Du vent dans les grands pins l'aimable mélodie,
Le chant de l'alouette en joie au point du jour,
Le murmure apaisant des ruisseaux d'alentour,
Le léger tintement de la goutte de pluie
N'ont point de Son doux Nom la suave harmonie.
Nul art ne peut montrer forme plus gracieuse
Et nul Maître tirer plus de sérénité
Ni peindre de ce front la pure majesté.
Jamais toile ne vit la splendeur glorieuse
Que projette en mon coeur Sa face radieuse.
Dans le malheur l'ami peut manquer d'être un frère,
Le coeur le plus aimant parfois se refroidir,
Le plus proche être sourd au cri qu'il faut ouïr,
La foule en ses plaisirs se sentir solitaire,
Mais Jésus a toujours entendu ma prière.
Oh ! que Ton nom si doux à mon oreille habite
Porte en toute clarté sa musique subtile
Oh ! puisse Ton image être si vive en moi
Que de la regarder je sois tout comme Toi !
Oh ! Bien-Aimé Jésus, garde-moi Ta présence ;
Qu'en mon coeur, à jamais, règne son influence !