"BIENHEUREUX CEUX QUI N'ONT POINT VU, ET QUI ONT CRU".
O, mon enfant, Je t'aime, approche, écoute-Moi,
Et réponds-Moi vraiment quand Je m'adresse à toi.
Car dans l'ombre Je vois ton âme qui s'embrume,
Et Je ne peux bénir ta foi qui se consume.
Tu as cherché Ma force et Ma présence en toi.
Veux-tu sincèrement te soumettre à Ma Loi ?
Et veux-tu qu'avec toi Je choisisse Ma route
Veux-tu, en chaque point, obéir quoi qu'il coûte ?
Bien que souventes fois Je paraisse être absent,
Si Mon oeuvre au dedans de trace semble exempt,
Veux-tu Me voir toujours présent, sans évidence,
Et croire qu'en ton âme opère Ma science ?
Quand Je donne au prochain ce que tu n'obtiens pas,
Que seul de Mon soleil il goûte les appas (1)
Crois-tu toujours en Ma faveur pour toi si vive,
As-tu la foi en Mon dessein, quoi qu'il arrive ?
Lorsqu'à tes cris Je te parais indifférent
Et que te veut pour proie un rival insolent,
Bien qu'envers toi Je sois muet, veux-tu qu'il cesse ?
Veux-tu te reposer, calme sur Ma promesse ?
A ces questions, si tu peux dire : " Oui ",
Parmi les élus de Mon cercle favori,
Tu seras un de ceux que toujours le mieux J'aime,
Et tes yeux jouiront de Ma gloire suprême.
(1) les avantages - Trad.