LEÇONS INTERNATIONALES D’ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES.
RÉFLEXIONS SUGGESTIVES DESTINÉES À AIDER CEUX DE NOS LECTEURS QUI ASSISTENT À DES COURS BIBLIQUES OÙ CES LEÇONS SONT UTILISÉES, AFIN QU'ILS SOIENT EN MESURE D'AMENER D'AUTRES PERSONNES À LA PLÉNITUDE DE L'ÉVANGILE. ISRAËL EN EGYPTE.
TRIMESTRE II, LEÇON VII, 13 MAI, EXODE 1 : 1-14.
Les leçons précédentes nous ont montré comment Dieu a préparé une place pour Son peuple en Égypte, l'a transporté, l'a planté dans les meilleures terres et lui a donné une grande prospérité temporelle pendant la durée de vie de toute la première génération, nous venons maintenant de les voir sous un autre régime d'instruction, cette fois à l'école de l'adversité.
Au milieu de la prospérité, ils avaient considérablement augmenté, de sorte que la deuxième génération remplissait le pays de Gosen ; et le nouveau roi, qui ne connaissait pas Joseph, ainsi que la nouvelle génération d'Égyptiens, qui avait oublié la gratitude de leurs pères envers Joseph et la disposition à la manifester en faveur de ses proches et de ses descendants, commencèrent à craindre que ce peuple prospère au milieu d'eux ne se soulève un jour contre eux ou ne s'allie à leurs ennemis. D'où le décret du roi mentionné au verset 10.
Les versets 11-14 racontent l'histoire amère de leur oppression, sous laquelle ils reçurent de précieuses leçons d'humilité et de patience, de dépendance à l'égard de Dieu, et d'espoir de délivrance inspiré par Ses précieuses promesses. En outre, leurs souffrances communes les ont lié en tant que peuple, et les ont maintenu distincts et séparés des Égyptiens et, par conséquent, de leur influence en matière de religion, etc. Mais, malgré leur dure servitude, les promesses de Dieu de les multiplier rapidement (Gen. 15 : 5 ; 22 : 17) s'accomplissaient, de sorte que, de la poignée de soixante-dix âmes qui descendirent en Égypte, il est ressorti, après environ trois siècles, approximativement six cent mille hommes, ce qui implique une population d'environ deux millions.
Pour ceux qui sont capables, grâce à la connaissance du plan de Dieu, de s'élever à Son point de vue en considérant Ses relations avec Son peuple, il y a une expression des plus manifestes de sagesse et de soin paternels dans cette discipline en Égypte, ainsi que dans toutes leurs conduites ultérieures. En tant que père sage, Dieu a prévu qu'une trop grande prospérité serait grandement à leur désavantage - tendant à l'orgueil, l'ambition, l'indépendance, la satisfaction de soi, l'indulgence envers soi-même, l'indolence ; et à une assimilation avec des étrangers amis de la communauté d'Israël et à l'imprégnation par leurs principes et pratiques idolâtres. Les expériences amères d'Israël en Égypte ont permis de contrôler et d'éviter tout cela, tandis que les tendances opposées ont été encouragées. Et c'est ainsi que fut préparée la voie à une grande manifestation de la sollicitude et de la sagesse de Dieu dans leur délivrance merveilleuse au moment opportun, lorsque Ses desseins à leur égard en Égypte furent pleinement accomplis.
L’ENFANCE DE MOÏSE.
TRIMESTRE II, LEÇON VIII, 20 MAI, EXODE 2 : 1-10.
Texte d’Or : « Je le délivrerai et je le glorifierai » - Psaumes 91 : 15.
Cette leçon présente plusieurs caractéristiques de l`intervention divine dignes d`une considération toute particulière.
(1) Elle rappelle la promesse faite par Dieu à Jacob, des centaines d'années auparavant (Gen. 46 : 4), de ramener sa postérité dans le pays de la promesse, le but qu'Il avait poursuivi en les envoyant en Égypte ayant été accompli ; et maintenant Il se prépare à accomplir cette promesse.
(2) Elle est une autre illustration (voir aussi Rom. 9 : 11) de l'élection par Dieu de certains individus pour des services spéciaux dans la vie présente, et de l'orientation de leur parcours en vue de ce but. Comme l'Apôtre Paul (Gal. 1 : 15), Moïse semble avoir été choisi, même avant sa naissance. Ces élections n'étaient pas destinées à la vie éternelle, mais à une place de service dans la vie présente. Bien que Paul ait été « un vase d’élection » pour annoncer le Christ aux païens, il aurait pu devenir « un naufragé » (1 Cor. 9 : 27) en ce qui concerne les honneurs futurs.
(3) Elle offre une autre illustration de la providence divine spéciale dans la protection, la préservation et la formation des instruments choisis pour le service. Né sous le cruel décret de la mort, cette circonstance même fut divinement surmontée pour l'avantage de Moïse, et par lui pour celui de tout Israël ; et ainsi la colère des hommes hostiles fut faite pour faire avancer le plan divin, au lieu de le retarder, comme il était prévu. C'est grâce à cette circonstance que Moïse a été élevé dans toute l'instruction des Égyptiens, et qu'il a été ainsi préparé à son futur travail de grand conducteur et d'homme d'État.
(4) Elle montre comment Dieu, tout en réalisant Ses grands desseins sur une grande échelle, n'est pas insensible à la foi et au dévouement des humbles individus qui Lui font confiance. C'est par la foi que les parents de Moïse le cachèrent trois mois, puis l'emmenèrent au bord du fleuve et le laissèrent seul entre les mains de Dieu ; et, confiants en Lui, « ils ne craignirent pas l'ordonnance du roi » - Heb. 11 : 23.
(5) Elle montre comment Dieu respecte à la fois le caractère et les qualifications naturelles de Ses instruments choisis. Ainsi, par exemple, pour la conduite d'Israël, Il a choisi un homme bon, un homme pieux, qui a préféré souffrir l'affliction avec le peuple de Dieu plutôt que de jouir des plaisirs d'une cour égyptienne, estimant que l'opprobre du Christ était une plus grande richesse que les trésors de l'Égypte (Héb. 11 : 24-27). Mais pour le trône d'Égypte, à ce moment précis, Il a choisi un homme de caractère tout à fait opposé (Rom. 9 : 17), et c'est ainsi que Son dessein s'est réalisé dans le plein exercice du libre arbitre de chacun.
Il est à remarquer aussi qu'en choisissant Moïse pour sa grande œuvre de libérateur et d'homme d'État, Dieu n'a pas choisi un novice, mais, au contraire, Il a choisi un homme d'une grande capacité naturelle et lui a donné exactement le genre d'éducation dont il avait besoin pour son œuvre - ses premières années sous la direction de parents pieux, dont l'inculcation des principes de vérité et de justice et les instructions sur l'espérance d'Israël, n'ont pas été sans l'effet désiré dans toutes les années ultérieures de la vie ; puis le reste des quarante ans dans les circonstances les plus favorables pour apprendre ce que la nation la plus éclairée de l'époque offrait ; et enfin quarante ans dans la retraite de la vie domestique, bien adaptée pour adoucir et raffiner son caractère et approfondir et enrichir son expérience.
Et pourtant, en choisissant cet homme instruit et compétent, Dieu a permis, comme dans le cas de l'Apôtre Paul, qu'il y ait une épine dans la chair, de peur qu'il ne soit trop exalté par les honneurs de sa haute position. Il était lent à s'exprimer - un homme timide, effacé et pas du tout doué pour l'art oratoire. La fonction, cependant, n'exigeait pas d'être éloquent, et les charmes de l'éloquence n'étaient donc pas donnés - son humilité associée à une grande capacité d'exécution convenait particulièrement bien à cette fonction. Un parcours similaire de formation préalable est également très visible dans le cas de l'Apôtre Paul (Voir Gal. 1 : 15 ; Actes 22 : 3 ; 26 : 24). Et le même Apôtre exhorte tous ceux qui veulent être utilisés par le Seigneur à étudier afin de se montrer des ouvriers approuvés par Dieu.
(6) On peut aussi remarquer que pour un leadership spécial, Dieu choisit un petit nombre et non un grand nombre, et le plus souvent un seul à la fois. Il n'y avait qu'un seul Seigneur Jésus pour racheter et restaurer notre race perdue et ruinée. Il n'y a eu qu'un seul Paul pour prendre l'initiative de déclarer aux païens les richesses insondables du Christ et pour laisser aux chrétiens des nations de toutes les générations suivantes le riche héritage de son amour inspiré. Il n'y avait qu'un seul Moïse pour conduire les troupes d'Israël hors de l'esclavage et pour être un père pour eux et un juge, bien qu'il y ait eu une foule de collaborateurs honorés avec lui - Aaron, Hur, Josué, Caleb, etc. De même, dans les époques suivantes, Dieu a de temps en temps suscité des instruments spéciaux, amplement adaptés pour servir dans des situations d'urgence particulières, et pour diriger des réformes, etc. Mais dans chacun de ces cas, la récompense immédiate a été la persécution. Et les épreuves ont été si dures et les positions de ces hommes si périlleuses que rien d'autre que leur zèle et leur dévouement à la cause et à ses récompenses futures n'a pu être un stimulant suffisant pour les inciter à remplir leur mission.
Compte tenu de ces faits, il appartient au peuple de Dieu, en tout temps, d'observer attentivement ces preuves remarquables de la vocation de Dieu, et de coopérer avec Dieu de la manière dont il Lui plaît d'utiliser Ses talents. Si quelqu'un désire être employé davantage au service béni du Seigneur, qu'il cherche d'abord à y être de plus en plus apte. Qu'il imite Moïse, ce serviteur bien-aimé et honoré, en douceur, en humilité, en énergie, en zèle infatigable et en sacrifice de lui-même au service de Dieu. Le sage intendant cherchera toujours à cultiver ses capacités naturelles ; il n'attendra pas que son avancement s'opère par un miracle du Seigneur et ne gaspillera pas un temps précieux à chercher à développer ce qu'il ne possède pas par nature (Manne du 26 novembre). Certes, le Seigneur pourrait faire un miracle s'Il le désirait, mais ce n'est pas Sa méthode habituelle. Les miracles sont Ses forces de réserve, et ne sont mis en avant que lorsque les moyens naturels sont insuffisants pour accomplir le but divin.
MOÏSE ENVOYÉ COMME LIBÉRATEUR.
TRIMESTRE II, LEÇON IX, 27 MAI, EXODE 3 : 10-20.
Texte d’Or : « Ne crains point, car je suis avec toi » - Esaïe 41 : 10.
Lorsque Dieu voulut délivrer Israël, il choisit comme Son serviteur et représentant l'homme le plus humble, Moïse (Nomb. 12 : 3). Cette disposition était nécessaire non seulement pour la tâche qui lui était confiée, mais aussi parce que celui-ci devait être un type du grand libérateur de toute l'humanité de l'esclavage du péché – « l'homme Jésus-Christ », qui était « doux et humble de cœur » ; et aussi le corps du Christ qui est l'Église - voir Actes 3 : 22,23.
L'humble naissance de Moïse, issu d'une race d'esclaves, l'inclinait naturellement à l'humilité. Il a conservé cette disposition, même s'il est devenu un membre adoptif de la famille royale. Son audace et sa capacité à diriger étaient dues au fait qu'il agissait en tant qu'agent et représentant de Dieu. C'est ce qui a donné ce beau mélange à son caractère, de capacité et d'humilité.
Il s'écoula quarante ans entre la naissance de Moïse et le moment où il essaya pour la première fois d'aider ses frères et fut mal compris (Exode 2 : 11-15), et il s'écoula quarante ans entre ce moment et celui où il devint leur libérateur. Ces deux périodes égales semblent être typiques des deux âges - l'Âge juif et l'Âge de l'Évangile, qui étaient également de même durée - 1845 ans. A la fin de l'Âge juif, le Christ S'est offert à Israël comme leur libérateur, mais ils L'ont refusé et Il est parti. Son retour est prévu à la fin d'une période semblable, à la fin de l'Âge de l'Évangile. Lors de Sa Seconde Présence, pendant l'Âge millénaire, Il délivrera tous ceux qui sont « le peuple de Dieu » de l'esclavage du péché sous Satan, comme Moïse a délivré son peuple de l'esclavage de l'Égypte sous Pharaon.
Pendant son absence, Moïse a épousé une femme non juive, et c'est ainsi que dans l'intervalle entre le Premier et le Second Avènement du Christ, il choisit une femme parmi les non juifs - l'Église de l'Évangile, l'Épouse, la femme de l'Agneau.
Après la longue préparation de l'instrument qu'Il avait choisi, le moment était venu pour Dieu de l'envoyer, et Son serviteur était prêt ; et voici que, du milieu du buisson ardent qui ne se consumait pas, et qui illustrait avec force la puissance de Dieu pour conserver et utiliser Son serviteur au milieu d'épreuves ardentes, Moïse entendit l'appel de Dieu pour devenir le conducteur de son peuple hors de la servitude égyptienne - verset 10.
Mais comment pouvait-il le faire ? Moïse se regarda et regarda l'ampleur d'une telle entreprise, et sentant sa propre insuffisance, il répondit : « Qui suis-je, moi, pour que j’aille vers le Pharaon, et pour que je fasse sortir hors d'Égypte les fils d'Israël ? ». Il semblait très improbable que les Égyptiens renoncent à deux millions d'esclaves rentables pour toute contrepartie qu'il pourrait présenter, ou tout pouvoir qu'il pourrait exercer sur eux. Comment alors inciter le peuple à suivre sa direction ? À ces doutes sur lui-même, Moïse reçut l'assurance toute suffisante de l'Éternel : « Parce que je serai avec toi », etc. C'était suffisant ; et fort de cette confiance, il s'avança pour démontrer à chaque pas l'abondante suffisance de la grâce divine.
Là se trouve aussi un encouragement pour tout vrai serviteur du Seigneur qui s'appuie humblement sur Ses promesses tout en s'efforçant de marcher dans les voies de son engagement : « Certainement, je serai avec toi ». Oh, combien nous avons besoin de cette assurance bénie ; car qui, de lui-même, est assez capable pour les responsabilités du service du Seigneur ?
La grande libération a en effet été accomplie par Dieu, par des miracles et des prodiges, à travers la main de Son serviteur Moïse ; et les critiques modernes qui rejettent le témoignage des miracles exigent simplement que Dieu agisse toujours dans les limites de l'entendement humain. Mais pour le chercheur sincère de la vérité, il n'y a pas de témoignage plus clair de la puissance et des ressources divines que le témoignage des miracles. Les dix plaies miraculeuses sur l'Égypte ont fait leur œuvre, et Israël est sorti en tant que peuple libre sous la direction de Moïse ; et le monde entier a été témoin de la puissance du Dieu d'Israël.
Cette délivrance d'Israël de l'Égypte a été une délivrance merveilleuse, et pourtant les prophètes nous parlent d'une délivrance encore plus grande pour le peuple, qui doit encore s'accomplir, lorsqu'il sera rassemblé de toutes les nations où il a été chassé, et lorsque même les générations de ceux qui sont dans les tombeaux sortiront, et qu'ils seront amenés dans leur propre terre et y seront implantés en toute sécurité (Voir Jer. 16 : 14,15 ; Ezéch. 37 : 12-14 ; Es. 65 : 21-23). En comparaison de cette délivrance qui doit encore s'accomplir, nous sommes assurés que celle de l'Égypte paraîtra si insignifiante qu'on ne la nommera plus, car elle n'était qu'un type de celle qui doit venir. Alors Abraham connaîtra la récompense de sa foi, lorsque lui et sa postérité entreront effectivement dans le pays que Dieu lui a promis comme possession éternelle (Gen. 17 : 8), et dont Étienne a dit (Actes 7 : 5) qu'il n'y a jamais posé un pied dans sa vie passée, mais qu'il est mort dans la foi que la promesse serait accomplie à son retour - au matin de la résurrection.
« C'est pour cela même que je t'ai suscité », est-il écrit à propos de ce pharaon égyptien (Rom. 9 : 17). Comme Dieu a choisi Moïse pour un but, Il a aussi choisi ce Pharaon pour un autre. Il n'a pas fait l'un dur et tyrannique, et l'autre humble et obéissant ; mais Il a choisi ceux qui étaient ainsi naturellement et de leur propre volonté et choix. L'homme humble a été choisi pour une position, et l'homme dur pour une autre. Dieu n'a pas laissé un homme bon monter sur le trône pour le corrompre ensuite, mais Il a suscité un homme mauvais, et Il avait ainsi en lui une personne appropriée par laquelle Il pouvait montrer Sa puissance.
Les opérations de Dieu, toujours justes et souvent miséricordieuses, ont un effet sur les hommes qui dépend de leur cœur. La même providence qui pousse un homme à se repentir peut pousser un autre à s'endurcir le cœur. Dans le cas de Pharaon, les fléaux ont amené la repentance, mais la bonté de Dieu, qui a entendu sa prière et retiré les fléaux chaque fois, a produit la dureté du cœur. Ainsi, ce n'est pas en exerçant une mauvaise influence sur l'esprit de Pharaon, mais en étendant Sa miséricorde à Pharaon et à son peuple, que Dieu a endurci son cœur.
L'esclavage égyptien typifiait l’esclavage du péché ; Pharaon typifiait Satan ; et Israël typifiait tous ceux qui aspirent à la délivrance afin de pouvoir se présenter à Dieu et à Son service. La délivrance de l'Égypte représentait le renversement de la puissance du péché lors du Second Avènement de notre Seigneur. Les fléaux sur l'Égypte représentaient les troubles qui s'abattent sur le monde entier dans un proche avenir et qui briseront définitivement les divers systèmes d'asservissement et d'oppression de l'époque actuelle - sociaux, politiques, religieux et financiers - pour les engloutir tous dans une ruine totale.