Le discours de notre Seigneur rapporté dans ces versets fut probablement prononcé le jour qui suivait le huitième ou grand jour de la fête des tabernacles, de la fête juive annuelle de reconnaissance (Jean 7 : 2,37 53 ; 8: 1.) Le discours de Jésus fut prononcé dans la partie du temple appelée la cour des femmes et qui était ouverte aux hommes aussi bien qu'aux femmes. Il y avait dans cette cour d'immenses candélabres d'environ 75 pieds de hauteur, dont chacun avait quatre vases d'or contenant l'huile nécessaire à l'éclairage. Le soir on allumait ces candélabres qui projetaient une lumière extraordinaire (pour ce temps-là) sur toute la ville. Il est fort possible que ces candélabres aient suggéré à Jésus l'idée de prendre comme sujet de sa méditation, la lumière du monde.
Il est possible aussi que notre Seigneur ait prononcé les paroles rapportées dans le verset 12, à l’occasion d'une certaine cérémonie juive dont nous parle l'écrivain Buxdorf en ces termes :
- Le neuvième jour, c'est-à-dire celui qui suivait les huit de la fête des tabernacles, est aussi un jour solennel et est appelé la fête de joie ou de réjouissance au sujet du don de la loi. Dans ce jour, on faisait la lecture de la dernière partie de la loi, les premières parties ayant été lues pendant les précédents jours de sabbat. Dans ce neuvième jour, les Juifs avaient la coutume de sortir de leur coffre tous les livres de la loi et de poser une lampe sur les livres ouverts, se souvenant de Prov. 6 : 23, et surtout du Ps. 119 : 105.
Cet acte faisait comprendre que la loi était une lumière, mais aussi que cette lumière, c'est-à-dire la loi juive, serait remplacée un jour par la véritable lumière, c'est-à-dire l'Évangile de la grâce de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur. Cette cérémonie, ainsi que la lumière des candélabres pouvaient bien inspirer à notre Seigneur les paroles qu’il prononça. Les deux vérités suivantes qu'il désirait graver dans l'esprit de ses auditeurs pouvaient être inspirées par la cérémonie : 1o le monde est dans les ténèbres et a besoin de la lumière de la vie ; 2o celui qui marchera dans la lumière ne bronchera jamais. La lumière des candélabres pouvait également faire comprendre qu'un jour le voile de l'ignorance sera enlevé, que la vérité sera dévoilée et qu'alors Jésus, la véritable lumière, éclairera tout homme en venant au monde ; elle lui fera voir quel est le caractère de Dieu, elle lui fera saisir les enseignements de la loi et lui fera comprendre quelles sont les conditions posées aux humains qui voudront jouir de la vie éternelle.
La fête des tabernacles représentait le séjour d'Israël dans le désert (Lév. 23 : 33-44) avant son entrée en Canaan ; la lumière des candélabres représentait probablement aussi la colonne de feu et de nuée qui conduisit Israël dans le désert pendant son voyage ; cette colonne était pour les ennemis d'Israël qui le poursuivaient un nuage obscur. Ces choses sont aussi un symbole d'Israël spirituel qui s'achemine vers la Canaan céleste, traversant le disert du péché ; notre Seigneur et Ses enseignements sont une lumière et un guide pour Son peuple, pour la maison de la foi, surtout pour ses membres vigilants et attentifs au conseil de Dieu.
L'ÉCOLE DE CHRIST.
Les versets 31 et 32 nous font comprendre clairement que les relations de famille, existant dès le moment de leur consécration entre les enfants de Dieu et Christ, ne sont pas des liens indissolubles. Dans ces versets, notre Seigneur enseigne qu'un disciple est une personne qui a accepté Christ et Sa parole. Un disciple, selon les paroles de Jésus, n'a pas toutes les connaissances ; au contraire, un disciple est, pour commencer, un novice qui est enseigné par le Maître, afin d'arriver moralement et spirituellement à la stature d'un homme parfait en Jésus-Christ.
Les gens du monde attendent la perfection de la part de tous ceux qui portent le nom de Christ ; c'est une erreur d'avoir une telle idée ; les chrétiens eux-mêmes se trompent aussi, lorsqu'ils s'imaginent qu'une entière consécration au Seigneur doit produire en eux une perfection instantanée ; certains chrétiens vont même jusqu'à prétendre qu'ils sont sans péché, faisant ainsi supposer qu'ils n'ont pas besoin d'un Sauveur et de Ses mérites pour couvrir leurs imperfections, leurs péchés commis, soit en négligeant de faire une chose, soit en faisant une chose qu'ils ne devaient pas faire. Nous devons chercher dans la Parole de Dieu les enseignements véritables à cet égard ; elle nous dit que les pécheurs ne sont pas appelés à être des disciples, mais ils sont appelés a la repentance et à la foi au Rédempteur. Ils doivent le faire afin de pouvoir s'offrir eux-mêmes au Seigneur et se consacrer complètement à Lui ; ils seront ainsi au bénéfice des mérites de Christ qui leur seront imputés, ils deviendront Ses disciples, des élèves à l'école de Christ.
Le Père céleste les encourage à entrer à cette école ; Il adresse une invitation aux croyants qui s'approchent de Son trône de grâce par la voie vivante et nouvelle qui est Christ. A ces pécheurs qui se sont repentis, Dieu adresse le Haut-Appel, l'appel céleste, les invitant à devenir Ses enfants. « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui » tous ensemble - Rom. 8 : 17.
Dans l'école de Christ, l'on apprend le renoncement à soi-même, le sacrifice de soi-même inspiré par l'amour et continué par le dévouement. Le Professeur de cette école spirituelle, établi par le Père céleste, pour instruire ceux qui bientôt seront acceptés comme les frères de leur Maître fut lui-même instruit à cette école, sous la surveillance et les directions du Père. Les Ecritures nous disent de lui : « Il a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu’il a souffertes, et, après avoir été élevé à la perfection (le Père put l'accepter pour remplir la place élevée à laquelle il fut appelé et Il put lui donner la nature divine), il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel » - Héb. 5 : 8, 9.
QUI EST-CE QUI ENTRE À CETTE ÉCOLE ?
Il était nécessaire que l'unique Engendré du Père, « plein de grâce et de vérité » fût éprouvé en tout point comme nous le sommes ; Il devait prouver Son obéissance au Père, Sa soumission à Sa volonté à tout prix ; il devait aussi montrer qu'Il aimait Son prochain, les humains, qu'Il était venu racheter et régénérer. Il est aussi nécessaire que nous, qui appartenons à la race déchue et pécheresse d'Adam, mais qui avons été appelés à l'héritage avec Christ, nous soyons instruits et disciplinés à l'école que le Père céleste a ouverte pour les humains invités à devenir Ses fils « participants de la nature divine » ; c'est ainsi que nous pouvons obtenir l'esprit de Christ, les dispositions que Jésus demande de Ses disciples. En effet, la Bible nous affirme que nous sommes appelés et prédestinés par Dieu, à devenir semblables à Son Fils ; nous serons aussi « rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière » ; nous serons des héritiers dans le Royaume - Rom. 8 : 29 ; Col. 1 :12.
D'après ces explications, nous comprenons qu'en nous unissant au Seigneur par la foi et la consécration, nous ne prétendons pas avoir notre diplôme ; mais nous sommes des étudiants, des disciples qui désirent être formés pour recevoir l'héritage, « les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment ». Si nous croyons que ce qui précède est bien l'enseignement divin pour ce qui a trait à ce sujet, nous ne nous découragerons pas lorsque nous constaterons que, malgré nos efforts, nous faisons des choses que nous ne devrions pas faire et d'autre part, nous n'accomplissons pas certaines choses que nous devrions accomplir, notre chair étant très imparfaite - 1 Cor. 2 : 9 ; Rom. 7 : 18.
Nous devons comprendre que ce n'est pas notre chair qui est entrée à l'école de Christ, instruite par le Maître et préparée pour le Royaume (1 Cor. 15 : 50). Si nous acceptons l'appel divin, l'offre divine d'être faits participants de la nature divine un jour, nous acceptons aussi de faire le sacrifice de notre nature terrestre de toutes manières ; nous serons alors engendrés du saint Esprit pour être de Nouvelles-Créatures, des fils de Dieu (Jean 1 : 12). C'est la Nouvelle-Créature, le nouvel esprit, la nouvelle volonté qui est à l'école de Christ et qui doit devenir parfaite, qui doit arriver à être en parfait accord avec la volonté divine, qui doit devenir semblable à notre Rédempteur. Nous ne parviendrons pas à maîtriser notre chair à tel point qu'elle soit en parfaite harmonie avec la loi divine, parce qu'elle est imparfaite par hérédité et par nature. Celui qui cherche la perfection dans sa chair et se repose sur sa propre foi a certainement peu d'espoir de devenir semblable à Christ et de faire partie de la classe prédestinée.
LES LEÇONS QUE CES CHOSES NOUS ENSEIGNENT.
Si notre nouvel esprit se développe à la ressemblance de l'Esprit de Christ, nous ferons certainement de nombreux efforts pour assujettir notre corps, pour conserver morte la volonté de la chair. Aucun fils de Dieu engendré de l'esprit ne permettra au péché de régner dans son corps mortel. Si le péché le maitrisait à un certain point, ce serait indépendamment de sa volonté et seulement pour un moment ; son nouvel esprit, la Nouvelle-Créature reconnaîtrait bientôt que la chair se relève et elle la vaincrait par la grâce promise au moment opportun, par cette grâce que Dieu prend dans Ses trésors célestes pour la donner à Ses enfants qui la demandent - Héb. 4 : 16.
S'ils comprennent bien ces choses, les véritables disciples apprécieront davantage leur propre position d'enfants de Dieu et ne la mettront pas de suite de côté s'ils se surprennent en faute, dans une faute de la chair ; ils ne se décourageront pas tant qu'ils sentiront que leur cœur n'aime pas le péché et l'injustice, mais qu'au contraire il aime les enseignements et les principes de notre Professeur, que ce cœur a un grand désir de plaire à Dieu, de Lui être agréable. S'ils comprennent bien ces choses, il sera facile à ces disciples-là de témoigner un fervent amour à leurs frères qui sont, comme eux, disciples à l'école de Christ, qui sont de Nouvelles-Créatures, non selon la chair, mais selon l'esprit. Si donc quelqu'un voit des défauts dans la chair chez ses frères qui eux-mêmes les désapprouvent et luttent pour s'en débarrasser, il doit penser que le mal qu'il voit chez son frère est le mal de l'ennemi de ce frère et non le mal du frère lui-même, c'est-à-dire de la Nouvelle-Créature. Il en est bien ainsi si nous avons l'assurance que le cœur, la volonté d'un tel frère est, malgré tout, en harmonie avec le Seigneur, avec Sa loi d'amour, et si, d'autre part, ce frère-là s'efforce d'apprendre les leçons de l'école de Christ et de combattre avec succès les faiblesses de la chair.
Si une personne suit cette voie, les Écritures disent qu'elle « marche dans la lumière » ; elle ne fera pas un faux pas dans les ténèbres ; elle comprendra les plans divins et agira d'après ces plans, selon la volonté de Dieu. Elle verra les choses comme Dieu les voit, comme Il les fait comprendre dans la Parole de Sa grâce. Nous ne devons pas, par contre, penser que les gens animés de l'esprit du monde seront désireux et capables de juger les enfants consacrés de Dieu avec de telles lumières, qui sont faites d'amour, de charité, de patience, d'endurance et d'amour fraternel.
Notre adversaire, « le dieu de ce monde », dirige les humains vers les hypocrites qui se servent du nom de Christ et de Sa loi d'amour comme d'un manteau pour recouvrir leur méchanceté et leur égoïsme. Satan cherche en outre à défigurer les termes et conditions imposés à ceux qui suivent l'école de Christ pour les rendre incompréhensibles, non seulement au monde, aux chrétiens formalistes et hypocrites, mais aussi aux véritables disciples, pour les décourager et les détourner du vrai chemin ; il les persuade, contrairement aux enseignements des Ecritures, qu'ils sont jugés selon la chair et non selon l'esprit.
Ceux qui sont déterminés à finir leur vie à l'école de Christ sont de véritables disciples ; ils auront leur diplôme, seront cohéritiers de leur Seigneur et Ses associés lorsqu'Il instruira et bénira toutes les familles de la terre. Entrer à cette école ne veut pas précisément dire, avoir obtenu ces résultats. Comme notre Seigneur l'enseigne, ce n'est qu'en suivant cette école jusqu'à la fin, en marchant selon les directions du Maître, de Sa Parole de vérité, fidèlement et avec persévérance qu'on arrive au but proposé. Nous devons donc, à chaque étape de notre voyage ici-bas, nous rendre compte si nous avons fait des progrès ; c'est un privilège de pouvoir le faire ; nous devons voir si nous connaissons de mieux en mieux la vérité et si cette vérité nous rend libres de plus en plus. Nous ne devons pas, d'autre part, croire à la possibilité d'obtenir une connaissance complète ou une véritable liberté en un jour.
LA CONNAISSANCE ET CE QUI EN RÉSULTE.
La lumière de la vérité a pour effet de briser les chaînes de la superstition et de donner la liberté au peuple. Les effets de cette lumière par contre sont incertains pour ceux qui ne sont pas disciples de Christ. A certaines personnes, la lumière de la connaissance et la liberté apportent un malheur aussi bien qu'une bénédiction, car elles les conduisent souvent à 1 arrogance, à la bonne opinion de soi-même, à la méchanceté, à l'orgueil, aux querelles, au mécontentement. Ces mauvaises choses sont le résultat apporté par la lumière dans le cœur rendu libre en partie seulement, mais qui, d'un autre côté, est resté lié. C'est là la condition dans laquelle se trouve le monde civilisé ainsi que l'église nominale.
Les vrais disciples qui prêtent attention à la Parole du Grand Maître et restent en toutes choses Ses élèves, ne sont pas seulement libérés des superstitions et de l'ignorance, mais aussi du service du péché. Ils ont en échange l'appréciation exacte de leurs défauts et faiblesses naturels et celle de la pensée divine - la Vérité. En conséquence, leur liberté les bénit au lieu de leur nuire ; elle leur apporte l'humilité au lieu de l'orgueil et de l'arrogance ; la patience au lieu de la colère ; la générosité et la bienveillance au lieu de la rancune et de l'égoïsme ; la joie et la paix au lieu du mécontentement et de l'amertume d'esprit. Véritablement, le Fils seul peut nous rendre réellement libres (Manne du 12 juillet).
Notre liberté n'est cependant pas une liberté de la chair, il faut nous en souvenir ; c'est une liberté du cœur, de l'esprit, de la volonté, c'est la liberté de la nouvelle nature ; cette liberté est incomplète, il est vrai, aussi longtemps que nous possédons ce trésor dans un vase de terre, aussi longtemps que la Nouvelle-Créature doit agir par le moyen de son corps charnel imparfait. Les frères de Christ, les « fils du Très-Haut » ne seront parfaitement libres que lorsqu'ils auront part à la première résurrection - Ps. 17 : 15.
« VOUS ÊTES ESCLAVES DE CELUI À QUI VOUS OBÉISSEZ »
Notre Seigneur dit que ceux qui commettent le péché sont les esclaves du péché et ne sont pas libres. Selon l'Apôtre Jean, « celui qui pèche est du diable » et « Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous » (1 Jean 3: 8 ; 1 : 8). Comment faut-il harmoniser les paroles précédentes avec celles qui suivent « Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » et comment faut-il comprendre ces dernières ? - Rom. 6 : 18.
Les Ecritures disent que le nouvel esprit ne pèche pas, mais aussi qu'il n'y a rien de parfait, de juste dans notre chair déchue. Il est nécessaire de nous souvenir de ces deux vérités, si nous voulons méditer et comprendre ce sujet. La Nouvelle-Créature, dont la chair est considérée comme morte, est engendrée de Dieu et est représentée par le nouvel esprit. Cette Nouvelle-Créature ne peut pas pécher, car, dans son essence ou son germe implanté par la vérité, « l'esprit de la vérité », elle est opposée au péché. Cette Nouvelle-Créature est si bien en accord avec la justice, si pénétrée de l'esprit du Seigneur, de l'esprit de sainteté, qu'elle trouve son plaisir dans la sainteté, non dans le péché, et il en sera toujours ainsi tant que l'état d'engendré existe et que l'œuvre suit son cours. « Quiconque est engendré de Dieu ne pratique pas le péché (volontairement, il n'approuve pas le péché et ne prend pas plaisir à le commettre), parce que la semence de Dieu demeure en lui », (c'est-à-dire la semence sainte de la vérité, de l'esprit de la vérité par lequel il fut engendré), « et le, malin ne le touche point » - 1 Jean 3 : 9 ; 5 : 18.
Aussi longtemps que le cœur (l'esprit, la volonté) est saint, en harmonie avec Dieu et avec la justice, c'est-à-dire aussi longtemps que la semence de notre engendrement, l’esprit de vérité, l'esprit de sainteté demeure en nous, le nouvel esprit ne peut approuver le péché, mais doit être et sera son adversaire. Quoique la plupart des combats soient à soutenir contre les membres de notre nature humaine faible et déchue, contre leurs appétits et leurs désirs, néanmoins, ...nous sommes séparés et distincts de la chair. Ses faiblesses et ses imperfections ne sont pas imputées au nouvel esprit [mind] en Jésus-Christ, mais elles sont considérées comme couvertes et cachées sous le mérite du sacrifice rédempteur de notre Seigneur (Manne du 11 juillet).
Notre corps charnel, à cause de ses faiblesses provenant de la chute d'Adam et résultant aussi de son entourage mauvais, ne parviendra pas jusqu'à l'idéal placé devant lui par la loi divine, malgré tous ses efforts pour assujettir ce corps à la loi de Dieu ; cependant nous, si nous sommes de Nouvelles-Créatures, avons la promesse sûre des Ecritures nous disant que la justice de la loi est accomplie en nous (dans la Nouvelle-Créature) qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit. En d'autres termes, nous, comme de Nouvelles-Créatures, nous accomplissons la loi dans notre esprit et résistons de notre mieux aux influences séductrices de la chair. Nous cherchons le secours en Dieu, afin que, par la grâce de notre grand Professeur, nous puissions arriver à obtenir un caractère merveilleux des Nouvelles-Créatures qui sont acceptées par le Père céleste et sont des imitateurs de Son fils bien aimé.
Celui qui après être devenu une Nouvelle-Créature, s'engage volontairement dans la voie du péché et vit selon la chair, prouve par cela que la semence de la vérité, par laquelle il avait été engendré, est anéantie ; car, tant que cette semence demeure en lui, il ne peut pas pécher volontairement, intentionnellement.
DEUX MAISONS DE FILS DE DIEU.
Certaines personnes, qui n'ont pas été véritablement affranchies du péché et qui n'ont pas été reçues dans la famille de Dieu, peuvent quelquefois être utilisées, pendant un certain temps, à l'heure actuelle, comme des serviteurs travaillant à l'accomplissement du plan des Âges. Par exemple, Dieu se sert parfois, pour faire avancer son œuvre, de la colère de l'homme et de l'opposition de Satan. Dieu ne veut cependant pas que le péché se commette éternellement et que ceux qui sont les esclaves du mal vivent à toujours. Un jour, les fils de Dieu seront les seuls êtres qui auront le privilège d'exister. Pour éviter toute équivoque, il est bon de se souvenir qu'il y a des fils de Dieu de deux natures différentes :
1. Les fils de Dieu de l'Âge Évangélique, engendrés du Père, pour devenir les cohéritiers et les frères de Jésus-Christ notre Seigneur (1 Jean 3 : 2 ; Héb. 3 : 6). Cette maison de fils, engendrés à la nature divine, sera bientôt complète ; de nouveaux membres n'y seront jamais ajoutés. Ces fils-là obtiendront la nature divine.
2. Une autre maison de fils sera bientôt établie, car nous savons que notre Seigneur Jésus deviendra le Père des humains, il donnera la vie au monde, à tous les humains qui accepteront ce don de Dieu et se soumettront aux termes et conditions de la Nouvelle Alliance, pendant le Millénium. Ces fils-là seront les enfants de la seconde résurrection, tandis que les membres de l'Église seront les fils de la première résurrection, c'est-à-dire les premiers-nés. L'Apôtre parle de ces fils de Christ qui ne seront complètement nés qu'à la fin de l'Âge millénaires, il dit qu'eux aussi seront affranchis de la servitude de la corruption (de la mort) pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu » ; ils seront libérés du péché, de la mort, des soupirs, des pleurs, des souffrances, etc. Ceux-là jouiront du privilège offert à tous les fils de Dieu : ils obtiendront leur héritage par le moyen de la grande offrande pour le péché. Les membres de cette classe recevront la nature humaine parfaite.
Les deux derniers paragraphes du R 2438 ne sont pas repris dans l’article de la TG :
La classe terrestre de la restitution sera donc des fils du Christ, qui a acheté leur vie et qui leur donnera à nouveau ce qui a été perdu en Adam et qu'Il a racheté au prix de Sa propre vie. Mais cela n'implique pas que ceux-ci ne finiront pas par posséder Jéhovah comme leur Père et par être possédés par Lui comme Ses fils. Au contraire, la tradition typique d'Israël sur ce point le montre clairement. Par exemple, tous les Israélites étaient considérés comme des enfants d'Abraham, des enfants d'Israël et des enfants de Jacob.
Mais la pensée centrale que nous voulons faire passer est que tous ceux qui seront reconnus par Dieu comme des fils à un moment donné doivent être libérés de la corruption du péché par le Fils unique de Dieu, le Médiateur, et seuls ceux-là sont vraiment libres.