Souvent, quand à genoux, je me mets en prière,
Au pied du Trône de mon Père,
Je ne sais Lui parler de ce que je ressens,
De mes désirs, mes sentiments.
Le coeur dompté, soumis, mon visage s'incline,
Mon front posé sur Sa poitrine ;
Et tandis que mes larmes coulent tour à tour,
Je Lui confesse mon amour.
Je ne vois aucun bien spécial que je souhaite,
Sauf que Sa volonté soit faite
Et qu'Il me rende saint et pur comme le lis,
Fidèle image de Son Fils.
Mais lorsqu'Il me sourit et près de Lui m'attire,
À mon bien Son Esprit conspire ;
Il inonde mon âme avec Sa douce paix
Et mon coeur d'un amour parfait.
Malgré qu'à mes regards Il doit voiler Sa face,
Mon âme en joie a trouvé place
Dans Son rafraîchissant refuge de bonheur,
Tout près de Son aimable coeur.