Une des plus sévères épreuves de fidélité auxquelles l'Eglise élue est soumise est certainement l'épreuve d'endurance. C'est elle qui mesure et enregistre la force de chaque autre vertu et grâce. Aucun soldat de la croix ne sera couronné des lauriers de la victoire s'il n'a pas subi cette épreuve avec succès (Manne du 19 déc. – 1). La vie d’un Chrétien est un combat ; les paroles ci-dessus sont celles d’un des rois d’Israël à un ennemi orgueilleux du peuple de Dieu et sont applicables, non seulement à chaque recrue de l’armée du Seigneur, mais encore à tous ceux qui n’ont pas fini le bon combat de la foi.
Le premier épanchement d’enthousiasme pour le service du Seigneur peut, plus que nous le pensons, n’être que la production hâtée du sol peu profond d’un cœur qui reçoit de suite la vérité avec joie, mais qui, n’ayant pas de racines en lui-même, ne la garde que pour un temps ; il manque de persistance, ensuite, quand l’affliction et la persécution viennent, il y trouve une occasion de chute (Marc 4 : 16-17). De tels caractères ne peuvent pas endurer les sévères épreuves de « ce mauvais jour », duquel il est écrit : « Le feu (de ce jour) éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun » - 1 Cor. 3 : 13.
NÉCESSITÉ DE SE REVÊTIR DE TOUTE L’ARMURE DE DIEU.
« Bien-aimés », dit l’Apôtre Pierre, « ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver » (1 Pi. 4 : 12). Tous ceux de l’Église élue doivent être ainsi éprouvés ; bienheureux est celui qui endure l’épreuve jusqu’au bout ! La ferme parole de la prophétie montre de durs combats et de grandes épreuves pour la fin de l’histoire de l’Église ; Élie, un type du corps de Christ, termina sa carrière terrestre, s’élevant avec un tourbillon dans un chariot de feu - puissant symbole de tempêtes et de grandes afflictions ; Jean, un autre type de l’Église, fut mis en prison et décapité. Nous sommes avertis de la grande nécessité de nous revêtir de toute l’armure de Dieu si nous voulons résister dans le mauvais jour - Eph. 6 : 11-13. (Voir Études dans les Écritures, Vol. 2, chapitre 8).
Il faut que celui qui aspire au prix du Haut-Appel se fortifie lui-même pour affronter les plus durs combats et les plus grandes épreuves de foi et de patience qui peuvent soudainement fondre sur nous sans un moment d’avertissement. Dans le combat de ce jour, comme dans tous les autres combats, l'ennemi s'efforce de surprendre, d'attaquer soudainement et d'écraser le peuple du Seigneur ; par conséquent, la seule préparation qu'on puisse faire pour parer à tout imprévu, c'est de veiller et de prier constamment et de revêtir toute l'armure de Dieu - la Vérité et l'esprit de la Vérité (Manne du 19 déc. – 2).
QUELLE VOIE PRENDREZ-VOUS ?
« Possédez vos âmes par votre patience », il n’y a pas d’autre grâce qui soit plus nécessaire que celle-là dans les grandes épreuves de « ce mauvais jour », car sans une grande patience personne ne pourrait les supporter jusqu’au bout. Le long du chemin du chrétien, de temps à autre, il survient une nouvelle crise ; souvent, ces crises, semblent être de peu d’importance, cependant le Chrétien réalise qu’elles peuvent être des points tournants dans sa vie. Qui n’a pas réalisé cela ? Ici, c’est une tentation pour nous ennuyer quand nous faisons le bien, la suggestion d’un chemin plus facile là, c’est une petite racine d’orgueil ou d’ambition, qui s’élève avec la suggestion de chemins et moyens pour la nourrir et la satisfaire. Après cela vient le moment décisif où nous devons choisir une voie ou l’autre, et nous voilà arrivés à une crise.
Quel chemin prendrez-vous ? Vous prendrez très probablement la direction qui tend vers les sentiments que vous avez cultivés, que ce soit le bon ou le mauvais chemin. Si c’est la mauvaise voie, il est possible que vous ne puissiez pas la voir clairement, car les sentiments que vous avez longtemps cultivés gouverneront votre jugement, « Telle voie parait droite à un homme mais son issue c’est la voie de la mort » (Prov. 14 : 12). Combien la prière est nécessaire, par conséquent, afin que nous puissions traverser chaque crise avec succès : Nous ne devons pas attendre, pour veiller et prier, que la crise soit sur nous, mais la prière doit être notre attitude constante.
CEUX QUI DEVANCENT LES ÉPREUVES SONT LES VAINQUEURS.
La vie du soldat toujours en alerte et accomplissant son devoir n’est pas du tout une vie facile ; les Écritures ne la montrent pas ainsi, au contraire. Elles disent : « Endure les souffrances comme un bon soldat de Jésus-Christ » (2 Tim. 2 : 3). « Combats le bon combat de la foi », etc. Beaucoup de chrétiens paraissent avoir l’idée contraire ; la vie chrétienne idéale pour eux est une vie sans le plus léger vent, sans orage : elle est une vie de calme continu. Une telle vie était plutôt possible dans le temps passé que maintenant, quoique le monde, la chair et le diable s’y soient toujours opposés : dans tous les temps le fidèle soldat de la croix a dû résister à ces contrariétés. De nos jours l’opposition est de plus en plus forte, car Satan réalise que le temps est court, et il est déterminé, par n’importe quel moyen et même par tous les moyens à la fois, à exercer son pouvoir contre l’accomplissement du Plan de Dieu et contre l’exaltation de l’Église.
C’est un fait que, dans cette période de la Moisson, nous avons déjà eu plusieurs et des plus sévères tempêtes d’opposition, et sans aucun doute de plus grandes épreuves vont encore s’ensuivre. Ceux qui, avec une foi triomphante, les attendent, préparés, qui les endurent patiemment, qui cultivent l’Esprit de Christ avec ses fruits et ses grâces, et qui vaillamment combattent le bon combat de la foi plutôt que de déserter le champ de bataille - ceux-là seront les vainqueurs, à qui les lauriers de la victoire seront donnés, quand le jour du couronnement sera venu.