Cette déclaration de l’Apôtre Pierre suggère plusieurs pensées importantes :
(1) Cela indique la possibilité d’une riche entrée « dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ ». Ceci est la récompense promise aux vainqueurs de l’Âge de l’Évangile. En vérité, quand nous en considérons sa gloire infinie, la foi a tendance à s’ébahir devant la promesse que, pauvres et imparfaits comme nous le sommes, Dieu a l’intention, dans les Âges à venir, de montrer « les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus » (Éph. 2 : 7). Et pourtant, il en est ainsi. Ses précieuses promesses envisagent la filiation - l’admission absolue de ces appelés comme fils dans le Royaume, par le grand Souverain de tout l’univers.
[Les deux paragraphes suivants sont une traduction nouvelle, ne figurant pas dans cet article :
« Les promesses les plus grandes et les plus précieuses nous ont été données, afin que, par elles, nous participions à la nature divine, en échappant à la corruption qui règne dans le monde par la convoitise » - par les désirs mondains, « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie » - 2 Pi. 1 : 4 ; 1 Jean 2 : 16.
Ces promesses extrêmement grandes et précieuses envisagent l'adoption de ces appelés par le grand Souverain de tout l'univers comme Ses fils et Ses héritiers ; comme cohéritiers de Son Fils unique, héritier de toutes choses : ils seront avec Lui là où Il est et verront Sa gloire ; ils se dépouilleront de cette mortalité et, comme Lui, qui est « l'image expresse de la personne du Père », ils seront revêtus d'immortalité. Ainsi, ils seront pour toujours avec le Seigneur, et ils Le verront tel qu'il est, car ils Lui seront semblables. Ayant vaincu le monde, ils s'assiéront avec Lui dans Son Royaume, comme Il a vaincu et S'est assis avec le Père dans Son Royaume - Apoc. 3 : 21.]
Jésus déclara à Ses disciples : « Le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que moi je suis sorti d’auprès de Dieu » (Luc 12 : 32 ; Jean 16 : 27). Ce n’est pas non plus à contrecœur qu’Il donne le Royaume à Son peuple ; car st Pierre dit : « l’entrée vous sera richement donnée » ; il y a une bienvenue glorieuse, un accueil joyeux, parmi tous les hôtes célestes quand les lauriers de la victoire sont posés sur la tête de tous les soldats de la croix vainqueurs, les héros qui combattirent noblement « le bon combat de la foi » - qui gardèrent la foi, livrèrent bataille contre le monde, la chair et le diable, et achevèrent leur course dans la fidélité jusque dans la mort (1 Tim. 6 : 12).
Toute cette abondance de grâce et de gloire est l’héritage éventuel même du plus faible des disciples qui, ne faisant pas confiance à sa propre aptitude à rendre son appel et élection sûrs, s’attend humblement à Dieu pour obtenir la force d’endurer jour après jour la difficulté comme un bon soldat. Si quelqu’un essaie de le faire par ses propres moyens, il ne peut qu’échouer ; car l’épreuve ardente qui doit éprouver tout le monde s’avérera trop difficile pour la mentalité de la nature charnelle ; mais Dieu, qui opère dans le consacré le vouloir et le faire de Son bon plaisir, fortifiera et armera ceux qui dépendent de Sa grâce afin qu’ils puissent dire avec le Psalmiste, c’est « Dieu qui me ceint de force. … par toi, je courrai au travers d’une troupe, et, par mon Dieu, je franchirai une muraille » ; et avec st Paul ils peuvent dire, « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie » (Ps. 18 : 32,29 ; Phil. 4 : 13).
Donc, ne craignons pas de saisir les précieuses promesses qui nous sont offertes, alors que nous sommes aussi pleinement assurés que Celui qui a commencé en nous la bonne œuvre l’achèvera, si nous voulons Le laisser faire (Phil. 1 : 6). « C’est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi » (1 Jean 5 : 4) - pas la foi en nous-mêmes ; car nous ne pouvons avoir aucune confiance dans la chair. La pauvre, faible et chancelante chair ne nous permet pas de mettre notre confiance dans sa compétence, en ce qui concerne les grandes responsabilités de soldats de la croix. Nous devons tirer nos réserves de sagesse et de force d’en haut : elles ne sont pas en nous, sauf si elles y sont implantées par l’Esprit de Dieu.
« SI VOUS FAITES CES CHOSES »
(2) Ensuite nous remarquons que les paroles de st Pierre, tout en indiquant de façon encourageante la possibilité d’un héritage glorieux pour tous ceux qui sont appelés, impliquent également la possibilité de ne pas réussir à l’obtenir. Il y a un « si », une éventualité, sur laquelle la balance du Jugement divin quant à notre mérite ou à notre indignité de l’héritage doit pencher ; et c’est en raison de cette éventualité que st Paul encourage tous les appelés à une grande sobriété d’esprit et de circonspection dans la conduite, disant, « Que celui qui croit être debout, prenne garde qu’il ne tombe », et encore, « Craignons donc qu’une promesse ayant été laissée d’entrer dans son repos, quelqu’un d’entre vous paraisse ne pas l’atteindre » (1 Cor. 10 : 12 ; Héb. 4 : 1). Il ne suffit donc pas que nous nous soyons consacrés à Dieu comme sacrifices vivants, que nous nous soyons engagés à suivre les traces de Jésus, car la consécration, l’alliance, la promesse, ne vaudront rien si nous nous y révélons infidèles, excepté à servir de jugement contre nous. « Mieux vaut que tu ne fasses point de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir » (Eccl. 5 : 4, 5 ; Deut. 23 : 21-23 ; Prov. 20 : 25 ; Héb. 10 : 38,39 ; Ps. 15 ; Luc 9 : 62 ; Jean 15 : 6 ; Act. 5 : 1-5).
« CES CHOSES » DÉFINIES.
(3) Notre attention est ensuite attirée sur ce qui est impliqué dans cette éventualité clairement exprimée – « Si vous faites ces choses ». Quelles choses ? Il est fait référence aux choses mentionnées dans les versets précédents, à savoir, qu’avec tout empressement nous ajoutions à notre « foi, la force d’âme ; et à la force d’âme, la connaissance ; et à la connaissance, le contrôle de soi ; et au contrôle de soi, la patience ; et à la patience, la piété ; et à la piété, l’affection fraternelle ; et à l’affection fraternelle, l’amour ». Ce sont là les grâces primaires supérieures.
Tandis que toutes ces vertus sont des exigences impératives pour ceux qui veulent être estimés fidèles par Dieu, il est ici important d’observer qu’elles ont de la valeur uniquement lorsqu’elles sont ajoutées à, ou érigées sur, un fondement de foi – « y apportant tout empressement, joignez à votre foi » - votre « foi de pareil prix », telle qu’elle est décrite au v. 1. Cette foi est notre confiance durable dans le divin Plan de Salut, dont le noyau est la rédemption accomplie au moyen du sang précieux de Christ, qui Se donna Lui-même volontairement en Rançon pour tous. Aucune justice émanant de nous-mêmes sans ce fondement de foi ne peut être efficace pour nous recommander à Dieu. Toutes nos œuvres de justice doivent être édifiées sur cette foi.
Mais la foi en Christ ne suffit-elle pas pour le salut sans faire quelque chose ensuite ? Les Écritures répondent clairement à ceci que la sorte de foi qui croit que Christ nous sauvera dans nos péchés - alors que nous aimons toujours le péché et faisons les œuvres du péché - est une foi mal placée ; car Christ n’a jamais proposé de nous sauver dans nos péchés, mais hors de nos péchés ; et Dieu est fidèle et juste pour pardonner les péchés et purifier de l’injustice tous ceux qui viennent à Lui par Christ - au moyen de la foi dans Son sang versé (vie sacrifiée) comme propitiation, ou satisfaction, pour nos péchés, et dans Son pouvoir de purification. « Celui qui dit : Je le connais [Christ, comme Seigneur et Sauveur], et qui ne garde pas ses commandements [d’accomplir les œuvres de justice et de manifester les fruits de la repentance des péchés], est menteur », dit l’Apôtre Jean, « et la vérité n’est pas en lui » (1 Jean 2 : 4). Par conséquent, l’Apôtre Paul aussi exhorte les croyants, disant, « bien-aimés, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement : car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Phil. 2 : 12, 13).
C'est Dieu qui a pourvu pour nous à la rédemption qui est en Jésus-Christ ; c'est Dieu qui nous a attirés à Lui et nous a promis toute la grâce nécessaire pour marcher dans les sentiers de la justice, et qui plus est, pour marcher dans les empreintes des pas de Jésus, sur le sentier du sacrifice de soi-même. Pendant que nous nous efforçons avec crainte et tremblement - avec une grande attention - de travailler à notre salut, nous avons toujours le privilège de bénéficier des effets de la grâce à nous promise comme secours dans tout moment de besoin. Nous pouvons aussi être certains que nos meilleurs efforts vers la justice sont agréables à Dieu, lorsqu'ils sont présentés par le mérite de la justice de Christ qui nous est imputé par la foi (Manne du 17 décembre).
Donc, ayant ce fondement, et ayant échappé à la corruption qui existe dans le monde à travers les désirs de la chair, et ayant par la foi saisi la précieuse promesse d’une part dans Son Royaume et Sa gloire, et étant désireux de rendre « notre appel et élection sûrs », considérons ces additions à notre foi qui, si elles sont acquises et continuellement cultivées, sont l’assurance que nous ne tomberons jamais, et qu’une entrée abondante dans le Royaume nous sera richement octroyée.
LES SEPT ADDITIONS.
La première addition - vertu - est la force d’âme, ou force de caractère dans la justice. Ceci implique la culture de l’intégrité la plus stricte dans nos agissements, aussi bien avec Dieu qu’avec notre prochain - honnêteté scrupuleuse, justice et vérité étant les seuls critères. Le Psalmiste la définit clairement comme ceci : « Celui qui marche dans l’intégrité, et qui fait ce qui est juste, et qui parle la vérité de son cœur ; qui ne médit pas de sa langue ; qui ne fait pas de mal à son compagnon, et qui ne fait pas venir l’opprobre sur son prochain ; aux yeux duquel l’homme vil est méprisable, mais qui honore ceux qui craignent l’Éternel ; qui jure à son détriment, et ne change pas [c'est-à-dire, qui ne violera pas un contrat s’avérant défavorable à son égard] ; qui ne donne pas son argent à intérêt [profitant injustement des besoins d’autrui], et qui ne prend pas de présent contre l’innocent. Celui qui fait ces choses ne sera jamais ébranlé » (Ps. 15). Un tel homme est un homme vertueux, un homme de caractère aguerri, ou fort.
La deuxième addition est la connaissance - connaissance de Dieu et de Sa volonté juste nous concernant, révélée à travers Sa Parole, par le saint Esprit. La négligence de ce moyen divinement ordonné pour obtenir la connaissance équivaut à l’établissement de notre propre critère imparfait de justice et au mépris du divin critère. Il est donc important que nous accordions toute diligence à l’étude des Oracles divins, pour être ainsi fortifiés dans la foi et les œuvres (2 Tim 2 : 15 ; Act. 17 : 11).
La troisième addition, le contrôle de soi, est l’un des éléments les plus importants d’un bon caractère. Celui qui gouverne son esprit vaut mieux que celui qui prend une ville, est le conseil de l’homme sage (Prov. 16 : 32 ; 25 : 28), et plus d’un général victorieux doit encore apprendre à se maîtriser et se contrôler lui-même. Le contrôle de soi concerne tous nos sentiments, pensées, goûts, appétits, œuvres, plaisirs, chagrins et espoirs. Son développement, par conséquent, signifie l’acquisition d’un haut niveau de caractère. La tempérance, accompagnée par la foi, la force d’âme, la connaissance qui vient d’en haut, implique un zèle et une activité accrus dans les choses divines et une modération accrue dans les choses terrestres, en jugement, en conduite, en règlement des affaires temporelles, etc. « Que votre douceur soit connue de tous les hommes », qui verront ainsi le contrôle de soi que nous possédons (Phil 4 : 5).
La quatrième addition est la patience. Le temps est un élément absolument indispensable au processus du perfectionnement de toute bonne chose. Un fruit cueilli précipitamment est un fruit vert, dur, aigre, amer. Le temps, aussi bien que l’émondage, la fertilisation, la culture, les averses et le soleil, sont nécessaires pour obtenir les fruits mûrs et succulents qui font les délices du goût. Il en est de même pour les fruits des plans et desseins, de l’instruction et de la grâce dans les choses divines. Les profonds desseins de Dieu s’accomplissent lentement, non seulement dans Son grand Gouvernement universel, mais aussi dans les cœurs et les esprits de Ses créatures intelligentes, et particulièrement Ses enfants. Dieu opère toutes choses selon Sa propre volonté suivant les lignes des principes fixés de Ses lois sages et justes - physiques, morales et intellectuelles. Dans n’importe quel cas, le fait d’être impatient c’est insister sottement pour obtenir le fruit vert, hâtif, aigre, amer qui, si le Seigneur l’accorde, s’avérera être un châtiment rendant malade pour l’impatience qui le réclamait. « Mais que la patience ait son œuvre parfaite » (Jacq. 1 : 3, 4 ; 5 : 10, 11), attendez l’heure de Dieu. « Demeure tranquille, [appuyé] sur l’Éternel, et attends-toi à lui ». Attendez le temps et la voie du Seigneur et les indications de Sa volonté dans tous les cas, en ce qui nous concerne aussi bien que les autres, et « celui qui croit en lui ne sera point confus ».
La foi, la force d’âme et la connaissance préparent les enfants de Dieu à avoir de la patience pour tout effort envers le bien, aussi faible soit-il - patience envers le pauvre monde aveuglé, avec les « bébés en Christ », envers les lents et les stupides, envers les surexcitables et les malavisés, avec les Pierre présomptueux et les Thomas sceptiques. Mais avoir de la patience ou la communion avec les « œuvres infructueuses des ténèbres » et le péché est la perversion de cette grâce ; car celles-ci, où qu’elles soient trouvées, devraient être promptement et durement réprouvées et désapprouvées selon leur mauvaise intention, avec de la patience néanmoins, envers les prodigues repentants, et toujours avec douceur.
Il est remarquable que le Seigneur semble avertir Son peuple du grand besoin de patience dans la Moisson, ou fin de cet Âge : patience envers le prochain et patience dans la lutte contre le mal et dans l’attente des temps et méthodes du Seigneur pour corriger l’injustice de ce « présent monde mauvais ». Le pauvre monde, manquant de foi, de force d’âme, de connaissance du Plan divin et de patience, sera une proie toute prête pour l’agitation et l’Anarchie dans le futur proche. La Parole du Seigneur à Son peuple est : « Vous avez besoin de patience ».
La cinquième addition est la piété, ressemblance à Dieu, la dévotion - cette révérence fervente, directrice pour Dieu qui produit une conformité sincère, joyeuse, pleine d’amour à Sa volonté - ferveur d’esprit dans le service de Dieu. Ceci est un développement ultérieur et un élément vital du caractère chrétien. La piété, la dévotion, proviennent spontanément d’un cœur rempli de gratitude et de reconnaissance, qui fait ses délices dans la Loi du Seigneur, dans la méditation de Ses préceptes et promesses, et dans la communion secrète avec Dieu par la prière et la louange. Une activité pleine d’amour, joyeuse, doit découler d’une telle vie intérieure ; car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle, et l’être tout entier est vivifié à une nouvelle vie. Seuls ceux qui ont une foi vivante en Dieu, et qui fortifient leurs caractères contre le mal et qui croissent en connaissance, en contrôle de soi et en patience sont prêts à apprécier la magnificence du caractère divin ; et eux seuls sont véritablement stimulés par un désir de ressembler à Dieu.
La sixième addition est l’affection fraternelle qui, de nécessité, croît à partir de la piété. Comme la ressemblance à Dieu présuppose les autres fruits de l’esprit mentionnés, ainsi son développement implique l’appréciation de la justice et de la bienfaisance divines, et élargira et approfondira nos sentiments envers ceux qui sont bien disposés, même s’ils sont imparfaits ; et, particulièrement, elle agrandira notre cœur envers tous ceux de la Maison de la Foi – « les frères ».
La septième addition est l’amour – charité – « le lien de la perfection » (Col. 3 : 14), qui unit toutes les autres grâces, et par son appellation, les soutient toutes. L’amour pour Dieu seul n’est pas l’entière manifestation de cette grâce ; et selon les enseignements de la Parole de Dieu, il ne peut pas non plus exister un amour sincère pour Dieu sans un amour semblable pour l’homme : « Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, il est menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? » (1 Jean 4 : 20). Et Jésus déclara : « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous » (Jean 13 : 34,35).
C’est l’abondance de ces grâces, ces fruits, de caractère, ajoutées à notre foi en Christ comme notre Rédempteur et Sauveur, qui assure l’âme contre la possibilité de chuter : « En faisant ces choses, vous ne faillirez jamais ».
La contingence ne réside pas dans l’action de faire ces choses, dans la réalisation extérieure de ces grâces, parfaitement, car jamais nous n’y arriverons dans nos corps imparfaits. Nous aurons constamment besoin du mérite de la justice de notre Rédempteur pour couvrir et compenser nos faiblesses et imperfections. Cependant, si, en plus de notre foi en Christ, nous avons développé tous ces fruits précieux du saint Esprit autant que nous en sommes capables par la grâce de Dieu, nous serons préservés - nous ne faillirons jamais. Au mieux nous ne sommes que des serviteurs infructueux ; par nous-mêmes nous ne sommes rien ; par la grâce seule nous sommes ce que nous sommes, agréables à Son regard, et ayant besoin de la miséricorde du Seigneur aussi longtemps que nous sommes abrités par ces corps mortels. Alors, chers bien-aimés, travaillons avec sérieux et diligence « à notre salut avec crainte et tremblement », nous souvenant que la justice de notre Sauveur sera efficace uniquement pour ceux qui haïssent le péché et qui suivent « la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur » (Héb. 12 : 14).
Commentaire de la Manne du 20 novembre : Il n'est pas demandé de faire ces choses parfaitement, sans souci de la justice de Christ qui couvre nos transgressions et compense nos manquements journaliers, mais si, après les avoir ajoutées à notre foi dans la justice imputée de Christ, nous avons cultivé toutes ces grâces selon notre capacité, nous ne broncherons pas. Lorsque nous avons fait tout ce que nous pouvons faire nous sommes encore des serviteurs inutiles, ne nous fiant pas à notre propre justice, mais mettant notre confiance dans l'ample robe qui nous appartient par la foi en Christ et, avec un ferme empressement, tout en travaillant à notre propre salut avec crainte et tremblement, sachant que la justice de Christ n'est appliquée qu'à ceux qui désirent abandonner le péché et poursuivre cette « sainteté sans laquelle nul ne verra le Seigneur » - Heb. 12 : 14.