Réalisant que nous, l'Église, sommes à l'heure actuelle sous l'inspection de notre Époux royal, qui est maintenant présent (Matthieu 22 : 11) pour retirer de Son Royaume [dans sa condition embryonnaire ou formative actuelle] tout ce qui est offensant (Matthieu 13 : 41), et pour rassembler à Lui Ses joyaux, Son épouse (Malachie 3 : 17), nous ne pouvons pas examiner trop attentivement les principes sur lesquels ce jugement et cette sélection sont faits.
Les paroles ci-dessus de notre Seigneur indiquent que le cœur et la bouche font l'objet d'une attention toute particulière, le premier représentant le caractère de l'individu, et le second étant un indice de ce caractère. C'est dans cette même optique que ces paroles de sagesse ont été écrites : « Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie. Écarte de toi la fausseté de la bouche, et éloigne de toi la perversité des lèvres » (Proverbes 4 : 23, 24). L'indication est claire qu'un bon état de cœur est nécessaire à des paroles justes ; car « c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle », comme l'expérience l'atteste pour tout homme. Il est donc juste que nos paroles soient un critère de jugement dans l'estimation du Seigneur, comme Il nous le dit. Il est vrai que les paroles honorables ne sont parfois que les masques d'une profonde hypocrisie ; mais le masque est sûr de tomber un jour ou l'autre, dès que la volonté égoïste rend nécessaire un changement de tactique. Il reste donc que les paroles, tout le cours de la conversation et de la conduite, sont un indice du cœur.
C'est donc le cœur qui devrait tout d'abord nous intéresser — afin que ses affections et ses dispositions soient entièrement sous le contrôle de la Grâce divine, que tout principe de Vérité et d'intégrité y soit établi souverainement, de sorte que la justice, la miséricorde, la bienveillance, l'amour fraternel, l'amour, la foi, la débonnaireté, la modération, la suprême révérence pour Dieu et pour Christ et un fervent amour pour toutes les beautés de la sainteté y soient fermement fixés comme principes directeurs de la vie. Si ces principes sont fixés, établis dans le cœur, alors, du bon trésor du cœur la bouche fera entendre des paroles de Vérité, de modération, de sagesse et de grâce (Manne du 19 avril).
Concernant notre Seigneur Jésus, dont le cœur était parfait — en qui il n'y avait pas de péché et où il n'y avait pas de fraude dans la bouche — il a été dit : «La grâce est répandue sur tes lèvres» ; et encore : « Tous lui rendaient témoignage, et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche» (Psaume 45 : 2 ; Luc 4 : 22). Moïse, personnifiant le Christ, a prédit les influences bénies des paroles du Seigneur, en disant : « Ma doctrine distillera comme la pluie ; ma parole descendra comme la rosée, comme une pluie fine sur l'herbe tendre, et comme des ondées sur l'herbe mûre » (Deutéronome 32 : 2). Et Jésus dit : «Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie» (Jean 6 : 63). Les paroles du Seigneur étaient si sages, si justes et si vraies, que, bien que Ses ennemis cherchassent continuellement à trouver quelque faute, il est dit : «Ils ne pouvaient le surprendre dans ses paroles devant le peuple ; et étonnés de sa réponse, ils se turent» (Luc 20 : 26). Et d'autres ont dit : « Jamais homme ne parla comme cet homme » — Jean 7 : 46.
C'est ainsi que notre Seigneur a laissé à Son peuple un digne exemple, que l'Apôtre exhorte tous à suivre, en disant : « Que votre parole soit toujours dans un esprit de grâce [avec un amour et une bonté manifestes], assaisonnée de sel [une influence purificatrice et préservatrice] » (Colossiens 4 : 6). Et Pierre ajoute : « Si quelqu'un parle, qu'il le fasse comme oracle de Dieu », c'est-à-dire avec sagesse et conformément à l'esprit et à la Parole du Seigneur. Il est encore écrit : « Garde ta langue du mal, et tes lèvres de proférer la tromperie ». « Qui garde sa bouche et sa langue, garde son âme de détresses ». « Les paroles de la bouche du sage sont pleines de grâce, mais les lèvres d'un sot [un discoureur imprudent, téméraire] l’engloutissent. Le commencement des paroles de sa bouche est folie, et la fin de son discours est un mauvais égarement ». « Ne te presse point de ta bouche, et que ton cœur ne se hâte de proférer une parole devant Dieu ; car Dieu est dans les cieux, et toi sur la terre ; c'est pourquoi, que tes paroles soient peu nombreuses » — Psaume 34 : 13 ; Proverbes 21 : 23 ; Ecclésiaste 10 : 12,13 ; 5 : 2.
Job, au milieu de toutes ses afflictions, était très attentif à ne pas pécher avec ses lèvres (Job 2 : 10 ; 31 : 30 ; 1 : 21, 22). Il savait que ses paroles seraient prises par le Seigneur comme un indice de son cœur, et il prenait soin de garder le cœur et les paroles justes, disant : « Quoi ! nous avons reçu le bien de la part de Dieu, et nous ne recevrions pas le mal [des calamités, des ennuis — pour la discipline ou le raffinement] ? L’Éternel a donné, et l’Éternel a repris ; que le nom de l’Éternel soit béni ! ». Il n'y avait pas d'esprit de rébellion dans un cœur d'où sortaient de telles paroles de soumission aimante, de patience et de foi dans des épreuves sévères, et cela même sans une claire compréhension de la sagesse divine qui les a permises.
Le Psalmiste met dans la bouche du peuple de Dieu, consacré et éprouvé, ces paroles de ferme résolution : « J’ai dit : Je prendrai garde à mes voies, afin que je ne pèche point par ma langue ; je garderai ma bouche avec une muselière pendant que le méchant [qui tente et éprouve les justes] est devant moi » — Psaume 39 : 1.
Combien une telle résolution est nécessaire à la fermeté du caractère chrétien, ainsi que la maîtrise de soi qui se développe sous l'effet d'une ferme adhésion à cette résolution. Dans un monde antipathique nous ne pouvons-nous attendre à recevoir autre chose que l'opprobre de notre Maître, parce que le serviteur n'est pas plus que son Seigneur. Le monde, la chair et le diable s'opposent à notre voie ; il y a les combats au dedans et la crainte au dehors, et nombreux sont les traits et les dards enflammés qui menacent l'intégrité. Quelle doit être l'attitude sûre de l'âme en proie aux afflictions et aux dures épreuves ? N'est-ce pas celle du silence devant Dieu dans la recherche attentive et vigilante de Ses directions et de Sa volonté en toutes circonstances avant de se permettre de toucher à des choses qui peuvent en entraîner beaucoup d'autres ? C'est ce que suggère le Psalmiste lorsqu'il dit : « J'ai été muet, dans le silence ; je me suis tu à l'égard du bien » [m'abstenant même de faire ou de dire ce qui semblait bien à mes propres yeux] (Manne du 18 avril) ; et ma douleur a été excitée. Mon cœur s’est échauffé au-dedans de moi ; dans ma méditation le feu s’est allumé [description d'une épreuve ardente], j’ai parlé de ma langue » — non pas à ceux qui m'injuriaient, ni aux autres, mais au Seigneur.
Oui, nous avons toujours l'heureux privilège de porter au Seigneur nos douleurs et nos contrariétés :
« Parce qu'Il sait
comment enlever l'amertume des peines de la vie. »
Il le fait, comme le Psalmiste le suggère (vs. 4-6), en nous montrant, par l'expérience, la vanité de toutes choses terrestres et leur impuissance à satisfaire les désirs de l'âme ou à consoler les esprits abattus. Alors, la pensée nous vient que, quelques fâcheuses que soient nos expériences, elles seront bientôt outre. Si nous savons les subir, elles produiront en nous les fruits paisibles de justice et développeront chez nous un caractère fort et noble, discipliné au contrôle complet de nous-mêmes, à l'attention soutenue, à l'endurance patiente de l'affliction, et à la loyauté, la fidélité et la confiance affectueuses en Dieu (Manne du 29 avril). Alors les assurances des récompenses bénies de la justice dans la vie à venir commencent à avoir une signification nouvelle et plus profonde, et nous sommes amenés à réaliser que ce n'est pas notre ville permanente, mais que nous cherchons celle à venir. Ainsi, le cœur se sépare des choses terrestres et se rend compte de la valeur supérieure des choses célestes. Rien d'autre que le Seigneur Lui-même ne peut satisfaire les désirs de l'âme, qui, éprouvée par les tempêtes et les épreuves, en vient à réaliser que...
« Comme tout est vain sous les cieux,
Comme chaque bonheur terrestre est éphémère,
Combien minces sont les liens les plus tendres,
Qui me lient à un monde comme celui-ci ! »
Ainsi disciplinés et réconfortés, nous apprenons à regarder au-delà du présent, vers la gloire qui sera révélée de proche en proche aux fidèles vainqueurs, qui, par une patiente persévérance dans les bonnes actions au milieu d'une génération tortueuse et perverse, recherchent le prix révélé à la foi seule. Ainsi discipliné et béni dans des épreuves ardentes, en allant chercher réconfort et aide auprès du Seigneur, l'enfant de Dieu commence à se rendre compte de ce que signifie être mort au monde et vivant envers Dieu, avec une vive appréciation de Son amour, de Sa bonté et de Sa grâce ; et étant ainsi séparé du monde et plus fermement uni au Christ, le langage du cœur est, comme le suggère encore le Psalmiste, « Et maintenant, Seigneur, qu'est-ce que j’attends ? Mon attente est en toi » (vs. 7). Ainsi
« Même le chagrin, touché par le ciel, s'illumine
Plus qu’avec le rayon du bonheur,
Comme l'obscurité nous montre des mondes de lumière
Que nous n'avons jamais vu de jour ».
Tel est le résultat béni de la maîtrise de la langue dans les circonstances d'épreuve et de vexation, et de l'humble soumission de tous nos soucis au Seigneur dans la prière, afin que, lorsque nous parlons, notre discours soit accompagné de grâce, assaisonné de sel, et qu'en toutes circonstances nous puissions parler comme les oracles de Dieu.
Si l'on considère les paroles de notre Seigneur citées plus haut — que nous devons rendre compte de « toute parole oiseuse [non profitable ou pernicieuse] » — et si l'on tient compte du fait que le présent est le jour de notre jugement (celui de l'Église), nous voyons quelle grande importance s'attache à nos paroles. Toutes nos paroles sont retenues par le Seigneur comme un indice de nos cœurs. Si elles sont rebelles, déloyales, frivoles, insensées, sans aménité, ingrates, impies ou impures, le cœur est jugé en conséquence, en vertu du principe : « C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle » (Manne du 14 février - 1). Ainsi, nos paroles, dans toutes les circonstances variées de notre vie quotidienne, témoignent continuellement devant Dieu de l'état de notre cœur. C'est ce qu'impliquent les paroles de notre Seigneur ; et, dans cette perspective, combien opportune est cette exhortation : « Ne te presse point de ta bouche, et que ton cœur ne se hâte pas de proférer une parole devant Dieu [et rappelez-vous que « toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire » — Hébreux 4 : 13] ; car Dieu [notre Juge] est dans les cieux [sur le Trône], et toi sur la terre [en jugement devant la barre de Dieu] ; c'est pourquoi, que tes paroles soient peu nombreuses ». Qu'elles soient réfléchies et sages, telles qu'elles sont prononcées devant Dieu, et non pas irréfléchies, hâtives et imprudentes.
Encore une fois, en harmonie avec la déclaration du Seigneur sur la responsabilité encourue par nos paroles, il est également écrit : « Qui surveille sa bouche garde son âme ; la ruine est pour celui qui ouvre ses lèvres toutes grandes » (Proverbes 13 : 3). Quelle responsabilité redoutable s'attache à la langue qui s'agite de façon mauvaise, ou même désinvolte, ce qui est aussi un déshonneur pour Dieu ! Et combien est nécessaire l'injonction de l'Apôtre Pierre : « Soyez sobres et veillez pour prier ! » — 1 Pierre 4 : 7 ; 1 : 13 ; 5 : 8.
Le Psalmiste met cette prière sur les lèvres de tous ceux qui se sentent investis de cette responsabilité : « Mets, ô Éternel, une garde à ma bouche, veille sur l’entrée de mes lèvres. N’incline mon cœur à aucune chose mauvaise ». « Que les paroles de ma bouche et les méditations de mon cœur soient agréables devant toi, ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur ». « Mes lèvres publieront ta louange, quand tu m'auras enseigné tes statuts. Ma langue parlera haut de ta parole ; car tous tes commandements sont justice. Ta main me sera pour secours, car j'ai choisi tes préceptes. J'ai désiré ardemment ton salut [pour me libérer de tout péché, et pour atteindre la perfection et la beauté de la sainteté], ô Éternel, et ta loi est mes délices » — Psaumes 141 : 3, 4 ; 19 : 14 ; 119 : 171-174.
Étant des êtres imparfaits il ne nous est pas possible d'être parfaits en paroles et en actions. En dépit de nos meilleurs efforts nous nous trompons quelquefois en paroles aussi bien qu'en actions. Cependant, nous devons rechercher, par un fidèle et vigilant effort, la maîtrise parfaite de nos paroles et de nos voies (Manne du 14 février - 2). Mais, néanmoins, nous devrons rendre compte de chaque mot oiseux en ce jour du jugement. Si, dans l'examen que nous faisons chaque jour de nos voies, ce qui est le devoir de chaque chrétien, nous découvrons qu'en une certaine occasion nos paroles ont déshonoré le Seigneur, nous devons nous rappeler, « Si quelqu’un a péché, nous avons un Avocat auprès du Père, Jésus Christ, le juste (1 Jean 2 : 1) ; et qu'au nom de notre Avocat, nous pouvons nous approcher du Seigneur dans la prière pour dire à notre Père céleste que nous nous rendons compte de l'erreur que nous avons commise et lui exprimer notre profond regret d'avoir manqué d'honorer Son nom et Sa cause par nos actes et par nos paroles ; pour Lui demander humblement de ne pas nous imputer ce péché, mais de l'effacer par le gracieux moyen auquel Il a pourvu pour notre purification par Christ, nous réclamant humblement de Son sang précieux dans lequel nous avons mis notre espérance et notre confiance.
C'est ainsi que nous devrions rendre compte de toute parole oiseuse. Par nos paroles de repentance, auxquelles viennent s'ajouter les mérites de Christ, appliqués par la foi, nous serons acquittés (Manne du 22 avril). Sinon, les paroles oiseuses, déshonorantes pour le Seigneur, se dresseront contre nous et nous condamneront, et nous serons obligés d'en subir les conséquences. La première conséquence sera une blessure de soi, car toute mauvaise pensée ou parole complaisante endurcit le caractère et l'incline davantage vers l'injustice. La deuxième conséquence est un mauvais exemple pour les autres, et l'incitation au mal en eux. « Une réponse douce détourne la fureur, mais la parole blessante excite la colère » (Proverbes 15 : 1). Ainsi, à la suite de paroles imprudentes ou malveillantes, nous pouvons susciter des difficultés qui deviendront les agents de la justice rétributive pour nous enseigner la leçon de la maîtrise de soi et de la considération pour les sentiments et les opinions des autres. Il arrive souvent que l'on reproche au Seigneur (ou au diable) de nous envoyer des épreuves qui en réalité ne sont que le résultat naturel de nos propres erreurs. Et ceux qui ne parviennent pas à localiser la racine du problème (en eux-mêmes) prient en vain pour que le Seigneur fasse disparaître miraculeusement ce qu'ils pourraient eux mêmes éviter par l'obéissance à la Parole et une autodiscipline rigoureuse. « Si nous nous jugions [et nous corrigions] nous-mêmes, nous ne serions pas jugés ; mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur [en grande partie par les expériences par lesquelles nos propres fautes nous font passer], afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde » (1 Corinthiens 11 : 31,32). Mais même si l'on admet que les difficultés ne sont pas directement causées par Dieu ou par le diable (« Chacun est tenté [éprouvé], étant attiré et amorcé par sa propre convoitise »), la tendance naturelle est de rejeter la faute sur quelqu'un d'autre, et de penser que notre perte de patience, notre parole ou notre acte hâtif était la faute d'un autre. Combien de personnes se trompent et s'encouragent avec cette pensée : « Si tous les autres avaient une nature aussi raisonnable et généreuse que la mienne, notre famille, notre assemblée ou notre communauté serait un véritable paradis sur terre ! ». Bien-aimés, examinons-nous, soyons très humbles, de peur que les paroles mêmes d'autosatisfaction et de contentement de soi que nous considérons dans notre cœur (si nous ne les prononçons pas à haute voix) n'apportent notre condamnation. « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Car les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on [quel mérite y a-t-il à cela] ? » (Luc 6 : 32-33). Ce n'est que lorsque nous « supportons les afflictions, souffrant injustement », que notre souffrance est acceptable pour Dieu comme un sacrifice d'encens doux. « Mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, car c'est à cela que vous avez été appelés » (1 Pierre 2 : 19-21). Bien-aimés, veillons à ce que nos souffrances ne soient que pour la justice, et n'imputons pas à Dieu ou à nos voisins les tribulations résultant de l'indulgence à l'égard de nos fautes héritées ou cultivées.
« Nous faillissons tous à bien des égards. Si quelqu'un ne faillit pas en paroles, celui là est un homme parfait, capable de tenir aussi tout le corps en bride » (Jacques 3 : 2). Mais un tel homme n'existe pas. Nous avons tous besoin et devons continuellement invoquer le mérite de notre Rédempteur et Avocat, tandis que nous nous efforçons chaque jour d'amener toute pensée en captivité à la volonté de Christ, et de parfaire la sainteté dans la crainte (révérence) du Seigneur.
Compte tenu de ce fait, dont nous espérons que tous les membres du peuple du Seigneur s'efforceront de prendre de plus en plus conscience, à savoir que nous nous trouvons maintenant devant la barre du jugement, nous nous demandons, selon les mots de Pierre : « Quelle gens devriez-vous être en sainte conduite et en piété ? ». La ressemblance à Dieu ne peut certainement comprendre aucun commérage nuisible, aucune conversation impure ou impie, aucune parole de déloyauté ou de rébellion. Que de telles choses soient rejetées bien loin par tous ceux qui portent le nom de Christ, avec sincérité et en vérité. N'oublions pas de rendre chaque jour nos comptes au Seigneur, de nous assurer qu'aucun rapport de paroles vaines desquelles nous ne nous serions pas repentis et, par conséquent, dont nous ne serions pas pardonnés, ne se dresse contre nous (Manne du 30 Mars - 1). « Conduisez-vous d’une manière digne de l'évangile du Christ ». « Toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée — s'il y a quelque vertu et quelque louange — que ces choses occupent vos pensées ». Ainsi, à partir du bon trésor du cœur, nous serons en mesure de dire les mots de la vérité et de la sobriété, d'honorer notre Seigneur par une conduite et une conversation pieuses, de maîtriser les mauvaises tendances de notre nature déchue, et d'avoir une conduite « honnête parmi les nations : afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu'ils observent » — Philippiens 1 : 27 ; 4 : 8 ; 1 Pierre 2 : 12.
Si nous rendons chaque jour nos comptes à Dieu et recherchons Sa grâce pour que notre puissance de vaincre s'accroisse progressivement, nous serons acquittés dans le jugement et demeurerons approuvés devant Dieu par Christ, Son saint Esprit témoignant à nos esprits que nous Lui sommes agréables (Manne du 30 Mars - 2).