R 2004
LA RESTITUTION, LES GUÉRISONS PAR LA FOI, LES GUÉRISONS PAR LA PRIÈRE ET LE DON DE LA GUÉRISON - Suite -

Le privilège de la prière que Dieu a accordé à Son peuple est l'un des plus grands bienfaits que l'on puisse imaginer. « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour avoir du secours au moment opportun » (Héb. 4 : 16). La miséricorde a été accordée par Dieu dans le grand sacrifice du Christ, suffisant pour couvrir tous « les péchés passés, dans la patience de Dieu » ; mais nous devons par la foi nous approcher du Trône de la Grâce afin d'obtenir cette miséricorde. Il en est de même pour toutes nos nécessités en tant que Nouvelles-Créatures en Christ ; la grâce pour nous aider à chaque moment de besoin attend que nous la réclamions - au Trône de la Grâce. Bien que notre Père céleste sache ce dont nous avons besoin, et qu'Il ait fait pour nous des provisions si abondantes, Il sera néanmoins demandé, sollicité par Son peuple, pour ces miséricordes qu'Il nous assure qu'Il est bien plus heureux de donner que ne le sont les parents terrestres pour faire du bien à leurs enfants.

Si Dieu invite Son peuple à s'approcher de Lui dans la prière, ce n'est donc pas pour L'informer de nos besoins, car Il les connaît bien mieux que nous, mais pour notre profit spirituel, pour que nous restions en contact étroit avec Lui, pour que nous prenions continuellement conscience de Son amour, de Sa sollicitude et de Sa grâce envers tous ceux qui sont entrés dans la famille divine par le Christ et la Nouvelle Alliance. C'est pourquoi, tout en envoyant la pluie et le soleil sur le monde en général, Dieu tient dans Sa main de nombreuses faveurs, grandes et petites, pour « Son peuple », qu'Il n'accordera qu'en réponse à leur foi et à leurs prières.

La prière n'est pas seulement un privilège, c'est aussi une nécessité - elle est recommandée au chrétien comme indispensable à sa croissance (Rom. 12 : 9-13, 1 Thess. 5 : 17). Quiconque perd le désir de louer, d'adorer le Père des miséricordes et d'être en communion avec Lui, peut être assuré qu'il perd le véritable esprit de fils ; il devrait promptement en rechercher la cause - le monde, la chair ou le diable, et la supprimer. Chaque nouvelle preuve de Sa confiance que le Seigneur nous donne, en nous révélant Son caractère et Son Plan, doit être une cause de multiplier notre adoration et nos prières au lieu de les diminuer. Si nos cœurs sont une bonne terre, ils produiront abondamment (Manne du 5 avril).

LA PRIÈRE MODÈLE.

Toutes les prières rapportées de notre Seigneur sont belles dans leur simplicité, leur confiance et leur désintéressement ; mais celle que l'on appelle habituellement « la prière du Seigneur », donnée comme exemple d'une prière appropriée, est certainement, à tous égards, un modèle que nous faisons bien de suivre de près dans toutes nos requêtes.

(1) Sa première parole est pleine de révérence filiale et de confiance : « Notre Père qui es aux cieux, que Ton nom soit sanctifié ». Quoi de plus doux et de plus simple ! Quoi de plus respectueux que cette approche résolue, directe du Trône de la Grâce céleste !

(2) Elle ne passe pas hâtivement aux questions moins importantes de caractère personnel, mais, reconnaissant que Dieu a la connaissance de toutes les affaires de la terre, et qu'Il a déjà prévu un remède gracieux et suffisant, la prière modèle le reconnaît, et exprime ainsi la foi et l'intérêt dans le plan de Dieu tel qu'il est révélé dans Sa Parole, en disant : « Que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Oui, en effet, il est non seulement approprié que tous ceux qui s'approchent de Dieu dans la prière aient préalablement cherché à connaître quelque chose de ce qu'Il a révélé concernant Sa volonté et Son plan, mais aussi qu'après l'avoir appris, ils confessent ainsi leur foi en Dieu, que Son plan, une fois pleinement exécuté, fera plus que répondre à toutes les nécessités de notre cas. Il ne s'agit pas d'une requête pour que Dieu fasse venir Son Royaume avant son temps, ni de l'expression d'un désir impatient de le voir arriver, mais de l'expression de l'espoir, de la confiance et de l'attente patiente de ce qui, nous le savons, fera plus que répondre à toutes les attentes et accomplira toutes les promesses de la Parole de Dieu. Cela signifie aussi notre allégeance au Royaume, à ses lois et à son esprit, et implique donc qu'en ce qui nous concerne, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour conformer notre vie à ses préceptes dès maintenant.

(3) Puis, venant aux désirs personnels, notre prière ne demande que le nécessaire, le « pain et l'eau » dont Dieu nous assure qu'ils seront assurés à tous ceux qui sont vraiment à Lui. Elle demande : « Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ». La demande ne concerne ni la richesse, ni le luxe, ni le surplus, ni les friandises et les délices. Il s'agit simplement d'une reconnaissance de Dieu comme le grand pourvoyeur, et de notre confiance en Lui et en Ses promesses, laissant la quantité et la qualité et tout le reste à la sagesse et à l'amour divins, pour qu'ils soient ordonnés à notre plus grand bien.

(4) Bien que nos péchés aient été pardonnés et que nous ayons été reçus dans la famille de Dieu comme des fils avant d'avoir le droit de prier « Notre Père », nous devons très humblement sentir que nous sommes des « fils » par la grâce en Christ, et non par nos propres mérites. Nous reconnaissons donc, comme il se doit, que nous sommes des pécheurs, chaque jour, qui ne font pas et ne peuvent pas faire parfaitement la volonté de Dieu, en priant : « Pardonne-nous nos offenses », nos manquements.

(5) Ensuite, nous reconnaissons un principe de la justice de Dieu, à savoir que la miséricorde ne sera répandue par le Christ que dans la mesure où nous réalisons l'esprit de la miséricorde divine, et où nous sommes disposés à l'exercer envers les autres qui ne sont pas parfaits dans leurs rapports avec nous ; c'est pourquoi nous ajoutons : « comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Cela équivaut à un marché avec Dieu, selon lequel nous acceptons Ses conditions de miséricorde, et n'en attendons aucune, sauf si nous l'exerçons nous-mêmes envers les autres. Quelle pensée ! Si elle était pleinement appréciée, elle influencerait tous les fils de Dieu à être bons et généreux les uns envers les autres et envers tous les hommes, en pensée, en parole et en action.

(6) « Et ne nous soumets pas à la tentation » ; ou plutôt, puisque les châtiments et les tentations (ou épreuves) sont nécessaires à notre discipline et à notre préparation pour le Royaume (Jacques 1 : 2-12), nous devons comprendre ceci comme l'Emphatic Diaglott le rend en effet, « Ne nous abandonne pas dans l'épreuve ». Puisque l'épreuve de notre foi produit la patience, l'expérience et l'espérance (1 Pi. 4 : 12 ; Rom. 5 : 3-5), et qu'elle est nécessaire pour notre perfectionnement dans la sainteté (1 Pi. 1 : 6,7), le Père ne nous empêchera pas d'avoir des tentations, bien que Lui-même ne tente personne (Jacq. 1 : 13). Un homme est tenté lorsqu'il est égaré et séduit par ses propres désirs égoïstes et déchus ; il pèche lorsqu'il cède à ces désirs (Jacq. 1 : 14). Mais à l'heure de l'épreuve, de la tentation, qui pourrait sortir vainqueur sans la « grâce suffisante en toute occasion » qui nous a été promise, qui nous soutiendra et ne nous permettra pas d'être tentés au-delà de ce que nous sommes capables de supporter, mais qui, avec la tentation, nous fournira aussi une issue ? - 1 Cor. 10 : 13.

(7) « Mais délivre-nous du mal » ou, comme certains le préfèrent, « Délivre-nous du malin » [La dernière phrase par laquelle se termine habituellement cette prière est fausse, elle ne se trouve pas dans les anciens textes grecs. Il semblerait qu'elle ait été ajoutée à l'époque où une exaltation terrestre de l'Église avait conduit certains à croire que la gloire papale était la gloire du Royaume de Dieu]. Le grand Adversaire est autant aux aguets pour nous piéger par les faiblesses de la chair, que notre Seigneur est prêt à nous délivrer et à nous donner la victoire. Nous ne sommes pas suffisamment armés par nous-mêmes pour une telle lutte contre les puissances des ténèbres, et c'est pourquoi nous avons souvent besoin de présenter cette requête au trône de la grâce, car, comme le déclare l'Apôtre, « notre capacité vient de Dieu » (2 Cor. 3 : 5).

DEMANDEZ AVEC FOI, SANS DOUTER.

Nos prières ne doivent pas être de « vaines redites », des demandes formelles pour ce que nous n'attendons pas. Nous devons « demander avec foi, sans douter » (Jacq. 1 : 6). Et tout ce que vous demandez, « croyez que vous le recevrez », car tout ce qui n'est pas sur le principe de la foi est péché, hypocrisie - (Marc 11 : 11,24 ; Rom. 14 : 23).

Pour cela, l'enfant de Dieu doit étudier attentivement la Parole de son Père, car on attend de lui qu'il demande pour recevoir, afin que sa joie soit complète, et on l'avertit de ne demander que les choses que son Père a exprimé comme étant Sa volonté d'accorder, et il doit demander avec foi ou ne pas demander du tout.

Il ne fait aucun doute que dans ce domaine de la prière, comme dans d'autres, notre Père céleste veut cultiver la foi dans Son peuple. Il nous dit que « sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu » et que « la victoire sur le monde, c'est votre foi ». Par conséquent, seuls ceux qui exercent la foi, et demandent dans la prière les faveurs promises, sont réellement prêts à les recevoir selon le bon jugement et l'arrangement de Dieu. Dans ces conditions, la prière du peuple de Dieu devrait être aujourd'hui, comme celle des Apôtres : « Seigneur, augmente notre foi ». Et en priant ainsi, et en travaillant dans ce but, chacun serait de plus en plus aidé à vaincre le monde et ses influences infidèles.

La vraie foi s'assure donc du bien-fondé de sa démarche en écoutant attentivement la Parole du Seigneur ; puis, demandant conformément à cette Parole, elle a confiance dans les résultats, et attend, prie et veille, avec persévérance et patience. « Veillez et priez », et « croyez que vous recevrez », étaient les injonctions fréquentes de notre Seigneur. Il raconta la parabole d'un juge inique qui fut poussé par les supplications d'une pauvre veuve à lui rendre justice ; Il demanda alors si Dieu, le vrai juge, n'entendrait pas en temps voulu Son Église élue, et ne vengerait pas leur cause avec justice, bien qu'Il attende longtemps, jusqu'à Son « temps voulu ». Et il nous est dit qu'Il prononça cette parabole dans le but d'inciter le peuple de Dieu à prier sans cesse, et à « ne pas se lasser » (Luc 18 : 1).

Quelles que puissent être nos inclinations naturelles à l'égard de la précision et de la persistance dans la prière, nous devons retirer nos instructions des Écritures et, faisant taire nos prédilections naturelles, comme de « petits enfants », et des « enfants bien-aimés », conformer nos vues et notre conduite à l'instruction qui vient d'en haut. Souvenons-nous donc tous de ces paroles : « Demandez [en mon nom] et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite » (Jean 16 : 24). Le Père céleste a en réserve un nombre inconcevable de compassions, de bénédictions et de bienfaits pour Ses enfants obéissants et fidèles qui les Lui demanderont (Manne du 3 janvier).

Il est vrai que certaines de ces demandes appropriées, autorisées et tant espérées sont longtemps retardées ; par exemple, l'Église a prié pendant plus de dix-huit siècles : « Que Ton Règne vienne ! Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Dieu a entendu, mais Il n'a pas encore répondu. Néanmoins, tous ceux qui ont ainsi prié et désiré le Royaume Millénaire ont été bénis par leur foi en ce Royaume qui n'est pas encore visible, mais qui est manifestement très proche. Cependant, d'autres demandes - pour la nourriture quotidienne, pour le secours dans la tentation et la délivrance du Malin - ont été promptement répondues.

À cet égard, il convient de noter que le privilège de la prière, ou toute autre faveur de Dieu, n'est pas accordé à des fins égoïstes. Une chose qui peut être désirée et demandée à juste titre dans un cas peut être inappropriée si elle est demandée pour un autre motif. Désirer et demander quelque chose de bon en soi, afin d'être glorifié devant les autres, est une mauvaise demande, à cause d'un mauvais motif.

Le désir d'une bonne chose, par simple facilité et commodité, est un motif impropre et égoïste. L'Apôtre fait allusion à de tels cas, en disant : « Vous demandez et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de le dépenser pour vos voluptés », c'est-à-dire pour de vains motifs ou d'autres raisons égoïstes (Jacq. 4 : 3). Demander une bonne chose simplement pour la mettre à l'épreuve, afin d'établir notre foi, est apparemment une demande inappropriée, car rien n'est promis à quiconque n'a pas la foi.

En outre, le plan de Dieu est que nous marchions par la foi et non par la vue. Par conséquent, non seulement nous ne devrions rien demander de non autorisé, mais à mesure que nous grandissons dans la spiritualité, nos requêtes porteront principalement sur des faveurs spirituelles ; et même en les demandant, nous devrions veiller à ne pas préciser la manière dont elles doivent venir. Et nous devrions chercher les réponses à nos prières dans les voies naturelles plutôt que surnaturelles, puisque la méthode habituelle de Dieu est d'utiliser des moyens surnaturels seulement lorsque les moyens naturels sont inadéquats.

Les grâces de l'Esprit Saint sont spécialement déclarées comme étant ouvertes à nos demandes et aux efforts correspondants : Votre Père céleste est plus disposé à donner l'Esprit Saint à ceux qui le demandent, que les parents terrestres ne le sont à donner de bons cadeaux (terrestres) à leurs enfants - Luc 11 : 13.

« VOUS N'AVEZ PAS, PARCE QUE VOUS NE DEMANDEZ PAS » - Jacq. 4 : 2.

Le problème de beaucoup est qu'ils ne profitent pas du grand trésor de la grâce divine mis à part pour le bénéfice de ceux qui, demeurant en Christ, et Sa parole demeurant en eux, demandent, cherchent et trouvent. Que personne ne suppose que toute prière doit être égoïste. Bien au contraire, nous disposons d'un vaste champ de liberté de prière, en plein accord avec la Parole et la volonté du Seigneur.

Chaque épreuve de foi et de patience est une occasion de prier pour obtenir le secours promis. Chaque insuccès à remporter la victoire est une occasion de prier pour obtenir le pardon et aussi la bénédiction divine. Que la leçon de notre propre faiblesse soit profondément gravée en nous, de manière qu'à la prochaine épreuve similaire nous puissions promptement invoquer « le secours de la grâce » promis et nous en emparer. Chaque victoire sur nous-mêmes est une occasion de prier afin que nous ne nous en enorgueillissions pas, mais que nous restions humbles et vigilants en vue d'une nouvelle attaque du grand Adversaire. Chaque service pour la Vérité devient une occasion d'actions de grâces pour le privilège que nous avons de servir le Grand Roi et de souffrir aussi peut-être pour Sa cause ; c'est aussi un motif de supplication pour que d'autres occasions nous soient données de nous rendre utiles et pour qu'il nous soit fait la grâce d'en user sagement (Manne du 25 Juin).

Si vous avez des épreuves et des tentations que vous êtes à même de vaincre et qui produisent dans votre caractère la patience, l'expérience, l'affection fraternelle, la sympathie, l'amour, réjouissez-vous et offrez la prière d'actions de grâces et de reconnaissance pour la miséricorde et l'assistance divines. Si vos épreuves semblent plus lourdes que ce que vous pouvez porter, si elles paraissent être de nature à vous écraser, ayez recours à Celui qui porte les fardeaux ; demandez-Lui Son aide pour supporter ce qui vous ferait du bien et pour être débarrassé de tout ce qui ne vous serait d'aucun bien, mais nuisible (Manne du 16 septembre). Si votre cœur est rempli du désir d'obéir à l'injonction du Seigneur et de « ne pas oublier l'assemblée », et que vous êtes entravé de façon déraisonnable d'une manière que vous avez essayé de surmonter mais que vous ne pouvez pas surmonter, portez la question au Seigneur dans la prière, et veillez, attendez et luttez selon votre prière, et vous verrez bientôt une manifestation de la puissance divine en votre faveur. Si vous voyez un vrai frère, un vrai « soldat » chanceler et être en danger, que votre cœur soit si plein d'amour pour tous les « frères » du Seigneur que non seulement vous courrez à son secours, mais aussi que vous suppliez sans relâche le Trône de la Grâce céleste, jusqu'à ce que vous l'ayez repris, ou jusqu'à ce que, dans sa volonté, il ait entièrement renoncé au « chemin étroit ». Et si la faute est la vôtre, vos prières et vos efforts seront certainement bénis et dépassés à votre profit. Si vous n'avez pas un zèle ardent pour prêcher la bonne nouvelle de grande joie, priez avec ferveur, fidélité et persistance pour l'obtenir ; faites des efforts pour le posséder et vous l'aurez bientôt. Si vous avez du zèle et de l'amour pour l'Évangile, mais ne vous sentez pas capable de le présenter, priez pour avoir l'habileté nécessaire, tout en vous servant de celle que vous avez. Si vous avez le zèle et l'habileté, mais êtes privés d'occasions, présentez la chose au Seigneur aussitôt que vous le pourrez et dites-lui que vous employez toutes celles qui se présentent à vous. Avec vigilance, guettez-en un plus grand nombre sans négliger même les plus modestes et les plus petites qui sont à votre portée (Manne du 7 avril).

Avez-vous un tempérament querelleur, ou d'autres mauvaises habitudes, dont vous vous rendez compte qu'elles sont un fardeau pour votre foyer et votre famille, et pour vos frères dans la maison du Seigneur ? Soumettez-les au Seigneur dans la prière, en demandant la grâce et l'aide pour les surmonter, tout en faisant preuve de diligence et d'efforts en harmonie avec votre prière.

Manquez-vous de sagesse, de sorte que vos efforts pour servir le Seigneur et la vérité sont généralement des échecs ? Soumettez-le au Seigneur dans la prière, en vous souvenant de la promesse : « Si quelqu'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches » (Jacq. 1 : 5).

Avez-vous des complications commerciales provoquées par votre manque de jugement, ou la malhonnêteté d'autrui, ou votre générosité envers les pauvres, etc. Ces problèmes vous rendent-ils perplexe et vous empêchent-ils de progresser dans le domaine spirituel, menaçant ainsi votre bien-être en tant que « Nouvelle-Créature » ? Il s'agit certainement d'un sujet approprié à soumettre au Seigneur, au Trône de la Grâce céleste. Et bien qu'il ne soit pas juste pour vous d'essayer de dicter la façon dont vous serez soulagé, et que vous ne deviez pas vous attendre à ce que le Seigneur fasse un miracle pour faire prospérer votre démarche imprudente, vous pouvez néanmoins demander à Sa sagesse de vous guider et d'intervenir dans les résultats, mieux que votre sagesse ne pourrait le faire.

Il y a là un large éventail de sujets (et il pourrait être largement étendu) sur lesquels nous pouvons aller avec assurance au Trône au nom de Jésus et demander et recevoir, chercher et trouver, la grâce de Dieu suffisante. Mais l'éventail des sujets sur lesquels nous ne pouvons pas nous approcher de Dieu dans la prière est également large. Nous ne devons rien demander qui puisse servir l'orgueil, l'égoïsme ou l'ambition, ni rien qui puisse blesser quelqu'un d'autre, ni rien qui puisse entrer en conflit avec le plan du Seigneur tel qu'il est révélé dans Sa Parole. Oh ! combien « demandent et ne reçoivent pas, parce qu'ils demandent mal », pour utiliser la faveur désirée au profit de leurs désirs terrestres.

LES PRIÈRES DU CHRIST DÉSINTÉRESSÉES

Les prières de Notre Seigneur, comme tous Ses actes et Ses enseignements, sont des modèles de désintéressement. C'est pourquoi, avant de demander quoi que ce soit au Père, il convient de se poser une question : pourquoi est-ce que je veux cela ? Si le demandeur est consacré et désire la guérison de tous ceux qui sont malades, il ne doit pas le faire pour sa propre gloire, ni pour son propre confort, ni en aucune façon pour lui-même ; car de telles demandes sont égoïstes et ne sont pas en harmonie avec son alliance de sacrifice – « jusqu'à la mort ». Rappelez-vous le parcours de notre Seigneur et des Apôtres. Notre Seigneur a fait usage de la puissance divine en nourrissant la multitude à cause de leur besoin, et pour glorifier le Père ; mais quand Lui-même est resté quarante jours sans manger, Il n'a pas voulu faire usage de la même puissance pour Se nourrir lui-même, en ordonnant aux pierres de devenir du pain, car cela aurait été contraire à Sa mission ; car Il n'est pas venu pour Se servir Lui-même mais les autres : non pas pour conserver Sa propre vie, mais pour la sacrifier, la déposer au service des autres. Il créa de la nourriture pour les multitudes, mais pas pour Lui-même ni pour les disciples, bien qu'Il ait fait référence au miracle comme une preuve que, si jamais cela était nécessaire, la même puissance créerait du pain pour eux. Mais il semble que cela ait été le plan du Père de subvenir aux besoins de Son peuple par des moyens naturels, car il n'y a aucune trace de la nécessité d'un tel miracle en leur faveur. Sans doute le Seigneur et Ses disciples mangèrent-ils du pain et du poisson après qu'ils eurent été créés, et probablement des morceaux restants, mais notez que l'objet de leur création était le soulagement de la multitude et non leur propre rafraîchissement (Matt. 15 : 32 ; 16 : 5-12). Il guérissait miraculeusement les boiteux et les paralysés quand cela pouvait glorifier Dieu, mais quand Il était lui-même fatigué, Il s'asseyait sur le puits pour Se reposer, ou utilisait d'autres moyens naturels. Bien qu'Il ait souvent prié le Père, et qu'Il ait su qu'Il était toujours entendu, et bien qu'Il ait parfois été accablé et affligé, comme à Gethsémané, Ses prières étaient des demandes de grâce et de force pour faire la volonté du Père, et pour terminer le travail qu'Il était venu faire. Et bien qu'Il nous dise qu'en demandant, Il aurait pu avoir « douze légions d'anges » pour protéger Sa personne et Sa vie, Il n'a pas voulu demander, préférant que soit accomplie la volonté du Père, qu'Il était venu accomplir, c'est-à-dire Se donner en « rançon pour tous ». Cette caractéristique était si remarquable que même Ses adversaires la remarquèrent et dirent : « Il a sauvé les autres [de la maladie, etc.], mais il ne peut pas se sauver lui-même ». Ils ne pouvaient pas apprécier le sacrifice de Soi qu'Il accomplissait. De même, nous pouvons raisonnablement nous attendre à ce que beaucoup de chrétiens nominaux d'aujourd'hui ne comprennent pas les mêmes motifs et la même conduite chez ceux qui préfèrent participer aux souffrances du Christ, s'unir à Lui dans le sacrifice, afin de pouvoir participer aussi à Son œuvre glorieuse à venir de bénédiction et de rétablissement de « ce qui était perdu ».

LES DONS APOSTOLIQUES UTILISÉS DE MANIÈRE DÉSINTÉRESSÉE.

Considérez également les Apôtres. Eux aussi avaient le don de guérison ainsi que le privilège de la prière, mais ils n'en ont pas fait un usage égoïste. Dans tous les écrits, nous ne trouvons aucun exemple d'exercice du don de guérison en faveur de l'un des Apôtres ou de quelqu'un de l'Église ; nous n'avons pas non plus trace de prières pour la santé, ou d'autres luxes terrestres, offertes par l'un d'entre eux pour lui-même ou pour les autres, sauf dans un cas - celui de Paul (2 Cor. 12 : 7-9), et sa demande n'a pas été accordée ; mais il lui a été dit qu'à la place, il aurait suffisamment de grâce pour compenser et lui permettre de supporter patiemment. Cela devrait retenir l'attention de tous.

Bien que la demande de Paul pour lui-même ait été refusée - Dieu voyant que son affliction de faiblesse oculaire pouvait être mise au service de la gloire divine et de son propre avantage - son don pour guérir les autres était merveilleux : « Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, de sorte que même on portait de dessus son corps des mouchoirs et des tabliers sur les infirmes, et les maladies les quittaient » (Actes 19 : 12). Notez aussi le fait que, bien qu'il n'y ait aucun récit de guérison de malades parmi les premiers disciples, ce n'est pas parce qu'ils n'étaient jamais malades, car plusieurs cas de maladie sont rapportés. Paul écrit à Timothée : « J'ai laissé Trophime malade à Milet » ; et il écrit encore à Timothée, qui était manifestement souvent affligé d'une indigestion ou d'une dyspepsie, d'utiliser le vin comme remède : « Ne bois plus de d'eau seulement, mais use d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions » (1 Tim. 5 : 23). Dans aucun de ces cas, Paul n'a envoyé de mouchoirs ou de tabliers de sa personne, et il n'a pas non plus mentionné qu'il priait pour leur guérison, ou qu'il leur conseillait de prier ainsi. De toute évidence, ces cas devraient nous apprendre que les dons de guérison et la prière pour le rétablissement des malades étaient utilisés, non pas sur les saints, mais plutôt par eux pour les autres, dans le but d'attirer l'attention sur les Apôtres et leur évangile comme étant approuvés par Dieu.

Une raison particulière pour laquelle les saints ne peuvent pas demander à juste titre la santé physique et le luxe terrestre, nous l'avons déjà dit, c'est que, comme leur Seigneur, ils se sont consacrés eux-mêmes et ont promis à Dieu d'échanger tous les privilèges et faveurs terrestres contre les faveurs et les gloires célestes à venir, dont ils ont maintenant un avant-goût grâce aux promesses célestes extrêmement grandes qui les réjouissent, les rafraîchissent, les consolent et les bénissent plus que ne le pourraient les bénédictions terrestres. Qui, s'il comprend bien la question, renoncerait à son statut d'héritier des gloires célestes futures, ainsi qu'aux espoirs et aux joies spirituelles actuels, ou les échangerait, s'il le pouvait, contre une restitution terrestre future, et des avant-goûts occasionnels de celle-ci ?

TROIS CAUSES DE LA MALADIE.

Mais certains demanderont : s'il n'est pas convenable que les consacrés prient pour leur propre guérison, que veut dire l'Apôtre Jacques quand il dit : « La prière de la foi sauvera le malade » ?

Des accidents peuvent se produire et se produisent en ce qui concerne le monde, mais les saints sont l'objet d'une attention particulière de la part de Dieu ; rien ne peut leur arriver si ce n'est ce qui est spécialement permis. Alors que Dieu pourrait prendre le monde entier sous cette surveillance spéciale, Il préfère le laisser soumis aux vicissitudes ordinaires de l'état actuel de condamnation - accidents, maladies, etc. Seule l'Église (les consacrés) est réconfortée par les assurances d'un soin particulier : « Votre Père sait que vous avez besoin de toutes ces choses » et « Comme un père a pitié de ses enfants, ainsi le Seigneur a pitié de ceux qui Le craignent », de ceux qui Le respectent et L'aiment, de ceux qui sont consacrés à Son service. C'est de ceux-là qu'il est écrit : « Tous les pas des justes sont réglés par le Seigneur », et « les cheveux même de votre tête sont tous comptés » (Matth. 10 : 30 ; 6 : 31-34).

Bien que la maladie puisse donc être considérée, d'une manière générale, comme étant, au moins indirectement, l'œuvre de Satan qui a trompé l'humanité en la faisant tomber dans le péché, et donc dans la maladie et la mort, cependant, compte tenu de ce que nous voyons de la sollicitude particulière de Dieu envers les saints, nous savons que, dans leur cas au moins, la maladie ne pouvait pas venir sans la permission spéciale du Seigneur ; et donc qu'elle doit être considérée dans leur cas comme venant de Lui, et non directement de Satan, qui ne pourrait avoir aucun pouvoir sur nous, sauf s'il lui était donné par le Père.

Nous classons donc les causes d'affliction, y compris la maladie, comme suit, mais seulement dans la mesure où elles s'appliquent à l'Église consacrée. Premièrement, celles qui ont été produites ou aggravées par notre activité au service du Seigneur. Deuxièmement, les faiblesses héritées et celles qui nous sont infligées par des violations des lois de la nature avant notre entrée dans la famille de Dieu en tant que fils. Troisièmement, celles qui nous sont imposées comme discipline ou châtiment du Seigneur pour des péchés, des errances ou de la froideur, ou pour le péché de ne pas avoir respecté notre alliance de sacrifice ; ou comme discipline nécessaire pour prévenir ces choses.

SOUFFRANCES DE LA PREMIÈRE CATÉGORIE.

De la première catégorie étaient les souffrances du Christ - Sa fatigue, Sa faiblesse, Sa sueur sanglante, Ses tortures ignominieuses, et tous les reproches et les sarcasmes, et les mots amers, auxquels Il S'est soumis docilement et tranquillement jusqu'à ce que les souffrances du Calvaire mettent fin à Son existence humaine. C'est de cette première catégorie que relevaient également les blessures de Paul et de Silas, lorsqu'ils étaient flagellés pour avoir prêché le Christ, lorsqu'ils étaient lapidés, battus et emprisonnés, et lorsqu'ils étaient en péril sur mer et sur terre, parmi les Juifs et parmi les faux frères. C'est également de cette catégorie que relevait la dyspepsie de Timothée, qui, sans doute pas très fort de nature, étudiait et travaillait pour le Seigneur et dans l'intérêt de l'Église ; et l'on nous dit clairement que telle était la cause de la maladie d'Epaphrodite, au sujet de laquelle Paul écrit : « Recevez-le donc dans le Seigneur avec toute sorte de joie, et honorez de tels hommes, car, pour l'œuvre de Christ, il a été proche de la mort, ayant exposé sa vie, afin de compléter ce qui manquait à votre service envers moi » - Phil. 2 : 29,30.

Oui, en effet, ces maladies, ces cicatrices et ces blessures sont des marques honorables de distinction, que chaque soldat de la croix devrait avoir l'ambition de porter, comme l'a dit Paul en se référant aux blessures endurées au service de la vérité : « Je porte dans mon corps les marques du Seigneur Jésus ». Ces marques, il les avait reçues, non pas dans la recherche de l'argent ou de la gloire, ni dans la satisfaction de soi, ni dans les querelles et les disputes au sujet des pertes et des scories de la terre, mais dans le bon combat de la foi, en luttant avec ardeur pour la foi jadis livrée aux saints, contre l'erreur des amis Juifs, et contre les philosophies et les sciences faussement appelées ainsi. Il a enduré ses blessures et ses tribulations pour annoncer la bonne nouvelle de l'Évangile du Christ, dont il n'avait pas honte, et pour brandir la croix du Christ, pierre d'achoppement pour les Juifs et folie pour les Grecs, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour nous qui croyons.

Tous les « Plus-que-Vainqueurs », tous les fidèles en Jésus-Christ, auront probablement quelques cicatrices de ce genre comme preuves de leur endurance fidèle. Il n'y a pas d'échappatoire dans ce combat. Il s'agit d'un combat à mort avec tous ainsi qu'avec notre Tête et notre Capitaine, et les premiers soldats loyaux de notre armée. Et c'est dans cette perspective qu'Apocalypse 20 : 4 représente tous ceux qui seront jugés dignes de la première résurrection comme étant « décapités » (La décapitation est symbolique, car ni notre Seigneur ni les apôtres n'ont été littéralement décapités. Elle signifie que tous doivent souffrir des désavantages terrestres et donner leur vie pour la défense et le service de la vérité, s'ils veulent être dignes de partager la gloire du Christ). Toute souffrance à cause de la justice est une souffrance pour la vérité. Nos vies quotidiennes doivent être « des épîtres vivantes connues et lues de tous les hommes » ; et si nous souffrons parce que nous refusons de nous conformer à ce monde, ou parce que nous rendons le témoignage de nos vies contre le péché et pour la sainteté, nous souffrons pour la vérité. Si vos talents et vos possibilités ne vous permettent pas de servir plus activement la vérité qu'en menant une vie pieuse et en souffrant pour elle, réjouissez-vous ! Considérez que vos souffrances sont de la première catégorie, et laissez la patience faire son œuvre parfaite en modelant votre caractère par ce moyen à la ressemblance de notre Seigneur.

L'Apôtre nous parle aussi de la « communion de ses souffrances », qui peut être vécue par une sympathie mentale. Ceux qui ne peuvent pas souffrir personnellement et physiquement pour la vérité peuvent sympathiser avec ceux qui ont de telles souffrances et peuvent ainsi devenir « participants », soutenant, encourageant et fortifiant ceux qui sont dans le « grand combat de souffrances » pour la cause du Seigneur, par leurs paroles, leur foi et leurs prières. Remarquez la promesse faite à ces personnes dans les paroles de l'Apôtre en Hébreux 6 : 10.

Les maladies et afflictions de toutes sortes encourues par suite de notre énergie au service de la Vérité sont permises par notre Père comme des preuves de notre fidélité et de notre amour. En effet, si nous n'étions pas exposés à ce genre de tribulations ou si nous en étions instantanément délivrés par un miracle, le service du Seigneur ne nous coûterait aucun sacrifice et la preuve de notre bonne volonté à souffrir pour la cause de la Vérité ferait défaut. En conséquence, toute douleur, peine ou blessure dans la personne ou les sentiments, et même la décapitation sociale ou physique pour la cause de la Vérité, deviennent, pour ainsi dire, un témoignage de l'Esprit affirmant notre fidélité. Nous devrions nous réjouir grandement dans de telles tribulations - comme nous le disent le Seigneur et l'Apôtre Pierre - Luc 6 : 22,23 ; 1 Pi. 4 :13-16 (Manne du 6 avril).

SOUFFRANCES DE LA DEUXIÈME CATÉGORIE.

Parmi les maladies et afflictions de la deuxième catégorie, il y a la pauvreté, les faiblesses de la constitution, etc., dont le Père céleste voit, comme les yeux douloureux de Paul, qu'elles nous seront vraiment profitables. Car Il voit sans doute souvent mieux que nous combien nous sommes faibles, et combien un peu d'adversité est nécessaire, comme un lest, pour empêcher nos petits vases mal équilibrés de chavirer. Ces faiblesses, Dieu juge bon de nous les laisser, mais Il nous assure, par l'intermédiaire de Paul, d'une « grâce suffisante » pour les contrebalancer. La prise de conscience d'un tel souci de nos intérêts réels, bien que humiliante, dans la mesure où elle nous oblige à reconnaître notre faiblesse, est rafraîchissante et inspirante, dans la mesure où elle prouve l'amour et la sollicitude de notre Père.

SOUFFRANCES DE LA TROISIÈME CATÉGORIE.

La troisième catégorie comprend principalement les afflictions que Dieu envoie à Ses enfants comme châtiments spéciaux pour des transgressions particulières. Elles sont mentionnées dans Hébreux 12 : 5-11 : « Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par Lui ; car celui que le Seigneur aime, Il le discipline, et Il fouette tout fils qu'Il agrée. Vous endurez des peines comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas ? Mais si vous êtes sans la discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. … Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être un sujet de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont [correctement] exercés [ou formés] par elle ». Cette description, on le remarquera, ne couvre pas seulement les réprimandes ou les blâmes du Seigneur (verset 5), des infidèles, des égarés et des transgresseurs, mais aussi les épreuves disciplinaires qui nous viennent en faisant bien les choses, et qui sont permises pour développer et fortifier le caractère ; - d'où les souffrances de deuxième et de troisième catégorie.

Il s'agit uniquement des blâmes et des réprimandes du Seigneur pour le péché et l'infidélité que nous examinons dans cette troisième catégorie d'afflictions. Nous remarquons aussi que probablement tous les fils, à l'exception du seul fils parfait, notre Seigneur Jésus, ont parfois eu besoin et reçu des réprimandes par des afflictions, pour infidélité. Et il est bon que nous apprenions à reconnaître ces blâmes et à en appliquer sagement les leçons. En distinguant bien les choses, nous ne commettrons pas l'erreur, comme certains, d'attribuer toutes les afflictions au diable - n'en recevant aucune comme un blâme de notre Père - et nous ne commettrons pas non plus l'erreur de supposer que toutes les calamités et tous les accidents qui arrivent au monde en général et à l'église nominale sont un blâme divin. Nous devrions voir clairement que seuls les « fils » consacrés sont sous la surveillance spéciale de Dieu, ce qui inclut les blâmes du Seigneur pour les péchés et les manquements, ainsi que les afflictions dans les bonnes actions, autorisées pour nous tester et nous perfectionner. Si donc les saints éprouvent de graves afflictions, ils doivent immédiatement s'examiner consciencieusement devant Dieu, pour voir si ces afflictions découlent en quelque sorte de la fidélité au Seigneur et à la vérité. S'ils constatent que c'est le cas, ils doivent s'en réjouir et attendre patiemment la guérison qui, sans que nous l'ayons demandée, arrive parfois rapidement ; en attendant, ils doivent prier avec des actions de grâces pour les bénédictions dont ils ont bénéficié et présenter des supplications pour qu'ils soient encore utiles au moment voulu par le Seigneur.

L'Apôtre Pierre mentionne quelques-uns de ceux qui ont souffert, non pas pour la justice, mais comme des malfaiteurs et des personnes occupées des affaires d'autrui. Ceux-là, comme il le montre, n'ont pas de raison de se réjouir de telles souffrances, mais au contraire doivent avoir honte, prendre la leçon à cœur et, par la grâce de Dieu, réformer leurs comportements.

Tandis que certains, à l'esprit humble, ne reconnaissent pas volontiers leurs souffrances comme endurées pour le Seigneur, et ont besoin d'être encouragés dans ce sens, d'autres, qui font peu et souffrent peu pour n'importe quelle cause, s'imaginent martyrs pour la vérité. Évitons ces deux extrêmes et pensons à nous sobrement, en sous-estimant plutôt qu'en surestimant nos petits services et nos sacrifices.

Mais si nous ne voyons aucune preuve que nos afflictions ont résulté directement ou indirectement de notre zèle dans le service du Seigneur, nous devrions immédiatement en chercher la cause comme un blâme du Seigneur, nous souvenant que rien ne peut nous arriver sans la permission de notre Père, et qu'Il ne les autorise jamais si ce n'est dans un but sage.

Paul a écrit sur les afflictions de blâme à l'église de Corinthe (1 Cor. 11 : 21,22,27,29,30-34). Après avoir constaté combien beaucoup d'entre eux étaient négligents et n'appréciaient pas leur alliance, ne reconnaissant pas qu'ils participaient comme il convient au Christ, qu'ils étaient brisés avec Lui et partageaient Sa coupe de souffrance pour l'amour de la vérité, il dit : « C'est pour cela que plusieurs sont faibles et malades parmi vous, et qu’un assez grand nombre dorment ». Cela peut se référer à la léthargie et à la maladie spirituelles seulement ; mais il n'est pas improbable qu'il s'agisse aussi de la maladie physique.

Le but général d'un grand nombre de ces afflictions est notre discipline et notre réforme ; et heureux est le fils qui remarquera rapidement un blâme du Père, se repentira et reviendra rapidement en pleine harmonie ; et qui, ainsi exercé, aura rarement besoin du bâton de réprimande de l'affliction. L'Apôtre y fait également allusion (1 Cor. 11 : 31-34), en disant : « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés [par le Seigneur] ». Si nous nous surveillions de manière critique et corrigions nos propres fautes, en nous disciplinant nous-mêmes, nous n'aurions pas besoin d'être pris en main et disciplinés par les afflictions. « Mais quand nous sommes jugés par le Seigneur, nous sommes châtiés, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde ». Les consacrés sont éprouvés maintenant, afin qu'ils n'aient pas besoin d'être éprouvés à l'avenir, pendant l'Âge Millénaire, lorsque le monde sera éprouvé.

« Si quelqu'un parmi vous souffre [est affligé], qu'il prie », dit l'Apôtre (Jacq. 5 : 13). Ce conseil s'applique à toutes les épreuves et à toutes les afflictions du peuple de Dieu, qu'elles soient mentales ou physiques, en particulier celles de la première ou de la deuxième catégorie. Ces personnes peuvent s'adresser directement au Seigneur pour toutes leurs difficultés de toutes sortes, et être assurées de Sa sympathie et de Sa grâce pour les aider et les soutenir. Ces personnes n'ont pas besoin d'anciens pour prier pour le pardon de leurs péchés, comme dans les versets suivants (14,15), où, de toute évidence, il s'agit d'afflictions de la troisième catégorie, c'est-à-dire de maladies résultant de blâmes de Dieu pour les péchés, et non de maladies de la première catégorie décrite, dans lesquelles nous pouvons nous réjouir. Jacques dit : « Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'assemblée, et qu'ils prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ; et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos fautes l'un à l'autre, et priez l'un pour l'autre, en sorte que vous soyez guéris ». La prière, telle que nous la comprenons, devrait être pour le pardon des péchés dont la maladie est une punition ou un blâme, plutôt que pour la délivrance de la punition méritée. Mais si la maladie était un jugement ou une discipline pour le péché, nous devrions nous attendre à ce que, lorsque le péché a été confessé et vraiment repenti, le Seigneur enlève le châtiment et relève le fils pénitent de l'affliction, soit partiellement, soit totalement - Comparer avec Matt. 9 : 2-6 ; Jean 5 : 14 et 1 Jean 5 : 16.

Mais rappelons-nous que cette déclaration ne fait pas référence aux divers petits maux et désagréments auxquels nous sommes soumis, comme le monde en général, et qui nous servent à développer la patience et la sympathie envers les autres. Nous le savons, tout d'abord, par l'appel des anciens de l'Église [les membres les plus anciens, ou les membres principaux, ou officiels] pour prier et oindre les malades avec de l'huile : car des mesures aussi extrêmes seraient tout à fait inappropriées pour un léger malaise. Nous le savons ensuite par le mot grec utilisé pour malade au verset 14, qui a la signification d’impuissant ou sans défense.

NOTRE POINT DE VUE ACTUEL.

Nous voyons donc qu'il n'aurait pas été convenable de prier pour la santé pendant l'Âge de l'Évangile, et que les premières guérisons de l'époque n'ont eu lieu qu'au moyen du don de guérison ; qu'il a cessé avec la mort des Apôtres après avoir atteint son but ; et que les prières appropriées relatives à la maladie, de la part des saints, ont été celles offertes pour le pardon des péchés, suite à quoi la guérison a suivi. Mais nous constatons aussi qu'à l'aube de l'Âge Millénaire, qui succède à l'Âge de l'Évangile qui se termine, nous devrions nous attendre à ce que la guérison et le rétablissement général commencent à se manifester, comme nous le voyons actuellement. Ceci nous amène à nous demander : à la lumière de l'examen des enseignements bibliques qui précède et à la lumière de notre situation actuelle à l'aube du Millénium,

POUR QUI POUVONS-NOUS PRIER MAINTENANT ?

Nous répondons que les saints ne peuvent pas convenablement prier pour leur propre santé maintenant, pas plus que ne le pouvait leur Maître. Ils ne peuvent pas demander convenablement la restitution des privilèges qu'ils ont consacrés, ni demander que leurs sacrifices soient annulés par la suppression miraculeuse de tous les coûts de la fatigue, de l'épuisement, des privations ou de la maladie. Mais lorsqu'ils se rendent compte que leurs afflictions sont des punitions pour leurs péchés, ils peuvent encore se sentir libres de confesser leurs péchés les uns aux autres, et de prier Dieu pour qu'Il leur pardonne, et ainsi ils peuvent, par la suite, être guéris.

Les saints qui demeurent en Christ, et en qui Sa Parole demeure, peuvent prier pour d'autres qu'eux-mêmes, surtout si l'on tient compte du fait que nous sommes maintenant au début des temps de la Restitution ; c'est-à-dire dans les cas où ils sont sûrs que leur objet n'est pas l'exaltation personnelle ; où leurs désirs de guérison des malades ne sont pas égoïstes ; où ils ont des raisons de croire que la santé rétablie sera consacrée aux bonnes œuvres et à la gloire de Dieu. Dans de tels cas, nous pouvons, sur demande, prier pour la guérison de l'affligé ou du malade qui ne fait pas partie du Petit Troupeau consacré - des Sacrificateurs, de la Prêtrise Royale. Cependant, même dans de tels cas, bien que notre foi doive nécessairement être forte, parce que nous sommes sûrs de demander à partir de motifs justes, et à un moment où le Seigneur est heureux d'accorder un début de bénédictions de restitution, nous devrions toujours dire, comme le Maître l'a fait dans ses prières : « Néanmoins, que ce ne soit pas ma volonté, mais la Tienne qui soit faite ».

Cependant, il n'est pas encore temps de s'attendre à une guérison générale et à une œuvre de restitution complète, car cela ne sera manifestement pas possible avant que toute la Sacrificature n'ait fini de sacrifier et ne soit entrée, avec sa Tête et son Souverain Sacrificateur Jésus, dans les gloires et les perfections de l'état ou de la condition céleste, représentés par le Très Saint du Temple et du Tabernacle.

IL DOIT CROÎTRE, MAIS JE DOIS DIMINUER.

À première vue, il pourrait sembler que, de même que les dons au début de l'Âge s'exerçaient par l'intermédiaire des consacrés, de même les guérisons auxquelles il faut s'attendre à l'aube du Millénaire se manifesteraient surtout en réponse aux prières des consacrés. Mais il n'en sera pas ainsi, croyons-nous, car cela mettrait les saints trop en évidence, alors que, comme Jean-Baptiste au premier avènement, nous devons nous attendre ici à une diminution, tandis que l'Église triomphante, de l'autre côté du voile, sera en accroissement.

Notre relation actuelle avec l'Église glorifiée - qui indique la proximité du règne de la gloire - répond étroitement à l'œuvre de Jean le Baptiseur lors du premier avènement. Jean proclamait : « Le Royaume des cieux est proche », et il ajoutait : « Il y a parmi vous quelqu'un que vous ne connaissez pas. Il faut que lui croisse, et que moi je diminue ». Il en va de même pour notre message ; et tandis que l'Église sur le plan terrestre diminuera, l'Église glorifiée sur le plan céleste augmentera en puissance et en influence durant la période de détresse à venir, tandis que la classe de Jean sera sans doute mise sous contrainte, comme Jean fut jeté en prison par Hérode. En harmonie avec ce à quoi nous devrions nous attendre, diverses méthodes de guérison connaissent un certain succès, et en fait, nous avons entendu parler de plus d'un cas de guérison où ni le malade ni ses amis n'avaient tenté de guérir, ni même pensé à le faire. L'un de ces cas est celui d'une jeune fille malade, au chevet de laquelle ses amis s'étaient rassemblés, attendant qu'elle meure ; elle se rétablit aussitôt, se leva et se remit en marche comme avant. La seule explication qu'elle ait pu donner est qu'elle avait fait un rêve dans lequel un homme posait sa main sur sa tête, et qu'elle avait senti une décharge électrique lui parcourir l'échine. Et cette jeune femme ne se disait même pas Chrétienne.

Par divers moyens, le Seigneur préparera progressivement le monde à la restitution, de sorte que, lorsqu'elle viendra, le nouvel ordre des choses laissera encore de la place à l'exercice de la foi envers Dieu ; les orgueilleux et les scientifiques pourront trouver des explications dans les causes naturelles, tandis que d'autres seront amenés à reconnaître ces choses comme le début de la Restitution. Et puisque les Plus-que-Vainqueurs ont un grand travail à faire en s'opposant à l'erreur et en inculquant la vérité, et puisque, s'ils étaient beaucoup engagés dans la prière pour les malades, cela les détournerait de leur vrai et important travail de guérison des malades spirituels, des boiteux et des aveugles, nous voyons de grandes raisons pour lesquelles nous devrions nous attendre à ces manifestations de restitution à la fois dans et par d'autres que les saints.

LES CONSACRÉS DEVRAIENT-ILS UTILISER DES MÉDICAMENTS ?

Cette question se pose tout naturellement. Il ne nous est ni ordonné ni interdit d'utiliser des médicaments. Dans notre consécration, nous avons renoncé aux avantages humains qui nous reviennent comme à tous les croyants par le Christ, en échange des avantages spirituels qui nous sont offerts. C'est pourquoi nous ne pouvons pas demander la restitution de toutes les bénédictions et de tous les privilèges, bien que Dieu, à des fins sages, accorde parfois à Ses « Nouvelles-Créatures » des faveurs spéciales et des manifestations d'ordre terrestre aux heures où elles en ont besoin, même si elles ne les demandent pas - voir Matth. 26 : 53,54 ; Actes 12 : 6-11 ; 14 : 19,20 ; Phil. 2 : 27.

Il faut cependant remarquer que (en dehors de l'œuvre de rédemption et de restitution du Christ) les hommes condamnés ont le privilège d'utiliser les moyens naturels qu'ils peuvent se procurer, en nourriture et en médicaments, pour soulager leurs maux et assurer la conservation, aussi longtemps qu'ils le peuvent, de leurs corps condamnés et mourants. Et ces privilèges, les saints les conservent et les possèdent par conséquent, même après avoir échangé les avantages terrestres par le Christ, contre les avantages célestes.

Rien, donc, dans leur alliance de pleine consécration, n'empêche les saints, pas plus que les incroyants, d'utiliser les moyens naturels pour les soulager. Nous avons la liberté de le faire chaque fois que notre jugement en indique l'opportunité. Et bien que nous ne soyons pas informés que notre Seigneur utilisait des médicaments, nous devons nous rappeler qu'Il était parfait, et qu'Il n'avait que des douleurs et des maux qu'Il enlevait lui-même aux autres. Cependant, Il a certainement illustré le principe de l'utilisation des moyens naturels, sans demander de secours à la puissance divine, en Se reposant quand Il était fatigué au lieu de prier pour un rétablissement surnaturel ; et quand Il avait faim et soif, Il mangeait et buvait au lieu de prier pour avoir des forces et des rafraîchissements autrement. Il en était de même pour les Apôtres, pour autant que nous puissions le savoir d'après les rares éléments d'histoire de leurs affaires privées que nous fournissent les Écritures. Paul nous parle (2 Cor. 11 : 27,30) de ses fatigues, de ses douleurs, de la faim, de la soif, du froid et de la nudité, et il dit qu'il s'est glorifié de ces marques de sa fidélité, mais il ne mentionne pas un seul mot sur la prière pour la suppression de ces choses par la puissance divine ; il ne rapporte pas non plus une seule réponse à une telle prière comme une marque de faveur auprès de Dieu. Au contraire, dans le seul cas où il mentionne avoir prié pour une restitution physique (le rétablissement de sa vue), il nous dit que le Seigneur a refusé sa demande, lui disant qu'il valait mieux pour lui qu'il en soit ainsi - la grâce suffisante étant dans les faveurs spirituelles et non terrestres au-dessus de celles des hommes naturels - 2 Cor. 12 : 9.

Lorsque Paul était ainsi dans le besoin à certains moments, que faisait-il ? A-t-il prié Dieu de le nourrir et de le vêtir ? Non, il savait bien que Dieu avait promis qu'aucune chose bonne et nécessaire ne lui serait refusée, tant qu'il serait à Son service. Il n'a pas demandé à Dieu de créer de l'argent dans ses poches, ni d'envoyer une personne au grand cœur, pas trop paresseuse pour travailler, avec un panier de friandises pour qu'il puisse manger, pendant qu'il étudiait ou priait ? Non ! ce n'était pas dans les habitudes de Paul, sinon il n'aurait pas été choisi comme « un vase élu » pour porter la vérité du Seigneur. Lorsqu'il avait faim, Paul ne sortait pas pour mendier et ne restait pas à l'intérieur pour prier afin d'obtenir les choses dont il avait besoin, mais il se mettait à l'œuvre dans son métier, fabriquait des tentes, enseignait en public et en privé lorsque l'occasion se présentait, sans vouloir demander de l'aide, même aux croyants qu'il servait, alors qu'il savait bien qu'ils perdaient, par négligence, le privilège de contribuer à son soutien et à la diffusion de la vérité, et qu'ils perdaient aussi l'instruction précieuse qu'il aurait pu donner pendant les heures consacrées au travail séculier.

Nous nous souvenons aussi du conseil de Paul à Timothée concernant la médecine - prendre un peu de vin (comme médicament, et non comme boisson) pour son indigestion et « ses nombreuses indispositions ». Et ceci est en parfaite harmonie avec la ligne de conduite de Paul et de notre Seigneur, et donc certainement un guide sûr pour nous en ce qui concerne la volonté de notre Père.

Mais, dit quelqu'un, même s'il est juste d'utiliser des remèdes simples, tels que ceux que nous rencontrons, serait-il juste de dépenser l'argent du Seigneur (car tout l'argent que les consacrés ont est celui du Seigneur) pour des médecins ? Nous répondons que notre Seigneur et les disciples ont dépensé l'argent consacré pour le pain, qui est le remède nécessaire en cas de faim. Et nous présumons que Timothée, suivant le conseil de Paul, a dépensé de l'argent consacré pour le vin médicinal. Notre Seigneur et les Apôtres n'ont pas fait l'éloge des médicaments et des médecins, et sans doute leur art était-il si peu développé qu'il n'était pas digne d'éloge ; cependant ils n'ont pas été rejetés, et il a été reconnu que les malades ont besoin d'un médecin (Matth. 9 : 12). Mais dans tout cela, il ne faudrait pas que l'on comprenne que nous préconisons les médicaments et les doses ; la modération devrait être appliquée dans tout ce que nous faisons, afin que, que nous mangions ou buvions ou prenions des médicaments ou autre chose, tout soit fait de manière raisonnable et à la gloire de Dieu. Il est probable qu'autant de personnes meurent de trop de médicaments que de trop peu. Nous ne devons pas nous bourrer de médicaments ni de vin, ni être gloutons dans la nourriture, mais être tempérants en toutes choses.

Nous ne pouvons pas reconnaître un seul instant comme supérieurs ou égaux à notre Seigneur et à Paul, en matière de foi ou de faveur divine, ceux qui, de nos jours, prétendent vivre par la foi, « ne travaillant pas du tout » ; qui ne font pas grand-chose pour se fatiguer ou se faire souffrir, et qui se réjouissent de n'avoir aucune expérience comme celle que Paul a eue de la faim, du froid, de la soif et de la nudité, comme marques d'une foi, d'une sainteté et d'une faveur divine particulières. Nous croyons que beaucoup de ces personnes sont des enfants de Dieu sincères, trompés sur cette question par le fait qu'ils suivent leurs propres sentiments et inclinations plutôt que d'étudier soigneusement les exemples parfaits de la volonté de Dieu dans ce domaine, fournis par les Écritures - voir 2 Thess. 3 : 8-10, 11-15.

Compte tenu de l'enseignement des Écritures, nous devons donc conseiller aux consacrés de marcher sur les traces de notre Seigneur Jésus et de ceux qui L'ont suivi de plus près, en ignorant, en cela comme en d'autres choses, leurs propres préférences quant à la manière dont ils voudraient penser, faire et voir faire Dieu en ces matières. Soumettons pleinement nos volontés et nos méthodes au plan et à l'arrangement de Dieu tels qu'ils sont exprimés et illustrés dans Sa Parole. En tant que « Nouvelles-Créatures », nous pouvons demander librement et avec persévérance toutes les bénédictions et grâces spirituelles, et de manière désintéressée toutes les nécessités qui nous sont promises. Puis, assurés qu'ils viendront, nous devrons les rechercher et les reconnaître avec gratitude, quelle que soit l'agence ou le canal envoyé.

Mais dans les affaires terrestres, nous devons être très prudents : ne demandons rien au-delà de nos besoins réels, car c'est Dieu (et non nous) qui en voit la nécessité et l'opportunité - toujours reconnaissants pour le « pain et l'eau » promis, ainsi que pour tout confort supplémentaire. Conscients de la sagesse supérieure de Dieu et de Son amour sans limite pour nous, nous devrions craindre de retirer nos intérêts, à quelque degré que ce soit, de Sa main. Ainsi, nous pouvons toujours vivre dans la joie, sachant que, quoi qu'il puisse nous arriver, tout concourt à notre bien. Il se peut que nous ayons besoin de connaître la douleur, ou de nous retrouver dans la confusion et au bord du besoin, afin d'avoir l'expérience, l'épreuve ou le châtiment nécessaires. Et nous devrions apprendre à rechercher et à reconnaître rapidement la leçon ou le châtiment, et à nous montrer de bons élèves à l'école du Christ.

PRIÈRES POUR NOS ENFANTS.

Les parents consacrés peuvent estimer que, à l'aube de l'Âge Millénaire, ils ont des privilèges particuliers dans la prière, surtout en ce qui concerne leurs enfants, qui sont sûrement, de toutes les classes, les héritiers des bénédictions de restitution. Les enfants de tous les croyants sont justifiés par la foi de leurs parents jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de la maturité mentale (1 Cor. 7 : 14). Ils sont donc les héritiers des bénédictions terrestres, de la restitution, etc. Et maintenant que les temps de restitution sont à nos portes, nous devrions nous sentir très confiants en demandant la santé, la force et la vie pour ces personnes. Il semblerait en effet que les enfants des croyants puissent maintenant vivre jusqu'au plein soleil de la gloire et de la bénédiction du Millénaire, lorsque plus personne ne mourra, sauf ceux qui pécheront délibérément contre cette lumière et cette faveur. Pourtant, dans toutes nos demandes, nous ne pouvons pas demander autre chose que ce que le Maître a fait, en disant : « Que ce ne soit pas ma volonté mais la Tienne qui soit faite ». Et ce devrait être le but et l'effort patient de chaque parent d'amener ses enfants aussi près que possible du point approprié de la pleine consécration - le service raisonnable de tous.

[À SUIVRE].