qui le désiraient, surtout pendant la semaine sainte de la Pâque. Beaucoup de jeunes gens profitaient de ces occasions, et la coutume semble avoir été que les docteurs s'asseyaient sur des chaises spéciales dans un demi-cercle, tandis que devant eux se trouvaient des bancs bas pour les étudiants plus âgés, les plus jeunes garçons s'asseyaient sur le sol, littéralement « à leurs pieds ». C'est ainsi que Paul, dans sa jeunesse, a été l'élève de Gamaliel, ou, comme le dit le texte, « s'est assis aux pieds de Gamaliel », pour apprendre de lui. Gamaliel était l'un des principaux docteurs de la loi de son temps.
Nous ne devons pas comprendre que l'enfant Jésus était audacieux et qu'Il S'est présenté devant les savants de Son époque pour les dénoncer comme des ignorants et des maîtres incapables, et pour Se mettre en valeur, comme certains jeunes d'aujourd'hui, précoces mais mal élevés, pourraient tenter de le faire. Au contraire, nous devons supposer que l'enfant Jésus avait un esprit équilibré, qui reconnaissait probablement le fait qu'Il n'avait vécu que quelques années dans le monde et n'avait qu'une expérience relativement limitée de la vie, et qu'Il ne savait pas tout, mais reconnaissait de nombreuses questions sur lesquelles Il aimerait avoir de plus amples informations, et qu'Il posait Ses questions honnêtement, avec le désir et l'espoir d'obtenir des réponses satisfaisantes de la part des enseignants qui « étaient assis dans la chaire de Moïse ».
La nature des questions n'est pas précisée, mais le moment et le contexte semblent indiquer qu'elles avaient un caractère religieux, et que l'esprit de Jésus était déjà aux prises avec les grandes questions qui Lui incombaient en tant que membre de la race juive à laquelle Dieu avait fait certaines grandes et précieuses promesses en tant que semence d'Abraham ; les promesses de bénédiction divine sous le Messie, d'exaltation pour devenir la principale nation du monde, et du privilège ultérieur de bénir toutes les nations et d'être les médiateurs par lesquels toute l'humanité pourrait être amenée à la connaissance de Dieu et à Son service. D'après ce que nous savons des opérations de nos propres esprits à l'âge mentionné, nous pouvons présumer que Jésus était plein de questions concernant les espoirs d'Israël, et sans aucun doute, Il avait reçu de Sa mère au moins une certaine indication que la providence divine avait montré qu'Il devait Lui-même jouer un rôle important en rapport avec l'accomplissement des Écritures ; et Il cherchait à connaître le rôle que le Père céleste Lui avait assigné dans le témoignage de la Loi et des Prophètes.
Bien qu'Il n'ait pas eu chez Lui de Bible qu'Il aurait pu consulter au sujet du témoignage divin, Il a eu le privilège commun des jeunes de Son temps d'assister aux réunions de la petite synagogue de Nazareth, qui n'était qu'une petite ville de campagne. Là, de sabbat en sabbat, Il entendait lire la Loi et, dans une certaine mesure, la commenter, parfois aussi les psaumes et les prophéties. L'esprit avide du garçon s'était débattu avec ces sources d'information, et maintenant, à l'occasion de Sa première visite dans la grande ville de Jérusalem, rien ne L'attirait autant que le Temple et ses services symboliques, et le fait de tomber sur un Parvis ou une salle dans laquelle les grandes questions de la Loi et des Prophètes étaient discutées par les plus habiles enseignants de l'époque, Jésus S'intéressa si profondément à l'étude de la Bible qu'Il en oublia apparemment toutes les choses terrestres, tant Il était résolu à étudier les affaires du Père céleste - le plan de Dieu, dont Il devait être Lui-même le principal acteur.
Naturellement, Ses questions devaient être plus profondes et plus logiques que celles des autres garçons de Son âge, et naturellement, les docteurs de la loi devaient s'intéresser à Lui, à cause de cela et de la modestie qui, nous pouvons en être sûrs, L'accompagnait. Et comme, pendant ces fêtes, une grande hospitalité était exercée, surtout envers les étrangers venus de loin, Jésus a probablement été reçu par l'un et l'autre de ces nouveaux amis.
Le récit rapporte que, lorsque Joseph et Marie L'ont trouvé, Jésus écoutait les docteurs et leur posait des questions. Il y a là une leçon précieuse pour tous les jeunes gens quant à leur conduite envers leurs aînés et leurs instructeurs. L'idée que nous avons de cette déclaration est bien différente de celle que nous aurions eue s'il avait été dit qu'ils avaient trouvé Jésus en train d'instruire les docteurs, ou d'essayer de les instruire. Nous ne doutons pas un instant que les docteurs aient été aussi instruits par Jésus que Lui l'a été par eux, peut-être même plus sur certains points ; nous ne doutons pas non plus que, s'ils étaient de véritables hommes de qualité, ils seraient assez humbles pour recevoir des instructions de n'importe qui, même d'un enfant ; et il est même suggéré dans le contexte qu'ils ont posé certaines questions à Jésus, « et qu'ils s’étonnaient de son intelligence et de ses réponses ». Dans les deux cas, il s'agit d'une attitude de respect envers l'autre, comme l'indique le fait de poser des questions : Jésus S'en remettant aux docteurs et leur posant des questions qui témoignent de Sa profondeur d'esprit, de la clarté de Sa compréhension et de Son raisonnement logique, les amène à Lui poser des questions à leur tour.
Nous recommandons à tous nos chers amis de la vérité ce plan de questions comme étant sage et approprié, non moins pour nous aujourd'hui que pour l'enfant Jésus et les docteurs de la Loi. Nous avons vu des cas dans lesquels quelques membres du cher peuple du Seigneur ont fortement compromis leur influence dans la Vérité en montrant un trop grand degré de confiance en eux-mêmes, de présomption dans leur exposition du Plan divin aux autres - particulièrement aux savants. La modestie est un joyau partout où elle se trouve ; elle est spécialement désirable comme un accessoire et une fronde pour la Vérité. Que la Vérité soit projetée avec toute la force qu'elle peut porter, mais toujours avec modestie et humilité. On trouvera souvent que la méthode la plus puissante pour suggérer la Vérité est de pratiquer au moyen de questions (Manne du 4 août).
Naturellement, Joseph et Marie furent étonnés de trouver leur garçon en compagnie des plus grands maîtres de l'époque et de recevoir leur considération, et il est probable que rien ne fut dit publiquement à Jésus au sujet de leur déception et de la recherche qu'ils firent ensuite pour le retrouver. Il est probable que Marie, lorsqu'elle fut seule, le réprimanda pour avoir négligé d'être avec la caravane, mais elle le fit d'une manière très aimable et modérée, ce qui semble indiquer qu'il s'agissait d'un événement très inhabituel, ce qui, à son tour, nous parle de l'obéissance parentale de la part de Jésus.
L'expression de Marie : « Voici, ton père et moi nous te cherchions, étant en grande peine » a été mise en doute par certains comme étant un aveu que Joseph était le père de Jésus, mais nous répondons : Pas du tout ; il serait déraisonnable de supposer (1) que Luc retrace particulièrement la généalogie de Jésus à travers Marie, et ignore Joseph, pour ensuite laisser entendre que Joseph était le père de Jésus ; (2) Joseph ayant accepté Marie, accepta aussi son fils, Jésus, et devint Son père adoptif, et dans de telles circonstances, on apprendrait encore aujourd'hui à l'enfant à considérer cet homme comme un parent et à l'appeler « père ». (3) Il n'est pas du tout probable que l'histoire de l'immaculée conception de Jésus n’ait jamais été portée à la connaissance d'autres personnes que les membres les plus proches de la famille, et il est hautement improbable que le sujet n’ait jamais été discuté avec le garçon Jésus, âgé seulement de douze ans, et il n'aurait pas été approprié de le faire. Le langage de Marie est donc entièrement en accord avec tous les faits relatés dans le récit évangélique.
Il est fort possible que l'esprit de l'enfant Jésus, alors qu'Il étudiait le sujet de Ses propres responsabilités envers le Père céleste et Son plan, Se soit demandé si Sa mission ne pourrait pas, dans une certaine mesure, commencer avec Sa treizième année, puisqu'à cette époque Il était reconnu comme un « fils de la loi ». Il est fort probable que certaines de Ses questions adressées aux docteurs de la loi allaient dans ce sens, et qu'Il était finalement arrivé à la conclusion que les types de la fonction de prêtre indiquaient clairement que Sa mission ne commencerait pas avant l'âge de trente ans.
Sa réponse à la réprimande de Marie était dans ce sens : Ne t'attendais-tu pas à ce que Je M'occupe des affaires de Mon Père ? Ne saviez-vous pas que J'avais atteint l'âge où Je suis un « fils de la Loi », et que par conséquent certaines responsabilités M'incombent à l'égard du Père céleste, de Sa Parole et de Son plan ? Puis, comme s'Il Se souvenait de la conclusion à laquelle Il venait de parvenir en discutant de ce sujet avec les docteurs, Il rompit la conversation, Se plia à leurs désirs et les accompagna à Nazareth, ne faisant (d'après les récits) aucune autre suggestion que celle du cours ordinaire de la vie jusqu'à ce qu'Il ait atteint l'âge de trente ans. C'est ce qu'expriment les mots « et il leur était soumis ». Joseph et Marie se rendaient clairement compte que le garçon était plus qu'ordinaire, très extraordinaire en fait, mais ils ne comprenaient pas entièrement la situation ni ne saisissaient pleinement la portée de Ses paroles. Néanmoins, Marie a gardé précieusement dans son cœur ce témoignage, ainsi que les autres témoignages particuliers Le concernant, et c'est sans doute de ses lèvres que Luc a reçu les informations contenues dans notre leçon.
La tradition raconte que Joseph est mort alors que Jésus était encore jeune, et que ce dernier a appris le métier de charpentier et est devenu le soutien de la famille. Cette affirmation trouve un certain appui dans le témoignage scripturaire où Jésus Lui-même est appelé charpentier, et où Sa mère et Ses frères sont mentionnés, mais où Joseph est ignoré (Marc 6 : 3). De plus, aucune référence n'est faite à Joseph en relation avec le ministère de notre Seigneur, alors que Sa mère et Ses frères sont mentionnés à plusieurs reprises.
Il est donc tout à fait probable que la longue période de dix-huit ans de la vie de notre Seigneur, depuis l'incident de cette leçon jusqu'au moment de Son baptême, se soit déroulée dans l'accomplissement des devoirs ordinaires de la vie. Quelle pensée cela nous donne-t-il en ce qui concerne le développement de la patience de notre Seigneur - attendant patiemment que le temps du Père vienne et qu'Il commence Son ministère ; étudiant patiemment entre-temps, du mieux qu'Il pouvait, pour connaître de plus en plus la volonté et le plan du Père ; attendant patiemment le baptême de l'Esprit Saint, qui Lui permettrait de comprendre pleinement la situation et Sa relation personnelle avec elle. Quelle leçon il y a ici pour tous Ses disciples, et chacun d'entre nous peut bien se rendre compte de la vérité des mots : « Vous avez besoin de patience », et encore : « Que la patience ait son œuvre parfaite ». Quelle leçon il y a pour nous aussi dans la pensée que nous ne devons pas essayer de hâter le Plan divin, mais d'attendre patiemment son déroulement - ne pas essayer de commencer un travail pour le Seigneur à moins que nous ne soyons sûrs que son temps est venu, et qu'Il nous a appelés à le faire ; puis, comme notre Seigneur, être instantané en temps et hors temps, quand cela convient et quand cela ne convient pas, dans des conditions favorables et défavorables ; faire avec notre force ce que notre main a trouvé à faire, - ce que le Seigneur nous a appelés à faire. Et nous en retirons une autre pensée, à savoir que les formes de travail les plus humbles sont honorables quand elles sont les nôtres en harmonie avec la providence de Dieu.
Heureusement pour nous, nous ne sommes pas nés sous la Loi ni sous les limitations qui nous empêchent de recevoir l'appel et d'y répondre avant l'âge de trente ans. Au contraire, sous la Nouvelle Alliance de la grâce, c'est notre privilège de présenter nos corps comme des sacrifices vivants au service du Seigneur à un âge aussi précoce que le permettent notre connaissance des choses divines et nos jugements éclairés. Au lieu d'attendre de grandir pour atteindre la plénitude de la stature mentale et physique, il nous est permis de commencer immédiatement, en tant que membres de la Sacrificature Royale, et de grandir en même temps que nous servons. Mais n'oublions pas la nécessité de grandir, en ajoutant à la foi la vertu, et à la vertu la connaissance, et à la connaissance la tempérance, et à la tempérance la patience, et à la patience la piété, et à la piété l’affection fraternelle, et à l’affection fraternelle l'amour - 2 Pi. 1 : 5-8.
« Pour la malice, soyez de petits enfants ; mais, dans vos entendements, soyez des hommes faits » - 1 Cor. 14 : 20.