R 2309 (VP 2006 468 2)
LE COMBAT DU CHRÉTIEN
« Combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle » - 1 Timothée 6 : 12.

Les disciples de Christ doivent être des pacifiques, et sont instruits dans ce sens d'être « en paix avec tous les hommes » ; néanmoins, ils sont les plus grands combattants que le monde n’ait jamais connus, selon le principe que celui « qui gouverne son esprit vaut mieux que celui qui prend une ville » (Prov. 16 : 32). Mais il y a de bons et de mauvais combats. Un bon combat est celui qui est dans l'intérêt de ce qui est bon - de ce qui est vrai, noble, pur, pieux – une bataille pour la justice ; toute autre lutte est un mauvais combat, pour une cause indigne.

Mais qui sont ces combattants dont parle notre texte, que l'Apôtre Paul appelle à combattre un bon combat ? Fait-il appel à tous les hommes ? Aux pécheurs ? Ou simplement aux chrétiens nominaux ? Nous répondons non, à aucun de ceux-ci ; il ne s'adresse qu'à Timothée et indirectement au reste des consacrés. L'Apôtre s'adresse à eux en tant que porte-parole du Capitaine de notre salut, Jésus-Christ, et il serait tout à fait hors de question qu'un général ou capitaine donne des ordres à ceux qui n'ont pas rejoint son armée, et n'ont pas reconnu son autorité. C'est pourquoi il est évident qu'il ne s'adresse pas au monde en général, ni aux chrétiens nominaux qui n'ont jamais fait alliance avec le Seigneur. « Le Seigneur connaît ceux qui sont siens » (2 Tim. 2 : 19). Ce sont ceux-là qui sont concernés par les instructions relatives au combat qui a lieu actuellement - qui progresse depuis que le Capitaine de notre Salut a commencé la guerre il y a environ dix-neuf siècles.

Pour qui combattons-nous - pour Dieu – pour Christ ? Non, répondons-nous. Nous combattons pour nous-mêmes. Beaucoup commettent une grande erreur sur ce point en semblant imaginer que combattre le bon combat de la foi c'est faire quelque chose pour Dieu, et que cela mérite Ses remerciements et Sa récompense. Le Dieu Tout-Puissant n'a pas besoin que nous combattions pour Lui. Il est omnipotent, tout à fait capable de prendre soin de Lui-même et de Sa cause ; Il n'a besoin d'aucun de nos faibles efforts. Prétendre que nous combattons pour Dieu serait aussi incohérent que si les Cubains disaient que, en 1898, ils combattirent pour les Etats-Unis. Ce sont les Etats-Unis qui combattirent pour porter secours aux Cubains. Aussi, c'est Dieu qui combat pour nous, nous aide et nous encourage à combattre le bon combat de la foi, en faveur de nous-mêmes. Il est bon que ce trait caractéristique du sujet soit clairement discerné.

Contre qui combattons-nous ? Nous répondons que notre bataille n'est, ni contre nos semblables, ni avec des armes charnelles (2 Cor. 10 : 4, 5) ; en fait, nous pouvons avoir une grande sympathie même pour nos ennemis les plus implacables qui, dans la mesure de ce que la civilisation moderne permettra, sont prêts et disposés à nous employer avec malveillance, à nous persécuter, et à dire faussement contre nous toute sorte de mal. Nous pouvons comprendre facilement qu'ils sont aveuglés dans une grande mesure, soit par leurs propres préjugé et passion, soit par les fausses doctrines trompeuses, la superstition etc. du grand Adversaire ; c'est pourquoi notre guerre n'est pas dirigée contre eux, et nous devons chercher à leur faire du bien lorsque nous en avons l'occasion favorable « enseignant avec douceur les opposants" (2 Tim. 2 : 25). Lorsque nous avons affaire à eux, loin de lutter contre eux et de rendre le mal pour le mal, notre Capitaine nous a commandé de rendre le bien pour le mal, la gentillesse pour la rudesse, l'amabilité pour la discourtoisie. Il nous enjoint de chercher à faire du bien à ceux qui disent du mal de nous et nous persécutent, afin que les yeux de leur compréhension puissent être ouverts, et qu'ils puissent discerner qu'il y a plutôt un signe d'esprit d'amour, de générosité, de douceur, alors qu'ils supposent que tout est mû par le même esprit malveillant d'égoïsme qui les contrôle.

Notre combat doit être contre le Péché – le grand tyran qui a capturé notre race en la personne du père Adam, et l'a maintenue dans l'esclavage depuis lors jusqu'à présent - payant régulièrement depuis six mille ans la terrible peine de mort, avec tous ses accompagnements de maladies, souffrances, chagrins et malheurs. Oui, voilà notre ennemi.

Indirectement, Satan est notre ennemi, parce que ce fut à cause de son influence que le père Adam devint l'esclave du Péché ; et Satan continue encore dans la même voie, et tente même encore maintenant de nous ramener sous la domination du péché, et de nous y maintenir. Cependant, nous ne devons pas oublier que notre combat n'est pas directement avec Satan, ni que nous ne devons proférer contre lui « un jugement injurieux » (Jude 9) ; mais nous devons plutôt dire, avec Michaël, « que le Seigneur te censure » ; et nous devons attendre le temps et la voie du Seigneur pour censurer Satan. Néanmoins, nous devons lui résister ; c'est-à-dire que nous devons résister à son influence, à ses tromperies, et à ses tentatives pour nous fourvoyer dans l'erreur et le péché.

L'Apôtre Paul nous enseigne que « notre lutte n'est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités ..., contre la puissance spirituelle de méchanceté [esprits méchants] qui est dans les lieux célestes [positions élevées] » (Eph. 6 : 12). Satan, en tant que grand maître ou général du Péché, est largement mêlé aux diverses influences contre lesquelles nous devons lutter. Ce sont son astuce, ses « artifices », qui supervisent la bataille contre nous ; et puisqu'il est un être spirituel et, par conséquent, beaucoup plus intelligent que nous, le combat serait très inégal, si nous n'avions pas un conducteur spirituel au moins aussi puissant. Mais nous ne sommes donc pas laissés sans aide pour combattre contre une sagesse et une ruse supérieures. Notre Capitaine en chef, le Seigneur Jésus, a vaincu le Péché et a été glorifié ; et Il est de notre côté, de telle sorte qu'avec l'Apôtre (1 Jean 4 : 4), nous pouvons dire en toute confiance, « Celui qui est avec nous est plus grand que tous ceux qui sont contre nous » - Satan et ses cohortes d'esprits mauvais, et ses agents et serviteurs terrestres abusés.

D'après les Écritures, les agents par lesquels notre grand ravisseur, le Péché, cherche à nous garder comme esclaves (ou si nous nous sommes libérés, à regagner son influence sur nous), sont au nombre de trois : le monde, la chair, le diable. Nous avons constaté l'influence puissante du diable, en tant que grand chef général du péché. Nous verrons ensuite dans quel sens le monde est notre adversaire, et dans quel sens nous devons nous battre contre lui. Nous venons de voir que nous ne combattons pas avec des armes charnelles, et que, en aucun sens du terme, nous ne combattons ou luttons contre nos semblables dans le monde, comprenant qu'ils sont aveuglés par l'Adversaire, et que bien peu, s'il y en a, sont responsables de leur conduite ; notre lutte ne doit pas être contre eux. C'est contre « l'esprit du monde », son influence, que nous devons lutter : il faut le combattre et lui résister – la disposition du monde, l'esprit du monde, les mobiles qui font agir le monde, les ambitions du monde, l'orgueil de la vie et la nature trompeuse de la richesse - nous devons résister contre ces choses, ces manières fausses de les voir telles qu'elles sont vues du point de vue du monde - et c'est un combat quotidien.

Enfin, notre bataille est contre la chair – notre propre chair. Depuis que le péché a capturé notre race en la personne du père Adam, son esclavage a contribué à la dégradation mentale, morale, religieuse et physique. Sa tendance est uniquement envers le mal, et ceci continuellement ; et c'est seulement dans la mesure où nous nous débarrassons de ses influences aveuglantes, ses goûts et désirs pervers, ses ambitions, ses espérances et amours que le péché cultive - c'est seulement dans cette proportion que nous arrivons à voir les choses sous leur jour véritable, et à avoir, ne fut-ce qu'une vision fugitive de notre propre condition dégradée. Mais notre grand Capitaine, qui est aussi « le souverain sacrificateur de notre confession » (Héb. 3 : 1), nous a rachetés de l'esclavage du Péché, avec Son propre sang précieux. Il a eu compassion de nous, et lorsque nous avons pris conscience de notre déplorable condition et accepté Son aide, Il nous a libérés du joug de l'esclavage du Péché.

Mais nous avons encore les signes du péché dans notre corps - les dispositions au péché, qui sont devenues presque une seconde nature pour nous, comme conséquence de la longue période de près de six mille ans d'esclavage. Nous sommes libres maintenant et, par l'esprit, nous servons la loi de Christ et sommes acceptés dans Son armée de soldats de la croix, afin de lutter pour la justice, la vérité, la bonté et la pureté. Nous trouvons cependant notre nouvelle volonté tourmentée par les goûts et inclinations perverties de notre propre chair, envers le service de l'ancien maître. Ce n'est donc pas le moindre de nos combats, en tant que disciples de Christ Jesus, que celui qui est mené contre ces tendances perverties de notre chair, et cette lutte contre elles est quotidienne. Avec l'Apôtre Paul, un des grands soldats de notre guerre, nous devrions pouvoir dire : « Je mortifie mon corps [ma chair et ses désirs] et je l'asservis [en soumission à ma nouvelle volonté, mon nouveau moi], de peur qu'après avoir prêche aux autres, je ne sois moi-même désapprouvé » (1 Cor. 9 : 27).

Depuis le moment on nous nous sommes enrôlés sous la bannière de notre Capitaine, c'est-d-dire depuis le temps où nous Lui avons fait une pleine consécration pour combattre le bon combat et pour déposer notre vie à Son service - à partir de ce moment-là II considère notre chair comme morte : parce que notre esprit est renouvelé - vivant selon Dieu en nouveauté de vie. C'est pourquoi ces signes du péché que nous cherchons à soumettre absolument à la volonté de Dieu en Christ, ne sont pas reconnus par le Seigneur comme la volonté ou les signes de la Nouvelle-Créature ou des nouveaux cœur, esprit et volonté, engagés à Son service. Mais plutôt, ils sont simplement reconnus comme une partie de l'ennemi général, le Péché, que nous poursuivons et combattons, contre lequel nous nous sommes engagés à résister et à lutter ; et, pour vaincre ce péché, Il nous a promis Sa grâce et Son aide.

Ce sont ces ennemis dans notre propre chair qui nous causent les plus grandes difficultés. C'est à ceux-là que Satan fait appel : ceux qu'il cherche à encourager dans leur lutte contre le nouvel esprit de notre mentalité ; c'est par eux que l'esprit du monde s'approche le plus de nous et cherche à nous capturer et à nous ramener dans l'esclavage du péché. Pour ainsi dire, le chrétien est assailli, cerné de toutes parts par des ennemis qui cherchent notre perte et notre retour à l'esclavage. Nous devons nous battre - nous battre pour nous-mêmes, nous battre pour notre propre liberté, nous battre pour remporter la victoire sur nos propres faiblesses, nous battre contre l’esprit du monde, nous battre contre les illusions et les pièges de l'Adversaire par lesquels il cherche à faire paraître mal ce qui est bien, et juste ce qui est indésirable. Il n'est guère étonnant, dès lors, que le soldat chrétien soit exhorté à être continuellement vigilant ; il n'est guère étonnant qu'il soit exhorté à « revêtir l'armure complète de Dieu » (Eph. 6 : 11), ni qu'il soit mis en garde contre ses ennemis divers et rusés, en particulier contre ceux de sa propre chair.

Rendons grâces à Dieu pour le grand Capitaine de notre salut. Rendons grâces à Dieu pour la grande armure de Sa Parole, par laquelle nous obtenons le casque du salut, la connaissance intellectuelle pour nous protéger contre les illusions de nos propres sens et ignorance pervertis, et contre les ruses de l'Adversaire. Rendons grâces à Dieu pour la cuirasse de la justice, le mérite de Christ et Son grand sacrifice, qui rachète nos imperfections et couvre nos organes vitaux et, de ce fait, garantit notre vie - la vie éternelle. Dieu soit loué également pour le bouclier de la foi, de l'assurance, ou de la confiance en Lui qui nous a rachetés, en réalisant que Celui qui a commencé le bon travail en nous est également capable et disposé aussi à l'achever ; rendons-Lui grâces pour la compréhension que, puisqu'Il nous a aimés alors que nous étions encore les esclaves du Péché, et nous a rachetés de cet esclavage par le sang précieux de Christ, Il nous aime beaucoup plus maintenant et Il est bien davantage prêt à nous aider, alors que, par Sa grâce, nous sommes libérés du péché, et devenus serviteurs de la justice. Dieu soit loué également pour les sandales, la préparation que donne la Vérité, à supporter les difficultés avec patience, nous protégeant sur le chemin de la vie contre les animosités aiguës du monde durant notre voyage de Pèlerin. Rendons grâces à Dieu pour l’épée de 1'Esprit, la Parole de Sa Vérité, comme défense par laquelle nous pouvons résister à l'Adversaire, et comme arme offensive avec laquelle nous pouvons attaquer et vaincre le péché, l'erreur, l'égoïsme et l'esprit mondain, et ainsi donc remporter la victoire grâce à Lui qui nous a aimés et achetés.

BIENFAITEURS COMBATTANT POUR LES AUTRES.

Nous avons vu que notre combat est en notre faveur, et en faveur les uns des autres. Nous combattons jusqu'à la mort par autodéfense, pour garder notre propre liberté et celle des autres. Comme le disent les Apôtres : « Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang [la mort] en combattant contre le péché » - « nous devons laisser notre vie pour les frères » (Heb. 12 : 4 ; 1 Jean 3 : 16). Et nous pourrions ajouter que, alors que le Roi n'a pas besoin de notre combat en Sa faveur, néanmoins nous avons quelquefois un grand plaisir et un grand profit en défendant l'honneur de Son nom et la majesté de Son gouvernement juste, contre les assauts de ceux qui, méchamment ou aveuglement, les représentent faussement.

Mais il y a un autre aspect caractéristique de notre combat à coté de tous ceux-là. Pour observer ce trait caractéristique clairement et distinctement, nous devons adopter une position élevée et prendre note de la tendance entière du conflit qui progresse maintenant depuis plus de dix-neuf siècles, et du grand objectif qui, le Roi Lui-même l'a déclaré, sera le résultat de cette bataille. Il est celui-ci : non seulement nous, mais le monde entier fut « vendu au péché » par le père Adam - le monde entier, tout autant que nous, est esclave du péché. Non seulement cela, mais notre grand Rédempteur qui nous a achetés par Son précieux sang, l'a donné également en prix d'expiation « pour les péchés du monde entier » (1 Jean 2 : 2). Ainsi, II acheta le droit, non seulement de nous libérer (Son Église, Son armée), mais également le droit de libérer tous les esclaves du pouvoir du Péché. Il n'a pas exercé l'œuvre de libération de tous les esclaves du Péché pendant l'Âge de l'Évangile, mais a limité Son œuvre de libération à un petit nombre, qui est maintenant Son armée ; néanmoins, Il nous informe que le dessein de cette sélection actuelle est d'employer les élus comme Ses assistants dans Son Royaume, qu'Il établira au moment où Il prendra Son grand pouvoir et régnera, pour renverser complètement le Péché et libérer totalement l'humanité de son esclavage.

L'Apôtre Paul, un des lieutenants sous notre grand Capitaine, parle de la délivrance à venir du monde, disant : « Toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu'à maintenant [sous l'esclavage implacable du Péché, et de son joug, la mort], attendant la révélation des fils de Dieu. Car la création [le monde de l'humanité], ... sera affranchie de la servitude de la corruption [l'esclavage de la mort, avec tous ses accidents de peine, de chagrin et de trouble], pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu [la perfection de la vie, et tous les glorieux privilèges qui appartiennent aux fils parfaits de Dieu sur tous les plans - divin, angélique et humain] » (Rom. 8 : 19, 21, 22).

Nous voyons donc que le pauvre monde, gémissant dans son esclavage, attend le grand événement dont parla l'Apôtre disant, « Encore très peu de temps, et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » (Héb. 10 : 37). L'intérim entre la rédemption et la délivrance n'est que de peu de temps, du point de vue de l'estimation divine, selon laquelle mille ans sont comme un seul jour, comme le jour d'hier, et comme une veille dans la nuit. De ce point de vue, les dix-neuf siècles pour la sélection de la Semence d'Abraham ne sont « qu'un peu de temps » - moins de deux jours « avec le Seigneur » - et seront bientôt passés. Alors, avec leur Maître et Capitaine, ils seront avec Lui libérateurs des humains du joug du péché et de la prison de la mort. (Cette période de deux jours (2000 ans) semble être évoquée dans le type de l'appel de Rebecca pour être l'épouse d’Isaac, où seulement deux jours sont mentionnés - Gen. 24). Quelle perspective glorieuse, quelle bienveillante ambition est ainsi placée devant nous dans l'Évangile, en relation avec l'œuvre future de tous ceux qui sont maintenant appelés à être de bons soldats pour Sa cause - la cause de la justice et de la Vérité. O, combien nous sommes désireux d'être « plus que vainqueurs », de pouvoir hériter de ces privilèges bénis - assurer cette grande faveur d'association avec notre Rédempteur dans Son œuvre de bénédiction de toutes les familles de la terre !

C'était au sujet de cette grande œuvre de délivrance du monde de l'esclavage du Péché, des faiblesses et imperfections de la nature déchue, et de la prison de la tombe, que notre Maître parlait, lorsqu'Il citait la prophétie relative à Lui-même, qui dit « L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, parce que l'Éternel m'a oint pour apporter de bonnes nouvelles aux débonnaires ... pour panser ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs [du Péché] la liberté [délivrance], aux aveugles [dont les esprits ont été aveuglés par le dieu de ce monde], le recouvrement de la vue, et aux prisonniers l'ouverture de la prison [Hadès] » (Es. 61 : 1 ; Luc 4 : 18). L'œuvre restreinte qu'a faite le Seigneur lors de Son Premier Avènement, en guérissant les aveugles, les malades et les boiteux de naissance, et en rendant la liberté de la prison de la mort à quelques-uns, n'était qu'un avant-goût de l'œuvre plus grande et plus magnifique qui sera accomplie par Lui et Ses glorieux soldats de la croix à Son Second Avènement.

Si les guérisons physiques et temporaires de la maladie et de la mort, lors du Premier Avènement de notre Seigneur, furent de grandes bénédictions, combien plus grandioses et plus bénies seront les « œuvres plus grandes que celles-ci », que nous aurons le privilège d'accomplir durant l'Âge Millénaire, en association avec Lui ! Combien plus grande est l'œuvre d'ouvrir les yeux de l'entendement que celle d'ouvrir les yeux physiques ; combien plus grande est l'œuvre de guérir les faiblesses de caractère que celle de guérir les faiblesses physiques ; combien plus grand est le don d'une oreille pour entendre la Vérité, la comprendre et l'apprécier, que celui d'ouvrir l'oreille naturelle aux bruits naturels ; combien plus grande est l'œuvre de se détacher des paroles du monde et de proclamer les louanges de Celui qui les a délivrés, que celle de délivrer simplement la langue du muet pour parler de choses naturelles ; combien plus prodigieuse est l'œuvre de donner la vie éternelle à tous ceux du monde des humains qui l'accepteront sous les termes de la Nouvelle Alliance, plutôt que celle d'allonger de quelques années la vie de Lazare, celle du fils de la veuve de Naïn, et celle de la fille de Jaïrus !

Oh, nous louons le Seigneur pour cette glorieuse perspective de Lui être associés dans ces « œuvres plus grandes » de l'avenir, et nous les voyons toutes englobées dans Son affirmation que « l'heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix ; et ils sortiront » (Jean 5 : 28, 29). Toutes les oreilles sourdes de l'entendement seront débouchées ; elles entendront, dans le sens que la connaissance du Seigneur remplira toute la terre. Et, de plus, l'assurance du Maître est que ceux qui entendent convenablement, de façon obéissante, vivront - non pas « vivre dans ce pauvre ordre de choses mourant » du temps présent, mais vivre dans le sens superlatif le plus grand de la vie - dans la perfection de l'être, avec le pouvoir de la vie éternelle, relevés complètement hors du péché et de la mort, en retour à la plénitude et la perfection de vie que Dieu donna à l'origine, et qui fut perdue en Eden.

ON NE DEMANDE QUE DES COMBATTANTS DANS L'ARMÉE DU SEIGNEUR.

Dans les armées de la terre, il y a beaucoup de chances que des soldats ne voient jamais une bataille, que la majorité d'entre eux ne perdent jamais une goutte de sang ; mais dans notre armée, c'est l'inverse. Nous savons tous, au moment de l'enrôlement, que nous sommes certains de faire notre service, et cela non seulement dans une bataille, mais dans de nombreuses batailles. Nous savons que même s'il peut y avoir des moments de combats spéciaux internes et externes, il n'y aura jamais un moment ou il y aura une cessation d'hostilités telle que nous puissions considérer nos ennemis comme étant complètement en déroute, et nous-mêmes libres de nous retirer pour nous reposer. En outre, nous sommes clairement informés au moment de notre enrôlement qu'il n'y a pas de démobilisation dans ce combat. Cependant, nous pouvons déserter et, en vérité, nous sommes libres de le faire, puisque dans cette armée, personne n'est retenu en esclavage.

Tous ceux qui veulent retourner au service du Péché ont une pleine opportunité d'agir ainsi, n'importe quand et n'importe où. Notre Capitaine désire ceux, et ceux-là seuls, qui servent la Vérité avec l'esprit de la Vérité, avec un désir de servir, avec un amour du service ; tous les autres sont de mauvais soldats. Nous sommes informés, au moment de notre enrôlement, que la fin de notre service serait la fin de la guerre ; et, de plus, nous sommes informés que la fin du combat, pour ce qui nous concerne, signifierait la fidélité jusqu'à la mort. « Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apoc. 2 : 10). Ce n'est que par la mort que nous pouvons finir notre course, et seule la fidélité jusqu'à la fin peut nous permettre d'être comptés par notre capitaine parmi les vainqueurs.

Beaucoup d'autres batailles que les nôtres sont en cours, et de nombreux corps d'armée différents combattent de tous côtés ; mais le nôtre est différent de tous les autres. Nous pouvons nous intéresser à certaines de ces batailles plus qu'à d'autres. Certaines d'entre elles, beaucoup plus proches que d'autres, peuvent s'adresser à nous comme étant d'un genre considérablement en harmonie avec le « bon combat » que nous livrons, et dans cette mesure nous pouvons sympathiser de tout cœur avec les autres ; mais nous ne pouvons faire plus que cela : car notre alliance, [notre engagement, notre bataille], est la plus importante de toutes, et pour elle nous avons promis par contrat tous nos instants et tous nos talents. Par exemple, nous pouvons sympathiser avec ceux qui combattent contre l'alcool et les narcotiques et en faveur de la tempérance ; nous pouvons sympathiser avec d'autres qui combattent pour une élévation sociale générale dans le monde civilisé ; nous pouvons sympathiser avec ceux qui donnent leur vie pour une élévation sociale dans des pays païens, comme missionnaires ; nous pouvons sympathiser avec ceux qui risquent leurs vies pour la cause de la liberté contre l'oppression, comme dans la guerre au Cuba.

Mais tandis que nos sympathies doivent toujours être du côté de tout ce qui se fait envers la justice, la bonté, la vérité, la pureté - tout ceci d'ailleurs se rapportant de façon proche ou lointaine à notre cause de justice, nous ne pouvons nous détourner pour aider dans ces autres guerres. La nôtre est plus importante, la nôtre est le combat que le Seigneur Dieu Tout-Puissant a projeté, et que le Seigneur Jesus, en tant que Son Capitaine Général, fait avancer et amènera bientôt à un succès glorieux qui assurera de meilleurs résultats, de meilleures conditions que celles auxquelles les divers combattants pour la tempérance, l'ordre et la liberté ont jamais rêvé.

FAUSSES ARMÉES.

Mais nous devons prendre garde à certaines tromperies que notre grand Adversaire avance, par lesquelles il veut nous séduire et nous faire entrer dans la mauvaise armée : il apparait comme un ange de lumière, comme un serviteur de la justice, comme un combattant pour la cause du Seigneur. Il a organisé un grand nombre de faux corps d'armée, dans lesquels il tente d'attirer tous ceux qui apprennent quelque chose de la liberté de Christ, et désirent devenir et rester soldats de la croix. Pour rendre la chose plus séduisante et trompeuse, 1'Adversaire se garde soigneusement de toute suggestion de sa relation avec ces choses. En vérité, il met en avant comme conducteurs et sous-officiers dans ces diverses armées, autant de soldats de la croix qu'il peut attirer dans une condition complètement induite en erreur, afin que ces armées puissent être les plus attrayantes pour ceux qui recherchent le service du Seigneur. Ces armées ne sont pas choisies comme l’armée du Seigneur, et elles offrent beaucoup d'incitations aux soldats et en attirent un grand nombre qui sont réellement des serviteurs de l'Adversaire, parce qu'elles promettent de grandes récompenses et peu ou pas du tout de combat, ainsi qu'une vie sociale généralement agréable au camp. Ces conditions d'engagement semblent tellement plus favorables que celles que le Seigneur offre, et sur l'ensemble ces corps d'armée sont si grands, si agréables et attractifs, que beaucoup de soldats de la croix font l'erreur de s'engager sous de mauvaises bannières.

La bannière de ceux du Roi porte un blason avec une croix et une couronne et, sur le revers, les noms du Roi et du Capitaine, et la loi de cette armée, comprise brièvement en un mot, « Amour ». Les autres corps trompeurs, qui ne sont pas ceux du Roi, mais qui renferment beaucoup de gens qui ont l'illusion d'être dans le bataillon du Roi, ont des bannières diverses, avec des noms divers ; et leurs soldats sont généralement enrôles sous de fausses conceptions de l'objectif de la guerre, ainsi qu'au sujet de ses résultats. On leur donne l'instruction qu'en se joignant à cette armée ils obtiendront le ciel, et éviteront un enfer de tourment éternel. Et les résultats de la guerre sont représentés sous plusieurs jours - soit que le nombre complet de ceux qui obtiendront le ciel sera très petit, et que le nombre total de ceux qui iront au tourment éternel est immensément grand, soit que peu d'entre les intelligents iront au ciel, et que la majorité des intelligents iront au tourment éternel, tandis que beaucoup des ignorants et des non civilisés iront au ciel, et peu d'entre eux au tourment éternel.

Avec ces représentations erronées, ces armées sont immenses en nombre, en comprenant beaucoup qui ont comparativement peu d'intérêt pour la justice ou pour la cause du Roi, mais un grand intérêt à tenter d'échapper à l'horrible châtiment qui est présenté comme s'attachant à une négligence à s'enrôler dans ces armées. Et, notons-les, ces différentes armées sont fort en accord les unes avec les autres, en maintenant un certain niveau d'amitié, parce que leurs espérances et desseins sont pratiquement les mêmes. Mais, pour des raisons similaires, elles sont largement hors d'harmonie avec Ceux du Roi. Les espérances, desseins, méthodes, bannière et tout ce qui appartient à ces derniers diffèrent si radicalement de ceux des premières qu'elles ne peuvent pas avoir de fraternité réelle avec les soldats de notre armée ; et pour empêcher les meilleurs de leurs soldats de déserter ou de rejoindre l'armée du Seigneur, elles sont portées à dire faussement toute sorte de mal contre elle, à représenter faussement ses espérances, desseins, ambitions et efforts, l'appelant même l'armée du diable.

Il n'est pas difficile de reconnaître ces grandes et nombreuses armées, organisées sous la direction du grand Adversaire. Leurs noms sont en vue sur leurs bannières dans toutes les directions ; et on dit à leurs soldats que la bataille principale consiste à combattre pour leurs armées respectives et leurs revendications et noms. La bannière de l'une de celles-ci est le Presbytérianisme, une autre le Méthodisme, une autre l'Église catholique, une autre le Luthérianisme etc., etc. L'armée du Seigneur est petite, alors que ces armées se vantent de leurs millions. La déclaration scripturale concernant cette petite armée est, « Il a choisi peu de grands, peu de sages, peu d'érudits, mais les pauvres de ce monde, riches en foi, pour être héritiers du Royaume ». Ces autres armées se vantent toutes du contraire, des grandes richesses qu'elles ont accumulées, de leur sagesse, de leur érudition, de la richesse de leurs membres, de leur influence dans le monde des affaires. Il y a une si grande différence à cet égard, qu'il est frappant que ceux qui désirent trouver « ceux du Roi » seraient déçus. Cependant, le Roi Lui-même reconnaît que certains de ceux qui sont vraiment Siens, et qui désirent se trouver dans Son armée, sont dans ces armées contrefaites, qu'Il appelle « Babylone ». Il les appelle donc disant : « Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez à ses péchés, et ne receviez pas de ses plaies ».

Il n'est pas suffisant non plus que nous ayons le bon esprit de loyauté à la justice, et d'opposition au péché en nous-mêmes et ailleurs. Il est opportun que notre guerre contre le péché se poursuive d'une manière systématique et intelligente. A cette fin, il appartient à chaque soldat de la croix de se souvenir qu'il n'est pas celui qui dirige le combat, ni celui qui le commande, mais qu'il doit combattre strictement en accord avec les instructions du Capitaine. Beaucoup, ayant à l'idée qu'ils doivent simplement combattre le péché, bataillent au hasard et à tort et à travers, et accomplissent peu de choses. L'Apôtre Paul s'exprimait contre cela quand il déclara : « Je combats ainsi, non comme battant l'air » (l Cor. 9 : 26). Battre l'air, que ce soit avec nos poings ou avec notre langue, nos paroles, est de fort peu d'effet. Nos énergies doivent recevoir l'instruction du Seigneur selon les lignes qu'Il a fixées, et non selon les voies de notre propre choix et de notre propre manque de sagesse. L'Apôtre Jacques (l : 19) exhorte à être « prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère ». Nous devrions tenir compte de l'instruction du Seigneur afin de savoir où exercer nos meilleurs efforts dans le combat. Selon Son indication, ceci peut être fait au mieux, ni en combattant les autres, ni en fomentant la querelle, ni par des paroles de colère ou de passion, mais en combattant une telle disposition en nous-mêmes, en vainquant nos tendances naturelles, en mortifiant notre chair avec ses affections, ses désirs, son agressivité, et en cultivant dans notre propre cœur, « un esprit doux et paisible qui est d'un grand prix devant Dieu » (1 Pi. 3 : 4).

Nous devons combattre le bon combat en chassant loin, et en mettant complètement en déroute hors de nos cœurs et dispositions, tous courroux, malice, haine, envie, conflit, amertume - toutes les œuvres de la chair et du diable – « achevant la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Cor. 7 : 1) ; et nous devons aider tous nos compagnons - soldats à faire de même. Nous devons élever haut la bannière royale du Seigneur, portant Son nom et Sa loi, et non une bannière à nous, ou avec l'emblème de certains autres hommes. Nous devons aider à élever cet étendard du Seigneur à la vue de tous ceux qui désirent sincèrement être Siens, et qui sont allés par erreur dans les mauvais corps d'armée. Nous devons être vaillants en cherchant à les libérer des illusions du grand ennemi qui cherche ainsi à les reprendre au piège et à les priver de la liberté par laquelle Christ les avait affranchis, et les amener sous un joug d'esclavage sectaire qui est, pour ses desseins, le meilleur après le joug de péché et de la grossière superstition. En agissant ainsi, nous ne battons pas l'air ; nous ne martelons pas simplement au sommet des chaires et nous ne nous enrouons pas à force de crier au coin des rues, en vain ; mais, comme les Apôtres, nous cherchons à avoir du tact, afin de pouvoir ainsi amener la Vérité à l'attention de ceux que notre ennemi rusé, Satan, cherche à prendre au piège. Notre délicatesse aura en vue leur liberté, tandis que sa ruse a pour but leur esclavage. C'est dans cet ordre d'idées que notre Maître a conseillé Ses soldats : « Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Matth. 10 : 16).

UN COMBAT DE LA FOI.

Notre texte appelle, à juste titre, ce bon combat un combat de la foi ; c'est un combat de la foi à tous points de vue. (1) C'est un combat sous un conducteur invisible, et contre un ennemi invisible ; ce n'est que par les yeux de la foi que nous reconnaissons le Capitaine de notre Salut, et que par Sa parole, unique pose à nous. (2) Le péché est reconnu par notre sens moral, tout comme la justice. Par la foi nous acceptons la Parole de Dieu et, sous les instructions de cette Parole, nous apprenons que certaines façons de penser, de parler ou d'agir sont justes à Ses yeux, en accord avec Son modèle, et que d'autres façons de penser, de parler ou d'agir sont donc mauvaises. Désormais nous acceptons ces conclusions par la foi dans la Parole – la révélation que Dieu nous a donnée. (3) Nous combattons pour une liberté et une gloire de la Vérité dont nous n'avons aucune connaissance, si ce n'est que nous l'acceptons par la foi. (4) Dieu a promis des choses extrêmement grandes et précieuses à ceux qui L'aiment - qui L'aiment au point de déposer leur vie à Son service. Nous voyons la récompense et nous voyons le Seigneur de gloire, avec les yeux de la foi, et pas autrement. (5) Les choses que nous voyons avec nos yeux naturels cherchent à nous influencer contrairement à notre course, cherchent à nous influencer à ne pas déposer notre vie, à ne pas cultiver l'esprit de débonnaireté, de douceur, de patience, d'amour, mais au contraire, à ce que nous cultivions l'esprit d'égoïsme, d'ambition, d'orgueil et d'avidité, l'esprit du monde. Ce n'est donc que si nous sommes capables d'avoir la foi que Dieu inspire, que nous serons capables de combattre le bon combat.

En raison de ces choses, nous voyons à quel point la foi est un élément important. Si nous ne l'avons pas, nous ne pourrons jamais devenir vainqueurs. Et la foi signifie avoir une certaine connaissance sur laquelle elle peut se reposer, certaines promesses à partir desquelles elle peut être construite. Nous avons celles-ci dans la grande et merveilleuse révélation divine. Il s'ensuit donc qu'il ne nous suffit pas de nous enrôler dans l'armée du Seigneur ; il est nécessaire aussi que nous allions à Son armurerie - la Parole - et que nous revêtions soigneusement toute l'armure qu'Il fournit. Celui qui ne fait pas cela ne suit pas la voie montrée par le Capitaine, et sera certain d'échouer dans la bataille. Cependant, nous ne devons pas penser que l'armure représente tout ce qui est nécessaire. Vraiment, les vérités doctrinales relatives aux différents traits du Plan divin et de la volonté divine nous concernant sont nécessaires, absolument essentielles pour notre victoire ; mais le fait de revêtir notre armure n'est pas tout, et n'assure pas la victoire. Il est nécessaire que, revêtus de l'armure, nous combattions selon les règles que nous venons d'examiner, même jusque dans la mort. Ne commettons donc pas l'erreur d'aller combattre sans l'armure, ou l'erreur également grave, de revêtir l'armure, et de négliger de combattre.

Notre Capitaine, en nous encourageant à avoir foi en Lui, et dans Ses promesses de secours, nous assure qu'Il ne nous laissera ni ne nous abandonnera ; qu'Il sera avec nous dans six détresses, et dans la septième Il ne nous abandonnera pas (Job 5 : 19), et qu'Il est absolument capable et désireux de faire concourir toutes choses au bien de ceux qui aiment Dieu – ceux qui sont appelés selon Son dessein. L'Apôtre Jean déclare (l Jean 5 : 4) : « C'est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi ».

CINQ POINTS IMPORTANTS.

Bien-aimés, soyons sûrs de ces choses :

(1) Que nous sommes engagés – que nous nous sommes entièrement consacrés à obéir au Capitaine de notre Salut.

(2) Que nous cherchons à obéir à Ses instructions et à revêtir l'armure qu'Il a fournie.

(3) Que nous combattons - résistons jusqu'au sang, luttons contre le péché sous toutes ses différentes formes.

(4) Que nous sommes si loyaux envers le Seigneur et tous ceux qui sont Siens, où qu'ils puissent être, que nous sommes disposés et prêts à « abandonner nos vies pour les frères » - pour les secourir, les encourager, les aider, dans des petits services autant que dans des choses plus importantes.

(5) Que nous nous souvenons qu'il ne peut y avoir de victoire qu'en gardant la foi - notre confiance dans le Seigneur comme notre Rédempteur, dans Son soin envers nous, dans Sa bonne volonté et Sa capacité à aider. Ainsi, et seulement ainsi, nous sortirons vainqueurs, grâce à Lui qui nous aima et nous racheta avec Son précieux sang, et à qui, avec Dieu notre Père, soient la louange et les actions de grâce éternelles.

« Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire, par notre Seigneur Jésus-Christ » ! (1 Cor. 15 : 57).