Attends encore un peu, ô toi qui es las,
Encore quelques années — quelques jours peut-être ;
Ton attente patiente te rend d'autant plus fort ;
L'éternité compensera tous délais.
Attends, toi qui souffres, tes jours de tristesse
À ton âme fatiguée donne son plus grand gain ;
Si tu es un chrétien, un jour plus lumineux
Pour toutes tes douleurs te donnera dix fois plus de joie.
Attends, toi qui t'angoisse ; le nuage qui s'amasse
En ténèbres croissantes sur ta tête douloureuse,
Par compassion divine, vient te recouvrir
Avec le déploiement de Son manteau céleste.
Sois patient et soumis ; chaque désastre
Te conduira plus près de l'amour du Seigneur.
Ces épreuves te rendent comme ton Maître béni,
Qui toutes les connaît, et Sa grâce t'offrira.
Sois patient et soumis ; la force est donnée
Pour chaque pas sur le dur chemin.
Et pour tout cela tu rendras gloire au Ciel,
Lorsque la nuit affreuse fera place à un jour parfait.
Oui, un jour parfait, le Jour du Dieu éternel,
Lorsque pas même une ombre ne s'étendra sur le spectacle
Dans ce bon pays où tout est lumineux et printanier,
Et où nous serons avec Christ, sans rien qui nous sépare.
Attends donc, doux cœur ; maîtrise ta tristesse ;
Dieu domptera la fureur de tout vent, de toutes vagues,
Et à la fin du voyage à travers l'océan de la vie,
Il te sauvera dans le hâvre d'un doux repos.
(Traduction libre en prose)