LE marteau de Ta discipline, ô Seigneur,
Frappe vite et fort. L'enclume de la vie résonne encore
À tes coups puissants. Et pourtant, nous savons que c'est alors
Que du fer brûlant du cœur,
Partout, la riche lumière se répand. Grand Créateur divin
Qui n'épargne pas, dans Ton plan clairvoyant,
Les coups qui façonnent le caractère humain,
Ou le feu qui nous rend sensibles à Ton toucher,
Frappe donc, si Tu le veux ! Car Toi seul
Peut tester avec justesse le degré de notre volonté,
Ou dire comment ces métaux vils
Sont aptes à satisfaire Ton dessein,
Celui de faire Tienne toute notre vie.
Seulement, nous T'en supplions, que la douleur
Des épreuves ardentes que nous traversons
Répande autour de nous une telle chaleur, une telle lueur,
De telles effusions joyeuses d'étincelles dans une pluie d'or,
Que les cœurs durs se fondent, les cœurs froids s'enflamment,
Et les cœurs insensibles apprennent à ressentir et à voir
Que la discipline est plus souhaitable
Que toute aisance qui nous éloigne de Toi.
(Traduction libre)