OH, que ces mots — "Jusqu'à ce qu'Il vienne !"
S'attardent sur la corde qui vibre ;
Qu'entre chacun d'eux l'espace libre
Nous les fasse voir tels des flambeaux ;
Considérons que ciel et repos
Sont après ce "Jusqu'à ce qu'Il vienne"
Quand les bien-aimés après la peine
S'en vont, gagnant leur repos céleste,
Que la terre est vide ! Est-ce qu'il reste
Du bien de vivre un rappel heureux ?
Chut ! dit chaque murmure onctueux,
C'est seulement "Jusqu'à ce qu'Il vienne"
Que nuée ou trouble ici survienne,
Aurions-nous de moins une tristesse ?
De Golgotha toute la rudesse,
Tout ce qui dit que le monde est perdu,
La mort, le tombeau, le noir absolu
Murmure : "Jusqu'à ce qu'Il vienne"
Du festin d'amour, voyons la scène.
Goûtons le pain, le vin délectable,
Doux souvenirs ! — Bientôt à Sa table,
Avec Jésus prendrons le repas ;
Les uns du ciel, d'autres d'ici-bas,
Hier séparés — "jusqu'à ce qu'Il vienne !"