Oh Toi, le Cher Fils Bien-Aimé de Dieu,
Sois, nous T'en prions, en notre milieu.
Nos pieds sont chaussés de l'obéissance
Qu'il faut au sentier étroit de souffrance.
Celui qui donne a, et qui perd reçoit,
Et celui qui meurt est vivant pour Toi,
Apprends-nous ceci, Maître, et nous engage
À boire avec Toi Ton amer breuvage.
L'amer, goutte-à-goutte, atroce coulait
Et Ta lèvre pure ainsi se lavait.
Du comble des maux Tu supportes l'onde
Sauvant du péché le malheureux monde.
La mort a baisé Ton pied au Jourdain,
Comme au Calvaire, à Toi son Souverain,
Elle baisa les mains ! nos coeurs sans contrainte,
Adorent joyeux Ta Majesté sainte.
Ah ! baptise-nous dans Ta mort, Seigneur.
Afin qu'en royal sacrificateur
Fils et héritier que le Père émonde,
Chacun soit pour Toi retiré du monde.