2 Que m'importe être maltraité,
Mon Sauveur le fut de même ;
Quand mes amis m'auraient quitté
Christ est là, toujours il m'aime.
Et tandis que Tu me souris,
Dieu d'amour et de puissance,
Malgré la haine, le mépris,
Ta face est mon assurance.
3 Le monde peut me délaisser,
Il me pousse à toi plus ferme ;
Les chagrins ont beau m'oppresser,
Plus doux me sera leur terme.
L'angoisse est sans pouvoir sur moi.
Tant que ta grâce demeure,
Et la joie émanant de toi
Fait que toute autre m'écoeure.
4 Adieu donc, terrestres attraits ;
Peu m'importe blâme ou peine ;
Servir Dieu laisse sans regrets,
Et sa faveur rassérène.
En Lui, j'ai mis tout mon espoir,
Et je l'appelle Abba, Père ;
Et le nuage le plus noir
Par Lui, pour mon bien opère.
5 Mon âme veille à ton salut ;
Bannis péché, maux et crainte ;
Sois fidèle à Dieu qui t'élut
Par miséricorde sainte.
N'afflige point en toi l'esprit ;
Songe à la paix qu'il procure ;
Quand pour toi mourut Jésus-Christ,
Mon âme sois sans murmure !