(Psaumes 73 : 25)
IL n'y en a qu'un seul à posséder un coeur
Où se peut recueillir notre moindre pensée ;
Il n'y en a qu'un seul qui connaisse l'ardeur
Du tourment qui remplit la poitrine oppressée.
Il n'y en a qu'un seul dont la tendre pitié
Tombe ainsi qu'un duvet sur notre coeur qui saigne ;
Il n'y en a qu'un seul dont nul n'est oublié
Même si l'ennemi ou l'ami nous dédaigne.
Il n'y en a qu'un seul quand tous se sont enfuis
Pour assécher les yeux de toute larme amère ;
Il n'y en a qu'un seul pour guérir les meurtris
Et garantir au faible un abri tutélaire.
Il n'y en a qu'un seul qui toujours nous comprend,
Scrute nos sentiments, remarque ce qui cloche,
Un seul qui sait la fin dès le commencement
Et découvre pour nous toute anguille sous roche.
Il n'y en a qu'un seul capable d'affermir
Et de doter les Siens de grâce suffisante,
Quand les coups du malheur sont durs à soutenir,
Et pour vivre ici-bas sans tache déplaisante.
0, Bienheureux Jésus, le plus Grand des amis !
Étends sur nous Ton bras ; qu'il soit notre défense.
Et tant que nous passons dans ce monde insoumis,
Garde-nous de son mal et de sa conséquence.